Islam généralités

  • Penser l'Islam

    Michel Onfray

    • Grasset
    • 16 Mars 2016

    « Il est difficile, ces temps ci, de penser librement et encore plus de penser en athée. Affirmer que les idéaux de la philosophie des Lumières sont toujours d'actualité nous fait paradoxalement passer pour des réactionnaires, des islamophobes, voire des compagnons de route du Front National assimilé au fascisme. Dans un monde qui prétend en masse « Je suis Charlie », Voltaire revenu passerait pour un défenseur du fanatisme ! C'est le monde à l'envers. Je me propose de réactiver la pensée des Lumières dans ce Penser l'Islam. Non pas le penser en faveur ou en défaveur, ça n'est pas le propos, mais en philosophe. Je lis le Coran, examine les hadiths et croise avec des biographies du Prophète pour montrer qu'il existe dans ce corpus matière au pire et au meilleur : le pire, ce que des minorités agissantes activent par la violence, le meilleur, ce que des majorités silencieuses pratiquent de manière privée. Comment la république doit-elle considérer ces deux façons d'être musulman ? Y-a-t-il des relations et des points de passage entre minorités agissantes et majorités silencieuses, sachant que l'histoire est faite par  les premières, pas par les secondes ? Ce livre remet également en relation ce qu'il est convenu d'appeler le terrorisme   avec la politique étrangère  islamophobe menée par la France derrière l'OTAN depuis des années. Nous nommons barbarie ce que nous ne voulons pas comprendre. L'islam terroriste a été partiellement créé par l'occident belliqueux. Les choses ne sont pas aussi simples que ce que, de part et d'autre, on voudrait nous faire croire. D'où la nécessité de se remettre à penser. Sur ce sujet comme sur d'autres.» M. O.

  • Rien ne serait plus périlleux, aujourd'hui, que de décrypter les tumultes qu secouent le monde arabe par le prisme de l'opposition entre démocratie et dictature. Ce sont là des catégories qui, sans être dépourvues de pertinence, ne rendent pas compte d'une réalité fondamentale : l'antagonisme immémorial des sunnites et des chiites. C'est pourquoi, dans cet ouvrage, Antoine Sfeir a choisi de remonter aux sources historiques et théologiques de cette guerre de «l'islam contre l'islam», afin d'en mieux saisir les implications géopolitiques. De l'Iran à l'Egypte, du Qatar à la Syrie, du Maghreb à «l'Orient compliqué» - et, surtout, du prophète Mahomet aux luttes de succession ouvertes par sa mort -, il brosse une freque magistrale du monde arabe tel qu'il est, de ses «printemps» à ses éventuels automnes. Une exploration minutieuse et pédagogique qui, en brassant un immense passé, éclaire singulièrement notre présent.

  • « Jusqu´au bout de la foi est, en toute logique, la suite de Crépuscule sur l´Islam. L´avenir est contenu dans le passé, et la douleur du second livre est contenue dans le premier. Il m´apparut que je n´avais pas pris assez de distance avec le matériau à l´origine de ce premier livre, que je l´avais par trop tenu pour acquis. Il m´apparut qu´il y avait là matière à s´interroger, comme ce dut sans doute être le cas dans le monde classique à l´époque où celui-ci fut supplanté par ce phénomène inconnu qu´était alors le christianisme. De nombreux ouvrages avaient été écrits sur cette transition, et ce dont j´étais témoin, me semblait-il, méritait plus ample réflexion. Au lieu de le tenir pour un fait acquis, il me fallait considérer l´effet que pouvait avoir sur les individus la mise à mal ou le renversement de leur culture. Ainsi ce livre a-t-il pour thème l´histoire d´individus pris dans la déferlante de changements historiques. »V.S. Naipaul

  • Le Prophète de l'Islam a vécu il y a quatorze siècles, dans une société de tradition orale. Les témoignages de ses contemporains, sur sa personne et son action, ont été fixés par écrit plus d'un siècle, voire deux, après sa mort. Ils ont d'abord été transmis sur des supports de fortune, avant d'être recueillis par différents chroniqueurs, qui les ont triés, compilés, rédigés chacun à sa manière. Les textes laissés par ces chroniqueurs forment un volumineux corpus, portant le titre générique d'Al Sîra, ou « Chroniques du Prophète de l'Islam » (à distinguer des « Dits du Prophète » - Hadîths et des commentaires du texte sacré Le Coran). Grasset en a publié un premier choix : « Le Prophète delIslam raconté par ses compagnons ». Voici la suite. Le portrait de Mahomet que nous livre la Sîra est celui d'un être supérieur, aux prédispositions spirituelles précoces, enclin à la solitude et à la méditation. Sa vie bascule, à l'âge de quarante ans, quand il entend la voix de l'Ange Gabriel, qui lui révèle que Dieu l'a choisi comme Son Messager. Il va défier les siens, renier ses ancêtres, insulter leurs idoles et assumer l'immense solitude qui en découle. Puis il va se muer en homme d'État, en chef de guerre, en bâtisseur dune Cité nouvelle. Les Chroniques qui retracent cette trajectoire constituent pour les musulmans un réservoir d'exemples à suivre, de gestes à méditer, de vérités à retrouver au quotidien.

