Sciences humaines & sociales

  • L'égalité c'est bien, le vote c'est mieux ! En France, le femmes n'en obtiennent le droit qu'en 1944 ! Loin derrière d'autres pays, et après un siècle de combats. C'est cette révolution que raconte avec brio la grande spécialiste du féminisme hexagonal. Un livre à offrir un certain 8 mars...
    Les femmes, en France, n'ont pas reçu le droit de vote des mains d'un homme enfin éveillé et attentif à l'injustice de leur sort. Elles l'ont gagné de haute lutte après cent ans de revendications. Elles l'ont arraché au législateur. L'ordonnance promulguée en 1944 a été l'aboutissement d'un mouvement sans cesse recommencé de contestation initié au milieu du xixe siècle.
    C'est l'histoire de cette ère de débats et de combats que dresse ici, d'une plume ardente et vivante, Anne-Sarah Moalic, la spécialiste incontestée de cette question cruciale qui constitue aussi bien une épopée militante. Loin des images d'Épinal, recourant aux faits, aux portraits, aux archives, reprenant argument contre argument ce long cheminement, ce livre montre comment, face aux défenseurs d'un ordre inique assignant les femmes à un rôle secondaire, les pionnières de l'équité politique ont peu à peu structuré la conscience du féminisme.
    Passer derrière l'isoloir, glisser un bulletin dans l'urne, émarger les listes électorales : ces gestes devenus communs à toutes et à tous condensent une mémoire active qui détermine encore aujourd'hui la recherche de l'égalité réelle entre les sexes.
    Une lecture passionnante et tonifiante.

  • Casseurs, Black-Blocs, Antifafs, Skinheads rouges : c'est en spécialiste reconnu des marges activistes que Christophe Bourseiller nous fait plonger dans l'univers militant et violent de l'ultra-gauche. À l'heure où la démocratie se fragilise, une indispensable enquête sur ceux qui la menacent.
    Ils ont pour nom de guerre les " Black Blocs ", les antifas, les autonomes, les zadistes. Ils se définissaient hier comme situationnistes, conseillistes, luxemburgistes, marxistes libertaires, anarcho-communistes.
    Ce sont eux les " infiltrés ", les " provocateurs ", les " casseurs " qui, au sein des manifestations, affrontent les policiers, vandalisent les commerces, dégradent les monuments. Eux qui occupent et radicalisent les fronts politiques, humanitaires ou écologiques, qui ferraillent au nom des Gilets jaunes, des sans-papiers, des néoruraux, des altermondialistes. Eux qui s'emparent de chaque foyer de contestation pour en faire un axe d'insurrection.
    Ils forment l'ultra-gauche, cette mouvance qui se veut à la gauche de l'extrême gauche.
    On la croyait finie. Elle est aujourd'hui plus active que jamais.
    Christophe Bourseiller nous fait découvrir l'histoire de cette nébuleuse dissidente et la géographie de cet univers militant. Il raconte la chronique secrète de cette avant-garde critique de l'idéologie mais aussi de la culture, de la pensée, des arts. Il dessine le culte de la violence révolutionnaire qui l'anime.
    Une plongée sans égale dans les marges.
    Un travail d'investigation éblouissant, éclairant, indispensable.

  • Le groupe lyonnais qui a dénoncé les affaires de pédophilie dans l'Église prend la parole. Mais cette fois pour demander une grande concertation nationale afin que la France en finisse avec les violences sexuelles sur mineurs. Un cri, un appel et une sommation. Crucial.
    Dénoncer ne suffit pas. Il faut aussi réformer. Si l'on veut que cesse enfin le massacre moderne des innocents, le saccage de l'enfance abandonnée au silence et à la dénégation.
    Sans le courage de " La Parole Libérée ", l'association lyonnaise qui a révélé les violences sexuelles commises sur les plus jeunes par des religieux, jamais sans doute ce scandale n'aurait été autant connu et débattu au sein de la société française.
    Aujourd'hui, ses membres ne sauraient se satisfaire d'avoir brisé l'omerta. C'est à un véritable Ségur des violences sur mineurs qu'ils appellent. À une concertation nationale incluant les autorités, les experts, les acteurs, les victimes. Et qui sans ignorer l'ampleur de ce fléau dans l'Église, s'appliquerait à tous les lieux qu'étreint ce mal : les institutions, les écoles, les clubs, les foyers, les centres de loisirs, et hélas, les familles.
    Le glaçant état des faits que dresse ce livre blanc, et qui est sans précédent, n'est pas gratuit. Il introduit 30 préconisations claires, simples et possibles, sur les pratiques judiciaires, les politiques publiques, les lois à parfaire.
    Un livre d'information pour que l'on ne puisse plus dire : " Je ne savais pas. "
    Un livre de combat pour que nous changions ensemble la vie de millions d'enfants.

