• Édition mise à jour : nouvelles données, réactions à l'actualité et un chapitre inédit.
    Dans la première édition de ce livre, Aurélien Barrau nous disait : " La vie, sur Terre, est en train de mourir. L'ampleur du désastre est à la démesure de notre responsabilité. L'ignorer serait aussi insensé que suicidaire. Plus qu'une transition, je pense qu'il faut une révolution. Et c'est presque une bonne nouvelle. "
    Dans cette nouvelle édition, il complète et affine son propos en analysant la nature des oppositions à la pensée écologique et en suggérant de nouvelles voies de résistance pour dépasser l'immobilisme suicidaire.

    1 autre édition :

  • Et si on vous offrait la possibilité de changer le monde ? C'est ce qui est arrivé en 2020 à 150 Français tirés au sort pour participer à la Convention citoyenne pour le climat. Tous ont reçu un électrochoc en réalisant l'urgence écologique. À la fois expérience inédite de démocratie participative et feuille de route pour réduire les émissions de gaz à effet de serre d'ici 2030, la Convention dessine la France de demain : nouvelles mobilités, crime d'écocide, agroécologie, consommation responsable... Mais alors que la pandémie de Covid a un temps relégué le devenir de notre planète au second plan de nos préoccupations, le combat pour garantir l'avenir des 149 mesures proposées qui nous éviteront la catastrophe climatique se joue dans les mois à venir.

  • " Des millions de gens vont mourir à cause du réchauffement climatique. Des centaines de millions de gens vont devenir des réfugiés climatiques. Ces chiffres comptent, parce que ce ne sont pas seulement des chiffres – il s'agit d'individus, avec chacun une famille, des habitudes, des phobies, des allergies, des aliments préférés, des rêves récurrents, une chanson qui lui est restée dans la tête, des empreintes uniques et un rire particulier. [...] Il est difficile de prendre en charge des millions de vies. Mais il est impossible de ne pas prendre soin d'une seule. Cependant, peut-être n'avons-nous pas besoin de nous soucier de ces millions de gens. Il nous suffit de les sauver. "
    Après l'immense succès de Faut-il manger les animaux ?, Jonathan Safran Foer revient à la charge : l'élevage intensif des animaux est responsable du dérèglement climatique. L'extinction de la planète aura lieu parce que nous mangeons trop de viande. Avec empathie, avec humour, l'auteur analyse les défis auxquels nous devons faire face. Parce qu'il n'est pas trop tard pour inverser la tendance. Et que l'avenir de la planète commence maintenant, dans notre assiette.
    Traduit de l'anglais (États-Unis) par Marc Amfreville.

  • L'action de l'électricité se révèle dans trois domaines principaux : la lumière, la force, l'information. Une telle immatérialité la fait passer pour innocente. Pourtant, son efficacité repose essentiellement sur le pouvoir du feu, elle n'est qu'un vecteur énergétique. Dégâts et déchets sont cachés en amont ou en aval de son utilisation.

    À travers un parcours historique d'Ampère à Bill Gates, les auteurs démontent les coulisses et les travers du mythe électrique et de la numérisation de nos existences. Non, le tout-électrique-tout-numérique ne sauvera pas la planète ! Avant qu'ils ne nous emprisonnent totalement, arrachons-nous à leur pouvoir de séduction et sortons de la Matrix.

  • " Le but de ces pages est de faire connaître un des domaines les plus admirables de la nature : celui des fleurs sauvages dans nos campagnes. Des splendeurs à portée de chacun, mais que l'on peut piétiner toute sa vie sans jamais se pencher pour les admirer. On passe ainsi à côté de joies, à coup sûr renouvelables chaque année. Ce plaisir intense exige un apprentissage : savoir reconnaître ces fleurs demande un peu de patience mais se révèle gratifiant au possible, tant est grande la diversité des fleurs sauvages et leurs variations selon les moments de leur vie - et de la nôtre. Pour faciliter cette initiation, j'ai souhaité livrer mon rapport personnel à chacune de ces fleurs. " H. R. Chaque fleur est illustrée par de superbes photos couleur de Patricia Aubertin, prises dans la campagne de Malicorne. Un site compagnon www.herbier-hubert-reeves.fr enrichit ces présentations avec plus de 600 photos originales à toutes les saisons et sous tous les angles. Hubert Reeves, astrophysicien, a enseigné la cosmologie à Montréal et à Paris. Il a publié au Seuil de nombreux ouvrages dont Patience dans l'azur, Poussières d'étoiles, L'Univers expliqué à mes petits-enfants, qui ont rencontré la faveur d'un très large public. Il est président d'honneur de l'association Humanité et Biodiversité et de la nouvelle Agence française pour la biodiversité.

