Sciences sociales / Société autre

  • Qu'en dit la science ? Nouv.

    Comment faire lorsque l'on n'est pas scientifique pour répondre à ces questions, et à tant d'autres, qui surgissent dans le débat public et jalonnent notre quotidien ? Notre légitime ignorance est la porte ouverte aux rumeurs, aux fake news, aux théories du complot et autres manipulations des charlatans de la pensée.
    Vulgarisateur hors pair, Raphaël Chevrier nous donne les arguments afin de pser le pour et le contre sur les grands sujets d'aujourd'hui. 5G, modifications génétiques, fin de vie, intelligence artificielle... grâce à son éclairage scientifique, tout devient clair !
    Raphaël Chevrier, docteur en physique, travaille pour Arianespace. Il est également chroniqueur pour la presse scientifique et l'auteur de Ça alors ! Histoire de ces découvertes que l'on n'attendait pas (La Librairie Vuibert, 2018).

  • Ce livre est une enquête sur l'agriculture cellulaire. Le terme relève de la novlangue en ce qu'il annonce comme relevant de l'agriculture la production d'aliments - plus particulièrement des produits animaux - à partir de cellules souches. Viandes, oeufs, laitages, gélatines, cuirs, soie sont (ou seront) fabriqués industriellement sans passer par la ferme. L'enquête s'attache aux start-up de cette nourriture artificielle ; aux financeurs aux fondations qu'ils alimentent et aux mouvements que ces fondations soutiennent par ailleurs, notamment les végans ; l'enquête va aussi explorer les liens - discrets mais réels - d'une part avec une agence de la sécurité intérieure américaine, d'autre part avec les transhumanistes.

    Gilles Luneau est un journaliste et réalisateur français, spécialiste des questions agro-alimentaires.

  • Le 30 décembre 2019, Carlos Ghosn est devenu le fugitif le plus célèbre de la planète, quand le monde entier a découvert, à la une des journaux, que l'ancien patron de l'Alliance Renault-Nissan-Mitsubishi avait réussi à s'échapper du Japon, où il était en résidence surveillée, après avoir été embastillé 130 jours au centre de détention de Kosuge, à l'issue d'une arrestation surprise le 19 novembre 2018.
    Avec ce livre-événement, l'opinion publique internationale va enfin pouvoir comprendre les tenants et aboutissants de ce drame.
    -Une tragédie personnelle et familiale  : le grand patron révéré au Japon pour avoir sauvé Nissan de la faillite en 1999, celui qui a permis à Renault d'obtenir les meilleurs résultats de son histoire, est transformé du jour en lendemain en paria, arraché au monde et à sa famille. Et victime d'une violente campagne de diffamation orchestrée mondialement par le `'Vieux Nissan'' et le bureau du procureur de Tokyo.
    -Une tragédie industrielle  : l'Alliance, premier constructeur automobile mondial en volume en 2017 et 2018, est décapitée, plongée dans une crise profonde, les actions des entreprises massacrées en bourse, au moment même où l'industrie automobile mondiale fait face à une révolution technologique sans précédent.
    -Un thriller politico-judiciaire  : cette affaire implique au plus haut niveau le pouvoir politique au Japon et en France et décrit un système judiciaire nippon plus proche de celui d'un pays totalitaire que d'une démocratie avancée. L'enjeu est l'avenir d'un ensemble industriel employant plus de 450.000 personnes dans le monde, dans 120 usines.
    Des motifs du coup d'État interne ayant conduit à la chute de Carlos Ghosn à la question de sa rémunération, de ses méthodes de management en passant par sa vision de l'avenir de cette industrie majeure, toutes les questions sont ici abordées. Pour comprendre ce qui s'est déjà passé et peut encore se passer. Le Japon officiel a ouvert la chasse à Carlos Ghosn. Il présente ici sa vérité. 