  • De Londres à Varsovie, de Lisbonne à Moscou et à Rome, l'épopée napoléonienne et l'embrasement du Vieux continent racontés par les huit meilleurs spécialistes réunis autour du maître Jean Tulard. Une somme, une saga, un régal.
    Napoléon a rêvé d'unifier l'Europe. Il l'aura réveillée, éclairée, enflammée et elle l'aura vénéré. Il l'aura dominée et elle l'aura combattu, rejeté, diabolisé. Voici le grand livre d'histoire qui manquait afin de dresser la chronique et le bilan de cette épopée sans précédent. Pour y parvenir, Jean Tulard s'est entouré des meilleurs spécialistes de chaque pays concerné.
    Comment, entre 1800 et 1815, de Londres à Varsovie, de Lisbonne à Amsterdam, de Rome à Genève, de Vienne à Moscou, le Vieux Continent a-t-il peu à peu cédé la place à un monde renouvelé ? Et donné, à ses peuples, une conscience inédite de leur commune destinée ? Par-delà le récit détaillé des conquêtes et défaites de la Grande Armée telles qu'elles ont été vécues par les contemporains, c'est le tableau complet de cette mutation inouïe, politique, économique, culturelle, que restitue ce livre à la fois savant et passionnant.
    Une somme indispensable sur notre passé pour mieux comprendre notre présent.

  • Il arrive que l'histoire puisse s'écrire et se lire comme un roman. C'est tout le pari réussi de Frédéric Mounier, dépeignant à l'instar d'une grande fresque populaire ces jours de 1870 où, Paris encerclée, la France sembla condamnée à disparaître. Un immense récit.
    1870. Paris confiné. Paris émeutier. Paris encerclé.Paris incendié. Le nouveau pouvoir débordé.L'armée jetée contre la foule. L'insurrection matée.Et toute la France qui vacille...Où va la démocratie ? Les drames d'aujourd'hui font écho aux tragédies d'hier. Le siège de la capitale par les Prussiens, du 18 septembre 1870 au 28 janvier 1871, aura servi de décor à l'un de ces grands déchirements auxquels se livrent les Français. Le combat aura opposé les accoucheurs de la IIIe République aux précurseurs de la Commune. Il aura préfiguré, déjà, l'affrontement contemporain entre les libéraux réformistes et les révolutionnaires radicaux.
    C'est cette guerre civile dans la guerre globale dont Frédéric Mounier dresse ici le flamboyant et émouvant récit. À la manière journalistique d'un reporter, cinématographique d'un vidéaste, il nous transporte de scène en scène, de personnage en personnage et nous donne à voir, en direct, les espoirs et les colères, les rêves et les saccages, les enthousiasmes et les malheurs de ce tourbillon sur fond de palais et de barricades, de discours et de harangues, de larmes et de sang. Tout en ressuscitant, femmes ou hommes, célèbres ou anonymes, les politiques, les intellectuels, les artistes, les bourgeois, les ouvriers qui furent les acteurs de cette page essentielle de notre histoire.
    Un roman vrai qui se lit d'une traite. Une épopée populaire qui permet à chacune et à chacun de revivre hier comme s'il y était. Une plongée passionnante dans le passé qui éclaire l'actualité.

