Essais / Réflexions / Ecrits sur la peinture

  • La plupart du temps, quand un peintre choisit de traiter un sujet philosophique, il peint un texte. Un texte ou une phrase de ce texte, un moment de ce texte, voire un mot. Comme il est difficile de peindre une idée, il lui faut peindre un clin d'oeil qui dira cette idée à laquelle se résume la totalité de la pensée du philosophe : ce clin d'oeil est un détail, or le diable est dans les détails. Ce qu'il faut voir dans une peinture que je dirai philosophique, c'est le détail qui résume cette philosophie. Pour Anaxagore, c'est une lampe à huile, des légumes pour Pythagore, une cruche pour Socrate et Xanthippe, des larmes pour Héraclite, un rire pour Démocrite, une coupe pour Socrate, une lanterne pour Diogène, une caverne pour Platon, un crocodile pour Aristote, une lancette pour Sénèque, un pain pour Marc-Aurèle, une coquille pour Augustin, ceci pour rester dans les limites de la philosophie antique. De Pythagore à Derrida, via Descartes et Kant, Montaigne et Rousseau, Voltaire et Nietzsche parmi d'autres, en trente-quatre toiles, donc en trente-quatre philosophes, Michel Onfray propose une histoire de la philosophie par la peinture !

  • «Des mots dans la peinture occidentale ? Dès qu'on a posé la question, on s'aperçoit qu'ils y sont innombrables, mais qu'on ne les a pour ainsi dire pas étudiés. Intéressant aveuglement, car la présence de ces mots ruine en effet le mur fondamental édifié par notre enseignement entre les lettres et les arts. Toute notre expérience de la peinture comporte en fait une considérable partie verbale. Nous ne voyons jamais les tableaux seuls, notre vision n'est jamais pure vision. Nous entendons parler des oeuvres, nous lisons de la critique d'art, notre regard est tout entouré, tout préparé par un halo de commentaires.
    Ce n'est pas seulement la situation culturelle de l'oeuvre, mais tout le contexte dans lequel elle se présente à nous qui est transformé par le titre : la signification de cette organisation de formes et couleurs change tout au long de la compréhension parfois fort progressive de ces quelques mots. La composition la plus "abstraite" peut exiger que nous lisions son titre pour nous déployer toutes ses saveurs, toutes ses vertus.»
    Michel Butor.

  • L'aventure des Maeght est une saga qui traverse le XXe siècle, ses deux Guerres, ses révolutions politiques, intellectuelles et artistiques, de Moscou à Berlin, de Paris à New York.
     
    Aimé et Marguerite Maeght, le fils d'un cheminot du Nord tué lors des premiers combats de l'été 1914 et la fille d'une lignée d'épiciers cannois sont devenus les amis et les marchands des plus grands artistes : Bonnard, Matisse, Braque, Miro, Giacometti, Léger, Chagall, Calder... Partis de presque rien, ils ont construit la plus importante galerie d'art moderne au monde puis la première Fondation en France, à Saint-Paul-de-Vence.
    Cette histoire unique, Adrien Maeght, leur fils, l'a vécue au plus près, dès sa plus jeune enfance. Editeur, imprimeur d'art, il a partagé l'existence, les joies, les espoirs et les affres de ces artistes. Cette histoire, il la raconte pour la première fois.
     
    Son récit dévoile l'intimité des peintres : la rencontre improbable en 1940 avec Pierre Bonnard et l'affaire du faux testament ; les séances de pose chez Henri Matisse filmées sous la surveillance de la belle Lydia  ; la folle exposition des surréalistes et l'affaire de l'eau bénite de Saint-Augustin  ; les séances de travail dans l'atelier de Georges Braque à Paris, ses courses de vitesse jusqu'à Varengeville, ses balades dans la campagne normande à la recherche de l'inspiration, ses relations orageuses avec Picasso  ; les coulisses de la création de la Fondation de Saint-Paul-de-Vence avec Miro, Chagall, Giacometti et Sert ; l'influence des femmes russes, Nina Kandinsky, Nadia Léger, Vava Chagall...
    Amour, jalousies, amitiés, rivalités artistiques, argent, conflits de succession... Dans ce livre, rien n'est laissé dans l'ombre.