  • Quel point commun entre Billie Holiday et Stephen King ? Entre Amy Winehouse, Marguerite Duras et l'auteure de ce livre ? L'art - l'art et l'addiction.
    Après ses Examens d'empathie, Leslie Jamison se penche sur les liens entre écriture et toxicomanie, en commençant par sa propre expérience. De sa première gorgée de champagne au délitement de sa vie de jeune adulte, Leslie Jamison livre un témoignage sincère sur l'emprise de l'alcool et son chemin vers la sobriété. Elle met en regard sa propre trajectoire éthylique avec celles de femmes et d'hommes de lettres tels que Raymond Carver, William Burroughs, Jean Rhys et David Foster Wallace, déboulonnant page à page le mythe de l'ivresse inspirée. Ce choeur de voix dessine les contours d'un récit commun qui en dit autant sur les toxicomanes que sur la société qui, selon la couleur de leur peau, leur origine sociale ou leur genre, réécrit leurs histoires.
    À la croisée de l'enquête socio-littéraire et des mémoires, le nouveau livre de l'héritière de Susan Sontag et de Joan Didion est un témoignage fascinant ainsi qu'une somme d'une prodigieuse érudition sur l'addiction, et, plus encore, une cure collective salutaire.
    Traduit de l'anglais (États-Unis) par Emmanuelle et Philippe Aronson
     
     
    « Un témoignage d'une justesse pénétrante et d'une grande tendresse. »The Washington Post 
     
    « L'exemple rare d'un témoignage sur l'addiction qui devient encore meilleur une fois que la sobriété reprend ses droits. »The New York Times

  • Lorsque Layla Saad a commencé son défi instagram #meandwhitesupremacy, elle ne se doutait pas qu'il connaîtrait un succès aussi fulgurant...
    Layla engageait les détenteur du privilège blanc à se pencher sur leurs pensées ou comportements racistes, qu'ils soient petits ou grands. Le défi a catalysé une prise de conscience mondiale chez les Blancs qui ont commencé à s'approprier ce travail anti-raciste.
    Ce livre pratique en est l'approfondissement : il prend le lecteur par la main en un journal de 28 jours, pour l'amener à comprendre ce qu'est le privilège blanc et par quelle complicité la suprématie blanche se maintient. Ce faisant, l'autrice espère contribuer démanteler un système oppressif pour laisser le monde dans un meilleur état que celui dans lequel nous l'avons trouvé.
    A une époque où de plus en plus de gens se demandent comment s'y prendre pour éradiquer la suprématie blanche, par où commencer, Layla Saad répond ceci : «  Commencez en vous. Commencez par vous et la suprématie blanche.  »
    «  Achetez ce livre pour vous, pour votre famille, pour vos étudiants. Ne le laissez pas de côté.
    Ne regardez pas ailleurs. Le temps est venu  » (Elizabeth Gilbert)

  • Quiconque a lu Joseph Conrad n'a pas manqué d'être frappé par sa vision du monde. L'orphelin d'origine polonaise, devenu marin à l'âge adulte, ne s'est pas contenté de parcourir les océans avant de s'installer en Angleterre et de devenir l'écrivain à succès que nous connaissons, il a su lire les ténèbres de son époque et en faire un tableau aussi cruel qu'actuel. Subtil mélange d'histoire, de biographie littéraire et de récit de voyage, cette enquête nous invite à embarquer, avec pour boussole et cartes maritimes les ouvrages mêmes de Joseph Conrad, sur des bâtiments de la marine marchande qui nous conduisent, comme Conrad naguère, aux quatre coins du globe. En retraçant les périples de l'auteur de Lord Jim, de la Malaisie au Congo en passant par les Caraïbes, Maya Jasanoff s'interroge sur la naissance d'une globalisation politique et cynique, expression de la domination sociale et économique d'un Occident prédateur, dont Conrad fut le témoin privilégié à la fin du XIXe siècle. L'impérialisme et  le colonialisme, le capitalisme exacerbé, les flux migratoires, le racisme d'État et le racisme de l'homme blanc, la révolution des communications... sont autant de sujets abordés par le célèbre écrivain dans une oeuvre véritablement visionnaire, dont Maya Jasanoff nous montre qu'elle reflète avec force les problématiques et les défis du monde moderne.
     Professeure d'histoire à Harvard (Empire britannique et Histoire globale), Maya Jasanoff a reçu de nombreuses distinctions pour son oeuvre. Classé parmi les « meilleurs livres de l'année 2017 » par le New York Times, Le Monde selon Joseph Conrad a notamment reçu le prestigieux prix de Littérature historique Cundill 2018 et a été sélectionné la même année pour le grand prix britannique, « The James Tait Black Prize ».

