Littérature traduite

  • Józef Czapski (1896-1993) a vécu de nombreuses vies au cours de ses quatre-vingt-seize années d'existence. Il était étudiant à Saint-Pétersbourg pendant la Révolution russe et peintre à Paris durant les Années folles. En tant qu'officier de réserve polonais luttant contre l'envahisseur nazi aux premières semaines de la Seconde Guerre mondiale, il a été fait prisonnier par les Soviétiques. Au camp de Starobielsk, il fut l'un des très rares détenus à avoir échappé au massacre de Katyn, un meurtre de masse ordonné par Staline et mis sur le compte des Allemands. (Voir Proust contre la déchéance et Souvenirs de Starobielsk, chez Noir sur Blanc - et Libretto -, ainsi que Terre inhumaine, repris dans la « Bibliothèque de Dimitri »).
    Czapski n'est jamais retourné en Pologne après la guerre. Installé en région parisienne avec sa soeur et les intellectuels de la revue polonaise Kultura, il a travaillé sans relâche à faire connaître le sort de sa patrie soumise au totalitarisme.
    Czapski était une personnalité publique de tout premier plan, mais c'est la peinture a donné un sens à sa vie. Eric Karpeles, également peintre, révèle la complexité de Czapski, réunissant ici tous les fils de cette vie remarquable.
    Né en 1953 dans l'État de New York, Eric Karpeles est peintre, écrivain et traducteur. Il est diplômé de la New York Arts Students League et membre du Czeslaw Milosz Institute du Claremont McKenna College en Californie.
    Son précédent ouvrage, Le Musée imaginaire de Marcel Proust (Thames & Hudson), a connu un très grand succès tant en anglais qu'en français. C'est d'ailleurs en menant ses recherches sur Proust qu'il a découvert le nom, puis l'oeuvre de Joseph Czapski, pour lequel il s'est pris d'une passion singulière.
    Publié en 2018 aux États-Unis, Presque rien - L'art et la vie de Joseph Czapski fut magnifiquement reçu par la critique américaine, faisant naître un intérêt inédit pour la figure de Czapski à l'étranger. Fort de ce succès, Eric Karpeles vient de faire paraître en anglais, chez Thames & Hudson, une monographie des peintures et dessins de Joseph Czapski : Apprenticeship of Looking (L'apprentissage du regard), 2019.

  • Voici un ouvrage dont le titre à soi seul est devenu une expression commune. Il est vrai que Michael Fried a posé en des termes tout à fait nouveaux la question : de quand date la peinture moderne? De David, de Manet, de Cézanne, dira-t-on ; les candidats à l'acte fondateur ne manquent pas. Fried pose autrement le problème. Moins qu'aux grandes individualités, c'est à ce qu'elles eurent en commun que l'auteur s'intéresse : le courant nouveau de figuration qui très vite devint la tradition moderne et auquel ces peintres participèrent ou s'opposèrent.
    Cette tradition naît au XVIIIe siècle avec la critique d'art - notamment Diderot - et celle-ci formule une interrogation : quelle place le tableau doit-il réserver au spectateur ?
    De Greuze à David, la peinture refuse la théâtralité. Michael Fried montre les deux moyens que Diderot expose pour combattre la fausseté de la représentation et la théâtralité de la figuration : une conception dramatique de la peinture, qui recourt à tous les procédés possibles pour fermer le tableau à la présence du spectateur, et une conception pastorale qui, à l'inverse, absorbe quasi littéralement le spectateur dans le tableau en l'y faisant pénétrer. Ces deux conceptions se conjuguent pour nier la présence du spectateur devant le tableau et mettre cette négation au principe de la représentation.

  • Considéré comme un classique par les historiens de l'art, le Léonard de Vinci de Kenneth Clark fut publié en 1939. Certes, d'autres points de vue ont depuis été développés à propos de cet artiste hors normes, mais l'ouvrage n'a rien perdu de son intérêt ni de son originalité. Avec une passion communicative, Clark présente la vie et l'oeuvre de Léonard de Vinci (1452-1519) selon une approche chronologique, de ses débuts dans l'atelier de Verrocchio à Florence jusqu'à ses dernières années en France, en passant par ses longs séjours à la cour des Sforza à Milan. Plus que ses recherches scientifiques, c'est son génie pictural qui est ici analysé et décrypté de façon lumineuse, ainsi que son apport unique dans l'histoire de l'art.

