"Jamais la puissance publique n'aura à ce point démissionné devant des enjeux vitaux, pour aujourd'hui et pour demain."
On n'a sans doute jamais eu autant besoin de puissance publique, face aux bouleversements en cours et aux catastrophes qui s'annoncent. C'est la direction opposée qui est choisie : baisses d'impôts pour les privilégiés et les entreprises, poursuite insensée de la croissance infinie et laisser-faire irresponsable. Cinquante ans après le rapport Meadows (1972), alors que 60 % du vivant a disparu et que des milliers de scientifiques appellent désormais à la désobéissance civile, il est vital de prendre les décisions auxquels les forcenés du profit s'opposent. Ils nous font perdre du temps. Et la vie.
« Il advient que la justice transforme un innocent en coupable. Mais il est plus rare que l'institution judiciaire transforme un coupable en innocent.
Ce fut pourtant le cas de René Bousquet, ancien secrétaire général de la police de Vichy, d'avril 1942 à décembre 1943, et proche de Pierre Laval. Envoyé en Allemagne par ses amis de la Gestapo en juin 1944, Bousquet choisit de rentrer en France en mai 1945 pour y être jugé par la Haute Cour de justice. Comme il l'avait annoncé à ses proches, tout se passa bien pour lui.
René Bousquet fut mis en liberté provisoire en juillet 1948 et jugé par la Haute Cour du 21 au 23 juin 1949. Il bénéficia d'un quasi-acquittement. La Haute Cour, composée de parlementaires, pour certains résistants, le releva même de l'indignité nationale pour services rendus à la Résistance... Il put alors entreprendre le front haut une nouvelle carrière dans le monde des affaires.
Dénoncé en 1978 par Darquier de Pellepoix, ancien commissaire général aux questions juives, Bousquet se vit rattrapé par son passé, notamment par le drame de la rafle du Vel' d'Hiv en juillet 1942, à laquelle il avait fait procéder par la police française.
Une nouvelle plainte ayant été déposée contre lui en 1991, Bousquet fut, avant un nouveau procès, abattu par un dément, à Paris, en juin 1993. Sa mort a interdit à la justice de se prononcer à nouveau.
Au-delà de l'intérêt historique de ce déni de justice que fut son procès, demeure une question essentielle : comment la Haute Cour de justice a-t-elle pu acquitter René Bousquet et lui délivrer un véritable brevet de Résistance ? C'est l'énigme que cet ouvrage présente. »
Robert Badinter
Robert Badinter et Bernard Le Drezen ont retrouvé aux Archives nationales le compte rendu sténographique du procès de René Bousquet en juin 1949. Nous publions ici l'intégralité de ce texte, véritable enregistrement écrit des audiences.
Pour les nazis, la 'culture' était à l'origine la simple transcription de la nature : on révérait les arbres et les cours d'eau, on s'accouplait, se nourrissait et se battait comme tous les autres animaux, on défendait sa horde et elle seule. La dénaturation est intervenue quand les Sémites se sont installés en Grèce, quand l'évangélisation a introduit le judéo-christianisme, puis quand la Révolution française a parachevé ces constructions idéologiques absurdes (égalité, compassion, abstraction du droit...).
Pour sauver la race nordique-germanique, il fallait opérer une 'révolution culturelle', retrouver le mode d'être des Anciens et faire à nouveau coïncider culture et nature. C'est en refondant ainsi le droit et la morale que l'homme germanique a cru pouvoir agir conformément à ce que commandait sa survie. Grâce à la réécriture du droit et de la morale, il devenait légal et moral de frapper et de tuer.
Avec ce recueil d'études, Johann Chapoutot parachève et relie le projet de deux de ses livres précédents, Le National-socialisme et l'Antiquité (2008) et La Loi du sang : penser et agir en nazi (2014). En approfondissant des points particuliers, comme la lecture du stoïcisme et de Platon sous le IIIe Reich, l'usage de Kant et de son impératif catégorique ou la réception en Allemagne du droit romain, il montre comment s'est opérée la réécriture de l'histoire de l'Occident et par quels canaux de telles idées sont parvenues aux acteurs des crimes nazis.