    Mais peu de gens les lisent dans le texte. A la mosquée, à l'école ou à la télévision, ils en reçoivent sans cesse des bribes, le plus souvent extraites de leurs contextes, tronquées, voire carrément réinventées, afin de servir les différents discours du moment. C'est en partant de ce constat, et pour contribuer à rétablir la vérité de ces textes, que les Mahmoud Hussein ont voulu présenter la Sîra sous une forme accessible au lecteur d'aujourd'hui. Ajoutons enfin et ce point est essentiel que les chroniques de la Sîra proposent une vision de l'Islam plus « libérale », plus tolérante, plus ouverte à l'individu. Cette caractéristique explique peut-être le fait que cette source théologique ait été, si souvent, négligée ou dissimulée, au profit dune orthodoxie coranique plus stricte.

    Le premier volume rassemblait, essentiellement, des « chroniques » relatives à la vie du Prophète. Celui-ci, en revanche, rassemble les chroniques qui illustrent son action de « chef d'État ». Du coup, ce second volume est plus politique et moins théologique que le premier.

  • Depuis plus de mille ans, les guides de la pensée musulmane imposent aux croyants ce postulat : le Coran étant la Parole de Dieu, ses versets ne sont tributaires ni du temps ni de l´espace. Ils embrassent, pour toujours, tous les contextes possibles. Ce postulat repose sur le sophisme selon lequel la Parole de Dieu doit être de même nature que Dieu lui-même. Dieu étant éternel, chacune de ses Paroles ne pourrait être qu´éternelle comme lui.Or, le Coran ne dit pas cela.Il dit même, et très précisément, le contraire de cela.

  • Le Prophète de l'islam a vécu il y a quatorze siècles, dans une société de tradition orale. Les témoignages de ses contemporains, sur sa personne et son action, ont été fixés par écrit plus d'un siècle, voire deux, après sa mort. Ils ont d'abord été transmis sur des supports de fortune, avant d'être recueillis par différents chroniqueurs, qui les ont triés, compilés, rédigés chacun à sa manière. Les textes laissés par ces chroniqueurs forment un volumineux corpus, portant le titre générique d'Al Sîra, ou « Chroniques du Prophète de l'Islam » (à distinguer des « Dits du Prophète » - Hadîths - et des commentaires du texte sacré - Le Coran). Le portrait de Mahomet que nous livre la Sîra est celui d'un être supérieur, aux prédispositions spirituelles précoces, enclin à la solitude et à la méditation. Sa vie bascule, à l'âge de quarante ans, quand il entend la voix de l'Ange Gabriel, qui lui révèle que Dieu l'a choisi comme Son Messager. Il va défier les siens, renier ses ancêtres, insulter leurs idoles et assumer l'immense solitude qui en découle. Puis il va se muer en homme d'Etat, en chef de guerre, en bâtisseur d'une Cité nouvelle. Les Chroniques qui retracent cette trajectoire constituent pour les musulmans un réservoir d'exemples à suivre, de gestes à méditer, de vérités à retrouver au quotidien. Mais peu de gens les lisent dans le texte. A la mosquée, à l'école ou à la télévision, ils en reçoivent sans cesse des bribes, le plus souvent extraites de leurs contextes, tronquées, voire carrémenmt réinventées, afin de servir les différents discours du moment. C'est en partant de ce constat, et pour contribuer à rétablir la vérité de ces textes, que les Mahmoud Hussein ont voulu présenter la Sîra sous une forme accessible au lecteur d'aujourd'hui. Ajoutons enfin - et ce point est essentiel - que les chroniques de la Sîra proposent une vision de l'Islam plus « libérale » ; plus tolérante, plus ouverte à l'individu. Cette caractéristique explique peut-être le fait que cette source théologique ait été, si souvent, négligée ou dissimulée, au profit d'une orthodoxie coranique plus stricte.

  • Dans Allah, liberté et amour, Irshad Manji invite musulmans et non-musulmans à transcender leurs peurs, qui les empêchent de vivre un rapport honnête et intègre avec Dieu : la peur d´offenser l´Autre dans un monde multiculturel ou de remettre sa propre communauté en question. Depuis la parution de son best-seller Musulmane mais libre, Irshad Manji est passée de la colère au combat. Elle nous montre comment chacun peut réconcilier sa croyance et l´autonomie, et découvrir ainsi le Allah de la liberté et de l´amour.
    Irshad Manji, tire profit de son expérience pour partager avec le lecteur des histoires parfois émouvantes, souvent drôles, toujours révélatrices de la confusion morale de notre temps. Qu´est-ce qui empêche les jeunes Musulmans, même en Occident, d´exprimer leur soif d´une réinterprétation religieuse ? Pourquoi un non-musulman craint-il de soutenir ouvertement les voix libérales au sein de l´Islam ? Comment en est-on arrivé à tolérer des coutumes intolérables, tels que les crimes d´honneur ? Comment les croyants peuvent-ils rejeter le dogme tout en gardant la foi ? Et surtout, comment chacun d´entre nous peut-il amorcer un voyage personnel vers le courage moral afin de réconcilier la foi et la liberté ?
    Allah, liberté et amour est le guide à suivre pour devenir un citoyen du monde courageux et audacieux. Car Irshad Manji a une foi profonde non seulement en Allah, mais aussi en l´être humain...