  • L'ubérisation est devenue un symbole : celui des transformations que le numérique impose à notre modèle social, remis en cause jusque dans ses fondements.
    Le salariat est-il en danger ? Faut-il au contraire l'imposer aux plateformes et à leurs travailleurs ? La précarisation généralisée est-elle le prix à payer pour ces innovations sans précédent ?
    Au-delà des réponses toutes faites, il faut comprendre ce que ces évolutions disent de notre société et de son avenir. C'est ainsi que nous pourrons collectivement cesser de considérer l'ubérisation comme une fatalité et reprendre le contrôle.
    Reprendre le contrôle de nos données et des algorithmes qui les exploitent.
    Reprendre le contrôle de notre modèle social.
    Reprendre le contrôle de notre destin collectif, face à la puissance des nouveaux acteurs du numérique.
    Ce livre propose des pistes innovantes et réalistes, certaines inspirées par des évolutions en cours à travers le monde, d'autres encore à mettre en oeuvre.

    Auteurs - Florian Forestier est le directeur d'ouvrage et Mathias Dufour, Odile Chagny et Franck Bonot les co-auteurs.

    Désubériser, reprendre le contrôle est le fruit d'un travail conjoint entre #Leplusimportant, think tank & action lab indépendant créé en 2017 pour développer les capacités, les compétences et redonner du pouvoir d'agir à chacun, et des représentants du réseau Sharers & Workers, créé en 2015, et centré sur les enjeux du dialogue social autour de l'économie des plateformes.

    Le directeur d'ouvrage, Florian Forestier, travaille depuis plusieurs années sur les nouvelles formes d'emploi et la transition numérique. Il a coordonné et dirigé plusieurs rapports et événements liés à ce sujet, en particulier en 2018 une publication remarquée sur les travailleurs des plateformes pour #Leplusimportant.
    Haut fonctionnaire puis consultant, Mathias Dufour est le fondateur et président de #Leplusimportant.
    Sharers & Workers est un réseau fondé par Odile Chagny, économiste de formation.Il est co-animé par Franck Bonot, l'un des pionniers du dialogue social dans le secteur des VTC qui a participé à la création du premier syndicat de chauffeurs.

    Le directeur d'ouvrage, Florian Forestier, philosophe de formation et conservateur à la BNF, avait coordonné la rédaction d'un rapport sur les travailleurs des plateformes pour #leplusimportant, publié en 2018. Il est entouré de Mathias Dufour, président de ce think tank, qui anime un groupe de 300 experts oeuvrant pour une société plus inclusive, et de deux animateurs du réseau Sharers & Workers engagé à défendre le dialogue social dans l'économie numérique (Odile Chagny et Franck Bonot).

  • De la physique statistique aux sciences sociales Nouv.

    Le krach de  1987 ou la crise financière de 2008 sont des événements incompréhensibles dans le cadre de l'économie néo-classique. Leur survenance a montré les limites, voire le caractère néfaste de cette théorie.
    Spécialiste de physique statistique, Jean-Philippe Bouchaud est l'un des pionniers de l'éconophysique, qui applique les concepts et méthodes de la physique statistique aux systèmes économiques et aux marchés financiers, envisagés comme des systèmes complexes, sièges de phénomènes d'imitation, de contagion, de panique collective. De même que les interactions entre molécules peuvent conduire à des comportements émergents inattendus, la transsubstantiation de l'individu dans le collectif est un ingrédient fondamental pour comprendre certaines crises socioéconomiques ou financières.
    Jean-Philippe Bouchaud est président et directeur de la recherche de Capital Fund Management. Membre de l'Académie des sciences, il est professeur invité sur la chaire annuelle Innovation technologique Liliane Bettencourt du Collège de France, créée avec le soutien de la fondation Bettencourt-Schueller. 

