Peinture / Arts graphiques

  • Vous adorez les mangas ? Vous avez envie d'aller plus loin et d'en dessiner ? Grâce à  cette méthode, faites prendre forme à vos personnages et à vos propres histoires ! Du dessin de personnages à la composition de cases en passant par le story-board : toutes les étapes et astuces  qui vous aideront  à devenir un vrai mangaka. Le tout, guidé par des petits  personnages pleins d'humour qui ne vous laisseront jamais tomber !
    Quatre chapitresPersonnagesCompositionScénarioPlanches 

  • Entre courbes et contre-courbes, Mucha créa, à la fin du XIXe siècle, une égérie nouvelle qui devait hanter les rues de Paris. Au fil des représentations de Sarah Bernhard, cette muse voluptueuse devint un véritable emblème de l'Art nouveau et offrit à l'affichiste succès et renommée.

    Néanmoins, le talent de l'artiste ne se limita jamais à la lithographie. Nourri par cette passion d'exalter, au mieux, la sensualité du monde qui l'entourait, l'art de Mucha, s'exprima indifféremment tant sur les monumentaux panneaux décoratifs des salles à manger que sur les petites pièces délicates de porcelaine. C'est toute la richesse et la variété de cet artiste fin-de-siècle que nous fait redécouvrir ici l'auteur.

  • Si les tableaux de Paul Cézanne ramènent Charles Juliet sur les lieux de sa propre adolescence, ils provoquent aussi en lui un questionnement sur la création, qu'elle soit celle du peintre ou celle de l'écrivain. Ce livre est un face-à-face troublant entre deux oeuvres, il est aussi un échange, un dialogue entre deux solitudes tendues vers l'autre et vers la vérité, au-delà du temps, au-delà de la mort.

  • "La Déclaration universelle des droits de l'homme reconnaît à toute personne des libertés fondamentales et une dignité inaliénable. Elle surplombe nos contextes de naissance pour nous relier par-delà des règles ou des usages qui peuvent être iniques."
    Adoptée le 10 décembre 1948 par les Nations unies, la Déclaration universelle des droits de l'homme recense les droits fondamentaux de tous les êtres humains, dont la liberté d'opinion et d'expression, la libre circulation des personnes, la non-discrimination ou l'accès à l'éducation. Soixante-dix ans après la rédaction de ce texte fondateur, qu'en est-il des droits de l'homme aujourd'hui ?
    Dans cet ouvrage préfacé par Christiane Taubira - ardente défenseure de la justice et des libertés - et conçu en collaboration avec Amnesty International, 120 dessins de presse sélectionnés par Cartooning for Peace dénoncent les atteintes à la dignité humaine à travers le monde, et nous montrent que l'idéal commun des droits de l'homme reste encore à atteindre.

  • Cet ouvrage, Plantu, 50 ans de dessin, offre une rétrospective unique dans  l'atelier de l'artiste. On y reconnaîtra sa manière bien à lui d'attraper ses  « bons clients » - Mitterrand en danseur de hip-hop, Sarkozy et sa coupe  au rasoir, Hollande en concombre -, tout le bestiaire politique qui a marqué  la vie publique depuis un demi-siècle. Le caricaturiste du Monde  nous ouvre aussi en grand les portes de ses enfers : ses dessins inédits,  ses dessins interdits, censurés ou publiés au milieu des polémiques et des  tensions, sur le confl it israélo-palestinien, les  guerres des Balkans ou les  représentations de Mahomet.
      Dans ces pages intenses, Jean Plantu se raconte sans détour à Éric  Fottorino pour dire ce qui fait penser son crayon. Ce qui l'énerve, ce qui  l'indigne. Qu'il aborde ses débuts, ses combats contre l'intolérance et  les excès de tous bords, son travail sur le Proche-Orient ou ses engagements  au sein de sa fondation Cartooning for Peace, Plantu est toujours  le même : entier, sincère, provocateur mais pas trop, à la limite de ce qu'il  s'autorise pour pratiquer cet exercice à haut risque qu'il appelle le « dérapage  contrôlé ». Un mélange de liberté et de responsabilité.
      À travers quelques thèmes de prédilection qui sont autant de questions  graves - comment dessiner après Charlie, comment Internet fait-il de la  planche du dessinateur un terrain miné, comment expliquer au public  français ou étranger jusqu'où il peut aller sans humilier -, Plantu offre un  témoignage rare et exceptionnel sur son art chaque matin recommencé.  À l'occasion de l'exposition « Plantu, 50 ans de dessin de presse » organisée  par la BnF en mars 2018, ce marathonien du trait livre au passage un  enseignement sur sa manière de dessiner, sur les chemins parfois inattendus  qu'empruntent sa mine et sa pensée pour susciter le rire, le sourire,  l'indignation, le malaise, et toujours la réflexion.