Les entretiens avec Noam Chomsky rassemblés dans ce recueil ont été menés par C.J. Polychroniou entre 2018 et avril 2022. Le grand intellectuel et militant y parle de la fin et des séquelles du trumpisme, du dangereux centrisme de Biden et de l'espoir que représentent Sanders et Alexandria Ocasio-Cortez aux États-Unis. Il commente aussi la gestion de la pandémie de coronavirus, la crise climatique et les risques toujours plus élevés d'un conflit nucléaire, notamment depuis que la guerre en Ukraine a éclaté.
Une réflexion à deux voix sur la guerre et la stratégie comme la France n'en a pas connue depuis longtemps.Pourquoi, tout au long des siècles, les généraux ont-ils remporté tant de victoires qui n'amenaient pas la fin du conflit ? Pourquoi le sang versé servait-il si peu les objectifs assignés par le pouvoir à ses armées ? Pourquoi, pour prendre un exemple entre mille, les meilleures armées du monde ont-elles été réduites, entre 1914 et 1918, à un face-à-face aussi désespérant que stérile dans la boue des tranchées ?
Conduire la guerre livre les clés de cette impasse et montre qu'un grand penseur soviétique oublié, Alexandre Svetchine, a montré la voie pour en sortir.
Jean Lopez amène Benoist Bihan à exposer sa pensée sur ce digne héritier de Clausewitz, sa vie, sa pensée et son oeuvre, réflexion mûrie depuis quinze ans et nourrie d'une formidable érudition. Chemin faisant, les deux complices nous offrent une promenade à travers vingt-cinq siècles de conflits. Ils revisitent les batailles dites décisives et l'action de ceux qu'on a présentés comme de grands capitaines. L'ouvrage ne se contente pas d'être historique et critique. En décortiquant l'oeuvre de Svetchine, il expose la solution - l'art opératif - pour que les combats deviennent pleinement utiles à la stratégie et s'harmonisent avec la tactique. Original dans son approche, puissant par ses arguments, plaisant à lire de par sa forme dialoguée, cet ouvrage est totalement original et devrait marquer la pensée militaire d'une pierre blanche.
L'objectif ? Rien moins que le renouvellement de la pensée stratégique, un domaine apprécié du grand public mais qu'il fallait dépoussiérer et mettre à la portée de tous en trouvant le bon équilibre entre théorie et Histoire.
La crise des démocraties est devenue un lieu commun. Partout dans le monde, et malgré les histoires et cultures politiques spécifiques de chaque pays, on assiste aux mêmes phénomènes : défiance face aux institutions, malaise dans la représentation, abstention record ou clientélisme lors des élections, multiplication des revendications de droits individuels, haine du pouvoir élu... Olivier Mongin reprend à nouveaux frais la question démocratique en s'inquiétant de ce qu'il diagnostique comme la disparition du politique. Les institutions ne garantissent plus le lien social, elles provoquent au contraire inégalités, divisions et violence. En « bas » comme en « haut », chaque plan est soumis à des contradictions insolubles, à des apories théoriques et pratiques qui imposent une nouvelle réflexion sur les médiations possibles. Alors que l'individualisme devient toujours plus radical, que l'étranger et le migrant sont perçus comme des dangers pour l'identité nationale, que le contrôle des citoyens et la violence policière s'aggravent, que les pouvoirs autoritaires et illibéraux surfent sur la vague populiste, ce livre cherche comment refaire de la politique en démocratie. Grand lecteur de Paul Ricoeur, Olivier Mongin trouve une source féconde dans sa pensée du pluralisme démocratique comme dépassement du « paradoxe politique » : source de violence, le politique est aussi, doit être, foncièrement, projet de réduction de la violence.
Directeur de la revue Esprit de 1988 à 2019, Olivier Mongin a été éditeur au Seuil et chez Hachette. Il co-préside l`association Paul Ricoeur à Paris. Il a publié entre autres une trilogie des passions démocratiques, des ouvrages sur la vie intellectuelle et politique, sur Paul Ricoeur, sur le cinéma, et sur l'urbanisation.