  • De l'Empire ottoman à la République moderne, de la nationalisation de l'islam à l'islamisation de la nation, de l'Europe à l'Oumma, de l'Otan à Daech, de l'abolition à la restauration du califat, voici le livre choc qui dévoile la face cachée et toujours plus menaçante de la Turquie. D'Atatürk à Erdogan, de la caserne à la mosquée, de la nationalisation de l'islam à l'islamisation de la nation, de l'Europe à l'Oumma, de l'Otan au Califat, voici la face cachée de la Turquie.
    Ce livre plonge dans les cent ans de vertiges qu'a connus la République turque née des ruines de l'Empire ottoman.
    Ce livre convoque les fantômes de son négationnisme, Arméniens, Grecs, Alévis, Kurdes. Il dévoile les dessous des putschs militaires qui ont étranglé la démocratie. Il révèle les compromissions de Washington et de Bruxelles.
    Ce livre démasque la permanence de la reconquête. Hier à Chypre. Aujourd'hui au Proche-Orient, en Méditerranée, dans le Caucase. Demain en Asie, dans les Balkans.
    Ce livre dénonce le chantage auquel Ankara soumet Berlin et Paris.
    Un livre-choc. Pour enfin comprendre d'où vient et jusqu'où ira la Turquie.

  • Napoléon ne s'est pas qu'auto-couronné, il s'est aussi auto-divinisé. Il s'est pris et on l'a pris pour Jésus. Des miracles au Golgotha, il a endossé chaque image sainte. C'est cette iconographie impériale que décrypte avec talent une historienne de 28 ans. Une surprise pour le bicentenaire.
    Jésus avant Alexandre, avant Auguste : dans l'imaginaire de l'épopée napoléonienne, les figures impériales de l'Antiquité grecque et romaine cèdent devant une autre, plus secrète. Longtemps enfouie dans l'ombre des représentations césariennes, c'est l'icône christique qui se révèle la plus intime au sein de cette destinée et de cette oeuvre d'exception. Ce que Marie-Paule Raffaelli-Pasquini démontre magistralement en menant une enquête sans précédent, enlevée et passionnante, au coeur de l'imaginaire personnel de l'Empereur. Napoléon admire Jésus. Pour lui, le Christ a su initier un mode de pensée inédit, instaurer un ordre nouveau, unir l'humanité autour d'un Idéal commun. Plus encore que le Verbe éternel, c'est l'incarnation, l'hybridation, le mi-homme et mi-dieu qui le fascinent. Il lui faut à son tour, et à l'instar des héros qui ont bercé son enfance, aspirer à sauver le monde. Inspiré par l'exemple du Christ évangélique, Napoléon fera tout pour devenir lui-même un Christ politique. C'est cette emprise d'un message spirituel unique sur une aventure temporelle singulière qu'analyse avec talent et brio la jeune philosophe, éclairant tous les aspects d'une mythification religieuse qui nous aide à comprendre l'inexplicable pays qui est le nôtre.
    Une lumière inattendue jetée sur l'inconscient de la France.
    Un livre d'histoire époustouflant.

  • A qui profite le djihad ? Nouv.

    Aurions-nous terrassé Al-Qaïda, vaincu Daech, mis fin à la Terreur islamiste ? Certainement pas, analyse le criminologue Xavier Raufer. Comme hier, notre savoir reste limité et périmé. Mais comment anticiper ? Voici la vérité sur le djihad nouveau qui va arriver. Un livre de révélations et de conscientisation. Indispensable.
    Le terrorisme serait-il le seul crime qui ne profite à personne ? La mondialisation aurait-elle aboli l'instrumentalisation dont il était hier l'objet ? La nébuleuse qu'il forme au Proche-Orient, dans le Caucase, en Asie, en Afrique, en Europe, pourrait-elle fonctionner sans alliance ou sans assistance ? Et le djihad ne se prête-t-il pas à masquer des rapports de force classiques, des conflits récurrents ?
    C'est le rôle des États qui emploient la terreur comme une arme d'agression ou de dissuasion que révèle ce livre fondé sur des documents inédits émanant des services secrets. Décryptant les faits passés, les risques futurs et les menaces actuelles, Xavier Raufer montre en quoi nous restons démunis : nous ressassons ce que nous croyons savoir là où il nous faudrait décrypter ce que nous ignorons.
    Un tableau saisissant des guerres clandestines à l'échelle planétaire.
    Une illustration exemplaire des deux piliers du décèlement que sont prévoir et prévenir.
    Un bilan indispensable de nos forces et de nos faiblesses.
    Une leçon de clairvoyance.