  • L'analyse qualitative en sciences humaines et sociales Nouv.

    Les méthodes qualitatives occupent une place grandissante en sciences humaines et sociales, constituant depuis leurs origines américaines un courant aussi riche que diversifié.
    Cet ouvrage, véritable manuel, permet d'appréhender aussi bien l'histoire que les enjeux épistémologiques et applications pratiques de ces méthodes dans leur diversité (analyses thématique, à l'aide des catégories, en mode écriture...).
    Réactualisé dans cette 5e édition, il cible toute la fécondité du dénominateur commun à ces méthodes : une démarche rigoureuse de reformulation, d'explicitation ou de théorisation des données d'enquête participant de la découverte et de la construction de sens.

  • Cet ouvrage est un manuel d'introduction à la sociologie politique, qui entend être lisible aussi bien par un public déjà sensibilisé aux sciences sociales, que par de complets débutants.
    Le parti pris est d'adopter une forme souple, concise et simple, se rapprochant d'un véritable cours, qui expose et enchaîne de façon logique les notions fondamentales de la sociologie politique en les assortissant d'exemples variés et en les liant aux références essentielles de la discipline.
    L'ouvrage examine successivement les cadres de l'activité politique (qu'est-ce que le pouvoir politique ? qu'est-ce que l'État ? quels sont les grands types de régimes politiques ?), avant de se tourner vers les principaux acteurs de la vie politique démocratique (les citoyens, les partis politiques, les « professionnels » de la politique, l'opinion publique), puis examine les grands types de pratiques politiques en démocratie (le vote, les mouvements sociaux, l'action publique).
    Il propose au final un tableau général d'une discipline scientifique devenue de plus en plus centrale dans l'analyse et la compréhension des phénomènes politiques.

  • Dans une langue précise, mais sans jargon et portée par une attention constante aux problèmes concrets, ce dictionnaire explore les valeurs qui forment nos idéaux de justice et les aspirations parfois contradictoires qui les guident, ainsi que les mécanismes, les comportements et dispositifs générateurs d'injustices, et les moyens, éprouvés ou plus exploratoires, d'y remédier. Face aux évolutions multiples que connaissent nos sociétés et aux processus qui accompagnent la mondialisation, la nécessité d'un tel instrument, transdisciplinaire et aussi exhaustif que possible, est devenue flagrante. Proposant environ 250 entrées rédigées par près de 150 chercheurs, français et étrangers, issus de tous les domaines (philosophie, économie, sociologie, psychologie sociale, géographie, sciences politiques, littérature, histoire de l'art, etc.), ce dictionnaire, inédit par le souci d'associer intimement l'analyse normative et la connaissance des faits sociaux, restitue le vaste champ des thèmes, des questions et des approches susceptibles de répondre aux attentes de toute lectrice et de tout lecteur animé par la volonté de comprendre ce qu'est et où en est la justice sociale.

  • « Du jamais vu dans l'histoire », selon l'Organisation internationaledu travail. Les 114 millions d'emplois détruits par la pandémie appellent plus que jamais à repenser la place du travail dans nossociétés. Entre la tentation de la table rase et le retour du business as usual, le chemin n'est pas encore tracé. Mais ce dossier entend au moins le défricher.

  • Un sac contenant un peu de terre d'Érythrée, du Ghana, une carte de bibliothèque, un bulletin scolaire..., autant de vestiges des vies brisées de ces hommes, femmes et enfants qui ont tout risqué pour un avenir meilleur. Les naufrages tragiques en Méditerranée ponctuent désormais l'actualité et ont fait de cette mer un véritable cimetière, mais un cimetière d'anonymes. En Italie, une femme médecin légiste, Cristina Cattaneo, s'est donné pour mission d'identifier chaque disparu. Elle raconte son travail d'enquête, au cours des mois passés à Melilli, en Sicile, après le naufrage du Barcone qui transportait près de 1 000 personnes. Une tâche qui n'a pas de fin heureuse, un travail solitaire, patient, humble et tenace, dont personne ne veut se charger et qui doit donc, toujours, justifier de sa nécessité : identifier des naufragés dont on ne sait d'où ils viennent et dont on peine à trouver ceux qui pourraient les réclamer... Dans ce livre qui a ému toute l'Italie jusqu'au pape, l'auteure nous rappelle que c'est pourtant ce travail, ce combat pour rendre justice aux morts sans nom, qui fonde notre humanité.