  • Une enquête édifiante au coeur des Monsanto papers, qui révèle comment cette multinationale a tout mis en oeuvre pour faire disparaître l'étude de Gilles-Éric Seralini qui montrait la toxicité du Roundup et des OGM qui lui sont associés, comment est détournée la réglementation supposée protéger les populations et, pour finir, comment est organisé le dévoiement de la science, de la médecine et des pouvoirs publics.

  • Le premier livre du journaliste Hugo Clément. Un manifeste et un guide pratique destiné à tous, aux végétariens qui veulent convaincre, mais aussi aux carnivores qui se posent des questions.
    " J'adore la viande. Encore plus le poisson. J'aime l'odeur des saucisses grillées au barbecue, un soir d'été, dans le jardin. Je raffole du poisson que mon père chasse au fusil harpon, du poisson cru sous toutes ses formes, en sushi, en tartare, en ceviche. J'en mangeais tous les jours. Mais, depuis deux ans, je ne mange plus un seul morceau de viande. Depuis un an, plus un seul de poisson.
    Cette décision vient d'une prise de conscience progressive, motivée par trois évidences : 1- Je n'ai pas besoin de manger de viande ni de poisson pour être en bonne santé, au contraire. 2- L'élevage et la pêche industriels sont un fléau pour l'environnement. 3- La manière dont l'humanité traite les animaux, particulièrement ceux d'élevage, est ignoble et immorale.
    Depuis que je suis végétarien (je consomme encore des produits d'origines animales comme des œufs ou du fromage), cette décision est devenue un inépuisable sujet de discussion, en famille, entre amis, avec des inconnus. Tout le monde veut participer au débat. Et tant mieux, car il nous faut, collectivement, nous poser cette question : "faut-il manger les animaux ?" La viande et le poisson que nous dévorons sont le fruit d'un système profondément immoral et dévastateur. Mais la plupart d'entre nous ne veut pas en apprendre plus. Ne veut pas entendre. Ne veut pas ouvrir les yeux.
    Cet ouvrage court, facile d'accès et rapide à lire, donne des faits, des arguments clairs et incontestables. Une sorte de guide pratique destiné à celles et ceux qui veulent convaincre, mais aussi et surtout aux millions de carnivores qui se posent des questions. Je veux ici casser les idées reçues, en m'appuyant sur les consensus scientifiques. Certains points font débat, d'autres non. C'est sur ces arguments incontestables qu'il faut s'appuyer. "
    Hugo Clément, 29 ans, est journaliste ( " 20 heures " de France 2, " Petit journal " de Canal +, " Quotidien " sur TMC). En janvier 2018, il lance le média en ligne Konbini News. Passionné de surf et très sensible à la cause animale et environnementale, il est végétarien depuis bientôt 3 ans.

  • - 9%

    Il y a cinquante ans, en mars 1969, alors sur le point de gagner une course en solitaire, le navigateur Bernard Moitessier choisissait de ne pas franchir la ligne d'arrivée et de fuir le consumérisme. Dans cet essai philosophique et littéraire rédigé à la première personne et empreint de doute salutaire, Corinne Morel Darleux questionne notre quotidien en convoquant les lucioles de Pasolini ou Les Racines du cielde Romain Gary et propose un choix radical : refuser de parvenir et restaurer la dignité du présent pour endiguer le naufrage généralisé.

    Élue dans la Drôme, militante écosocialiste, chroniqueuse pour Reporterre, Corinne Morel Darleux suit depuis dix ans les questions climatiques et de défense des écosystèmes.

  • Ma vie avec les arbres Nouv.

    Une table, une chaise, une étagère venue de l'autre côté de la planète ou encore du bois de chauffage  : dans nos sociétés toujours plus urbaines, nous sommes confrontés à l'arbre d'abord en tant qu'objet.
    Déconnectés de la nature, nous avons tendance à oublier qu'il s'agit avant tout d'un être vivant  : un être complexe, sensible et fragile, dont il faut prendre soin.
     
