Littérature générale

  • Écrit quatorze ans avant le plus grand désastre maritime civil de tous les temps, ce livre fut publié pour la première fois en 1898 sous le titre Futility par M.F. Mansfield, dans l'Illinois, aux États-Unis. À la suite du naufrage du Titanic survenu le 14 avril 1912, le livre fut réédité sous le titre Le Naufrage du Titan par Mac Lure magazine et le Metropolitan magazine de New York. Il est étrange de constater que Le Naufrage du Titan, oeuvre de pure fiction, fascine le public plus que toute autre histoire écrite sur le naufrage lui-même. Seul le lecteur pourra dire si le récit est une incroyable prémonition, ou simplement la prédiction faite par Robertson, de ce qui pourrait arriver si des changements n'intervenaient pas dans les lois et des règles de navigation qu'il jugeait archaïques, de l'époque.

  • Automne 1793, le coup d'État de thermidor a mis fin à la dictature de Robespierre et de ses amis, qui dominaient le Comité de salut public et la France. Avec la fin de la Terreur, Athanase Delrieu, ancien enseigne de vaisseau, emprisonné après avoir tué un autre officier de marine, peut enfin être libéré.
    Malheureusement, la Convention a décrété un embargo sur la course, et seuls quelques armateurs chanceux possèdent une dérogation pour armer des navires corsaires.
    À force de persévérance, Athanase obtient le commandement d'un petit cotre malouin, l'Iphigénie.
    À son bord, il va reprendre la lutte contre l'Anglais, l'engliche, l'ennemi héréditaire de la marine française. Avec son équipage de ruffians, il va porter de rudes coups au commerce ennemi avant d'être rattrapé par la puissance de la Royal Navy.
    En France, le Directoire prépare un grand débarquement sur l'Irlande et manque de marins qualifiés. Réintégré dans la marine d'État, Athanase va s'y engager.

  • Les poèmes de Gaston Couté sont régulièrement mis à l'honneur : disques, spectacles et interprètes de marque : Édith Piaf, Patachou, Bernard Lavilliers, mais aussi certains groupes de musique rap, électro, techno et hip-hop. L'un d'eux Le petit crème interprète principalement du Gaston Couté. Qu'est-ce qui peut bien valoir à Gaston Couté mort en 1911 à l'âge de 31 ans, une audience que bien d'autres poètes ont perdue ? Celui qui, selon Victor Méric « flagellait les tartuferies, magnifiait les misères, pleurait sur les réprouvés et sonnait le tocsin des révoltes. » était le chantre des gueux, des damnés de la terre. Ce qui explique sans doute que ses complaintes soient éternelles.

  • De saison en château, de concours hippique en chasse à courre, de bal en vente de charité, Louis d'Illiers nous introduit dans les milieux fermés de l'aristocratie et de la haute bourgeoisie orléanaises. Nous surprenons grâce à lui les confidences qui s'échangent et les intrigues qui se trament dans les coulisses d'une société révolue.L'un des meilleurs historiens d'Orléans, nous invite ici au plaisir du roman, mais ni la légèreté de l'intrigue sentimentale ni l'humour, parfois « guépin », ne nuisent à la valeur documentaire de l'oeuvre. À propos de sa ville natale, Louis d'Illiers représente la comédie mondaine qui se joue aussi sur d'autres scènes de la vie provinciale en ce tournant du XIXe au XXe siècle.Tandis que les équipages cèdent la place à l'automobile voici venu le temps des transactions entre aristocrates et bourgeois : l'avènement du monde moderne consacre la fin de l'ancienne France. Mais il se pourrait qu'au-delà des fastes oubliés, des privilèges abolis, des rituels surannés subsiste aujourd'hui encore la nostalgie d'une élégance perdue.Ce texte, qui parut en feuilleton dans La Dépêche du Loiret en 1948, retrouve ici sa portée de témoignage historique grâce au dossier qui l'accompagne (iconographie, notes critiques et glossaire).