  • Plus de poésie après Auschwitz disait Adorno. Mais est-ce vrai de la pensée ? L'impardonnable ne crée-t-il pas l'impensable au risque de la répétition ? Pour qu'il n'en soit véritablement plus jamais ainsi, il faut rendre ses droits à la philosophie. Bouleversant et courageux.
    Passée le seuil du xxie siècle, la question juive n'est toujours pas réglée. L'antisémitisme est une question qui perdure, comme si, à l'échelle européenne et mondiale, on ne savait que faire des Juifs et du judaïsme. Entre haine, rejet, conversion, exclusion, persécution, extermination, l'antisémitisme revêt à travers l'histoire des formes d'une extraordinaire plasticité. La figure du Juif hante notre civilisation au point de contaminer tous les registres de l'existence. Chacun y va de sa réponse, alors même qu'aucun argument rationnel n'est jamais parvenu à combler la haine de l'autre homme. Ne pas être " dupe de la morale ", comme l'écrit Emmanuel Levinas dans la préface de Totalité et Infini, cela ne signifie rien de moins que de suspendre la conscience morale, afin d'admettre que là où réside l'antisémitisme, il n'y a pas d'eschatologie de la paix et de la justice qui tienne. Dans un contexte historique marqué par l'expérience de la Shoah, a surgi après la Seconde Guerre mondiale une autre question : le pardon, comme un défi lancé à l'impardonnable et à l'irréparable.
    Danielle Cohen-Levinas opère dans son essai un retournement. Au travers de quelques figures majeures de la philosophie contemporaine et de la pensée juive, elle passe au crible la question de l'impardonnable, à savoir comme limitation aux multiples apories du pardon.

  • Les nostalgériades : nostalgie, Algérie, jérémiades Nouv.

    La combattante courageuse contre l'envoilement nous fait découvrir l'envers du décor. Une plongée comme jamais, vivante, empathique et critique dans l'univers des jeunes des banlieues, l'ordinaire des profs, le quotidien des filles partagés entre la réalité d'ici et l'irréalité de là-bas. Un plaidoyer républicain.
    Nostalgie. Algérie. Jérémiades. C'est par ces trois mots, regroupés en Nostalgériades que s'ouvre le nouveau livre de Fatiha Agag-Boudjahlat, alternant l'essai politique et le récit autobiographique. Décrivant les naïves croyances des collégiens auxquels elle enseigne chaque jour (" Au bled, ça coûte rien ", " Seul Allah guérit "), et la difficulté qu'éprouvent les professeurs à enseigner la colonisation, la guerre d'Algérie ou la Shoah, la cofondatrice du mouvement Viv(r)e la République décrypte la condition féminine, en France comme dans les pays de culture musulmane. Rêvant d'un MeToo mondial, elle affirme dans sa splendide conclusion que si la condition féminine est un malheur, alors " il ne faut pas renoncer à ce malheur ".
    Sans langue de bois, sans naïveté et sans ressentiment, voici le nouvel essai flamboyant d'une femme puissante appelé à provoquer le débat.

  • Pour le centenaire de la canonisation de la Pucelle d'Orléans, le plus grand spécialiste mondial nous raconte Jeanne telle qu'en elle-même, la démultipliant dans toutes les dimensions de son temps. Un antidote aux instrumentalisations.
    Jeanne d'Arc est-elle apparue en son temps comme l'incarnation de la résistance contre l'envahisseur ? A-t-elle été la stratège militaire que la chronique a retenue ? Est-elle morte telle l'image de la sainteté que l'Église a fini par consacrer ? Comment ses contemporains, le roi Charles VII et sa cour qui peinent à la suivre, Henri VI et ses troupes qui la combattent, l'évêque Cauchon qui instruit son procès en hérésie, l'ont-ils perçue ? Comme une folle illuminée, une prophétesse inspirée, une guerrière héroïque ou une figure providentielle ?
    Philippe Contamine revient ici sur l'édification de la légende de la Pucelle d'Orléans. Exhumant archives oubliées et documents inédits, il départage la vérité du mythe et inscrit Jeanne dans son temps, entre les chaos et les fracas de la guerre de Cent ans. Il la restitue à l'univers chevaleresque qui anime l'Europe d'alors. Il en fait la clé d'une fresque culturelle sur la période la plus pré-moderne du Moyen Âge.
    Un tableau vivant, indispensable pour déchiffrer et comprendre l'imaginaire français. Un antidote aux instrumentalisations.