Préface de Frédéric Worms
L'armée française en guerre.La bataille de Valmy, en 1792, marque l'irruption d'un type d'armée comme le monde n'en avait jamais connu : une armée massive et nationale de citoyens-soldats qui, conjuguée au génie de Napoléon, va conquérir l'Europe. Deux cent vingt ans plus tard, les opérations au Mali, de 2013 à 2022, voient intervenir une force française qui semble ne plus avoir de points communs avec la précédente : de petite taille, professionnelle, experte en opérations extérieures, en contre-insurrection comme en contre-terrorisme. Comment est-on passé de l'une à l'autre, à travers deux guerres mondiales, les grands conflits européens du xixe siècle et une multitude de guerres coloniales, tel est le sujet central de cet ouvrage important.
En 61 articles richement illustrés de photos, dessins, cartes et infographies, il permet au lecteur de parcourir deux siècles d'histoire militaire, à travers non seulement l'histoire des batailles mais aussi celle des troupes, des armes et des doctrines. Comme les deux ouvrages précédents nés de la collaboration de Perrin et de
Guerres & Histoire - La Wehrmacht puis
La Guerre antique -,
L'Armée française, de Valmy au Mali est une somme due aux meilleurs historiens racontée avec clarté et justesse, propre à séduire tous les publics. Ce livre tombe au moment exact où, du fait de la guerre en Ukraine, la France se doit de repenser à nouveau son armée. Elle aborde ce nouveau chapitre forte d'une tradition qui est probablement la plus riche du monde de par la variété de ses expériences qui l'ont conduite, plus d'une fois, comme l'écrivait de Gaulle, à " des succès achevés aux malheurs exemplaires ".
Et si on ne vous avait pas tout dit sur ce qui s'est réellement passé lors de la prise d'otages ?Le 9 janvier 2015 en début d'après-midi, deux jours après l'attentat contre Charlie Hebdo qui a mis la France en émoi, un terroriste de la même sphère djihadiste que les frères Kouachi rentre dans un supermarché cacher, porte de Vincennes, pour y commettre l'irréparable.
Son but ultime : assassiner le plus de personnes possible...
Quatre personnes perdront la vie. Yohan Cohen, 20 ans ; Philippe Braham, 45 ans ; François- Michel Saada, 64 ans ; Yoav Hattab, 21 ans. Le 20 janvier 2015, Lassana Bathily est hissé au rang de héros national et naturalisé français pour acte de bravoure, pour avoir sauvé des otages. En parallèle, une rumeur avec des vidéos et des photos à l'appui circule sur les réseaux so- ciaux, concernant l'étrange comportement d'un homme portant une casquette, très vite soup- çonné, d'après une thèse complotiste, d'être un complice du terroriste...
Et si cet homme était celui qui avait permis de mettre fin à cette prise d'otage en sauvant de nombreuses vies ?
Et si cet homme était le vrai héros de cette journée ?
Êtes-vous prêts à vivre ces moments en immersion dans le huis clos de l'Hyper-Cacher ?
Sur le terrain, ils sont d'abord à la recherche de tous les indices et traces qui permettront de résoudre une enquête. Dans les laboratoires, ils traitent et examinent ensuite l'ensemble des éléments trouvés sur la scène d'infraction - d'un simple cambriolage à une catastrophe de masse, en passant par un homicide. À l'aide de techniques de plus en plus sophistiquées, ils font parler une goutte de sang, un cheveu, une douille, un smartphone et même... une odeur !
Comment mènent-ils leurs investigations ? Quels sont leurs moyens ? Quelles procédures suivent-ils ?
Comment s'adaptent-ils aux évolutions technologiques ? Découvrez les missions devenues incontournables, mais souvent méconnues, des agents de la police scientifique.
Dix armées qui ont révolutionné l'art de la guerre et changé le monde. Parmi toutes les armées qui ont arpenté le monde, certaines, par leur efficacité guerrière, leur performance tactique, leur adaptabilité et leur résilience, ont marqué l'histoire. Dix systèmes militaires qui ont sublimé l'art de la guerre sont réunis dans cet ouvrage collectif : l'armée assyrienne, la légion romaine, l'armée byzantine, les Mongols, l'armée ottomane, la Royal Navy, la Grande armée, l'armée allemande, l'armée rouge, l'US Army, auxquelles s'ajoute un chapitre essentiel sur ce qui définit justement une grande armée.
Une somme incontournable.
1er décembre 2018. Une gardienne de la paix «lambda» est confrontée à l'ultraviolence des manifestations parisiennes.Vivre la vie de Juliette Alpha, comme elle le propose dans son livre-choc, c'est se retrouver au coeur d'un tourbillon permanent, dans l'oeil du cyclone.