  • Dans un univers concurrentiel sans cesse plus exigeant, la stratégie d'une marque passe nécessairement par la mise en place d'une identité visuelle forte et dynamique.
    Cet ouvrage présente (sur une, deux ou quatre pages) une quarantaine de réalisations ou études de projets pour différentes entreprises  françaises (Furet du nord, Intersport, La redoute, Mondial Tissu, Micromania, Lapeyre...) et parfois d'envergure internationale (Orange, Disneyland Paris, Tour Eiffel...) : logo, identité visuelle, design intérieur et extérieur des points de vente, packaging, édition, publicité... Ce riche recueil d'études de cas, précédé d'une introduction consacrée à la communication visuelle, au travail du designer et à ses relations avec les clients, est en outre parcouru de «  focus  » (sur doubles pages) consacrés aux fondamentaux du design graphique, de l'identité visuelle et du processus créatif.

  • Cette Histoire de l'écriture typographique - Le XXe siècle, tome II : de 1950 à 2000 termine la collection créée par Yves Perrousseaux qui, en six volumes, retrace l'histoire des caractères d'imprimerie, de leur fabrication, de leurs usages et de leur implication dans la culture écrite occidentale. La lettre ne se déclinait guère, jusqu'en 1900, qu'en lettre d'imprimerie ou en lettre manuscrite. Au XXe siècle, ces lettres à lire vont être complétées par celles, mécaniques, du bureau (machines à écrire), et par des lettres à voir, celles, graphiques, utilisées en communication (affiches, magazines, signalétique). Puis, à partir de 1950, plusieurs révolutions technologiques vont bouleverser les typographies de ces trois mondes (livre, bureau, graphique) au point de les faire converger vers ce qui est devenu « la typographie ». En 1950, l'invention de la photocomposition (optique puis informatique) conduit à la disparition du plomb et oblige les grands dessinateurs de caractères à réfléchir sur le concept de fonte. Peu après, le concept de lettre transfert permet à toute une nouvelle génération de typo-graphistes de diffuser, plus facilement qu'en plomb, leurs créations. En parallèle, l'informatique naissante s'intéresse à la lettre pour les besoins des scientifiques et de la bureautique et apparaissent ainsi les premiers systèmes de dessin de caractères. En 1975 l'invention de l'imprimante à laser et de ses logiciels de pilotage marque une nouvelle étape. Les choses vont alors très vite avec les formats de fonte, la guerre des polices, Unicode et les standards de caractères, pour arriver à une typographie unique utilisable par les éditeurs, les graphistes, les secrétariats, tant sur papier que sur écran (d'ordinateurs, d'affichage urbain ou des téléphones portables). La création typographique a d'abord été une adaptation de l'existant aux nouvelles technologies. Les fontes d'aujourd'hui proposent des milliers de caractères différents dans des centaines de variantes graphiques. Mais ces nouveautés technologiques, et leur facilité d'emploi, a conduit à une multitude de fontes que l'on commence à peine à pouvoir cataloguer selon des concepts comme la typographie expressive ou le post-modernisme. Ce sixième volume de l'Histoire de l'écriture typographique a été rédigé par une dizaine de spécialistes, chacun montrant à sa façon la diversité typographique de ce demi-siècle. Selon la tradition de cette collection, des pauses sont proposées hors chronologie, consacrées ici aux classifications historiques des caractères, à la typographie ludique, à la réinterprétation des caractères classiques et à la préservation du patrimoine typographique. Par son iconographie très riche (plus de six cents illustrations, presque toutes en couleurs), ses index et sa bibliographie de plusieurs centaines de titres, cette Histoire s'adresse aussi bien à un large public qu'aux étudiants des beaux-arts ou des écoles de communication, aux amoureux, spécialistes ou professionnels de la typographie et de ses techniques, du web, de l'édition et des arts graphiques.