  • En 1793, alors que la terreur bat son plein, la Marine française s'adapte tant bien que mal aux bouleversements de la Révolution. Pour Athanase Delrieu, c'est une aubaine : à 18 ans, cet aspirant de première classe va prendre le commandement de sa frégate après une bataille meurtrière contre les Anglais qu'il va continuer à combattre mission après mission, jusqu'en Amérique. Mais l'Angleterre n'est pas son seul ennemi. Il va devoir affronter le farouche Jacobin Bourdier, aspirant à bord du même bateau, des Royalistes et surtout une troupe de Chouans avec à leur tête Olympe de la Sablière de Grandet. Et Athanase n'est pas insensible au charme et au courage de la belle. Canon de marine

  • Au-devant de Genevoix relate une courte et intense rencontre, menée sur les berges d'un étang du Loiret, entre un lecteur passionné et l'écrivain qu'il admire. Cette rencontre est autant fictive, dans son déroulement, que réelle dans son contenu. Fictive, parce qu'elle procède d'un dialogue imaginaire avec un personnage se situant hors du temps. Réelle cependant, parce qu'elle rend compte de cette parenté vivante, éprouvée par chacun de nous, qui s'établit de manière archaïque entre un écrivain et ses lecteurs.
    L'auteur de ce livre, profondément habité par le personnage de Maurice Genevoix pour l'avoir lu et relu, développe un dialogue souvent troublant. Il ne se contente pas d'imaginer ou de rendre plausible une telle conversation : il l'ancre dans la réalité même du personnage et des lieux. Les procédures mimétiques employées, qui renvoient parfois au style même de Genevoix, dont sont reproduits aussi bien le parler du Grand échiquier ou d'Apostrophes, que l'écriture de Raboliot ou de Trente mille jours, participent de ce réalisme.
    Cette rencontre se nourrit aussi, en vis-à-vis de cette très simple conversation déambulatoire autour d'un étang, d'un ensemble d'éclairages sur les convictions profondes de Genevoix. Voir en lui un grand témoin de la Grande guerre, un écrivain régionaliste, ou même un chantre de la nature sauvage, demeure terriblement réducteur. L'homme dont il s'agit procède plutôt d'un enchevêtrement de champs de forces qui le propulsent, à partir de son expérience mutilante du front, dans une célébration aimante et poétique de la vie, en ce qu'elle a de visible ou d'invisible. Un tel élan intérieur, aux accents parfois mystiques, échappe à toute catégorisation littéraire.
    Jacques Tassin reprend le style allégorique de Un Jour, roman testamentaire de Maurice Genevoix, pour nous aider à découvrir la part la plus intime d'un très grand écrivain. En tant qu'écologue et naturaliste, à l'écriture sensible, grand lecteur de Genevoix, fin connaisseur du personnage, à qui il a déjà consacré plusieurs livres, il nous guide sur les berges d'un homme hors du commun qu'il revient à chacun d'entre nous de préserver de l'oubli.

  • L'Anthologie grecque est un recueil d'inscriptions rassemblées au cours des siècles par des épigraphistes soucieux du patrimoine. La dernière date du début du Xe siècle de notre ère. Perdue, elle fut découverte par un humaniste français, Claude Saumaise, en 1606, à Heidelberg, dans la bibliothèque du comte Palatin.
    Elle fut éditée en 13 livres, classés par thèmes. Certains sont connus : poèmes amoureux, épitaphes. Le livre VI l'est moins. Il comporte les inscriptions qui accompagnaient les offrandes faites aux dieux en différentes circonstances de la vie. Des ex-voto. À travers la description de ces offrandes, les sentiments qui les inspirent, les dieux et les déesses auxquels elles s'adressent, on peut entrevoir une vie familiale et professionnelle plus rare dans les grands textes. La qualité littéraire fait de ces épigrammes des poèmes dignes d'entrer dans Passerelles en Poésie.

  • Auteur d'une oeuvre internationalement connue, Jaime Siles est considéré en Espagne comme l'un des grands noms de la poésie contemporaine et l'un des principaux représentants du mouvement poétique des « novísimos ». Cet universitaire qui a une chaire de philologie classique à l'université de Valence, est non seulement poète mais également linguiste, épigraphiste, essayiste et traducteur de neuf langues différentes. Ses essais traitent de l'Antiquité gréco-latine, de la poésie espagnole, baroque ou contemporaine, de différentes poésies étrangères et du théâtre. Quant à son oeuvre poétique, plusieurs fois primée, fondée sur une quête langagière, ontologique et esthétique, elle s'étend sur plus de quarante ans et compte à ce jour quinze livres : Genèse de la lumière, Biographie seule, Canon, Allégorie, Musique d'eau, Poème à l'envers, Columnae, Le Glyptodon, Sémaphores, sémaphores, Hymnes tardifs, Pas dans la neige, Actes de parole, Collection de tapisseries, Nus et aquarelles, Heures sup.
    Selon les propres termes de Jaime Siles, Actes de parole, qui a obtenu en 2008 le prix de poésie Ciudad de Torrevieja, est « une analyse de la mémoire et de l'émotion faite depuis les mécanismes de la perception et du langage » .