  • La philosophie croit tout savoir. Mais elle tombe bouche bée devant la peinture. C'est à son tour d'être enseignée. De Dürer à Rembrandt en passant par Mantegna et autres, cet essai flamboyant montre comment la couleur et la forme vont bien à la pensée, si pauvre et triste sinon sans elles. Superbe.
    L'image vaudrait-elle moins que le concept ? La peinture, si matérielle, serait-elle inférieure à la philosophie, si abstraite ? Un tableau ne servirait-il au mieux qu'à illustrer une thèse ?
    Et si c'était en fait tout l'inverse ? Si c'était, à l'opposé, le façonnage de l'idée qui constituait la matière du travail pictural ? Et si, au contraire, c'était le tableau, non pas la thèse, qui contribuait le plus directement à modifier notre perception du monde, notre relation au monde ?
    Décryptant une dizaine d'oeuvres magistrales qui couvrent du début de la Renaissance à la fin du Baroque, Marc de Launay nous entraîne dans une fantastique redécouverte, inattendue et exaltante, du lien intrinsèque entre la vue et la pensée. Et nous montre, de manière lumineuse, pourquoi et comment l'émotion esthétique n'engage pas simplement le goût, elle intervient dans la discussion philosophique. Faisant de Dürer, Rubens, Rembrandt, nos contemporains d'étude et nos compagnons d'éveil, voici un livre de philosophie pour tous intensément jubilatoire. Une leçon sur l'art de regarder.

  • Mais pourquoi psychanalyser les enfants ? Nouv.

    Non, la psychanalyse d'enfant n'est pas une technique médico-psychologique pour traiter les symptômes mentaux des enfants qui leur applique des procédés d'abord mis au point pour les adultes par Freud. C'est un rituel thérapeutique qui existe chez nous comme dans toutes les sociétés humaines pour parer aux échecs de la socialisation primaire des enfants.
    Non, la psychanalyse d'enfant n'est pas une technique médico-psychologique pour traiter les symptômes des enfants, qui leur appliquerait juste les procédés mis au point pour les adultes par Freud. C'est chez nous, comme il y en a dans toutes les sociétés, un rituel thérapeutique pour parer aux échecs de la socialisation primaire des enfants. Pour le démontrer, Pierre-Henri Castel ne part pas des " grandes théories " d'Anna Freud, Melanie Klein ou Winnicott. Il examine ce que font les psychanalystes avec leurs petits patients : ils dessinent, racontent des contes et des fables et, surtout, ils jouent avec eux. Les notions-clés de la psychanalyse d'enfant, soutient-il, ne font jamais qu'expliciter l'implicite de ce savoir-faire. Ce renversement d'approche radical mobilise autant l'histoire que l'ethnologie et la théorie de l'art. Mais sa visée est morale et politique : comment des enfants naissent-ils à l'autonomie et à la subjectivité, et que faire quand le malheur et l'angoisse les en empêchent ? La psychanalyse d'enfant est alors reconstruite à la lumière de ces enjeux majeurs.

  • Mais que se passe-t-il au pays de Descartes et de Voltaire ? Pourquoi, sous couvert de démocratie, la liberté d'expression s'amenuise-t-elle toujours plus ? À quelle étrange inversion assistons-nous quand ceux qui dénoncent l'islamisme et le néo-antisémit

  • Spinoza

    Ariel Suhamy

    Plus que jamais, le philosophe excommunié par la Synagogue est actuel. Il fallait le plus grand spécialiste de Spinoza pour nous faire comprendre en quoi cet hérétique est notre frère et notre contemporain. Un fondamental.
    On a souvent voulu expliquer les oeuvres par la vie de leur auteur. Ariel Suhamy fait l'inverse : il raconte ce qu'on sait de la vie de Spinoza à la lumière de sa doctrine.
    Son objet, c'est donc la vie humaine, la " vie véritable ", celle qui ne se définit pas par la simple circulation du sang et la durée de l'existence, mais par l'intelligence de Dieu, du monde et de soi, et par les actes qui en découlent. Alors, comment l'auteur de l'
    /> Éthique a-t-il vécu ? Comment a-t-il mis en application sa pensée ? Les mythes qui entourent cet homme, ce que l'Histoire peut reconstituer de sa vie, ne dériventils pas aussi de cette pensée et de sa réception ?
    Un livre novateur pour redécouvrir Spinoza.

