Littérature générale

  • En 18 tableaux où se mêlent humour et rigueur scientifique approximative, Benoît Jacques démontre (par l'absurde) au lecteur encore sceptique que la terre est bien ronde.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • « Que lui dirai-je lorsqu'elle se réveillera ? Folle, folle, pensai-je qui s'imagine que, de toute éternité, nous étions destinés à nous appartenir ». Jean-Louis a-t-il raison contre Florence ? Ne sommes-nous pas conduits en aveugles là où il est de notre destin d'échouer ? Louis Dubrau laisse à ses personnages le soin de répondre. Ils le font sans élever la voix, sans forcer le ton. Cependant, il apparaît bientôt que chacun d'eux, dans le cadre de sa vie journalière, sans histoire, nourrit un regret, une rancoeur, un désir d'évasion. Tous ont une vie secrète qui les détermine à leur insu. De temps à autre, un mot, un geste les éclairent sur eux-mêmes. « J'ai toujours eu très vif le sentiment que ce qu'on laisse échapper est à jamais perdu, que chacun de nos actes est lié à une heure bien précise, en dehors de laquelle c'est le pasticher que de l'accomplir », écrira François. Et Pierre de soupirer : « Nul ne ressemble davantage à un intrus que l'honnête père de famille qui rentre chez lui, au terme d'une journée de travail ». Les six personnages de ce roman qui, tour à tour, se livrent à une confession, sont éclairés par des traits d'observation qui touchent à la vérité des coeurs. Ils nous ressemblent ; ils ne savent pas plus que nous s'accepter tels qu'ils sont ; ils attendent qu'un autre être vienne éveiller l'inconnu qui dort en eux..., à moins qu'ils ne partagent, tôt ou tard, la secrète condition de gisant.

  • Un étudiant savoyard, promu au rang de précepteur dans la famille d'un banquier de Marseille, occupe ses loisirs à rédiger son journal de vacances. Il a accepté, pour deux mois, la charge d'instruire un jeune garçon, mais il ne tarde pas à s'apercevoir que les femmes qui l'entourent sont autrement intéressantes et que, malgré sa science livresque et ses titres universitaires, il lui reste beaucoup à apprendre. Au départ, François a une haute idée de ses fonctions. Il tient de son éducation de solides principes de morale... La chaleur de l'été, la douceur de la Gloriette, l'intérêt qu'il inspire à une femme séduisante, auront enfin raison de ses méfiances et de sa résistance. Ce roman ne présente que des êtres normaux et assez sympathiques et, s'ils se font du mal, c'est avec les meilleures intentions du monde. Cependant un personnage invisible et diabolique rôde dans les parages ; il se substitue de temps en temps à François et tient la plume à sa place. Asmodée, s'il n'arrive pas exactement à ses fins, parviendra à détourner notre héros de ses devoirs. François n'a entrepris ce journal que pour se faire la main, pour se préparer à son oeuvre future. En effet, il se proposait d'abord d'écrire une tragédie en cinq actes et en vers... Il ne lui manquait plus qu'un bon sujet. Il maudit parfois la littérature, mais c'est par elle qu'à la fin il sera sauvé : par ce goût d'écrire qui se confond chez lui avec le goût de vivre, par cette nécessité d'aller jusqu'au bout, jusqu'au dernier chapitre d'une oeuvre dont il s'est épris : sa propre aventure notée au jour le jour.

  • Si vous ne savez pas que la voiture est l'objet de notre décrépitude aliénée, n'attendez pas de ce livre qu'il vous le démontre. Ni un essai ni une fiction, La Bagnole est une suite de textes, d'anecdotes, d'histoires de sexe, de violence, de pouvoir et de mort : l'histoire de nos fantasmes les plus éculés. Mais c'est aussi l'espace, le grain des routes, la blancheur des pistes désertes, la beauté des autoroutes, et c'est encore les hommes sur des chaînes de fabrication, les accidentés des services d'urgence, les tôles froissées et les cimetières de voitures. Ou bien les départs, l'échappée, le Voyage. Une trajectoire pure et toujours plus rapide sur les espaces de la terre. Qui parle donc de décrépitude ? La bagnole est une machine de connaissance, une machine esthétique, une machine d'exotisme et de jouissance, exactement. Des choses vues, donc !, et d'autres rêvées : le silencieux passage d'une voiture blanche comme un oeuf translucide que conduit une femme osseuse, sombre, magnifique et nue. Une drôle de fête, la bagnole !