C'est d'abord faire face, seule, à des difficultés matérielles et psychologiques. C'est ensuite, très vite, traverser l'enfer : Charlie-Hebdo et le Bataclan. C'est voir alors s'effondrer ce en quoi l'on croit (« Avec le Bataclan, j'ai pris 10 ans dans la gueule. Je me souviendrai toute ma vie des hurlements dans la radio ce soir-là et d'avoir vu mes collègues rentrer à 4 h du matin avec des bouts de chair sur eux. Dès lors, notre mission n'était plus de protéger notre prochain, ce pour quoi nous avions été formés, mais de protéger notre pays. Et ce n'est plus du tout la même chose. »).
Vivre la vie de Juliette Alpha, c'est capter ce sentiment si particulier qui anime une brigade (« Même si je n'aime pas un collègue, j'irai à la mort pour lui. ») C'est assumer le fait que, chef de bord, la vie de vos collègues dépend des décisions que vous prendrez en une fraction de seconde, alors que vous n'avez pas un an de maison.
Vivre la vie de Juliette Alpha, c'est devoir renoncer aux missions sociales qui sont celles des policiers parce que les manifestations accaparent toutes les ressources disponibles. C'est apprendre qu'à Paris, en 2019, la détresse et la misère sont partout, mais que les appels à Police Secours ne sont plus dispatchés le samedi, faute de moyens.
Vivre la vie de Juliette Alpha, enfin, c'est accepter de mettre, chaque jour ou presque, votre existence en danger, parce qu'au fond de vous-même, vous restez convaincu(e) de la grandeur de votre mission.
« OMAR M'A TUER. » Toutle monde se souvient de cette inscription tracée avec le sang de GhislaineMarchal, assassinée à l'arme blanche dans la cave de sa villa de Mougins, en1991. Le crime avait été immédiatement attribué à son jardinier Omar Raddad.Malgré ses cris d'innocence, le jeune Marocain avait été condamné à dix-huitans de réclusion. Depuis trente ans, la lutte pour la révision du procès n'a jamaiscessé. Une nouvelle requête vient d'être déposée sur la base de nouveaux ADNinconnus ainsi que sur la découverte d'une enquête de gendarmerie restéesecrète.Mais quels sont lesressorts de cette affaire, l'une des plus graves erreurs judiciaires de cesdernières décennies ?L'avocate d'Omar Raddad,ainsi qu'un ancien juge d'instruction, devenu député, nous racontent lescombats qu'ils ont dû mener pour faire éclater la vérité et nous dévoilent lesdysfonctionnements d'un système judiciaire qui permet ces drames humainssouvent irréparables.
Sylvie Noachovitch est avocate pénaliste au Barreau de Paris. Elle est l'avocate d'Omar Raddad et lutte depuis plus de 30 ans contre les erreurs judiciaires.Georges Fenech est ancien juge d'instruction et député honoraire. Il est co-auteur de la réforme sur la révision criminelle.
Trouvant ses études en Maths Sup ennuyeuses à mourir, Alexandre Alex rêve de s'engager dans l'armée et de devenir « commando », bien qu'il n'ait aucune idée de ce que cela peut réellement signifier. Quand un recruteur tente de lui vendre la fonction de « commando informatique » pour lui faire intégrer les transmissions au lieu de le renseigner sur les forces spéciales, Alexandre n'est pas loin de se laisser tenter... Mais il opte finalement pour l'École des sous-officiers de Saint-Maixent, où son classement de sortie lui permet d'intégrer le 1er RPIMa en qualité de « sergent direct ».
Jeune sergent frais émoulu de l'école, il doit désormais naviguer au milieu de soldats ou de sous-officiers plus expérimentés que lui dans l'un des plus prestigieux régiments de l'armée de terre ! Et surtout il doit réussir la formation Recherche Aéroportée & Action Spéciale (RAPAS), qui fera de lui l'équipier d'un Stick Action Spéciale (SAS), avant d'enchaîner sur d'autres formations et d'autres stages, puis de faire ensuite ses preuves sur le terrain. Ce sera tout d'abord l'Afghanistan, puis la Mauritanie, le Burkina Faso ou encore la Centrafrique. Mais ce sera aussi l'opération Archange Foudroyant qui, le 8 janvier 2011 au Mali, à l'issue d'un audacieux raid héliporté, se conclura par la mort tragique de deux otages français, Antoine et Vincent.