  • Voici un ouvrage dont le titre à soi seul est devenu une expression commune. Il est vrai que Michael Fried a posé en des termes tout à fait nouveaux la question : de quand date la peinture moderne? De David, de Manet, de Cézanne, dira-t-on ; les candidats à l'acte fondateur ne manquent pas. Fried pose autrement le problème. Moins qu'aux grandes individualités, c'est à ce qu'elles eurent en commun que l'auteur s'intéresse : le courant nouveau de figuration qui très vite devint la tradition moderne et auquel ces peintres participèrent ou s'opposèrent.
    Cette tradition naît au XVIIIe siècle avec la critique d'art - notamment Diderot - et celle-ci formule une interrogation : quelle place le tableau doit-il réserver au spectateur ?
    De Greuze à David, la peinture refuse la théâtralité. Michael Fried montre les deux moyens que Diderot expose pour combattre la fausseté de la représentation et la théâtralité de la figuration : une conception dramatique de la peinture, qui recourt à tous les procédés possibles pour fermer le tableau à la présence du spectateur, et une conception pastorale qui, à l'inverse, absorbe quasi littéralement le spectateur dans le tableau en l'y faisant pénétrer. Ces deux conceptions se conjuguent pour nier la présence du spectateur devant le tableau et mettre cette négation au principe de la représentation.

  • La forme " tableau " correspondrait à un moment déterminé dans l'histoire de la peinture et de l'art en général. Un moment chronologique : l'apparition du tableau dit de chevalet est assez précisément datée, ainsi que le serait l'annonce de sa fin. Un moment historique : le tableau semble être venu à son heure, laquelle a coïncidé avec le développement du commerce au long cours, l'accumulation du capital et la domination de la marchandise sous son espèce indépendante et fétichisée. [...] Telle est la ruse du tableau qu'aujourd'hui encore, toute proposition picturale de quelque conséquence puisse être comme traversée par lui. Le tableau n'en a pas fini de fonctionner tout ensemble comme modèle et comme norme idéale, alors même que la notion en aurait été, non pas tant récusée, que radicalement déplacée. [...] Le tableau, chose du passé ? Mais quel tableau, ou le tableau en quel sens du mot ? Le tableau en tant qu'objet ? Le tableau en tant qu'activité, et qui en appellerait à ce titre à une conception élargie du travail de peinture ? Le tableau en tant que fonction, comme l'a voulu Lacan, et qui pourrait s'exercer hors contexte, sinon hors-cadre ? Le tableau en tant que forme, sur laquelle la pensée puisse tabler, au moins par métaphore, dans sa propre activité, ses propres opérations, son propre travail, et jusqu'à en venir à jouer elle-même sur plusieurs tableaux ? La question qui est celle du tableau en appelle ainsi à quelques détours, sinon à quelques déplacements auxquels est exposé tout un chacun qui s'intéresse à l'art. H. D.

  • Baptisés ainsi par dérision, les impressionnistes ont bouleversé l'histoire de l'art et posé les jalons de la peinture moderne. Par leurs thèmes de prédilection (les marines, la campagne, les intérieurs feutrés, les gares...), ils ont revivifié un art jusqu'alors dominé par les sujets historiques ou mythologiques. Grâce à leur approche si particulière de la touche et de la lumière, ils ont proposé une manière renouvelée de voir, notamment en se démarquant de la photographie, qui rendit superflue toute reproduction réaliste du monde. En 100 mots, c'est la grande et la petite histoire de ce mouvement que retrace Jean-Jacques Breton ; où l'on apprend pourquoi, à une lettre près, Monet et Manet ont failli ne pas devenir amis et ce que Les Nymphéas de l'Orangerie doivent à une cataracte mal soignée...