  • La guerre de Syrie a justement ému l'opinion. Celle du Yémen continue dans l'indifférence. Le cri d'indignation de Jeannette Bougrab est aussi de dénonciation. Quels intérêts font que la France se tait sur ce massacre au long cours ? Entre choses vues et révélations chocs, un appel au sursaut éthique.
    Toutes les guerres ne sont pas égales. On pointe du doigt les unes, on enterre les autres. Pourquoi nous taisons-nous sur celle oubliée du Yémen ? Pourquoi fermons-nous les yeux sur la crise humanitaire qui écrase ce pays, les dizaines de milliers de morts sous le déluge des bombes, les millions de malades exposés à la famine et au choléra, les femmes esclaves, les enfants enrôlés de force dans les milices, les villes détruites, les campagnes ravagées ? Pourquoi ignorons-nous notre responsabilité dans ce drame abyssal ?
    Parce que, s'insurge Jeannette Bougrab, les nations occidentales, dont la France, y ont leur part. Par intérêt aveugle, elles ont endossé le djihad des autocraties islamistes du Golfe - les pétromonarchies saoudienne et émiratie. D'où leur autocensure qui nous condamne à une passive mais terrible complicité.
    Cri d'alarme qui dévoile le carnage, décrypte la compromission et appelle au sursaut éthique, ce livre courageux à la démonstration implacable, qui condamne Riyad sans cesser de questionner Paris, Londres, Bruxelles et Washington, fait que nous ne pourrons plus dire : " Nous ne savions pas. "

  • De Sophocle à Dostoïevski, le parricide a hanté la société. Désormais, l'infanticide la terrorise. Des faits divers aux films de Clint Eastwood, Jacques Arènes interroge cette révolution. Par-delà l'enfant-roi, c'est toute la notion de filiation qui change. Que nous arrive-t-il ?
    Comment se comporter en fils quand les figures parentales sont fragilisées ? Et comment être parent s'il n'y a plus rien de permanent à transmettre ? Le nouvel ouvrage de Jacques Arènes explore ainsi la vulnérabilité des liens de filiation en ce début de xxie siècle, et analyse, d'un point de vue philosophique et psychanalytique, les difficultés que nous avons à croire au futur.
    Aucun pessimisme, mais du réalisme, et une volonté de penser la " fabrique " contemporaine de l'avenir : le psychanalyste ne déplore pas la fin de la verticalité des générations, pas plus qu'il ne regrette une famille traditionnelle dont l'image d'Épinal, séduisante et lointaine, illustre la couverture de ce livre. Il observe avec bienveillance le comportement des fils et des filles, obligés d'inventer leur vie en ce monde incertain qu'on leur a transféré plus que transmis. Et si l'absence de testament de la génération précédente était aussi une chance de liberté pour ceux qui arrivent ?
    Un livre pour comprendre et pour espérer.

  • Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le trésor de Nicolas Flamel, le fantôme de l'Opéra, l'ange de la rue Turbigo et le crocodile des égouts... Entre autres ! Voici les contes sans lesquels Paris ne serait pas Paris. Étincelant.
    Le trésor de Nicolas Flamel, le fantôme de l'Opéra, l'ange de la rue Turbigo et le crocodile des égouts... Entre autres ! Paris frémit de ces mystères terribles qui se racontent de génération en génération, de bouche-à-oreille et de grimoire en recueil. Contes, drames, légendes s'entremêlent pour écrire une histoire parallèle de la ville, qui n'est pas moins vraie que l'autre.
    Survivances d'un passé que l'on croyait enfoui, trente mystères spectaculaires ou méconnus se déploient dans cette anthologie irrésistible.
    Offrez-vous une promenade dans le temps et l'espace, à la redécouverte de la plus belle ville au monde - et de la plus mystérieuse.
    Voici les contes sans lesquels Paris ne serait pas Paris.