  • Dans le village d'Oxana et Maujard, où s'implante un énorme complexe de génie botanique, d'étranges phénomènes lumineux se manifestent. Une fête lumineuse avant gardiste est organisée sur la Loire. Au péril de sa vie, l'ancienne nageuse de combat met en évidence des liens entre tous ces faits : une étrange arme nouvelle, qui fait l'objet d'un trafic étendu, serait assemblée ici en secret. La Vouivre de Loire s'emploie à confondre les protagonistes de cet étrange jeu de dupes, quitte à les traquer non seulement sur la Loire, mais jusqu'en Chine ! Elle croise à nouveau la route de quelques vieilles connaissances, de sinistre réputation.

  • Il n´est pas un grenier, une cave, où il n'a été découvert quelque ustensile ancien, au vague passé militaire et guerrier. Souvent, on s´interroge sur l´histoire attachée à ces pièces d´armement rouillées, à ces uniformes tachés et dépareillés, à ces lettres à l´encre effacée.
    Pour le plus grand enchantement du lecteur, ce recueil exhume et réinvente  le passé d´objets  revenus à la vie pour raconter une autre réalité des deux grandes guerres. Car avec le temps, que reste-t-il des conflits passés, que demeure-t-il du courage et  de l´effroi, des hommes ? Peu de choses, si ce n´est eux, les objets de la mémoire. Mais attention, si le passé s´accroche à ces objets, tels des barbelés, il peut encore blesser.
    /> François Angevin nouvelliste confirmé, raconte à l´aide d´histoires insolites comment le passé oublié des guerres peut encore percuter et bouleverser l´existence des hommes d´aujourd´hui.

  • « Mon père était linguiste, ma mère physiologiste, voici dans quelle famille de travailleurs scientifiques, comme on disait alors, je vins au monde » en 1947 à Leningrad. Dès sa petite enfance la création fut pour Natalia le moyen « de surmonter l'insurmontable ». Elle le fit, comme elle le pouvait et autant qu'on le lui permettait, par le dessin et par la poésie.

    À 14 ans un professeur de littérature lui révèle sa vocation d'écrivain. Natalia publie sa poésie et ses nouvelles dans des revues en samizdat. En 1979 Tatiana Goritcheva lui propose de participer à un almanach « des femmes pour les femmes » : Maria. Cet almanach, d'un féminisme délibérément chrétien, connaît immédiatement un grand succès. L'année suivante, on leur donne le choix entre la prison ou l'exil. Natalia quitte la Russie pour l'Autriche. Une nouvelle carrière s'ouvre à elle : spécialisée depuis quelques années dans l'étude des contes de fée et en particulier du personnage de Baba Yaga, elle entre en 1992 à l'université de Salzbourg, écrit vers, nouvelles et romans, publie de nombreux articles et, revenue à la peinture, présente au public ses oeuvres dans des expositions.

  • Jorge Tufic est né en 1930, au fin fond de l'Amazonie, de parents d'origine libanaise. Il a passé la seconde partie de sa vie dans le Nordeste, région voisine de l'Amazonie, côtière et aride, à Fortaleza. Son oeuvre couvre les thèmes les plus divers et adopte différents genres, en particulier le sonnet, où il excelle en maître. Son art possède les caractéristiques dont peut s'enorgueillir le meilleur de la poésie brésilienne : le don de parler directement au coeur, doublé d'une technique magistrale. Jorge Tufic est décédé le 14 février 2018 à São Paulo. Qu'adviendra-t-il de toi, Amazonie ? a pour objectif d'offrir au lecteur un choix représentatif de ses poèmes.
    Jean-Pierre Rousseau est poète et traducteur. Il a traduit notamment de la poésie finnoise (Eino Leino, chantre de la Finlande, 2004) et brésilienne (Poésie du Nordeste du Brésil, 2002, et Grandes Voix de la poésie brésilienne du xxe siècle, 2011). Il est un des sept administrateurs de la Maison de Poésie Fondation Émile Blémont (Paris). L'Âme partagée (2015) est son plus récent ouvrage de poésie personnelle. Deux de ses recueils ont été traduits en russe.
    Luciano Maia est poète, traducteur et essayiste. Membre titulaire de l'Académie céarense de lettres (le Ceará étant un État du Brésil), il a publié plus de vingt ouvrages. Il est consul honoraire de Roumanie à Fortaleza. Un choix de ses poèmes a été traduit en français par Jean-Pierre Rousseau (De lune et d'eaux, 2013).

