Essai littéraire

  • L'Art de LIRE

    Emile Faguet


    Émile Faguet, grand écrivain et critique français, s'est attaqué dans cet ouvrage à la question importante de la lecture, de sa nécessité jusqu'au plaisir qu'elle procure. Il nous aide à comprendre à quel point LIRE est un moyen d'épanouissement et de développement personnel tout en étant également essentiel aux rapports que nous entretenons avec les autres. Il insiste notamment sur la notion de lire lentement et de choisir ses lectures.


    Dans nos sociétés modernes, où le temps manque, où tout s'accélère, il est plus que nécessaire de réhabiliter cette saine activité dont les effets bénéfiques sur l'homme ne cessent d'être démontrés par de nombreuses études scientifiques.


    Ce livre, par la profondeur et la clarté de ses idées, l'heureuse abondance de ses formules et la parfaite sincérité de ses conclusions, nous invite donc à LIRE.



    EXTRAIT : « On lit très peu, disait Voltaire, et, parmi ceux qui veulent s'instruire, la plupart lisent très mal. De même un épigrammatiste inconnu, du moins de moi, disait, au commencement, je crois, du XIX

    e


    siècle :




    Le sort des hommes est ceci :




    Beaucoup d'appelés, peu d'élus ;




    Le sort des livres, le voici :




    Beaucoup d'épelés, peu de lus.




    Savoir lire, on le sent, est donc un art et il y a un art de lire. C'est à quoi songeait Sainte-Beuve quand il disait : « Le critique n'est qu'un homme qui sait lire et qui apprend à lire aux autres. »




    Mais en quoi cet art consiste-t-il ? Je crois que nous voilà tous embarrassés.





    Un art se définissant d'après le but qu'il se propose, nous avons sans doute à nous demander pourquoi nous lisons. Est-ce pour nous instruire ? Est-ce pour juger des ouvrages ? Est-ce pour en jouir ? Si c'est pour nous instruire, nous devons lire très lentement, en notant plume en main tout ce que le livre nous apprend, tout ce qu'il contient d'inconnu pour nous - et puis, nous devons relire, très lentement, tout ce que nous avons écrit. C'est un travail très sérieux, très grave et où il n'y a aucun plaisir, si ce n'est celui de se sentir plus instruit de moment en moment.





    »

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    Cet texte extrait de l'ouvrage Le Monde comme volonté et comme représentation, met en lumière la philosophie d'Arthur Schopenhauer sur le thème de l'Amour. Pour ce célèbre philosophe, la course au bonheur amoureux est un leurre. Il démontre que ce qui pousse à l'union des coeurs et des corps n'est que le « vouloir-vivre » et ceci dans « l'intérêt de l'espèce » au détriment du bonheur individuel. Selon lui, sous le masque de l'Amour, la Nature agit afin de concevoir les meilleurs individus car « La détermination des individualités de la génération future n'est-elle pas, en effet, une fin qui surpasse en valeur et en noblesse tous leurs sentiments transcendants et leurs bulles de savon immatérielles ? ».

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    Cet ouvrage est un texte de référence,
    essentiel à la bonne compréhension de la mythologie grecque et romaine
    dans son ensemble. Après une description claire et précise de chacun des Dieux primaires (Jupiter, Apollon, Junon...), il aborde les Dieux secondaires (Éole, La Fortune, La Mort...) puis les Héros ou Demi-Dieux (Atlas, Hercule, Thésée...). Une section est ensuite dédiée aux principaux personnages de l'Iliade, de l'Odyssée et de l'Énéide (Pâris, Achille, Andromaque...) et une autre aux métamorphoses diverses d'après Ovide (Midas, Europe, Narcisse...). La dernière partie de ce livre est consacrée aux contes et aux faits qui leur sont attachés (Psyché, Pygmalion, Sisyphe...) ainsi qu'à la mythologie égyptienne (Osiris, Anubis...).


    Ce livre, très complet tout en étant facile à lire, vous permettra de mieux aborder les grands textes poétiques d'Homère et d'Ovide
    . La mythologie ou l'histoire des Dieux, Demi-Dieux et Héros de l'antiquité païenne, expliquée ici par Jean Humbert, laisse apparaitre aussi qu'elle cache sous ses multiples allégories une réelle philosophie de vie.


    EXTRAIT : « La poésie anima ainsi toute la nature, et peupla le monde d'êtres fantastiques ; et comme le dit élégamment Boileau :



    Chaque vertu devient une divinité :




    Minerve est la prudence, et Vénus la beauté...




    Écho n'est plus un son qui dans l'air retentisse,




    C'est une nymphe en pleurs qui se plaint de Narcisse.



    Quoique la mythologie soit presque un tissu continuel de fables, elle ne laisse pas d'avoir une incontestable utilité. Elle nous met en état d'expliquer, en les admirant, les chefs-d'oeuvre des peintres et des sculpteurs ; elle rend facile et intéressante la lecture des poètes ; elle éclaircit l'histoire des nations païennes ; elle fait connaître dans quelles ténèbres étaient plongés les Égyptiens, les Grecs, les Romains, et à quel degré d'égarement peut arriver l'homme, abandonné à ses seules et faibles lumières. Sans doute une grande partie des fables qui la composent sont invraisemblables et absurdes : des dieux boiteux, aveugles, matériels, se battant entre eux ou contre les hommes ; des dieux pauvres, exilés du ciel et obligés d'embrasser sur la terre la profession de maçon ou de berger, doivent paraître ridicules. Mais la mythologie offre çà et là des fables morales, où l'on trouve, sous le voile de l'allégorie, d'excellents préceptes et des règles de conduite. »

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    «


    Nous n'avons pas trop peu de temps, mais nous en perdons beaucoup.


    »



    De la brièveté de la vie (De Brevitate vitæ), ce dialogue de Sénèque, philosophe stoïcien, écrit en 49 ap. J.-C. reste d'une modernité déconcertante. L'auteur nous explique comment nous gaspillons notre temps en courant après des plaisirs illusoires et éphémères, en étant esclaves de notre vie professionnelle, de nos désirs...
    insouciants que nous sommes de la fragilité de nos existences.

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