  • La femme lapidée

    Freidonne Sahebjam

    • Grasset
    • 12 Septembre 1990

    La femme lapidée, c'est Soraya M., accusée d'adultère et victime des lois islamiques qui prescrivent la lapidation chaque fois qu'un mari se sent trompé ou bafoué. Ce document raconte les derniers moments de la vie de Soraya M., depuis le verdict rendu par les hommes du village jusqu'à sa mort sous les pierres jetées par ses proches. L'auteur, envoyé spécial de {l'Express} et {Paris-Match}, s'est rendu clandestinement, en février 1987, dans son pays d'origine (où il est condamné à mort depuis 1979). Il a reconstitué heure par heure cette macabre exécution dont sont victimes, chaque année, des centaines de femmes. Il a retrouvé les principaux acteurs de cette tragédie funeste et les décrit dans leur vérité la plus crue. Freidoune Sahebjam a publié en 1985 {Je n'ai plus de larmes pour pleurer.}

  • Le sexe occupe en Islam une place centrale, comme le montrent aussi bien l'abondante tradition érotico-religieuse issue des Mille et une nuits que le discours des intégristes contemporains - attachés à faire, du sexe et de la femme (du sexe féminin ?) la source de toute diabolicité.. Depuis quatorze siècles, l'alcôve et la mosquée se livrent ainsi une furieuse bataille. L'objet de ce livre est d'en comprendre l'origine et l'enjeu. L'auteur interroge d'abord la sexualité du prophète Mahomet dont la vie la plus intime, commentée par des milliers de cheikhs, suscite une véritable imitation et émulation érotique chez les croyants. Mahomet aimait le plaisir et la volupté. Mais alors, qui fut à l'origine des terribles lois sexuelles islamiques ? Et Mahomet, le beau modèle des amants, a-t-il été trahi par les siens ? L'ouvrage conduit ensuite son lecteur au coeur de la chatoyante civilation érotique musulmane avant de s'envoler au vert paradis, cet extraordinaire jardin d'Eden islamique où la récompense de l'homme pieux consistera à faire l'amour à perpétuité, en une érection éternelle. Pourquoi, en effet, l'Islam définit-il le paradis comme un orgasme interminable ? Comment est-on passé de ce lyrisme orgasmique à la barbarie intégriste ? Pourquoi, d'Alger à Kaboul, les fous de Dieu ont-ils transformé les mille et une nuits en « mille et une morts » ? C'est encore et toujours le sexe qui orchestre leur délire, nous démontre l'auteur qui a retrouvé les fatwas les plus éloquentes, voire pornographiques, du GIA... Plaidoyer pour les merveilles d''une religion très charnelle, descente dans les abysses du tombeau où ses meurtriers l'ont précipitée, ce livre raconte avec amour et humour d'abord, passion et colère ensuite, la saga du plaisir et de la douleur en Islam.

  • A côté du Coran que seul, en général, connaît le public cultivé mais non spécialiste de la pensée et des choses de l'islam, celui-ci prend sa source dans d'autres textes, fort nombreux, qui constituent la Tradition musulmane. De ces textes, il existe bien des recueils, et le Cah'îh' d'El Bokhari (810-870 de notre ère) est de beaucoup le plus important d'entre eux.

  • « Reviens Mahomet, ils sont devenus fous ! » Cette inscription, découverte par l´auteur sur le mur d´un village afghan, illustre parfaitement le fossé qui s´est creusé, au fil des siècles, entre la parole du Prophète et celle des islamistes extrémistes... Pendant plus d´un quart de siècle, Freidoune Sahebjam a sillonné le monde islamique et en a rapporté des centaines de témoignages, autant de récits d´hommes, de femmes et d´enfants victimes de la barbarie extrémiste. Les affaires relatées impliquent souvent des civils anonymes, mais aussi des religieux connus voire des chefs de l´Eglise, comme lors du procès et de l´exécution des dirigeants de l´Église protestante en Iran. Ce document met en lumière l´interprétation et l´application des versets du Coran par certains religieux musulmans qui, lors de procès factices, condamnent et mettent à mort en masse, pour non-respect des lois coraniques ou talibanes et appartenance à une autre religion que l´islam. Les faits décrits couvrent plus d´une vingtaine d´années, du début des années 1980 (avec l´arrivée de Khomeiny au pouvoir en Iran et la montée d´un islamisme extrême dans la région du Caucase) à aujourd´hui, et s´étendent de l´Iran à l´Afghanistan en passant par le Pakistan, le Tadjikistan, l´Azerbaïdjan, l´Irak et le Cachemire.

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