Collection XIX

  • Mathias Grünewald d'Aschaffembourg, ce peintre de la Crucifixion du musée de Cassel que j'ai décrite dans Là-Bas et qui appartient maintenant au musée de Carlsruhe, m'a, depuis bien des années, hanté. D'où vient-il, quelle fut son existence, où et comment mourut-il ? Personne exactement ne le sait ; son nom même ne lui est pas sans discussions acquis : les documents font défaut ; les tableaux qu'on lui attribue furent tour à tour assignés à Albert Dürer, à Martin Schongauer, à Hans Baldung-Grien, et ceux qui ne lui appartiennent point lui sont concédés par combien de livrets de collections et de catalogues de musées !Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • L'art émanant du dessin est la nature formulée.
    Par chacune de ses divisions il donne une formule spéciale de la nature.
    Les arts ne pouvant percevoir la forme sans étendue, sans volume, ils lui ont attribué une sorte de membrure composée du contour, du modelé, de la couleur. Puis ils ont isolé ces membres théoriques, afin de les appliquer à leurs usages ; ils les ont réduits en formules, les rassemblant ou les divisant selon le service qu'ils en attendent.
    Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Si, de nos jours, les artistes vont encore chercher dans un Orient devenu pourtant bien banal la lumière et la couleur, le charme de la nature, l'éclat des costumes et le pittoresque de la vie, quel ne devait pas être, dans les siècles passés, l'attrait de Constantinople pour un peintre qui, dans le cadre merveilleux du Bosphore, trouvait réuni sous ses yeux le spectacle d'une cour impériale alors si magnifique, d'une armée aussi étrange que celle des Janissaires, et de la foule chaque jour renouvelée des Orientaux venus des coins les plus reculés des pays musulmans !Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Après la tour Eiffel, sa très haute et puissante voisine, et le Sacré-Coeur de Montmartre, le palais du Trocadéro est le monument le plus en vedette de Paris. Comme tant d'autres curiosités parisiennes il est connu surtout des provinciaux et des étrangers, à qui le guide qu'ils tiennent à la main ne laisse rien oublier, et qui n'ont pas toute la vie pour remettre au lendemain la visite.Les minarets du Trocadéro ne sont donc pas pour eux un simple point de repère, la visite du palais est une étape nécessaire de leurs explorations.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Le peintre Lebrun venait de mourir (1690), et avec lui disparaissait le genre académique, emprunté à l'Italie. Les draperies, les riches manteaux, tombaient pour laisser la place aux bergers, aux dominos, à la poudre et aux mouches. L'art splendide du Poussin s'effaçait devant Mignard, comme Vanloo devait s'effacer devant Boucher. Les boudoirs alors remplacent les ruelles des précieuses, l'ombre le grand jour ; aux costumes sévères succèdent les étoffes légères, semées de paillettes, parsemées de fleurs.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • ALORS que la France se nommait encore la Gaule, un Smyrniote s'en vint, à travers les mers et les pays, d'escale en escale, débarquer à Massilia (Marseille.), vers l'an 175 de l'ère dite Chrétienne. Saint Irénée visita la nouvelle Athènes, dont les écoles étaient très florissantes et salua au passage là patrie de Pythéas et de Pétrone. Désireux de répandre la foi, le nouvel apôtre remonta la vallée du Rhône, s'arrêta à Lugdunum (Lyon) et ne tarda pas à être nomme évêque de cette ville.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • La franchise étant de rigueur dans un sujet comme celui que nous allons traiter, nous déclarerons tout net que la peinture militaire, en France, passe aux yeux de nombreux critiques pour n'être pas de la peinture. Pour de la bonne peinture, s'entend.En ce qui concerne notre siècle, principalement, la critique a eu pour elle des sévérités, des dédains cruels. On l'a jugée superficielle, peu raffinée, se contentant d'effets faciles et sacrifiant toutes les raretés de la technique, toutes les séductions du coloris ou du dessin, à un mouvement violent, à un épisode mélodramatique.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • NOTICE
    HISTORIQUE ET CRITIQUE
    SUR LA MOYENNE ET LA PETITE ÉCOLE DE PEINTURE
    DE 1789 A 1830
    ET SUR LES PAYSAGISTES EN PARTICULIER.La petite école, son point de départ, ses sources. - Ses qualités caractéristiques. - Bertin et Demarne chefs d'école. - Les classiques et les indépendants ou réalistes. - Comme quoi le paysage indépendant et réaliste a toujours existé, notamment de 1789 à 1830, pendant la suprématie de David.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

empty