  • Rembrandt van Rijn (1606-1669) has long been considered one of the greatest artists in European history. His paintings have launched imitations and homages, including best-selling novels, a recent TV series, and even a handful of popular films. Now, for the first time, this lovely text by Émile Michel is paired with carefully curated selections from Rembrandt's portfolio to illuminate the history and work of this celebrated master of light.

  • Cette Histoire de l'écriture typographique - Le xxe siècle, tome 1 : de 1900 à 1950 vient compléter les quatre volumes précédents de la collection créée par Yves Perrousseaux qui retrace l'histoire des caractères d'imprimerie, de leur fabrication, de leurs usages et de leur implication dans la culture écrite occidentale. De 1900 à 1950, les caractères en plomb voient leur fabrication atteindre des sommets en matière de qualité, avant de disparaître définitivement dans la seconde moitié du siècle. C'est donc l'occasion de faire le point sur la gravure de poinçons et la frappe de matrices. À côté de cette tradition, la typographie se modernise grâce aux machines à composer, Linotype et Monotype. Il faut produire des caractères pour ces machines ; les fonderies du monde entier vont s'y employer. D'abord par un retour aux sources (Garamond, Cochin et autres Baskerville qui vont être souvent modernisés) tout en voyant la création de nouveaux caractères pour le plomb perdurer jusque dans les années 1970 (avec les caractères des Mendoza, Excoffon, et même les premiers de Frutiger). Un maître mot durant tout ce demi-siècle : lisibilité ; un chapitre entier est donc consacré aux avancées de cette discipline pratiquement née en France avec Javal vers 1900. Mais en parallèle, durant la période 1890-1950, la lettre s'ouvre au public. Elle n'est plus uniquement gravée par des typographes, elle est aussi dessinée par des graphistes. Elle n'est plus uniquement l'objet à lire de l'imprimerie, elle devient objet à voir. On ne la trouve plus seulement dans le livre ou la presse, elle se voit dans la rue, sur les affiches, les enseignes de magasins, dans la publicité, les magazines, etc. La lettre devient objet d'étude grâce aux mouvements artistiques tels que Arts Nouveaux, Bauhaus, Art Déco. Les typographes s'appellent alors Auriol, Renner, Tschichold ou Cassandre. Une nouvelle typographie est née. Ce cinquième volume de l'Histoire de l'écriture typographique a été rédigé par une dizaine de spécialistes, chacun montrant à sa façon la diversité typographique de ce demi-siècle. Selon la tradition de cette collection, des pauses sont proposées hors chronologie, consacrées ici aux lettres à pochoirs, à l'imprimeur Louis Jou et aux historiens de la typographie. Par son iconographie très riche (plus de six cents illustrations, presque toutes en couleurs), ses index et sa bibliographie de plusieurs centaines de titres, cette Histoire s'adresse aussi bien à un large public qu'aux étudiants des beaux-arts ou des écoles de communication, aux amoureux, spécialistes ou professionnels de la typographie, de l'édition et des arts graphiques.