  • Légendaire connaisseur de la peinture italienne, Bernard Berenson (1865-1959) a bâti son autorité et sa fortune sur le seul pouvoir de son oeil, capable de reconnaître entre mille une copie d'un original ou de reconstituer l'oeuvre de tel maître italien oublié. Entre 1894 et 1907, Berenson réécrit rien moins que l'histoire de la peinture de la Renaissance, dans quatre petits livres abordant la Péninsule par régions. Leur succès fut tel qu'en 1930 on les publia en un volume unique, Les peintres italiens de la Renaissance. Magistralement traduit par l'historien de l'art Louis Gillet, cet ouvrage restitue la vision très passionnelle de Berenson, pour lequel la Renaissance est le miroir de notre propre jeunesse et possède l'éclat de « ces années où, à nous-mêmes et à autrui, nous apparûmes pleins de promesses ». Neville Rowley est conservateur des peintures et des sculptures italiennes des XIVe et XVe siècles à la Gemäldegalerie et au Bode-Museum de Berlin. Il a publié de nombreuses études, notamment sur la peinture florentine du Quattrocento.

  • Parti pour l'Italie en 1573, le jeune peintre flamand Karel van Mander y découvre les Vies des plus excellents peintres, sculpteurs et architectes de Giorgio Vasari, et bientôt lui vient l'idée d'entreprendre un travail équivalent sur les artistes originaires des anciens Pays-Bas espagnols, des Provinces-Unies et de l'Allemagne. De retour dans son pays, il rédige patiemment, en se documentant avec soin, ses Vies des peintres des Pays-Bas et de l'Allemagne. Finalement publiées à Haarlem en 1604, elles vaudront à l'auteur une renommée bien plus grande que sa peinture - comme ce fut le cas pour Vasari. À l'exemple de celui-ci, Van Mander a composé son ouvrage en deux parties : une longue évocation des maîtres du passé, suivie d'une présentation de l'oeuvre de ses contemporains. On y trouvera donc les biographies de certains peintres aujourd'hui oubliés, tandis que d'autres ont éclairé leur époque de leur génie, tels les Van Eyck, Hugo van der Goes, Du

  • Un traité esthétique dans la grande tradition des peintres lettrés chinois. Une révolution de la peinture au lavis vers utilisation de couleurs intenses.

  • La Grammaire des arts du dessin embrasse l'ensemble des beaux-arts - dessin, architecture, sculpture et peinture et répond de façon exhaustive à toutes les questions d'ordre esthétique que peut se poser un spectateur face à une oeuvre. Charles Blanc fut directeur des Beaux-Arts de 1848 à 1850 et de 1870 à 1873, mais il fut aussi théoricien, historien et pédagogue. Premier professeur d'esthétique au Collège de France, il travailla ainsi à promouvoir une histoire de l'art pour tous.

  • Lors du séminaire du 11 mai 1966 Jacques Lacan évoque Les Ménines de Vélasquez comme support iconographique de son cycle d'étude sur la remise en question du statut de l'objet par l'expérience analytique. Au cours du séminaire suivant, Michel Foucault qui vient de publier Les mots et les choses est son invité surprise. La confrontation des deux maîtres du structuralisme s'annonce comme une joute oratoire titanesque. Le surréaliste contre le constructiviste. Quelle affiche !

  • À l'aube des Temps modernes, de nombreux théoriciens de la peinture ont signalé une crise dans l'ordre de la représentation. L'histoire nous dit que la destruction de la tradition commence pendant cette période, avec pour conséquence philosophique principale le désenchantement des anciennes croyances, des vieilles idéologies et, à terme, l'émergence du « Sujet ». Comment ce processus se produit-il donc concrètement dans la peinture ?