  • Notre époque ne sait plus faire confiance. Les autres (l'étranger, le voisin, le collaborateur, l'être aimé ou l'enfant) nous inquiètent dès que leur liberté les conduit un peu au-delà de nos attentes.Nous les voudrions fiables, lisibles, transparents alors même que leur force ultime réside peut-être davantage dans cette surprise, cette imprévisibilité que leur différence nous promet. Faire confiance, c'est accepter de se rendre vulnérable, pour viser l'autre au-delà de toute attente et créer la possibilité d'échanges profonds et renouvelés.
    Emmanuel Delessert, professeur de philosophie à Annecy, est aussi conférencier, musicien et organisateur d'événements culturels.

  • La pandémie, intriquée dans les crises sociale, et environnementale, interroge notre capacité à poser des choix quand économique l'avenir est incertain. L'ampleur des bouleversements traversés a de quoi susciter la sidération, fragiliser les individus et bousculer le sens du collectif. Mais il est des ressources, trop oubliées, que nous proposons de cultiver pour prendre des décisions éclairées malgré les incertitudes.

  • Le dossier coordonné par Bernard Perret regrette que la prise de conscience de la crise écologique ait si peu d'effet sur la science et les réalités économiques. Il faudrait pourtant remettre en chantier toutes les règles de fonctionnement de l'économie pour qu'elle devienne soutenable. À lire aussi dans ce numéro : survivre à Auschwitz, vivre avec Alzheimer, le Hirak algérien, le jeu dangereux entre l'Iran et les États-Unis et un entretien avec les réalisateurs de Pour Sama.

  • En janvier 2015, la France fut prise par surprise. Mais elle s'est, aussi, surprise elle-même. Aux deux massacres ont répondu des centaines de "marches républicaines", dont la polémique autour de ceux "qui n'étaient pas Charlie" n'a pas réussi à occulter la profonde signification politique. L'événement est entré dans l'histoire. Il est entré aussi dans la géographie, sous le regard de l'étranger, lui-même témoin, acteur ou victime du drame. Drame, au reste, ou tragédie ? Le massacre à Charlie Hebdo a mis face à face deux radicalismes : une extrême gauche vieillissante et un extrémisme religieux pour l'instant en plein essor. Le massacre à l'Hyper Cacher a confirmé la violence d'une haine du Juif cultivée dans certains milieux "issus de l'immigration". On a déjà beaucoup parlé de Janvier 15. Et ce n'est pas près de finir. Ce qu'on essaye ici, c'est d'analyser ce qui s'est passé, ce qui se passe encore et, dans une certaine mesure, ce qui va se passer, au travers d'une douzaine de clés d'interprétation, qui vont de "Sidération" à Soumission, en passant par Liberté d'expression, Laïcité ou Religion (Guerre de). L'Histoire, "avec sa grande hache" (Georges Perec), a fait son travail. Un historien fait le sien.

  • Le 11 janvier 2020, la Chine annonçait son premier décès. Ce qui n'est encore qu'une pneumonie d'origine inconnue sera baptisée quelques jours plus tard du nom de Covid-19.
    Après 180 jours, cette nouvelle maladie aura fait plus de 400 000 morts et mis l'économie mondiale à genoux. La première vague n'as pas fini de déferler et une deuxième vague n'est pas exclue. Le vaccin n'est pas pour demain et le monde est contraint de vivre avec une épée de Damoclès sur la tête.
    Chaque Etat a fait face à la pandémie avec son histoire, sa culture et ses moyens. A travers un vaste panorama international, Alexis Dussol détaille la riposte de chacun d'eux, en soulignant points forts et faiblesses des différentes stratégies mises en place, avec un regard plus particulier sur la France et les Etats-Unis.