Au terme de dix ans de carrière, ce sera ensuite le retour à la vie civile, avec son lot de difficultés et d'apprentissages. Tour à tour livreur, patron de bar, SDF, garde du corps puis entrepreneur, Alexandre Alex saura rebondir pour revenir dans le monde qu'il connaît le mieux : celui de la sécurité.
Qui n'a jamais entendu parler des forces spéciales ? Depuis l'élimination d'Oussama Ben Laden en 2011, leur nom est synonyme d'actions fulgurantes, millimétrées, implacables. Mais parce que la plus grande discrétion est essentielle à leur réussite, les forces spéciales se dissimulent derrière des pseudonymes et fuient toute publicité en opération. On croit savoir ce qu'elles font, on ignore qui elles sont.
Pour la première fois, des généraux, des commandants de task forces en Afghanistan, en Libye, au Sahel et au Levant, de jeunes officiers et sous-officiers se livrent sur la réalité de leur métier, leurs motivations, leurs joies et leurs peurs.
Appartenir à des unités d'élite apporte en effet presque autant de satisfactions que d'épreuves. Les forces spéciales ont remporté bien des succès face aux Taliban, à AQMI et à Daech, mais le coût est élevé en tués et blessés, sur le plan physique comme psychique.
S'étant fait une spécialité de faire parler ceux qui ont pour obligation de se taire, Jean-Christophe Notin en brosse un portrait loin de l'image du surhomme, et aborde les questions les plus intimes, du rapport à la mort aux conséquences sur la vie privée.
Dans cet ouvrage formé de deux essais qui se complètent l'un l'autre, Jean François Billeter éclaire doublement ce qui se passe en Chine aujourd'hui : d'abord du point de vue de l'histoire du capitalisme, de cette "réaction en chaîne non maîtrisée" dont il retrace l'histoire depuis son début en Europe, à l'époque de la Renaissance ; ensuite du point de vue de l'histoire chinoise, dont il offre également une synthèse dense, mais claire. Cet ouvrage intéressera les lecteurs qui s'interrogent sur la Chine actuelle, mais aussi ceux qui réfléchissent sur le moment présent de l'histoire et ses suites possibles.
Une affaire retentissante de cybercriminalité au départ de la Corée.
Le groupe Lazarus, composé de pirates informatiques nord-coréens d'élite financés et organisés par l'État, est responsable des plus célèbres attaques informatiques de ces dernières années, de Hollywood à la haute finance. La lutte contre ces hackers de génie devient désormais internationale.
Un récit extrémement bien documenté, qui se dévore comme un roman d'espionnage.
10 juillet 2020. 35 ans jour pour jour après le sabotage du Rainbow Warrior de l'organisation écologiste Greenpeace, la DGSE voit pour la première fois de son histoire deux de ses anciens agents être condamnés par la justice française pour trahison au profit de la Chine. Au terme d'une enquête de deux ans, qui s'appuie sur de nombreux témoignages de maîtres-espions et des documents confidentiels, les auteurs retracent une infiltration de longue haleine au coeur du plus célèbre service de renseignement tricolore, entre Versailles, l'Île Maurice ou Pékin.Cette plongée dans les coulisses et les secrets de famille du véritable Bureau des légendes accorde une large place au régime chinois, perçu par les responsables sécuritaires français comme la menace numéro un. De plus en plus offensifs, les espions chinois ne sont toutefois pas les seuls à tenter de retourner les agents de la DGSE et à mettre à mal la souveraineté de la France. Que ce soit la Russie de Vladimir Poutine, qui a retrouvé un niveau d'agressivité proche de celui de la guerre froide, ou le grand allié américain, les périls sont multiples pour le renseignement extérieur français, l'un des services secrets occidentaux les plus performants.Mieux qu'un roman d'espionnage, un document passionnant avec de nombreuses infos inédites.
14 opérateurs des meilleures unités militaires et des forces de l'ordre françaises témoignent.
Imaginez les compétences de toutes les forces spéciales et unités d'élite françaises réunies : 1er RPIMA, GIGN, Commandos Marine, nageurs de combat, RAID, BRI, 13e RDP, pilotes d'hélicoptères de combat des forces spéciales, pilotes de chasse, DGSE, etc., c'est un avant-goût de
Forces spéciales et unités d'élite !