    C'est tout le sens du métier de Karine Marsilly, arboriste, élagueuse-grimpeuse ou encore «  généraliste de l'arbre  ». Telle une doctoresse, entre diagnostic, traitement et remise en forme, son regard singulier examine chaque arbre dans sa globalité, de la cime de son feuillage à ses racines profondes sans oublier ses relations avec l'environnement. En appelant à considérer l'arbre comme un patient, comme un être sensible, elle nous invite à redéfinir notre rapport au vivant.
     
    L'une des premières femmes en France à avoir exercé cette profession, elle nous fait partager dans cet ouvrage son amour des arbres et la nécessité de les protéger.
     
     
    Le récit d'une vie au service des fragiles et paisibles géants qui nous entourent, accompagné de conseils pour prendre soin des pensionnaires de son jardin.
     
     
    À propos de l'auteur
    Née en 1974, Karine Marsilly est arboriste-grimpeuse.  Après un bref passage par l'Éducation nationale, elle se forme à l'Institut de l'écologie, de l'environnement et de l'eau puis se spécialise en taille et soins des arbres. Elle intervient dans les communes et les écoles pour sensibiliser la population à l'importance des arbres dans l'environnement.

  • Stockés dans des décharges, éparpillés à la surface des océans ou dispersés en particules invisibles dans l'atmosphère, les déchets sont désormais des traces indélébiles de notre présence sur terre autant que des symptômes de la crise du monde contemporain. Après les avoir enfouis et brûlés, il est devenu impératif de les réduire, de les réutiliser, de les recycler. À l'heure de l'économie circulaire, cette promesse d'un monde sans restes rappelle un mensonge de la tribu Chagga, évoqué par l'anthropologue Mary Douglas : les mâles adultes de cette tribu affirment ne jamais déféquer ! De même, ce livre montre que la quête de pureté et de maîtrise technicienne du déchet dans nos sociétés industrielles fabrique un aveuglement collectif. Il raconte comment Homo detritus, face cachée d'Homo oeconomicus, a cru sauver la planète en " bien jetant ". Un livre fort sur les impasses des approches " gestionnaires " de notre société du déchet. Baptiste Monsaingeon est chercheur postdoctoral à l'Ifris. Membre du conseil scientifique de l'exposition Vies d'ordures au Mucem à Marseille, il a notamment participé à la première expédition dédiée à l'identification de concentrations de débris plastique en Atlantique Nord.

  • Entre politique, droit et éthique, une nouvelle vision doit contribuer à remettre en cause les liens d'une domination délétère qui caractérisent nos rapports avec ce (et donc ceux) qui nous entourent. Le moment est venu de faire monde autrement.
    L'impression tous les jours plus nette que nous vivons dans un monde diversement abîmé se cristallise particulièrement bien quand il est question d'environnement. En la matière (car c'en est bien une, physique et chimique), les éléments du diagnostic sont, dans leur quasi-totalité, sans appel : climat, biodiversité, eau, air, sols, ressources naturelles... l'avenir paraît bien sombre. La conscience des enjeux et des risques a beau croître, la notion d'environnement est toujours plus fuyante, le sentiment d'impuissance s'intensifiant au rythme de notre consommation vorace du monde. La crise écologique majeure que nous traversons (et qui finira par nous traverser) est pourtant une occasion inespérée d'explorer de nouvelles pistes, notamment celle d'une démocratie écologique prenant appui sur une conception repensée, inclusive et pacifiée, de nos relations avec la Nature. Entre politique, droit et éthique, une nouvelle vision doit contribuer à remettre en cause les liens d'une domination délétère qui caractérisent nos rapports avec ce (et donc ceux) qui nous entourent. Le moment est venu de faire monde autrement.

  • En avant

    Maxime de Rostolan

    Nous allons dans le mur, de plus en plus vite.
    Et nous avançons en marche... arrière.
    L'environnement et la justice sociale se délitent.
    La démocratie recule, les libertés se restreignent.
    À réfléchir, on se demande qui tient la boussole du bon sens.
    À agir, on échoue dans des impasses économiques et institutionnelles.
    Nous n'avons plus le choix : il faut changer le système.
    Construire ensemble des fondations solides pour la maison commune.
    Lucidité écologique et action politique pour faire émerger une société désirable et résiliente !