  • Son goût du risque, dont la passion des voyages est un aspect, a entraîné Serge Groussard dans les guêpiers les plus divers, et lorsqu'il s'est rendu aux États-Unis, il ne pouvait manquer de visiter ce fameux quartier chinois de San Francisco qui demeure, en plein vingtième siècle, un des hauts lieux. de l'aventure. Chinatown est la plus importante colonie chinoise en dehors de Singapour. Plus de vingt mille Chinois vivent là. Le vieux Chinatown a brûlé dans l'incendie de 1906, mais il en subsiste des vestiges et l'agglomération nouvelle offre les plus saisissants contrastes des toits en pagodes auprès des modernes gratte-ciel. Ce quartier, où règne le jour une animation commerçante et bon enfant, se peuple la nuit d'ombres inquiétantes. Et c'est une haletante, une cruelle aventure dans la nuit de Chinatown, que Groussard fait revivre pour nous. Il nous fait pénétrer dans un monde mystérieux, sur les pas de Billy King, reporter du "California Chronicle", - et le plus célèbre chasseur de scandales de la côte ouest. Et nous suivons en une nuit l'épilogue d'une ténébreuse affaire de trafics et de vengeances, dont les ramifications s'étendent jusqu'à New-York et jusqu'en un paisible village de ce Hou-Pei qui fut le berceau de la famille Feng. Une nuit, c'est assez pour ne plus jamais oublier les deux frères Feng et le visage aux lignes pures de Lan-wen, l'épouse tranquille et passionnée du cadet des Feng.

  • Martinique, 1830. L'esclavage chancelle sous l'assaut des idées nouvelles qui bouleversent le monde. Une riche famille de « Grands Blancs », les Despan, et leur domaine de Canaan, immenses étendues de terres consacrées à la canne à sucre où vivent et travaillent des centaines d'esclaves. David Despan règne en maître absolu sur un univers menacé de profonds changements. Rien ne semble devoir jamais l'abattre, sinon sa crainte de ne pas avoir d'héritier mâle. En effet, après la naissance difficile d'une fille, sa femme Marthe ne peut plus avoir d'enfant. Mais pour David, avoir un fils est une nécessité depuis qu'il se sent vieillir : la pérennité de son domaine l'exige, chaque jour avec plus d'acuité. Aussi, après une longue lutte et au prix d'un terrible marché, David va-t-il obtenir de sa femme qu'elle simule une grossesse et accepte la maternité de Joal, un bâtard que vient de lui donner Médée sa concubine Peul. Joal est élevé dans l'ignorance de ses origines et il grandit en véritable Despan. Mais Marthe ne peut supporter cette usurpation. Englobant dans une même haine ces deux êtres qui, à ses yeux, l'ont profondément avilie, elle aussi mène son propre combat. Et contre toute attente, à la suite de soins obstinés, elle parvient, quelques années plus tard, à donner naissance à un fils. Dès lors, Joal va devoir apprendre qui il est exactement. Et vivre comme ceux que son éducation de « Grand Blanc » lui a jusque-là fait considérer en inférieurs. Les lecteurs et les lectrices de Jean-Louis Cotte connaissent bien son exceptionnel pouvoir de recréer la vie intime des êtres au sein des diverses conditions humaines et sociales. Les Semailles du ciel, roman puissant et direct qui dépeint magistralement cette vie coloniale du début du XIXe siècle, restera sans doute comme son meilleur livre. En une vaste fresque généreuse et lucide, il pose et condamne le douloureux problème de la ségrégation raciale.