  • Cet ouvrage est consacré à un thème central de l'histoire de l'art occidental : la vision (visions béatiques et apparitions miraculeuses). L'auteur, qui s'attache principalement à la peinture italienne du XVIe siècle, vient combler une importante lacune, d'autant que l'originalité de son approche permet de renouveler notre perception de l'art de peindre à la Renaissance. En analysant les artifices picturaux et les solutions figuratives mis au point par les artistes pour représenter la vision miraculeuse et en les mettant en relation avec les enjeux théologiques, philosophiques, politiques et, plus généralement, culturels de la Renaissance, l'auteur offre au lecteur l'occasion de saisir toute la force spirituelle et réflexive de cette peinture.

  • " Soulages aime se trouver absolument seul et dans une pièce en ordre, comme s'il faisait une peinture pour la première fois. Aussi, lorsque l'on pénètre dans un atelier de Soulages, est-on toujours frappé par le grand vide d'un espace où rien ne traîne. Toutes ses peintures sont cachées, sauf (et encore cela est exceptionnel) celle à laquelle il s'attaque. Jamais il n'étale ses peintures terminées, comme la plupart des artistes, mais les range hors de la vue.

    Homme de toutes les curiosités, homme de l'outil, Soulages s'est attaché à créer des objets porteurs d'émotions esthétiques, que ce soient de ces objets peints que l'on appelle des tableaux, ou de ces objets gravés que l'on appelle des estampes, ou des planches de ces gravures devenues bas-reliefs de bronze, ou de ces objets tissés que l'on appelle des tapisseries, ou de ces objets qui captent et émettent la lumière que l'on appelle des vitraux. Tous ces objets (il préfère dire : ces " choses ") sont la composante d'une oeuvre unique, dont l'ampleur paraît de plus en plus évidente. " Michel Ragon

  • La collection Biographics vous fait découvrir les grands artistes et penseurs de notre histoire. À travers des infographies ludiques, chaque titre décrypte la vie et l'oeuvre d'une figure qui a marqué à jamais notre culture. Vous savez sans doute que Claude Monet (1840-1926) est l'un des fondateurs de l'impressionnisme, peintre de champs de coquelicots et de bassins de nymphéas. Mais savez-vous : - Qu'il possède une collection d'estampes japonaises dont il s'inspire ? - Que c'est de son tableau Impression, soleil levant que vient le nom de l'impressionnisme ? - Qu'adolescent, il manifeste sa fougue rebelle en dessinant des caricatures de ses professeurs ? - Que sa palette ne contient que très peu de couleurs, car il exprime les nuances en mélangeant la peinture à même la toile ? - Qu'au cours de ses 60 ans de carrière, il peint 2500 tableaux dont 250 de ses célèbres Nymphéas ? Cette biographie visuelle de Claude Monet vous plongera au coeur de l'univers de l'artiste.

  • La collection Biographics vous fait découvrir les grands artistes et penseurs de notre histoire. À travers des infographies ludiques, chaque titre décrypte la vie et l'oeuvre d'une figure qui a marqué à jamais notre culture. Vous savez sans doute que Vincent Van Gogh (1853-1890) se coupe l'oreille au cours d'une crise de démence, passe une partie de sa vie dans une maison jaune à Arles et peint des tournesols. Mais savez-vous : - Qu'avant de devenir artiste, il se lance dans une carrière de prédicateur évangélique ? - Qu'il est l'auteur d'une correspondance de près de 1 000 lettres ? - Qu'il peint plus de 2 000 tableaux, mais n'arrive à en vendre qu'un de son vivant ? - Que son amour du jaune est peut-être dû à sa consommation d'absinthe ? - Qu'il a l'habitude singulière et dangereuse de manger de la peinture ?  Cette biographie visuelle de Vincent Van Gogh vous plongera au coeur de l'univers de l'artiste.