  • « Saisi à la gorge » par les perspectives que les conclusions du club de Rome popularisées par Mansholt ouvrent au Tiers Monde qu'elles condamnent, dans le cadre des structures actuelles, à la misère perpétuelle, René Dumont lance un avertissement : si les pays démunis risquent d'être de plus en plus affamés et dominés, nous risquons, nous, les riches gaspilleurs et pollueurs, de nous retrouver de plus en plus asphyxiés, dans nos autos privées, symboles de notre egoïsme. Les réalistes du club, industriels et savants, nous annoncent un effondrement total de notre civilisation au cours du prochain siècle si se prolongent les croissances exponentielles de la population industrielle, et la misère à perpétuité du Tiers Monde. C'est pourquoi rené Dumont propose de réhabiliter les Utopies, et cherche à dessiner, pour notre planète assiégée, les premiers traits d'une société de moindre injustice et de survie, la société sans mépris.

  • Et si les animaux sauvages s'installaient dans nos villes?

    Des renards dans les jardins de Londres, des sangliers dans les rues de Marseille, des léopards dans les artères étroites de Bombay, des coyotes dans les parkings de New York, des kangourous dans les rues de Canberra : repoussés une campagne chaque jour plus hostile – polluée, rognée par l'urbanisation ou déréglée par le changement climatique – les animaux sauvages s'installent dans les villes. Ils s'y adaptent. A New York, les rats mangent des bagels et de la bière ; à Paris, ils optent pour du beurre et des croissants.

    Ce phénomène s'accentue. Et si, demain, nous devions les côtoyer au quotidien ?

    La ville telle que nous la connaissons a été historiquement pensée contre les animaux sauvages et, plus généralement, contre la nature. Accueillir ces animaux parmi nous paraît impensable. Les rejeter, impossible. Les exterminer, cruel et dangereux pour les équilibres écologiques.

    Ce livre propose une expérience de pensée. A quoi ressemblerait une ville dans laquelle les distances et les espaces rendraient possible la coexistence avec les bêtes sauvages ? Une ville qui ne serait plus pensée contre les animaux, ni d'ailleurs pour eux, mais avec eux ? Comment, en somme, à l'heure des grands bouleversements écologiques, construire une nouvelle arche de Noé ?

    " Passionnant. "
    Augustin Trapenard, 21 cm de +

    " Un livre absolument passionnant. "
    Patricia Martin, France Inter

    " Joëlle Zask poursuit sa réflexion sur les liens entre démocratie et écologie, ainsi que sur notre rapport à la nature. "
    Libération

    " Passionnant. "
    Hervé Gardette, France Culture

    "
    Zoocities est un essai foisonnant, stimulant, et au minimum consolateur si jamais un goéland venait à plonger sur vous, en pleine rue, pour voler votre sandwich. "
    Annabelle Laurent, Usbek et Rica

    " Face aux feux géants induits par le réchauffement climatique ou à l'hypothèse d'une invasion des bêtes sauvages dans les villes, elle offre des solutions qui font la part belle au savoir des apiculteurs, des forestiers, des pompiers, des paysans, des urbanistes... Ses enquêtes sont peuplées de toutes ces voix. "
    Marion Rousset, Le Monde

    " Un appel à repenser la cité et l'altérité. "
    Marianne

    " Un essai aussi informé qu'engagé. "
    Philosophie Magazine

    " La philosophe Joëlle Zask, formidable empêcheuse de penser en rond, qui nous projette dans son dernier ouvrage
    Zoocities, dans une ville où l'humain devra apprendre à cohabiter avec les animaux sauvages, ni pour, ni contre, mais bien avec. "
    Autour de la question, RFI

    " Une réflexion scientifique, ancrée dans le dur de la recherche mais accessible, harmonieuse, formellement séduisante. "
    Diacritik

    " Un ouvrage très intéressant, très bien écrit. "
    La Cliothèque

    " Un état des lieux des plus intéressants. À découvrir. "
    La Provence

  • Comment l'État sacrifie nos forêts.Les forêts recouvrent 31 % de notre territoire, soit près de 17 millions d'hectares. Un patrimoine considérable aujourd'hui en grande détresse : sécheresses à répétition, attaques parasitaires sans précédent, risques d'incendie de grande ampleur, mais aussi morcellement de la propriété et industrialisation à marche forcée...
    À l'heure où les enjeux environnementaux et la protection de la biodiversité sont plus que jamais d'actualité, l'État a progressivement abandonné la forêt française aux seuls intérêts privés. En témoignent la faillite de l'Office national des forêts et son démantèlement organisé pour des raisons budgétaires.
    Au fil d'une enquête inédite et très documentée, les auteurs dénoncent les mécanismes à l'oeuvre dans la fragilisation de nos forêts et la responsabilité de nos dirigeants, qui ont fait le choix du profit à tout prix, plutôt que de la préservation de ce bien commun. Ils montrent aussi qu'une autre sylviculture, inspirée des processus naturels, est possible pour inventer les forêts de demain.