  • A la manière de Marx dans Le 18 Brumaire, l'un de nos plus grands analystes politiques, spécialiste des mouvements d'opinion, décrypte les impasses des enjeux et des perspectives de la France d'aujourd'hui. Superbement lumineux.
    Quel " Nouveau Monde " a véritablement instauré l'élection d'Emmanuel Macron ? Pourquoi, en emportant le traditionnel clivage gauche-droite, a-t-elle ravivé des oppositions disparues ? Comment la rupture des équilibres politiques anciens a-t-elle entraîné de nouvelles fractures sociales ? En quoi le triomphe du bloc élitaire, étendant son pouvoir sur l'entière société, a-t-il rouvert une grave période de tension et de violence ? Et le rejet de ce libéralisme autoritaire désormais dominant peut-il provoquer, en 2022, la victoire d'un bloc populiste unifié ?
    C'est à toutes ces questions cruciales que répond ici, Jérôme Sainte-Marie. En expert reconnu des études d'opinion et du conseil politique, convoquant l'histoire et l'actualité, le décodage des idéologies et le décryptage des sondages, l'examen critique des appareils administratifs, financiers, médiatiques et des mouvements militants ou contestataires, il montre, recourant à Marx comme à Tocqueville, que loin de s'atomiser, la société française se polarise.
    Jamais la montée aux extrêmes entre les élites et le peuple n'avait été explorée comme ici, dans toute sa profondeur.
    Un exercice pénétrant de lucidité sur aujourd'hui. Une indispensable leçon d'anticipation sur demain. Un essai sur la France contemporaine sans précédent, pour tous ceux qui veulent comprendre et prévoir.

  • À l'heure du coronavirus, quelles sont les leçons d'hier sur les pandémies qui peuvent valoir pour aujourd'hui ? En dressant l'histoire de la grande peste en Provence au XVIII e siècle, ce sont nos peurs, nos confinements, nos détresses qu'éclaire, comme en un miroir, Gilbert Buti. Fulgurant.
    Rarement un livre d'histoire n'aura revêtu une telle actualité.
    Car l'épidémie de peste, qui a touché une partie de la France en 1720-1722, a d'étonnantes résonances avec la pandémie de la Covid-19.
    Introduite à Marseille par un navire venant de Syrie, la peste a tué 120 000 des 400 000 habitants de la Provence, du Comtat et du Languedoc, soit près d'un sur trois. Pourquoi la contagion s'est-elle propagée, ravageant ou épargnant des localités parfois proches ? Malgré un ensemble de mesures de lutte, dont le confinement décrété par les pouvoirs locaux et soutenu par l'État royal, elle a menacé le reste de la France et effrayé l'Europe qui ont multiplié les barrières pour s'en prémunir. Face à l'impuissante médecine contre l'ennemi invisible, les hommes ont invoqué la colère de Dieu et la médecine du Ciel.
    Privilégiant la parole des témoins malades, médecins, savants et religieux - et les apports des anthropologues, démographes et sociologues -, Gilbert Buti dresse un bilan de l'événement-catastrophe très tôt instrumentalisé. Et, trois siècles après, il en décrypte les traces laissées dans les mémoires et l'imaginaire collectif.
    Assurément, une invitation à réfléchir au temps présent !

  • Contre l'emprise du seul discours biologique, le grand éthicien français sollicité par tous les médias explique, avec son équipe inégalée de cent chercheurs, quels sont, un à un, les véritables enjeux de l'Après-pandémie. Un livre incisif, décisif pour enfin comprendre les erreurs d'aujourd'hui et relever les défis de demain.
    Personne ne pensait une pandémie envisageable dans nos sociétés modernes. Une " crise sanitaire d'ampleur " a pourtant provoqué sur le plan international un phénomène de déstabilisation et d'effondrement en jeu de dominos. Il convenait d'inventer des réponses immédiates, concrètes et agiles.
    C'est au coeur de la crise, devant les lendemains incertains, quand le surplus d'informations condamnait au silence toute analyse, qu'une équipe de cent chercheurs rassemblés autour de l'éthicien Emmanuel Hirsch a décidé d'engager la réflexion. De la philosophie à l'anthropologie, de l'économie à l'épidémiologie, de la sociologie aux sciences politiques, ils retracent pour nous ce qu'est l'expérience d'un inattendu qu'il nous faut désormais penser, intégrer et surmonter ensemble.
    L'urgence politique actuelle consiste à créer les conditions favorables aux approfondissements, aux concertations et aux arbitrages. Une crise sociale sans précédent pourrait constituer l'autre rebond de cette menace pandémique. Comment décider de choix vitaux ?
    Un livre incisif, au coeur de l'engagement, décisif pour comprendre, anticiper, se mobiliser et relever les défis d'une pandémie ou de toute autre crise sanitaire à venir.