  • La collection Biographics vous fait découvrir les grands artistes et penseurs de notre histoire. À travers des infographies ludiques, chaque titre décrypte la vie et l'oeuvre d'une figure qui a marqué à jamais notre culture. Vous savez sans doute que Léonard De Vinci (1452-1519) est italien, peintre de La Joconde et homme d'esprit universel de la Renaissance. Mais savez-vous : - Qu'il est végétarien, inventeur d'une recette de sauce aux herbes ? - Que certaines de ses idées sur la nature préfigurent avec quatre siècles d'avance la théorie de l'évolution de Darwin ? - Qu'il se livre à une compétition féroce avec son grand rival Michel-Ange ? - Qu'il conçoit un lion mécanique pour François Ier et propose à un autre mécène la construction de chars d'assaut ? - Qu'un attachement particulier le lie à sa Joconde, qu'il transporte avec lui dans tous ses déplacements ? Cette biographie visuelle de Léonard De Vinci vous plongera au coeur de l'univers de l'artiste.

  • Quelle place existe-t-il pour des vandales devenus stars du marché de l'art ? Banksy, artiste emblématique du mouvement street art, semble bien décidé à détruire tous les repères du monde de l'art. Entre actions coups de poing et délinquance, quel est le véritable visage de cet artiste à l'identité toujours inconnue ? Ce livre s'interroge également sur la portée et le sens de sa démarche. Que signifie son engagement anticapitaliste alors que ses pochoirs se vendent des millions d'euros dans les ventes aux enchères ? Banksy est-il devenu un simple produit de consommation ?

  • Ce livre présente l'Ethiopie telle que des artistes éthiopiens la voient, sans influence extérieure ou étrangère. Les peintres nous offrent, outre la beauté dépaysante de leurs tableaux, une vision de l'Ethiopie vue de l'intérieur. Le grand sujet c'est leur pays, leur société, sa vie quotidienne, ses traditions, son histoire. Un monde où l'humain est au centre. (multiples reproductions en couleur)

  • Comptant parmi les peintres les plus importants de sa génération, Foujita Tsuguharu (1886-1968) fut un artiste hors norme. Un homme entre la France et le Japon, et dont il est difficile, aujourd'hui encore, de cerner toutes les couleurs et les nuances. S'appuyant sur des documents et des témoignages parfois inédits, cet ouvrage apporte un éclairage nouveau sur sa personnalité complexe, sur ses idées et son univers artistique, à la fois originaux et hybrides.

  • La pratique picturale de He Jiaying nous place face à un paradoxe esthétique : en dépit de sa dimension hétérotopique, l'oeuvre de cet important représentant de la peinture en gongbi peut-elle être considérée comme une oeuvre contemporaine ?
    Or, en quoi consiste au fond le contemporain ? Pouvons-nous le considérer comme le produit de l'évolution d'une tradition qui se renouvelle toujours dans le présent ? Ou encore comme le qualificatif désignant une nouvelle norme artistique et actuelle relatif au monde de l'art ? Le contemporain n'est pas une chose que l'on montre. Il se montre lui-même dans les présences qu'il habite parce qu'il échappe justement à la représentation. De fait, il est une expérience et se vit comme telle. Dans sa quête de spontanéité, nous l'appréhendons dans un présent toujours en fuite. De sorte qu'en dehors du temps, ou temps d'entre les temps, il relie les différentes temporalités qui construisent la continuité chronologique. En cela, il n'y a rien de caché. Ou plutôt, ce qui se dissimule dans les oeuvres est ce quelque chose que l'on ne voit pas mais à quoi on est sensible. C'est le trouble que nous renvoie la sensation étrange d'un temps hors du temps.