  • "Perdre la Terre n'a pas fini de frapper les esprits'
    M, Le Magazine du Monde
    1979. À peu près tout ce que nous comprenons à l'heure actuelle du réchauffement climatique était compris. Et même mieux compris, sans doute. Les principaux aspects du problème étaient tranchés, sans débat possible, et les spécialistes, loin de se disputer sur l'établissement des faits, travaillaient à en affiner les conséquences. Il y a trente ans, nous aurions pu sauver la Terre. Pourtant nous n'avons rien fait. Après des années d'enquête et plus de cent interviews réalisées avec le soutien de la Fondation Pulitzer, Nathaniel Rich retrace comment la planète a raté son rendez-vous avec le climat, comment malgré les efforts de plusieurs lanceurs d'alerte, d'intérêts parfois concordants, souvent contradictoires, y compris de l'industrie pétrolière, rien n'a été fait pour stopper le changement climatique.
    Implacable et passionnant, Perdre la Terre est un document pour l'histoire. Notre histoire. Un récit fascinant dans lequel l'auteur semble placer le lecteur à la table des négociations pour lui faire entendre les cris d'alarme, les silences coupables, les atermoiements de conscience, la force de l'inertie et des renoncements, et peu à peu l'imminence de la catastrophe. Perdre la Terre n'est pas seulement le roman impitoyable d'occasions historiques manquées, c'est aussi l'évaluation claire et détaillée de la façon dont nous en sommes arrivés là – et de ce que nous pouvons et devons faire avant qu'il ne soit vraiment trop tard.
    Nathaniel Rich est journaliste au long cours pour le New York Times. Fasciné par l'attraction paradoxale qu'exercent les catastrophes sur la société contemporaine, il interroge dans ses articles la manière dont le monde et la littérature s'accommodent du désastre.
    Traduit de l'anglais (États-Unis) par David Fauquemberg.

  • - 50%

    Rien n'est plus grave que le moment que nous vivons. Nous sommes embarqués dans un processus de destruction du monde naturel qui ne pourra aboutir qu'à notre propre perte.

    Face à cette urgence, à cette nécessité d'en parler, nous avons entamé un tour de France des « penseurs » de l'effondrement. Nous sommes allés recueillir leurs sentiments personnels et saisir comment, intimement, ils vivent avec cela, en abordant avec eux différents axes de réflexion : la famille, le déni, la santé, les peurs, les deuil, les préparations, etc.

    Notre idée est de montrer ainsi la multiplicité des approches de l'effondrement. Leurs pensées, de la plus radicale à la plus prudente, feront écho aux sentiments des lecteurs et leur ouvriront des pistes pour changer le regard ou se sentir moins seul.

    Pierrot Pantel est inspecteur de l'environnement à l'Office Français de la Biodiversité sur Ajaccio.

    Manon Commaret est psychologue spécialisée en neuropsychologie.

  • Le pain est en France le symbole du produit simple et naturel. Qui songerait à demander à son boulanger de justifier la provenance de la farine ou la nature de la levure ?
    Pourtant, la plupart des pains que nous mangeons sont le résultat d'une standardisation dangereuse pour le goût et notre santé. Depuis une dizaine d'années, l'industrialisation s'accélère sous la pression des grands moulins et des nouvelles chaînes de boulangeries.
    Par une série de reportages vivants, Marie Astier explore les coulisses d'un univers méconnu, racontant les acteurs d'une longue chaîne allant du produit fini aux semences de blé. Pour la première fois, elle dresse le panorama des modes anciens et nouveaux de fabrication du pain : manipulations des farines, teneur et dosage du gluten, additifs et mélanges prêts à l'emploi qu'utilisent les boulangers, mais aussi modes de production alternatifs. Avec des surprises, car le mauvais pain n'est pas toujours celui qu'on croit.
    Cette enquête inattendue nous fait découvrir les secrets d'un aliment aussi négligé qu'essentiel. Elle ouvre de croustillante façon le débat sur les nouvelles voies du bien-manger.
    Marie Astier, née en 1987, est l' un des piliers du quotidien en ligne Reporterre. Passionnée par les questions d'alimentation, elle met son métier au service de ses engagements.
    Ce livre est édité en partenariat avec Reporterre, le quotidien de l'écologie sur Internet.
    www.reporterre.net: les solutions et les combats pour protéger l'environnement.

