Sciences de la vie

  • Three Mile Island, Tchernobyl, Fukushima... et demain ? Fessenheim, Blayais ou Pierrelatte ?
    Dormez tranquilles, braves gens, nous veillons sur votre sécurité. Telle est, en substance, l'antienne que les autorités nucléaires françaises répètent depuis maintenant près de cinquante ans. Le parc nucléaire français est certes l'un des plus importants au monde, mais c'est aussi le plus sûr, nous dit-on. Et pour cause : depuis toujours la sécurité serait au centre des préoccupations de l'industrie nucléaire. Pour preuve, il n'y a pas eu, il n'y aura pas, il ne peut pas y avoir, de Tchernobyl ou de Fukushima. Pourtant, selon les auteurs, fins connaisseurs d'une industrie historiquement habituée à prendre ses aises avec la transparence, les choses sont loin d'être aussi claires. Car si la France a connu des incidents graves, dont certains auraient pu avoir des conséquences catastrophiques, elle a surtout eu beaucoup de chance. Ancrant leurs analyses dans une vision historique du développement du nucléaire français, armés d'une documentation imposante, fruit d'années d'études sur le sujet et d'une réelle compétence technique, les auteurs montrent à quel point la sécurité de nos cinquante-huit centrales en service tient parfois à un fil...

  • Grenelle I et II, ce devait être le rendez-vous des consciences pour sauver la planète... C'est surtout devenu un super Monopoly pour une dizaine d'acteurs du CAC 40. D'EDF à Areva, en passant par GDF-Suez, Total, Veolia, Alstom, Schneider Electric, Bouygues, Lafarge et Saint-Gobain, les grands groupes de l'électronucléaire et des services se sont tous reconvertis en acteurs vertueux de l'écologie pour gagner davantage d'argent en essorant toujours plus l'unique payeur : l'abonné, quand ce n'est pas le contribuable, ce qui revient au même. Curieusement, jamais, ni l'Etat, ni ces puissantes multinationales n'ont entrepris d'aider financièrement les PME vertes françaises. Ainsi, le lobby nucléaire a laissé mourir les deux leaders mondiaux français dans le solaire et l'éolien. Résultat : l'industrie du renouvelable n'emploie aujourd'hui guère plus de 26.000 salariés dans l'hexagone, soit dix fois moins qu'en Allemagne ! Nos éoliennes sont danoises ou allemandes, nos centrales et toitures solaires chinoises. Et le nucléaire français (87% de notre électricité) règne toujours sans partage... A l'heure de Fukushima, Yvan Stefanovitch nous révèle les abus, travers et fraudes de ces profiteurs du développement durable qui en sont aussi les discrets adversaires.

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