  • Un manuel pour apprendre à dessiner tes premiers personnages de manga. Grâce à la méthode imaginée par la mangaka Kaori Yoshikawa, tu vas découvrir pas à pas comment dessiner le visage et le corps, les mains et les pieds, les poses, les cheveux et les expressions du visage. Alors si tu as envie d'essayer, fais comme Asly, suis attentivement les conseils de Sana et dessine, dessine et dessine encore !
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  • Peintre, sculpteur, inventeur, scientifique, musicien, architecte, metteur en scène... Le génial Léonard de Vinci demeure un des personnages les plus énigmatiques de l'histoire.
    Pour déchiffrer la vie et l'uvre du grand artiste, l'auteur nous entraîne à travers ses mystérieux tableaux et nous fait parcourir les innombrables domaines de recherche, de l'anatomie à l'étude de la nature, de l'ingénierie à la musique et au spectacle, que Vinci a explorés et marqués à jamais de son empreinte.
    Captivant et fascinant, ce livre est un parcours pour comprendre l'homme aux inépuisables secrets, un itinéraire qui déconstruit les mythes et révèle une vérité cachée. Un véritable voyage dans le monde d'un génie, envoûtant et mystérieux comme ses chefs-d'oeuvre.

  • Faisant suite et complément à ses essais déjà traduits sous le titre Questions d'art, les études sur la peinture française qui composent De Monet à Picasso sont en réalité le premier ouvrage théorique à avoir été publié en 1913 par Max Raphael (1889-1952). Ce tenant d'une théorie matérialiste de l'art, au regard infatigablement fixé sur la matière des oeuvres, tente d'y faire parler les formes et d'y esquisser une « science empirique de l'art ». Marquant une manière de dépassement définitif du subjectivisme impressionniste, il décrit ainsi à la veille de la Première Guerre mondiale la mutation de la peinture moderne. Et cela, après avoir découvert Cézanne puis rencontré, à Paris, Rodin, Matisse ainsi que Picasso, ce dernier l'ayant occupé toute sa vie. À la fois pionnier et critique de la modernité, Max Raphael y remet également en perspective l'histoire de l'art traditionnelle non sans tenter une audacieuse refondation de l'esthétique. C'est assez dire la lacune que vient combler la traduction de ce livre qui apparait aujourd'hui comme une féconde et radicale percée philosophique au sein de la psychologie de la création. Et de nous permettre de mieux apprécier l'importance, dans le panorama si riche de la réflexion sur l'art en Allemagne, de l'oeuvre considérable de son auteur surgie à l'époque difficile de la République de Weimar puis déracinée par le nazisme.

  • L´ambitieux projet d´Audubon de peindre tous les oiseaux d´Amérique du Nord résulta en un travail si important qu´il fut une des grandes étapes de l´ornithologie. Il n´identifia pas seulement des nouvelles espèces, mais il dépeignit aussi les oiseaux dans leur habitat naturel, ainsi que dans des poses dynamiques. Son impressionnante collection va du flamant rose à l´aigle à tête blanche, en passant par la conure de Caroline. Audubon décrit chaque espèce avec un texte concis, précisant les particularités de chaque oiseau.

  • Eminent peintre coloriste, Alexis Gritchenko présente, au travers d'un récit très vivant, une palette de peintres de l'Ecole de Paris (Van Dongen, Derain, Dufy, Friez, Marquet, Picasso, Léger, Signac, Bonnard, Dunoyer de Segonzac, Soutine, Gromaire, Kisling, Lewitska). Ces artistes, qu'il a côtoyés à divers degrés d'intimité, l'ont marqué, qui par une technique, qui par un style. Au détour de ses chroniques, Alexis Gritchenko distille des bribes de son parcours personnel.

  • Carl Larsson (1853-1919), artiste suédois bien-aimé, émergea d'un milieu pauvre et gagna une place estimée dans le coeur et l'esprit de ses compatriotes. Aujourd'hui célèbre dans le monde entier pour ses images lumineuses et délicates de sa famille et de sa vie idyllique dans la campagne suédoise, il lutta pendant de nombreuses années en tant que peintre avant de trouver la reconnaissance internationale grâce à ses illustrations de livre. Ses charmants portraits et ses projets décoratifs majeurs pour l'opéra de Stockholm et le Nationalmuseum méritent l'admiration qu'ils suscitent, malgré la critique des institutions artistiques conservatrices. Toutefois, ce sont ses séries d'aquarelles et de dessins à l'encre et au crayon représentant l'intérieur innovant de la maison qu'il imagina avec sa femme Karin qui sont appréciées par-dessus tout, pour la vision heureuse, élégante et moderne du foyer qu'elles offrent à ses millions de lecteurs.

  • Cette version traduite du Français en Anglais reprend l'intégralité de l'ouvrage de Jean Dara paru en Octobre 2016 sous le titre "Intrigues parisiennes de la Belle Époque"

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