Islam

  • « Je suis venu dire un seul mot et ce mot je le dirai. Mais, si la mort devait m'en empêcher, alors il sera dit demain. Car demain ne laissera aucun secret dans le livre de l'Eternité. »
    Dans ces textes, Khalil Gibran nous propose une invitation à la méditation et à la réflexion. Le fil conducteur de ces poèmes, nouvelles, pièces de théâtre, maximes et manuscrits est l'amour, aux couleurs nuancées par les larmes et les sourires.Khalil Gibran livre ses réflexions sur l'art et la beauté, appelle à la renaissance du Moyen-Orient, parle de son amour pour Salma Karamé et pour l'humanité et chante l'essence du mysticisme.C'est toute l'âme de ce visionnaire « porteur de souffle » qui se découvre.
    Khalil Gibran (1883-1931) publie Le Prophète en 1923, qui connaît aussitôt un retentissement mondial et devient un classique de la pensée humaniste.

  • Le soufisme, dont Idries Shah a incarné et transmis à notre époque l'éternel message, est une école de pensée et d'action fondée sur une science de l'homme qui englobe toutes ses dimensions - sociale, psychologique et spirituelle. Il vise à éveiller et stimuler l'aptitude à connaître et à aimer présente en chaque être humain, pour le réorienter vers son destin ultime : accomplir sa nature divine.Les maîtres soufis ont souvent eu recours à une forme spéciale de littérature « capable, comme le souligne Idries Shah, d'une action directe, certaine, sur la part la plus profonde de l'être humain ».C'est la fonction des « histoires-enseignements » que l'on trouvera dans Le Monastère magique.
    Idries Shah, d'origine afghane, est né en 1924 à Simla (Inde). Il est mort à Londres en 1996. Comme l'avaient fait en leur temps certains maîtres soufis, particulièrement Jalaludin Rumi et Bahaudin Naqshband, il a reformulé pour notre époque les enseignements traditionnels du soufisme.

  • Parmi les facteurs d'incompréhension dont souffre l'islam, la condition de la femme occupe une place importante. C'est un sujet intarissable, souvent instrumentalisé, quasi obsessionnel. Le prisme déformé de la représentation de la femme musulmane joue un grand rôle dans les polémiques visant à réduire l'islam à des images caricaturales nourries à la fois par des extrémismes déviants, l'ignorance de la pensée islamique et la mauvaise foi. Mais que dit exactement l'islam au sujet de la femme ? C'est à cette question que répond cet ouvrage dans lequel l'auteur n'a d'autre prétention que celle de réfuter les exagérations et les clichés en proposant un rappel des principes généraux de l'islam.

  • Les discours islamiques contemporains exaltent l'éthique de l'unité, à la fois comme valeur inhérente au message coranique et comme nécessité pour la renaissance du monde musulman. Dans ce dessein, les uns militent pour le retour au modèle original du califat, lorsque ce concept était synonyme de grandeur et de rayonnement dans les domaines de la culture et de la civilisation. Pour d'autres, le réalisme politique inciterait à privilégier un califat à vocation purement spirituelle, à l'instar de la papauté catholique romaine. A l'opposé, les thèses modernistes visent à refonder l'unité islamique sur un modèle compatible avec le primat des États-Nations, notamment sous la forme d'une SDN du monde musulman. Une telle autorité morale pourrait jouer un rôle important de régulation, tant pour l'interprétation des textes fondateurs de l'islam que pour incarner la légitimité islamique, aussi bien au regard des peuples musulmans qu'au niveau de la communauté internationale.

  • Dans les débats actuels sur l'Islam, la question des interdits et des blocages à l'égard de la modernité revient de manière permanente. Il est souvent de bon ton de distinguer un islam ouvert, pacifique et compatible avec la modernité, d'un islamisme intégriste, mettant en valeur une approche intolérante de la foi. Mais cette distinction est-elle pertinente ? Ne relève-t-elle pas d'abord d'une attitude " politiquement correcte ", qui évacue tout débat de fond, au détriment des évolutions nécessaires ? A travers un propos incisif, Anne-Marie Delcambre montre que nombre d'interdits ou de blocages actuels de la religion musulmane ne sont pas seulement des dérives intégristes mais font partie intégrante de l'Islam lui-même. Bien des éléments de ces interdits se retrouvent en effet dans le Coran ou dans la tradition la plus établie. Ainsi du statut discriminatoire des juifs et des chrétiens, de l'appel à la guerre sainte voire au meurtre, de la place des femmes, du regard non critique et non historique sur les textes fondateurs, de la place assignée au Prophète... Cet examen lucide est indispensable pour engager aujourd'hui un dialogue authentique avec l'Islam.

  • L'islam se trouve aujourd'hui à la croiséedes chemins. Il lui faut choisir entre lafigure emblématique du mufti, symboled'une religion légaliste qui enferme lecroyant dans les carcans des préceptes,et celle du soufi, animé davantage par laquête spirituelle, par une foi qui valorisedavantage l'expérience du divin. Mais unetelle mutation ne peut s'accomplir demanière immédiate et suppose de profondschangements des mentalités. Elle rencontrebien des oppositions et se heurte aussi auxtextes sacrés eux-mêmes.À quel prix, à quelles conditions, la foimusulmane peut-elle vivre une formed'adaptation, une inculturation dans lamodernité ? Anne-Marie Delcambre examineici les questions qui font problème, avecrigueur et compétence.

  • Peut-on s'obstiner à penser qu'islam et modernité sont antinomiques ? Ou plutôt ne veut-on pas nous faire croire que les musulmans ne pensent qu'avec des modèles révolus ? Nos sociétés sont multiculturelles et les musulmans en font partie. Partant de ce postulat, Stéphane Lathion propose des pistes de réflexion sur les modalités du vivre-ensemble et sur les écueils liés à la visibilité religieuse des pratiques et comportements des croyants dans l'espace public européen. En revenant sur la réflexion novatrice d'intellectuels musulmans contemporains, il montre que des voies courageuses existent, au rebours de l'intégrisme ou du fondamentalisme. Et en élargissant le regard à l'Europe, mais aussi au Québec à travers les " accommodements raisonnables ", il stimule l'imagination de ceux qui sont attachés à l'avenir de nos démocraties laïques.

  • Leyla Arslan, docteur en science politique, est l'auteur de Enfants d'Islam et de Marianne, Paris, PUF, 2000, et a été la coordinatrice de Banlieue de la République, Gallimard, 2012. Dominique Avon, professeur d'histoire contemporaine à l'université du Maine, arabisant et enseignant à l'Institut politique de Paris, a publié Les frères prêcheurs en Orient : Dominicains du Caire, années 1910-1960, Paris, Le Cerf, 2005. Ghaleb Bencheikh, président de la conférence des religions pour la paix, est l'auteur de L'islam et le judaïsme en dialogue (avec Salam Shalom et Philippe Haddad et la collaboration de Jean-Philippe Caudron), Paris, L'Atelier, 2002, et de La laïcité au regard du Coran, Paris, Presses de la Renaissance, 2005. Vincent Feroldi, du Groupe de recherche islamo-chrétien à Lyon, est délégué épiscopal aux relations avec les musulmans et aumônier de la maison d'arrêt de Lyon-Corbas.

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