  • La nécessaire prise de conscience écologique est prise en otage par les discours dramatiques, le déni ou les incantations. Loin de tout urgentisme ou solutionnisme, ce livre propose de renouer nos liens perdus avec la Nature.  Parce que les plantes, les arbres, les forêts..., ont rendu l'humain possible, l'auteur nous rappelle qu'une existence harmonieuse est encore possible. À condition de repenser notre place dans cet écosystème et de transformer notre relation à l'environnement, devenue mortifère, en un échange constant, à bénéfice mutuel.  Un plaidoyer convaincant pour une écologie bienveillante, qui s'appuie sur l'histoire de la pensée écologique depuis Aristote, et l'intervention de scientifiques, philosophes et défenseurs de la biodiversité, tels que Boris Cyrulnik, Michel Onfray, Francis Hallé ou Allain Bougrain-Dubourg. Patrick Scheyder nous invite ainsi à une balade philosophique et écologique à travers les siècles pour redécouvrir au bout du chemin, la sagesse.     

  • Ce texte vibrant est un chant à la gloire de la wilderness, cette nature pas encore totalement dénaturée par les activités humaines. Les forêts profondes aux essences variées, les lacs miroitants, les ruisseaux murmurants et les cascades toniques, les montagnes imposantes participent, avec grâce et mystère, aux paysages américains traversés trop vite par une humanité plus préoccupée par ce que l'économie pourrait en retirer que par la beauté encore sauvage, inutile et gratuite, qu'ils offrent. John Muir, qui connait parfaitement ces lieux de solitude, nous les décrit avec précision et amour, inquiet de leur devenir, alors que retentissent les coups des haches des bûcherons...Comment les protéger d'interventions fatales ? En les sanctuarisant comme parcs naturels nationaux, ouverts néanmoins au tourisme ? Un article inédit en français de John Muir, présenté et commenté par Thierry Paquot

  • Citadine assumée, Jennifer Murzeau est partie vivre une semaine dans les bois, sans eau ni nourriture, pour renouer avec la nature. Journal d'une immersion.
    Citadine assumée, Jennifer Murzeau est partie vivre une semaine dans les bois, sans eau ni nourriture, pour renouer avec la nature.
    " La crise écologique est aujourd'hui au coeur de nos préoccupations. Mais nous échouons à en prendre la pleine mesure, à la ressentir. Car nos modes de vie n'ont jamais été aussi déconnectés de la nature.
    Alors, j'ai décidé de partir plusieurs jours m'immerger en son sein avec un hamac, un couteau et François, un guide de survie.
    J'ai descendu la Charente en canoë et dormi sur ses rives. J'ai appris à faire du feu avec du bois humide, à me nourrir de plantes bouillies, j'ai renoncé à tuer un ragondin, j'ai vécu au rythme lent de la vie sauvage. Puis, j'ai poursuivi l'aventure, seule, dans les Pyrénées, où j'ai découvert l'immensité et la peur, connu l'orage, la beauté... et l'humilité.
    J'en suis revenue avec une seule envie : repartir. " J. M.

  • Une boîte à outils bientôt indispensable
    Canicule hors norme, un coup de froid terrible, une montée des eaux qui s'accélère, une pandémie paralysant la société, une guerre civile si l'état de Droit se noie... Cependant, nous sommes convaincus que nous n'allons pas vers la fin du monde, mais vers la fin d'un monde. Et pour l'aborder au mieux, il faut s'y préparer.
    Pour cela, nous sommes allés à la rencontre d'hommes et de femmes qui ont déjà vécu les situations extrêmes que nous annonce le réchauffement climatique. Mais aussi au devant des chercheurs et des scientifiques qui réfléchissent aux moyens de réinventer notre future vie quotidienne et d'apporter des solutions aux nouveaux défis qui s'imposent à nous. Parce que la survie arrive près de chez vous, ce guide va vous permettre de l'accueillir mieux préparé et moins stressé.
    Pratique, cet ouvrage présente les différentes dimensions à prendre en compte sous la forme de chapitres thématiques (comment se refroidir grâce à la respiration, comment trouver de l'eau en toute circonstance etc.). Chacun contient des informations concrètes avec des techniques, des conseils et astuces qui seront comme des phares pour garder le cap en cas de tempêtes. Vous y trouverez aussi des encarts avec des entretiens d'experts, des témoignages de personnes ayant vécu ces situations ou des retours d'expérience sur le terrain.