  • Quatre-vingt-deux femmes s'expriment sur leur expérience de nettoyage des rues, sur la découverte en commun d'un travail rémunéré, et sur l'impact de la solidarité féminine. Elles racontent comment elles sont progressivement arrivées à comprendre l'intérêt de l'hygiène collective et son influence sur la santé de leur famille et de leur quartier. Elles parlent de la joie qu'elles ressentent d'être regardées "comme des femmes qui travaillent" et du respect qu'elles inspirent.


  • Éditorial

    Voix de femmes - Nathalie Sarthou-Lajus


    International

    Présent et avenir de la Syrie - Joseph Maïla

    Face à l'impunité des multinationales - Swann Bommier et Victoire Caïla


    Société

    De l'importance d'aller bon train - Entretien avec Mona Ozouf

    Désir et abus sexuel - Entretien avec Carolin Emcke

    Le visage de l'animal - Laurence Devillairs


    Religion

    Tous les chantiers de Notre-Dame - Élodie Maurot

    Faut-il rebaptiser la fête de la conversion de Paul ? - Thérèse Andrevon


    Culture

    Le succès du roman policier français - Élodie Pinel

    Sans oublier les chroniques, expos, films, livres...

  • Ancien patron de la Brigade de Répression du Banditisme, Pierre Folacci est LE policier qui connaît par coeur Marseille et son évolution récente.
    Loin des clichés habituels, il se raconte et raconte son métier. La formation de policier qui ne prépare pas aux premières autopsies, les cris des familles de victimes qui ne s'oublient pas.
    La peur qui demeure avec l'expérience. Il n'est pas dans la culture de la police de prendre en compte cette souffrance subjective insupportable.
    Il parle aussi de la violence des jeunes est le produit d'intérêts occultes, d'une lutte de territoire pour occuper la place laissée libre par le milieu, du grand banditisme qui a vu éclore les réseaux de trafic de stupéfiants des quartiers Nord, qui les a laissé faire,
    les utilisant parfois et faisant, auprès d'eux, office de juge de paix.
    Il démontre que, si les grandes figures du banditisme sont toutes tombées, incarcérées ou mortes, leurs investissements financiers sont toujours en place.
    Blanchis depuis longtemps, ils représentent une manne financière colossale et tentaculaire. La culture, les repères ont changé : après les femmes et l'alcool, la barbe.
    Endoctrinés par un islam radical, les voyous reprennent leurs trafic tout en payant leur dîme à des réseaux terroristes, forts de cette idée que la vie des autres ne compte pas puisque le paradis les attend.
    L'autre changement important tient à la complexité extrême de la nouvelle procédure pénale, nouvelle lourdeur administrative qui empiète de moitié sur le temps consacré aux résolutions d'enquêtes.
    Il est arrivé, comme à d'autres, à Pierre Folacci d'être en marge du code : il en parle sans tabou. Et il évoque alors ce fameux lien avec un informateur, l'histoire d'une vie.

  • L'auteur nous offre ici un champ de réflexion sur un monde actuel aux violences sournoises, là où devraient régner la sécurité et l'équité d'une civilisation se voulant humaniste et démocrate. Le désir et le profit ont perdu, avec la communication et les nouvelles technologies, les limites que fixaient les moyens infiniment plus réduits des époques antérieures.

  • Maîtriser les risques, voire les circonscrire constitue un enjeu de taille dans le champ des mobilités. Ces deux volumes abordent de façon transversale et avec des apports multidisciplinaires et internationaux la question de la sécurité/insécurité et du risque. Ce premier tome aborde : - l'analyse des risques et la modélisation de la conduite ; - les facteurs et situations à risque ; - le renforcement de la sécurité d'un environnement à risque.

  • La croissance démographique du Niger, qui est parmi les plus rapides au monde, pèse sur son développement. Mais il faut dépasser ce constat, car le développement social ne se résume pas au seul développement économique. Ce livre, qui mobilise une riche palette de données démographiques, économiques et sociales récentes, montre que la réalité est beaucoup plus complexe. Rédigé pour la plupart par des chercheurs nationaux, ce livre constitue la première grande synthèse sur le Niger.

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