  • Au nord du département, la butte de Montpensier, bien qu'amputée de son château, reste le fidèle gardien de la porte de l'Auvergne. Son ascension procure toujours la même émotion, celle de découvrir à son sommet, un territoire unique et surprenant pour l'étranger qui croit arriver dans une Auvergne de pierres et de forêts. C'est une image qui ne correspond en rien aux clichés des dépliants touristiques vantant les sommets enneigés du Cantal, l'alignement de la chaîne des Puys ou les vallées torrentielles des Rhues ou des Couzes. Ici, l'horizon est bas mais non sans relief, c'est la plaine des marais et des buttes qui s'étale à nos pieds, c'est la riche et fertile Limagne que chante déjà Sidoine Apollinaire en la comparant à une mer de moissons. C'est le pays moult riche et gras que les chroniqueurs de France décrivent pour situer en ces lieux la mort du roi Louis VIII, père de Saint-Louis. C'est ce grenier à blé qui fit la richesse des villes, bourgs et villages de cette opulente plaine qui se présente comme une extension du riche bassin parisien entré jusqu'au coeur de l'Auvergne montueuse. Le panorama permet de prendre conscience de ce phénomène qui a fait d'une formation géologique particulière, la matrice d'une richesse naturelle et humaine hors du commun. C'est à l'Oligocène que le bassin d'effondrement donne peu à peu naissance à la plaine. Sous le poids des sédiments, celle-ci s'enfonce, attirant vers elle, les terres des plateaux qui la bordent. à la fin de ces gigantesques bouleversements, de vastes nappes de sable et de galets ont été déposées par l'ancêtre de l'Allier, formant les sols des Varennes et des forêts de Randan ou de Montpensier. Du sommet de la butte, la vue porte loin. Délaissant les horizons sans fin qui filent vers le nord, le regard se porte naturellement vers le sud, démasquant les Bois Noirs et le Forez à l'est, les sentinelles alignées de la chaîne des Puys à l'ouest et, dans les brumes bleutées du sud, les confins de la Comté d'Auvergne et du val d'Allier. C'est dans ce périmètre, fort bien délimité par la nature, qu'une véritable civilisation Limagnaise voit le jour. Les effets à la fois dévastateurs et constructeurs de la nature s'étant calmés, le climat s'étant adouci, les volcans éteints, le paysage devient accueillant pour les premiers hommes. Ceux-ci s'approprient cette terre, marais et prairies, terrains de chasse, de pâture et de culture, ces sources d'eau abondantes pour s'abreuver ou se guérir, ces coteaux abrités favorables aux premiers villages, du bois pour le feu, des silex pour l'outillage, des pierres pour les maisons, de l'argile pour les poteries. La richesse et la diversité des sols associées à la bonté du climat permettent à l'homme de faire de cette région un véritable Eden où les céréales, les légumes, les fruits et la vigne poussent en abondance. Attachés à cette terre, les hommes construisent des villes et des villages, vêtus tantôt de blanc calcaire, de noire andésite, ou de pisé et de brique selon ce que contient le sol et aussi la bourse du constructeur. Aujourd'hui, maisons, châteaux mais aussi pigeonniers, fontaines, fours à pain, lavoirs, croix de carrefour balisent encore ces vastes espaces toujours couverts de florissantes cultures mais aussi peuplés de lieux discrets et ô combien charmants, au détour d'une rue de village ou à la croisée de chemins, des lieux propices à l'inspiration d'une artiste de talent qui s'ingénie à nous les faire redécouvrir. Olivier Paradis - historien