  • Bernard Pinel est un médiocre. Un très grand médiocre. Un expert en médiocrité. Tellement médiocre qu'il semble avoir poussé l'art de la médiocrité à son paroxysme. Car entendons-nous bien : tout en lui est médiocre. Son physique, son intelligence, son comportement, sa carrière, sa vie sentimentale et sociale. D'ailleurs, cet étrange énergumène dont tout le monde se moque semble se complaire dans cette médiocrité qui le rassure et qui, surtout, le protège d'une réalité et de congénères qu'il a toujours eu du mal à comprendre. Et bien sûr, comme tout médiocre qui se respecte, Pinel ne supporte pas l'imprévu. Aussi son quotidien est-il parfaitement organisé, méticuleusement planifié, méthodiquement ordonné.

    Mais cette petite vie médiocre et terne va tout à coup être bouleversée dans ses repères et ses certitudes le jour où, contre toute attente, le brave Pinel croise le regard de la nouvelle hôtesse de vente et d'accueil qui officie à la caisse n°1 de son supermarché favori. C'est alors un vrai séisme qui se produit au risque de remettre en question des années d'habitudes et de faire basculer le pauvre Pinel dans une tragi-comédie à rebondissements dont il est loin de maîtriser tous les ressorts....

    Avec drôlerie, audace, tendresse et émotion, ce récit retrace l'itinéraire peu ordinaire d'un personnage très ordinaire qui, petit à petit, chemine vers un bonheur qu'il s'est lui-même longtemps interdit.

  • Cette anthologie contribue à la mise en lumière de la relation aussi bien émotionnelle qu'intellectuelle construite par le poète Guillermo Carnero (né en 1947 à Valence) avec la France et de l'imprégnation de sa culture littéraire et artistique ainsi que de sa langue apprise au lycée français de Valence (Espagne).
    Remarquable critique littéraire, ce dix huitièmiste de formation est l'auteur de onze recueils de poésie récompensés par de nombreux prix littéraires. Les poèmes sélectionnés dans cette anthologie rendent manifeste le dialogue des cultures cher à l'auteur, cultivant une poésie hybride à la fois émouvante - mais distanciée - expression du rapport avec le référent culturel étranger, et la réflexion sur l'écriture. Le poète, entraînant avec lui son lecteur, fait disparaître les barrières culturelles par sa relecture des oeuvres de Watteau, de la peinture rococo, signe de son goût pour le tragique luxueux et l'érotisme du xviiie siècle, J.-P. Rameau, Rodin, Yves Tanguy, Marcel Duchamp, Stendhal, Baudelaire, Verlaine, Paul Valery, Tristan Tzara.
    On y ressent la présence de lieux comme le Musée du Louvre ou encore le jardin du Luxembourg, au croisement du mythe de Polyphème et de la culture française et épicentre d'un dialogue avec la statue de Galatée, en une tragique mise à nue de la condition mortelle de l'Humain. Par le mouvement de la traduction et depuis l'hommage français, les poèmes de Guillermo Carnero présentés ici revisitent la culture française, la culture de l'Autre, en une vertigineuse valse des « Charmes de la vie ».

  • Travailleur social depuis vingt ans, ancien éducateur de rue, l'auteur raconte son expérience dans le quartier de La Source, un vaste ensemble bétonné d'Orléans. Il explique son travail et comment pendant huit ans, dans l'ombre, avec des mots, il a tenté de redonner l'espoir aux exclus et aux plus démunis.

  • Traits d'union entre la mer et le ciel, les silhouettes des phares sont les bornes dressées par les hommes aux limites de leurs terres et de leurs peurs maritimes. Leurs feux n'ont cessé d'enflammer l'imagination, d'attirer le regard et l'objectif photographique. Moins souvent, la plume de l'écrivain a cherché à révéler les humbles mystères ou le terrible quotidien cachés au creux de leurs corps de pierre. C'est chose faite dans cet ouvrage où François Angevin a su, avec quelques belles ou étranges histoires, évoquer le destin des phares de France et de leurs gardiens.

  • Ces mémoires mettent en lumière les qualités d'écrivain du Général, son style, son importante culture littéraire lorsqu'il met clairement en écho certains passages lyriques de son récit avec les grandes oeuvres classiques de Lamartine, Paul Valéry ou encore Chateaubriand.

  • Kanteletar

    Elias Lönnrot

    Finlande

    Traduction de Jean-Luc Moreau

    Trésor de la poésie populaire finnoise et soeur jumelle du Kalevala, la Kanteletar, publiée à Helsinki en 1840-1841, réunit les chansons, complaintes et ballades collectées par Elias Lnnrot, le « second père de la nation », au cours de ses randonnées et voyages à travers les marches orientales de son pays. Faits pour être moins dits que chantés, ces poèmes ont été élaborés par des générations de paysans et paysannes pour la plupart anonymes. Ils reflètent leur vie quotidienne et une vision du monde où croyances ancestrales et légendes chrétiennes se côtoient et souvent se confondent. Leur remarquable unité formelle est l'aboutissement d'une tradition dont les racines se perdent dans la nuit des temps.