  • Pour le centenaire de la naissance et le cinquantenaire de la mort du Général, l'historien Jean-Paul Bled a réuni les meilleurs spécialistes de la vie, de la pensée, de l'action et de l'héritage de l'homme qui n'aura cessé d'incarner une certaine idée de la France. Un monument.
    Jean-Paul Bled, Jean-Pierre Chevènement, Matthias Fekl, Hervé Gaymard, Jacques Godfrain, Éric Anceau, Jean-Pierre Arrignon, Dominique Barjot, Éric Bédard, David Chanteranne, Michèle Cointet, Philippe Delorme, Jean-François Figeac, Frédéric Fogacci, Olivier Germain-Thomas, Edmond Jouve, Alain Laquièze, Renaud Meltz, Alexandre Najjar, Gaël Nofri, Christophe Réveillard, Philippe de Saint-Robert, Jean-Marc Simon, Arnaud Teyssier.
    Tous ont voulu, en ce cinquantenaire de la mort du Général, dire en quoi il reste vivant. Chacun d'entre eux s'est saisi d'une facette de son destin et de sa pensée, de son action et de son oeuvre, de sa vie publique et de son existence personnelle, pour en démontrer l'actualité.
    À l'heure où le monde est en crise et où la France s'interroge, voici un guide indispensable pour comprendre ce que résister a signifié hier, signifie aujourd'hui et signifiera demain. Un livre monumental pour un monument humain.

  • Mort imminente, vie extraterrestre, pluralité des mondes : les questions de la sagesse populaire mettent en échec le rationalisme scientifique. Pour le grand philosophe qu'est Ferry, il est temps de revoir tous nos cadres de pensée. Un fantastique voyage aux confins de l'univers.
    Vie extraterrestre, expériences de mort imminente ?... Pluralité des mondes ? La vraie philosophie, parce qu'elle demeure ouverte à toutes les questions, toutes les possibilités, n'est jamais très éloignée de la science-fiction. C'est ce que démontre Jean-Marc Ferry dans ce livre unique, qui plaira à ceux qui aiment penser hors des limites. Qu'est-ce que la physique contemporaine nous apprend sur l'espace et sur le temps ? Que faire des vérités dites " contre-intuitives " qui heurtent le sens commun, mais qui résistent et s'appuient tout de même sur le réel ?
    Un enjeu direct est de procurer à l'entendement un horizon d'intelligibilité. Peut-être y va-t-il même d'une libération de l'esprit face aux assignations de l'espace et du temps : de l'espace qui impose à nos corps un lieu juxtaposé, du temps qui de nos existences ne fait qu'un moment.
    Réunir ce qui est séparé, montrer ce qui est caché à nos yeux : voilà le défi de Jean-Marc Ferry qui enquête sur les forces de la vie autant que sur l'énigme de la mort.

  • Comment vivent et meurent les civilisations? On connaît leurs pyramides. On sait peu sur leurs bâtisseurs. Il manquait un livre total sur les Mayas. Le voici, par notre plus grand historien de la Méso-Amérique. Un monument appelé à devenir un classique et d'une profonde actualité.
    Catastrophe écologique causée par une surexploitation agricole et une déforestation illimitée, débâcle politique provoquée par la sclérose des institutions, les luttes intestines et les guerres à répétition désorganisant une société fatiguée, disettes et épidémies accentuant l'irrationalité religieuse : plus que jamais l'énigme de la civilisation maya, de son essor et de son effondrement, nous interpelle.
    Mille ans après sa disparition, elle n'a pas fini de nous surprendre tant ses trésors demeurent encore enfouis dans la jungle et rebelles à la science. Quel était vraiment ce peuple parmi les moins bien connus de l'humanité et qui se voulait l'enfant du maïs ? À quoi lui servaient ses pyramides ? Pourquoi a-t-il d'un coup déserté ses cités ? En quoi l'Europe a-t-elle contribué à son extinction et à sa divulgation ?
    De l'exploration archéologique des temples perdus à l'étude critique des légendes noires, des récits contemporains de la conquête aux dernières découvertes scientifiques, en passant par le mythe romantique du monde englouti, Éric Taladoire livre un panorama unique qui éblouira le lectorat que passionnent les grands secrets de l'histoire.
    La somme incontournable, aux fortes résonances actuelles, d'un maître.

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