  • Et si, nous les humains, on s'invitait chez les bêtes ? Les animaux, nous pensons les connaître alors que nous sommes loin du compte tant les scientifiques qui les étudient découvrent tous les jours de nouvelles habiletés, intelligences et savoir-être chez eux. Récit passionnant pour l'été.

    Et si, nous les humains, on s'invitait chez les bêtes ? Chez les chiens, les chats, les rats, les vaches, les sangliers, les gorilles, les pieuvres, les requins, les corbeaux, les moustiques, les frelons, sans oublier les microbes ? Tous ces animaux nous sont familiers : nous pensons les connaître parce que nous les côtoyons ou parce que nous avons appris de leurs vies dans nos livres et à la télévision. Mais, forcement, nous sommes loin du compte. Les scientifiques qui les étudient découvrent tous les jours de nouvelles habiletés, intelligences et savoir-être animaux, de quoi nous rendre un peu jalouses, nous, les bêtes humaines !
    Ce livre raconte la vie de 12 animaux, 12 compagnons de planète, 12 personnages remarquables par leur passé évolutif, leurs biologies, leurs compétences, leurs capacités cognitives. Chaque histoire est racontée de leur point de vue, autant qu'il est possible de la part d'une représentante de l'espèce humaine. Mais l'anthropomorphisme n'empêche pas d'entrer en empathie et de mener une enquête de science qui s'appuie sur les derniers résultats de la recherche animale. Partez donc à la rencontre des poulpes du Jurassique, des sangliers berlinois, du moustique du métro de Londres, du chien Quiqui sous la mitraille de Verdun, d'Oscar le chat qui s'allongeait sur le lit des mourants ou de T. Gondii, le parasite manipulateur de cerveaux. Un passionnant bestiaire !

  • L'explorateur, le médecin, l'aventurier des déserts blancs, célèbre la forêt dans un livre intime et rappelle combien il est essentiel pour l'homme de se rapprocher de la nature.
    Pôle Nord en solitaire, traversées du Groenland, de l'Antarctique en traîneau à chiens... Certes, Jean-Louis Étienne est l'homme des déserts blancs, mais ce voyageur au long cours, bricoleur et bâtisseur dans l'âme, est un amoureux de la forêt et du bois. Il a d'ailleurs installé son port d'attache dans une forêt de son Tarn natal, là où, tout jeune, il s'évadait, où il s'échappe encore pour retrouver la cabane qu'il y a construite.
    À l'instar du philosophe américain Henry-David Thoreau, l'un de ses inspirateurs, Jean-Louis Étienne est en quête d'alliances intimes avec la nature qu'il côtoie depuis son plus jeune âge. Elle est son champ d'observations, d'émotions, de découvertes, d'inspirations, son espace de liberté et d'apaisement.
    C'est ce qu'il nous raconte à partir d'anecdotes et de souvenirs d'enfance, mais c'est surtout le génie de l'arbre qui fascine l'auteur. Ces géants du règne végétal nous gratifient de leurs multiples potentiels : le gîte et le couvert de la biodiversité, les châteaux d'eau entre la terre et le ciel, pourvoyeurs d'oxygène et régulateurs du climat, ils sont les garants de la conservation des sols. Avec passion, et un don pour la pédagogie, l'auteur nourrit notre curiosité de questions inattendues. Pourquoi les racines plongent-elles vers le centre de la Terre ? Un arbre transpire-t-il ? Pourquoi les feuilles sont-elles vertes ? Qui est le véritable poumon de la Terre ? Il fait également état de recherches prometteuses en biomimétisme, comme la photosynthèse artificielle qui permettra de produire un " carburant solaire ", et expose des solutions pour demain, comme l'agroforesterie et la construction d'immeubles en bois pour séquestrer le carbone.
    Jean-Louis Étienne, homme de terrain et d'expériences, observateur attentif des équilibres minuscules et immenses qui régulent la marche du monde, nous dit avec conviction et réalisme qu'il existe un chemin pour une coévolution durable entre l'homme et la nature. Nous avons tous un rôle à jouer, à chacun de donner un sens à sa vie.

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