  • À la sortie de la regrettée école des Beaux-Arts de Perpignan, diplôme en poche, je travaille quelques années dans des agences de communication en tant que graphiste et illustrateur avant de voler de mes propres ailes au début des années 2000.
    Je viens d'entrer dans ma trentaine et dans le dessin en tant que moyen d'exister.
    Dessinateur, graphiste, photographe et tatoueur : je ne me disperse pas mais je m'intéresse à la création peu importe le support. Avec le temps j'affine ma démarche, de projets en projets et d'expositions en expositions. En une vingtaine d'années, le noir et blanc va devenir ma marque de fabrique, je vais progressivement abandonner la couleur et les dégradés pour une approche de la composition épurée, contrastée, tout en gardant une certaine richesse de trait.
    Mes inspirations sont variées, je lis beaucoup, de tout, depuis mon plus jeune âge : de la bande dessinée « franco-belge » (Druillet, Shuitens, Moebius), des comics (F. Miller, S. Bisley, J. Kirby) , des mangas (M. Shirow, K.Otomo). J'ai aussi dévoré ce que j'ai pu trouver sur l'art contemporain (R. Lichtenstein, A.Tapiès, V. Velikovic) ou sur la peinture romantique et symboliste allemande (K.G. Freidrich, A. Bcklin), le surréalisme (H.R. Giger), l'architecture (T. Ando, N. Foster) et le cinéma (D. Lynch, R. Scott).
    Je lis aussi des livres sans images (M. Onfray, A. Camus, E. Cioran, F.Herbert...) quoique l'esprit donne parfois forme à ce qu'écrit l'auteur, ainsi les images deviennent aussi présentes bien qu'intangibles, oniriques.
    Je visite autant de musées et de galeries que j'en ai l'opportunité, c'est souvent l'unique but de mes voyages.
    Tout cela forme le socle culturel à partir duquel je m'exprime.
    Dans cette série de formats carrés, le dessin de presse est aussi convoqué, dans sa façon extrêmement synthétique de faire passer une histoire, un message en une seule et unique composition, d'être le plus lisible et le plus parlant possible avec parfois une économie de moyen qui ne cesse de me fasciner.
    Le projet Squares est issu d'une expérimentation ludique à l'occasion de la création d'une carte de voeux : un carré, la force du noir et la vigueur du trait : révélation ! Un dessin, puis deux, puis dix : un format et un style qui permettent de dessiner tout ce qui me passe à portée de crayon : actualité, culture, philosophie.
    Ces dessins sont des objets graphiques composites, créés et encrés d'abord sur papier « à l'ancienne » avec crayons et feutres à pigment, puis scannés et assemblés sous Photoshop, processus permettant d'affiner la composition et de retravailler l'ensemble jusqu'à « coller » le plus possible au concept original.
    Aphorismes graphiques ou haïkus mêlant traits et mots, parfois parodiques, parfois ironiques, ces bandes-dessinées d'une case ont plus vocation à questionner qu'à affirmer, en tout cas telle est mon intention.

    Steve Golliot-Villers, septembre 2019

  • Caricaturiste, auteur de bandes dessinées, peintre, illustrateur, Feng Zikai (1898-1975) est considéré comme l'inventeur d'un genre artistique nouveau, le manhua, néologisme chinois emprunté au japonais (manga) dans les années 1920. Il demeure profondément attaché à l'héritage de l'encre et du pinceau du lettré. Grand amateur de poésie, il élabore une caricature au style sobre et naïf, empreinte de lyrisme et d'humour, inspirée de modèles occidentaux et japonais et à laquelle il confère une identité chinoise.

  • On a besoin du dessin. Ne dit-on pas qu'il est la probité de l'art ? Son intégrité re?ète ainsi son créateur. Et il nous ouvre le champ des possibles... Bienvenue dans l'univers allégorique de Steve Golliot-Villers.
    Dans l'absolu, on a presque tous pratiqué le dessin à nos plus jeunes âges ; on en a ensuite tous visionné, dans une recherche perpétuelle d'évasion. Ces ?gures représentatives ou abstraites ont, depuis la nuit des temps, oeuvré à l'expression. Une expression qui se doit d'être libre aujourd'hui, à l'heure sombre où des décapitations peuvent survenir pour un dessin jugé offensant. Notre temps est troublé, fragmenté, symptôme de nos sociétés malades qui semblent de moins en moins réelles. Aujourd'hui plus qu'hier, on a besoin d'un Steve Golliot-Villers.
    [...] Les créations graphiques de Steve sont irrévérencieuses, bourrées de références à la culture (pop ou générale) mais pas que... La religion, l'histoire, la philosophie ou la sociologie sont aussi des domaines qu'il sonde à travers ses dessins, nous conduisant à nous faire ré?échir sur nos états de faits, et nos convictions. Érudit et curieux, Steve sous-titre son livre d'un « idées claires / idées noires », faisant ouvertement référence au travail de Franquin. Comme lui, il utilise le noir et le blanc pour s'épancher, avec un maniement nuancé de la largeur du trait, une souplesse dans les formes, jouant avec les profondeurs de champs et les cadres. Ces couleurs binaires l'épaulent dans l'exploration de son thème de prédilection : la mort... Et l'émanation du renouvellement... Son cycle sans ?n.
    [...]. C. D.