  • Le long des rives de Loire courent des récits merveilleux : châteaux enchantés et demeures insolites, bois sacrés et fontaines magiques. La rivière reçut en son berceau le souffle des légendes provençales. Elle s'étira vers le nord, se prélassa dans les plaines atlantiques se nourrissant de récits imaginaires et de contes fantastiques. Parfois, pour échapper à son destin, l'homme cherche à entrebâiller la porte d'un monde mystérieux. Cette porte de l'évasion et du rêve, Jacques Jouanneau l'ouvre à son tour, invitant le lecteur à l'accompagner sur des chemins à la fois périlleux et jubilatoires.

  • Une quarantaine de poèmes en vers et en prose qui évoquent la nature, la beauté du monde et l'unité de l'être. Prix européen de littérature 2016 décerné à J. Kaplinski pour l'ensemble de son oeuvre.

  • Le Temps des Canalous

    Roger Semet

    Les Canalous - des mariniers sur les canaux du centre de la France, au début du siècle - et des « berrichons » de trente mètres, avant la traction par mulets ou chevaux. Vie insolite que celle de ces marins de terre, distraits seulement par l'amour et les beuveries.C'est un tour de force de la part de Roger Semet, critique littéraire au Canard enchaîné, que de faire naître le rire le plus franc et un sourire souvent attendri à la lecture d'un récit authentique, pourtant consacré à la dure condition des bateliers. Parmi eux, des figures pittoresques se détachent : le hâleur Canéné, la petite marinière Drienne, Les Rageaud, qui fabriquent des allumettes frauduleuses.Le Temps des Canalous a obtenu le prix de l'humour et le prix de l'Académie de navigation.

  • À travers les pages d'un ouvrage où fleurissent des textes aux teintes chatoyantes ou ténébreuses, l'auteur nous invite à une promenade buissonnière.Les héroïnes de ses histoires sont de sève et de bois, pourtant vous ne manquerez pas de tomber sous leurs charmes envoûtants.Vous découvrirez ainsi comment tout un peuple se vengera des Conquistadores grâce à une simple plante, qu'un arbre peut procurer un bien curieux moyen d'évasion, ou que toute fleur n'est pas bonne à boire.
    Protéger les abeilles, c'est également sauvegarder leur environnement, donc les plantes. C'est le sens des histoires semées dans cet ouvrage. Parmi ces nouvelles d'une élégance raffinée, les lecteurs retrouveront sur « Le sentier des abeilles » les joies de la découverte de la nature que chaque apiculteur a pu faire. L'Abeille Normande du Calvados est honorée de parrainer ce livre de son adhérent, François Angevin.
    Après Contes et récits des bords de Loire (2005), Fabuleuses histoires des phares, La Mémoire au bout du fusil, François Angevin vous invite à partager sa passion pour les êtres végétaux et les liens qui les unissent aux hommes dans ce recueil de nouvelles où les illustrations en noir et blanc de Jennifer Angevin donnent des couleurs aux textes.

  • Les Komis habitent une vaste région située au pied de l'Oural aux frontières de la Russie d'Europe. De langue finno-ougrienne, évangélisé au XIVe siècle par saint Étienne de Perm, ce peuple doit les premiers développements de sa littérature à Ivan Kouratov. Né en 1834 dans le village de Kebra (aujourd'hui Kuratovo), il se destine d'abord au sacerdoce. Il enseigne ensuite dans la capitale de son pays, Oust'Syssolsk (aujourd'hui Syktyvkar), puis entre dans l'administration militaire. Il meurt à Verny (aujourd'hui Almaty au Kazakhstan) en 1875. Poète de culture à la fois européenne et populaire, traducteur inlassable de la littérature classique et des grands poètes européens de son temps, son oeuvre ne fut vraiment découverte qu'à l'époque soviétique.

    Un second volume présentera un choix, le plus divers possible, des poètes komis, de Kuratov à nos jours.
    Ingénieur centralien de formation, chercheur indépendant, Sébastien Cagnoli s'est intéressé aux peuples finno-ougriens et à leur littérature, dont il a publié de nombreuses traductions.

  • Recueil de textes qui proposent un voyage à travers les rêves, les gestes du quotidien, les mémoires et les devenirs mais également à travers les frontières à la découverte de soi.

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