Art épistolaire, Correspondance, Discours

  • Marcel Proust fut un correspondant maniaque. Dès l'enfance, puis dans le monde, jusqu'à sa mort, sans trêve il a écrit : à ses proches, à ses amis, aux lecteurs de ses livres, à ses éditeurs, ses banquiers... Les milliers de lettres qu'il a écrites traitent des sujets les plus variés : souvenirs, confidences intimes, politique, impressions de lecture, critiques d'art. Ce livre audio rassemble ses premières lettres depuis son enfance jusqu'à son adolescence.

  • En 1871, Arthur Rimbaud débarque à Paris. Il y rencontre Paul Verlaine. Commence alors entre ces deux hommes une histoire qui les lie à tout jamais. Pendant deux longues années, les deux hommes s'aiment en secret et composent des vers magnifiques, des poèmes aujourd'hui encore adulés et connus de tous... Pourtant l'histoire d'amour entre les deux hommes dégénère et un jour de juillet 1873 à Bruxelles, en proie à l'alcool, tiraillé par ses sentiments, Paul Verlaine tire une balle sur Arthur Rimbaud. Ce dernier, profondément choqué par cet événement, quitte Verlaine et part s'installer à l'étranger.

  • Presque quotidiennement, pendant 18 ans, Vincent Van Gogh écrit à son frère Théo, auquel il envoie toutes ses toiles et se montre comme il est, dans un dialogue entre sa vie, les événements majeurs qui la traversent et lui-même. « Cherchez à comprendre le dernier mot de ce que disent dans leurs chefs-d'oeuvre les grands artistes, les maîtres sérieux, il y aura Dieu là-dedans. »  ©1988 Gallimard (P)

  • Marcel Proust avait 23 ans lorsqu'il rencontra le musicien Reynaldo Hahn dans le salon parisien de Mme Madeleine Lemaire, en 1894. Les deux jeunes gens ignoraient alors qu'ils deviendraient pour le premier, l'un des plus grands écrivains français et pour l'autre, l'un des compositeurs les plus courus du XXe siècle. Pendant deux ans, ils vont s'aimer, et ils garderont toute leur vie une amitié et une intimité indéfectibles.

  • « Ne crois pas, ne crois pas, Alfred, que je puisse être heureuse avec la pensée d'avoir perdu ton coeur. Que j'aie été ta maîtresse ou ta mère, peu importe. Que je t'aie inspiré de l'amour ou de l'amitié ; que j'aie été heureuse ou malheureuse avec toi, tout cela ne change rien à l'état de mon âme à présent. Je sais que je t'aime et c'est tout. Veiller sur toi, te préserver de tout mal, de toute contrariété, t'entourer de distractions et de plaisirs, voilà tout le besoin et le regret que je sens depuis que je t'ai perdu. » George Sand à Alfred de Musset, Venise, le 15 avril 1834.

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