Littérature argumentative

  • « Égrener les bonheurs simples du quotidien - le passage d'oiseaux migrateurs, une lecture galvanisante, la dégustation d'un vin, la délicatesse du givre sur l'herbe, le souvenir d'une journée chez le grand écrivain, une musique bouleversante, le regard d'un chevreuil, une tarte aux mirabelles, un match de rugby perdu, une scène de cinéma inoubliable - figure un chapelet d'émotions rassemblées de la tranche de la main comme des miettes sur la nappe afin de les thésauriser au creux de l'autre main. »

    Disciple de Julien Gracq qu'il évoque à plusieurs reprises, Léon Mazzella nous entraîne dans le tourbillon de ses sensations et de ses pensées, et nous sommes bercés par sa magnifique plume, fragmentaire comme toute prose poétique doit l'être en pareille circonstance.

  • Né en Chine, académicien français, François Cheng poursuit, entre les cultures chinoise et française, une oeuvre de passeur.
    Traducteur, auteur d'essais sur la peinture et la spiritualité, romancier et peintre lui-même, poète avant tout, il met son écriture limpide au service d'une quête de la beauté et de la sagesse.
    Ses écrits sont richement nourris d'inspi­rations diverses. Imprégnés du mouvement du Tao et d'une méditation sur l'âme, ils traduisent un souci d'harmonie entre l'homme et le cosmos.

  • Comptes-rendus du colloque « Heurs et malheurs de la filiation » organisé par l'Ardua et consacré à l'oeuvre d'Amin Maalouf, oeuvre qui incarne autant « la vertu de la tolérance » que « l'alliance de l'identité et l'acceptation de l'altérité ».
    Amin Maalouf est fondamentalement un être transfrontalier, un être d'itinérance qui s'est convaincu que l'écriture demeure le plus sûr moyen de lier les hommes, les espaces et les temporalités les plus diverses voire les plus contradictoires.

  • Comptes-rendus du colloque « La chair et l'invisible » consacré à Éric-Emmanuel Schmitt et organisé par l'Ardua dont la problématique est celle-ci : au-delà de leur incontestable succès éditorial et international, les différents ouvrages d'Éric-Emmanuel Schmitt supportent-ils une relecture critique féconde ? - ou si l'on préfère - que reste-t-il de tous ces textes du haut de l'affiche, une fois que s'éteint le charme - au sens étymologique du mot - de la première lecture ?

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