  • Prendre les peintres aux mots, c'était, dans des face-à-face, tenter d'écarter le caractère circonstanciel et le cadre convenu qui enserre la production proliférante des textes qui poursuivent des buts mercantiles ou de communication. Le dit des peintres énonce un savoir ou des formes de connaissance, que ne détiennent pas les esthéticiens ou les historiens d'art. Cet ouvrage recueille les témoignages de Claude Briand-Picard - Bernard Cousinier - Dominique De Beir - Monique Frydman - Speedy Graphito - Jean Le Gac - Florindo Nanni - Aurore Pallet Paul Rebeyrolle - Florence Reymond.

  • A la tête de la société Demart pro arte, Robert Descharnes représenta les droits d'auteur de Dali jusqu'en 2004 et défendit son oeuvre contre les faussaires. A sa mort en 2014, Jean-François Marchi, son avocat, fut son exécuteur testamentaire. Il a consacré à Salvador Dali une enquête effectuée sous la forme d'un questionnaire thématique exploré avec le concours de Robert Descharnes qui fut aussi l'ami, le photographe et l'expert du maître catalan. L'itinéraire hyperbolique ainsi visité n'épargne aucun recoin ni détail parfois des plus intimes d'un artiste aussi exceptionnel qu'extravagant.

  • Peindre réunit un ensemble de textes de James Guitet qui interroge au plus profond la pratique picturale. Ses analyses et interrogations font partager l'édification de l'oeuvre dans sa dimension poïétique, car pour James Guitet "pratiquer c'est se plonger dans la pratique et l'ausculter". La part théorique y côtoie toujours l'expérience picturale faisant de Peindre une question ininterrompue.

  • Ce livre propose un dialogue avec quinze peintres, femmes marocaines de la jeune génération. Une manière d'approcher leur profonde singularité. L'ouvrage nous entraîne dans une série de dialogues lumineux qui laissent surgir des expériences riches et passionnantes. Au-delà des techniques des unes et des autres, ce que ces nouvelles tendances nous apprennent, c'est l'émergence d'individualités qui mettent en exergue dans un double mouvement l'accomplissement d'une forme et d'un sujet. Découvrons ces multiples voix en laissant loin derrière les grandes réflexions sur l'art.

  • Le nom du peintre René Magritte est associé par le public au mystère et au surréalisme. L'artiste est le plus souvent présenté comme un intellectuel dialoguant avec les philosophes de son temps sur le rapport des images et des mots. Et pourtant il existe un autre Magritte laissé dans l'ombre qui apparaît dans cet essai comme « le peintre de l'absence ». Le premier complice de l'artiste, le surréaliste Paul Nougé, nous invite à approcher autrement son génie. À condition d'accepter de lire « au pied de la lettre » certains tableaux célèbres, l'histoire dramatique du peintre se révèle à mots couverts, comme il le dit, sous une forme nouvelle et jamais osée jusque-là. Au travers des propos de Nougé, ce que Magritte appelait lui-même « sa poésie inquiétante » livrerait ici son plus émouvant secret.

  • Si traditionnellement la peinture recouvre une surface en deux dimensions dans les limites du cadre, le tableau lui se produit dans la réalité de l'espace qu'il occupe. Ainsi, quand la peinture déborde du tableau et crée un espace physique continu en dehors du cadre ou s'articule avec d'autres médiums, elle se déploie dans l'espace réel et le spectateur se retrouve non plus devant la peinture mais bien dans la peinture.
    Les paroles des peintres réunies ici reviennent sur les processus qu'ils mettent en oeuvre pour sortir la peinture du tableau et l'habiter.