Comment une personne ordinaire peut-elle basculer dans l'extraordinaire vie d'un groupe d'élite qui intervient dans des situations extrêmes de dernier recours ? Quelle volonté, quelles compétences, quel parcours est-il nécessaire de suivre ?
14 opérateurs des meilleurs services militaires et policiers de France ont été rassemblés par " Force Spéciales Coaching " pour aider à la formation des jeunes qui souhaitent intégrer l'une de ces unités spéciales. Les protocoles de sélection pour réussir à rentrer au sein de l'élite sont très différents d'une unité à l'autre, avec des parcours et exercices physiques et psychologiques durs et variés.
Découvrez dans
Forces spéciales et unités d'élite les histoires de ces enfants, de ces adolescents comme les autres qui ont rejoint l'élite de la France après un parcours semé de doutes, d'embûches, d'échecs et de réussites, et comment ils ont vécu leurs premières missions sur le terrain.
Et retirez de ces expériences la force de volonté pour atteindre vos objectifs !
Côté pile, ils s'appellent Hamad Al Thani, Tamin Al Thani ou
Nasser Al Khelaïfi et ils dirigent le Qatar.
À coups d'intéressements dans divers secteurs aussi bien
énergétiques que culturels et sportifs, la famille régnante qatarie
et ses proches cherchent à assurer au petit émirat du Golfe
une place de choix sur l'échiquier mondial.
Côté face, ils s'appelaient Suman Miah, Yam Bahadur Rana,
Mohammad Kaochar Khan, Tul Bahadur Gharti... Émigrés
pauvres d'Asie, ils font partie des milliers de travailleurs qui ont
trouvé la mort en construisant les stades pour le Mondial 2022
de football organisé au Qatar.
Controversé, le pays fait l'actualité à la fois pour la démesure
de ses projets et pour leurs conséquences sociales négatives
voire désastreuses. Pendant ce temps, il continue à se promouvoir
à l'étranger par une politique internationale active,
ses énormes richesses en gaz lui assurant des leviers financiers
et diplomatiques importants.
Que veut le Qatar ? Mais peut-être d'abord qu'est-ce que
le Qatar ? D'Al Jazeera au rôle du gaz en passant par le système
de kafala, cet ouvrage tente d'éclairer les politiques de
cette presqu'île de 12 000 km2, contraintes par les rivalités du
Moyen-Orient contemporain.
Jonathan Piron est historien et spécialiste du Moyen-Orient. Coordinateur du
pôle prospective pour Etopia, chercheur associé au GRIP, il enseigne les Relations
internationales contemporaines à Helmo (Liège).
Asséner le premier coup de poing, délivrer des otages, mener des opérations ciblées, neutraliser des chefs terroristes... Toutes ces situations critiques, le général Christophe Gomart les a vécues. Il nous livre à travers ses mémoires une plongée unique dans l'univers des forces spéciales, ces unités d'élite associées aux guerres secrètes de la France.
Pour la première fois, un général raconte ses trente-cinq années de guerres de l'ombre sur tous les fronts et en première ligne : à Sarajevo en 1992, au Rwanda durant l'opération Turquoise en 1994, dans la traque des criminels de guerre en ex-Yougoslavie, en Afghanistan contre les talibans en 2001, en Libye lors de l'opération Harmattan contre Kadhafi en 2011, au Mali lors de l'opération Serval en 2013, jusqu'au Moyen-Orient en soutien aux Kurdes contre Daech...
Dans cet ouvrage palpitant, il nous fait entrer dans les coulisses du prestigieux COS, le Commandement des opérations spéciales, et nous fait vivre les prises de décisions politiques autant que ces opérations de terrain. En homme d'action et de réflexion, il retrace cette part de notre histoire, où parfois vérité et gloire ne font pas bon ménage. Sans langue de bois, il interroge le rôle de la France comme gendarme du monde.
Un traité régulant les activités des entreprises transnationales en matière de droits humains est en cours de négociation au sein de l'ONU.
Alors que se multiplient les mesures nationales imposant un «devoir de vigilance» contraignant aux entreprises, une directive européenne allant dans le même sens est discutée. Autant de signes de la volonté des États, sous la pression des mouvements sociaux, de (re)prendre quelque peu le contrôle.