  • L'École de Royat, aussi modeste soit-elle, fut un terrain de prédilection pour bien des artistes de la toile. Ce petit village auvergnat, perdu dans sa vallée, témoigne de son glorieux passé pictural. Cette bourgade était emmitouflée dans une nature luxuriante. Les sources, les cascades, les ruines romaines et moyenâgeuses étaient gracieusement disposées. Ce paysage d'exception était dominé par son dolmen naturel : le Puy-de-Dôme. Cette montagne sacrée, aux origines celtiques et mystérieuses, porte en elle le temple de Mercure. Tout était réuni en un lieu pour faire effet en peinture. Par milliers, Ils sont venus de toute l'Europe pour découvrir ce site unique en France. L'époque romantique se situe dans la première moitié du XIXe siècle, avant l'arrivée du train. Plusieurs jours de diligence étaient nécessaires pour y accéder de la capitale.
    L'École de Royat, aussi modeste soit-elle, fut un terrain de prédilection pour bien des artistes de la toile. Ce petit village auvergnat, perdu dans sa vallée, témoigne de son glorieux passé pictural. Cette bourgade était emmitouflée dans une nature luxuriante. Les sources, les cascades, les ruines romaines et moyenâgeuses étaient gracieusement disposées. Ce paysage d'exception était dominé par son dolmen naturel : le Puy-de-Dôme. Cette montagne sacrée, aux origines celtiques et mystérieuses, porte en elle le temple de Mercure. Tout était réuni en un lieu pour faire effet en peinture. Par milliers, Ils sont venus de toute l'Europe pour découvrir ce site unique en France. L'époque romantique se situe dans la première moitié du XIXe siècle, avant l'arrivée du train. Plusieurs jours de diligence étaient nécessaires pour y accéder de la capitale.
    En parcourant les estampes et gravures d'un collectionneur au musée de Royat, venez découvrir un monde à jamais révolu. Il y a 200 ans : premières approches, premières lithographies. La quantité impressionnante de peintres qui sont passés en ce lieu, démontre l'importance du site. Des maîtres prestigieux ont séjourné plusieurs semaines faisant école à l'auberge Ma Campagne de La Mère Gagnevin. Laissez-vous envoûter par ces artistes dans le tourbillon de l'Histoire, indéfinissable perception, merveille de la création ou paradis perdu de cette École de Royat.

  • Le travail de Francesca Alberti montre la centralité du rire dans l'art du XVIe siècle, y compris dans les genres considérés comme sérieux, telles la fable mythologique et l'histoire religieuse. Les ressorts comiques de ces images, devenus pour la plupart inaccessibles à l'oeil contemporain, exigent un travail historique et anthropologique. Cet ouvrage, le premier dédié à la question, tant à l'échelle nationale qu'internationale, a pour ambition d'offrir un cadre théorique solide permettant d'appréhender les dimensions facétieuses des oeuvres en en dévoilant les enjeux et les fonctions. Il se distingue par son approche pluridisciplinaire mêlant à l'histoire de l'art, l'anthropologie, l'histoire des religions, l'histoire de la littérature et l'histoire de la médecine. Par l'ampleur des connaissances convoquées, il renouvelle la perception de l'art de la Renaissance.
    La collection "Les Apparences" est dirigée par Jérémie Koering.

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