  • Codex 80

    Jean Alessandrini

    Jean Alessandrini, illustrateur et écrivain, a toujours aimé les alphabets : depuis ses études d'art à l'école Corvisart, il les découpe et les collectionne, pour pouvoir mieux s'en resservir plus tard (quand il ne les dessine pas).
    À la fin des années 1970, il se retrouve donc avec des centaines d'alphabets et cherche à les classer, mais trouve la classification en vigueur, dite Vox-Atypi, peu performante. Il décide donc de créer son propre système, tel un entomologiste... Et présente sa classification, baptisée Codex 1980 par un François Richaudeau en forme, au grand public, ce qui lui vaudra une impressionnante volée de bois vert de la part des anciens compagnons de Lurs.
    Cet ouvrage retrace l'histoire et les principes de cette classification controversée mais dont on reparle maintenant avec beaucoup d'intérêt et qui est même enseignée aujourd'hui dans certaines écoles. Un manuel très pratique pour s'y retrouver dans le dédale de la profusion typographique.
    La version ePub de ce titre est au format maquette fixed : vérifiez la compatibilité de vos appareils de lecture.

  • Ce livre traite de l'exposition en oeuvre dans le processus pictural, c'est-à-dire de la façon dont la peinture est réalisée dans et par son exposition. Certains artistes conçoivent la peinture en mettant en question le cadre, l'accrochage, l'espace, la place du spectateur et même leur rôle d'artiste. C'est aussi un rapport au temps présent qui apparaît sur la scène d'exposition à travers la place du spectateur. Il en résulte l'émergence de nouvelles spatialités qui font de l'immersion un paradigme de la relation esthétique du spectateur à l'espace pictural.

  • La peinture mexicaine n'est devenue internationalement reconnue qu'au début du 20e siècle. Ce fut le mouvement muraliste, à partir des années 1920, fortement lié à la révolution mexicaine de la décennie précédente, à partir de laquelle de grands artistes comme José Clémente Orozco (1883-1949), David Alfaro Siqueiros (1896-1974) et Diego Rivera (1886-1957) ont émergé. Rarement l'art a été plus politique. Les muralistes mexicains érigent sur les murs des bâtiments les plus divers, l'histoire de cette nation si agitée, faites de sang, de cris, de fureur et d'une immense espérance dans la vie.

  • Tout à la fois réflexion sur le rire et la violence de l''Histoire dans les images et les oeuvres, et tentative d''ouverture à des champs d''investigation renouvelés, cet ouvrage collectif est original à plus d''un titre. Par ses objets d''étude, d''abord : l''iconographie grecque, le collage, le cinéma antillais, le dessin de presse... Par sa méthode, ensuite. Par son ambition, enfin, qui est de montrer la puissance historique du rire esthétisé.

  • Ces écrits artistiques sont à la fois les textes d'un peintre, mais également des propos d'un créateur qui observe l'art autour de lui. L'auteur y répertorie ses « propos d'artiste » concernant sa peinture. Ceux-ci s'échelonnent des années 1980 à 2013, et poursuivent le programme de publication de ses oeuvres complètes en succédant aux écrits littéraires (nouvelles, récits, essais, poèmes, éditoriaux, romans) dont l'édition reste en cours, aux écrits diplomatiques et aux écrits philosophiques.

    On découvre alors plusieurs facettes d'une seule et même personne. On peut également voir comment il est possible pour un auteur d'aborder sa propre créativité en tant que peintre, en l'agrémentant de remarques et d'explications propres à ses études (philosophiques et esthétiques). Certaines de ses réflexions concernent ceux qui considèrent l'art comme le refuge de l'inutilité, lorsque ce n'est pas le seuil d'un autisme. À ceux-ci, il laisse la responsabilité de la censure qu'ils véhiculent dans 1'idéologie qui les incarcère davantage chaque jour.






    Peintre et écrivain, Philippe Gaillard est également auteur dans les domaines de l'écrit et de l'image. Écrits artistiques est son douzième livre. Attentif à la relation entre la critique sociale et la fiction, il est attaché à la réalité du langage, à l'évolution de la syntaxe et de la stylistique.

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