La remise en question du pouvoir de l'acteur économique le plus puissant de la globalisation néolibérale marque-t-elle une nouvelle phase de l'ordre mondial?? Au cours de ces dernières années, l'impact et l'impunité des grandes entreprises devenait plus visible, tout comme leurs violations des droits humains, sociaux, économiques et environnementaux. Leur image auprès du grand public du Nord s'est largement détériorée. Leur prétendue autorégulation est apparue pour ce qu'elle est, un mythe.
Mais les multinationales ne continuent pas moins de bénéficier de politiques publiques accommodantes, voire complices, et d'une architecture économique mondiale à leur avantage, sinon à leur service, tandis que les organisations sociales, plus encore dans les pays du Sud, n'ont toujours pas un véritable accès à la justice.
Au-delà du contrôle des acteurs économiques, l'enjeu est la priorité aux droits humains par rapport au commerce et le renversement de l'asymétrie des pouvoirs. Or, dans les faits, cette dernière se maintient à travers un ensemble de dispositifs véhiculant l'influence des bailleurs de fonds en matière de politique économique et budgétaire, au détriment de la souveraineté des pays concernés et des investissements publics considérables qu'exigent la lutte contre les inégalités et la catastrophe environnementale.
Jean Boustani travaille pour le groupe de construction navale Privinvest. En 2013, il supervise une vente colossale : Privinvest livre deux milliards de dollars de matériel au Mozambique. Une opération encadrée. Légale.
Pourtant, le 1er janvier 2019, Jean Boustani est arrêté à sa descente d'avion par le FBI.
Motifs : corruption, fraude, blanchiment d'argent, dans le cadre des contrats mozambicains. Car l'Amérique n'apprécie pas que l'on vende du matériel à l'Afrique sans lui demander la permission...
Bilan : onze mois de détention pour Jean Boustani, un combat judiciaire, une victoire.
Ce document exceptionnel fait entendre la voix d'un homme bafoué puis blanchi. Il révèle les méthodes d'un pouvoir américain prêt à renier ses propres principes pour asseoir sa mainmise économique, quitte à déséquilibrer le jeu des relations internationales.
Depuis toujours, le sexe a partie liée avec la politique. Il se présente comme l'un des avantages collatéraux de la res publica, règle de l'ordre du non-dit mais maintes fois vérifiée. Pourtant, les enjeux de la sexualité des puissants ne se résument pas à leurs frasques ni à leurs petits secrets - même si leur libido a souvent joué de drôles de tours aux chefs d'État ! Lorsqu'une situation devient critique ou qu'un rival se fait trop puissant, le sexe ou le no-sex offrent aussi un terrain rêvé pour comploter tout à son aise, trahir ses alliés ou désigner un bouc émissaire. D'Henri IV, qui, à la veille de son assassinat, était sur le point de déclencher une guerre par dépit amoureux, au " bunga bunga " berlusconien, sans oublier les conséquences politiques de ce que l'on appelle pudiquement " les affaires de moeurs " de la IVe République, le sexe n'est pas seulement une composante de l'exercice du pouvoir, c'est aussi un accélérateur du cours de l'Histoire.
Il n'y a pas encore de guerre dont le déclenchement puisse être directement imputable aux conséquences du changement climatique. Mais nous voyons déjà à quel point celui-ci affecte la sécurité personnelle, économique, alimentaire, sanitaire et environnementale.
Les militaires doivent anticiper les impacts du changement climatique sur le paysage stratégique international (migrations, aires géopolitiques les plus impactées). Ils doivent aussi analyser la façon dont leurs grandes missions de défense vont être affectées par la hausse des températures : opérations militaires, sécurité sanitaire, contribution aux politiques publiques d'atténuation, sécurité énergétique, adaptation des équipements et des infrastructures de défense.
Nicolas Regaud est délégué au développement international à l'Institut de recherche stratégique de l'école militaire (IRSEM).
François Gemenne, membre du GIEC est chercheur à l'université de Liège, enseignant à Sciences-Po. Il est coauteur de l'Atlas de l'Anthropocène (Presses de Sciences Po 2e éd. 2021).
Bastien Alex est responsable du programme Climat-Energie au WWF-France.