  • Août 1957. Tout à son escapade amoureuse avec Catherine, le journaliste Philippe Rastier oublie en Italie les liens qui le rattachent à un réseau engagé dans le combat clandestin pour l'Algérie Française. En vingt-quatre heures, il va être précipité dans le drame. Ses compagnons exigent qu'il participe à l'exécution de son ami Balducci, comme lui ancien combattant d'Indochine, qui a trahi leur confiance. Près d'Impéria, dans une petite crique accablée de soleil, ils guettent le retour de l'homme à abattre. Les voilà pris dans un engrenage dont la fidélité à une cause, l'amitié, la trahison, sont les ressorts essentiels... Cependant, l'Histoire est en marche. Jeté en prison, puis libéré après le 13 mai, Rastier peut-il croire que, du moins, les idées pour lesquelles il a lutté ont vaincu ? Il ne tarde pas à s'apercevoir que cette victoire se dérobe, que des scissions séparent ceux qui ont partagé les mêmes secrets et les mêmes tourments, que de nouveaux drames se préparent. Et Catherine lui échappe... Le second roman de Roland Gaucher reflète les échos assourdis de la guerre d'Indochine, ceux vibrants, du conflit algérien. Les malaises, les troubles de conscience, les ferveurs et les fureurs des milieux dits « activistes » jalonnent ce récit fiévreux, sans ralentir une action toujours dramatique. Par là, il touche à une actualité brûlante. Comme Les Réprouvés d'Ernst von Salomon, Les Complices d'Impéria nous introduisent dans le monde clos, chaleureux et sans merci, des partisans.

  • Un homme qui n'est pas satisfait, finalement, d'être devenu un homme au prix de son enfance sacrifiée, cherche à découvrir à travers la mort d'un enfant celui qu'il fut, celui qu'il est. Et c'est l'enfant qu'il a tué et dont il fait son juge en lui livrant sa vie, mot à mot, souvenir après souvenir, dans un ultime effort de sincérité, c'est cet enfant qui le révèle à lui-même. Cette étude de la haine, de la mort, de la « démesure » est sous-tendue par une espèce de vertige dont sont saisis le héros comme le lecteur. Le récit, qui tient à la fois de l'évocation et de l'invocation, va et revient dans le temps, s'y empêtre et le chevauche avec une autorité envoûtante, suivant une logique aussi peu discutable que celle des rêves très importants. Voici une oeuvre singulière dans son entreprise, d'un accent sourd et comme voilé, qui correspond parfaitement à cette rencontre difficile et un peu ambiguë de son enfance par un homme.

  • Un soir, au bord du Mékong, Valérie L'Essart, jeune professeur à Phnom-Penh, a cru, dans la vision d'un mort, reconnaître « les siens ». Dès lors, sa vie à rebours commence, entretenue par des rencontres fortuites, des interférences. Cependant, le « je me souviens » n'isole pas tout à fait la jeune femme du pays asien. Ses élèves, leurs problèmes et la chaleur, la forcent doucement à vivre dans l'intimité de cette terre porteuse de rizières, de feuillages et d'eau. Cette participation plus sensorielle que réfléchie met Valérie en marge de la colonie européenne. C'est pourtant dans ce milieu qu'elle fait la connaissance de Léopold Présent, un métis cultivé. Un couple singulier naît dont la véritable union est charnelle : Léopold et Valérie. Mais leur récréation va s'achever sur une note grave et violente. Ce pays qu'on dit pacifique, voilà qu'il se révolte : « Au nom du monde libre », on viole ses frontières, on bombarde ses villages. Une manifestation éclate. Pour Valérie c'est la découverte d'un personnage, hors de mesure : le Pays. Et maintenant, nous réalisons avec elle qu'il a pesé sur chaque destin, sur le sien, celui des autres et... de ce livre. Puisque cette asianisation progressive, le lent métissage de Valérie, il ne faut point le chercher ailleurs que dans l'écriture qui rend la terre et ses rizières, la pluie et ses crapauds, le fleuve et sa fête, si proches du Pays et de nous.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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