• Dans la lignée de Les Vertus de l'échec et La Confiance en soi, un nouvel essai de philosophie pratique, où Charles Pépin montre que toute vraie rencontre est en même temps une découverte de soi et une redécouverte du monde. Une philosophie salutaire en ces temps de repli sur soi.
    Pourquoi certaines rencontres nous donnent-elles l'impression de renaître? Comment se rendre disponibles à celles qui vont intensifier nos vies, nous révéler à nous-mêmes?
    La rencontre amoureuse, amicale, professionnelle n'est pas un " plus " dans nos vies. Au coeur de notre existence, dont l'étymologie latine
    ex-sistere signifie " sortir de soi ", il y a ce mouvement vers l'extérieur, ce besoin d'aller vers les autres. Cette aventure de la rencontre n'est pas sans risque, mais elle a le goût de la " vraie vie ".
    De Platon à Christian Bobin en passant par
    Belle du Seigneur d'Albert Cohen ou
    Sur la route de Madison de Clint Eastwood, Charles Pépin convoque philosophes, romanciers et cinéastes pour nous révéler la puissance, la grâce de la rencontre. En analysant quelques amours ou amitiés fertiles Picasso et Éluard, David Bowie et Lou Reed, Voltaire et Émilie du Châtelet... il montre que toute vraie rencontre est en même temps une découverte de soi et une redécouverte du monde.
    Une philosophie salutaire en ces temps de repli sur soi.

  • Banni de la communauté juive à 23 ans pour hérésie, Baruch Spinoza décide de consacrer sa vie à la philosophie. Son objectif  ? Découvrir  un bien véritable qui lui  «  procurerait pour l'éternité la jouissance d'une joie suprême et incessante.  » Au cours des vingt années qui lui restent à vivre, Spinoza édifie une oeuvre révolutionnaire. Comment cet homme a-t-il pu, en plein XVIIe siècle, être le précurseur des Lumières et de nos démocraties modernes  ? Le pionnier d'une lecture historique et critique de la Bible  ? Le fondateur de la psychologie des profondeurs  ? L'initiateur de la philologie, de la sociologie, et de l'éthologie  ? Et surtout, l'inventeur d'une philosophie fondée sur le désir et la joie, qui bouleverse notre conception de Dieu, de la morale et du bonheur  ?  
    A bien des égards, Spinoza est non seulement très en avance sur son temps, mais aussi sur le nôtre.  C'est ce que j'appelle le «  miracle  » Spinoza.
    F.  L.

  • "Deux siècles de révolte, métaphysique ou historique, s'offrent justement à notre réflexion. Un historien, seul, pourrait prétendre à exposer en détail les doctrines et les mouvements qui s'y succèdent. Du moins, il doit être possible d'y chercher un fil conducteur. Les pages qui suivent proposent seulement quelques repères historiques et une hypothèse de lecture. Cette hypothèse n'est pas la seule possible ; elle est loin, d'ailleurs, de tout éclairer. Mais elle explique, en partie, la direction et, presque entièrement, la démesure de notre temps. L'histoire prodigieuse qui est évoquée ici est l'histoire de l'orgueil européen."

  • Le monde a tellement changé que les jeunes doivent tout réinventer !
    Nos sociétés occidentales ont déjà vécu deux révolutions : le passage de l'oral à l'écrit, puis de l'écrit à l'imprimé. Comme chacune des précédentes, la troisième, tout aussi majeure, s'accompagne de mutations politiques, sociales et cognitives. Ce sont des périodes de crises.
    De l'essor des nouvelles technologies, un nouvel humain est né : Michel Serres le baptise "Petite Poucette" - clin d'oeil à la maestria avec laquelle les messages fusent de ses pouces.
    Petite Poucette va devoir réinventer une manière de vivre ensemble, des institutions, une manière d'être et de connaître... Débute une nouvelle ère qui verra le triomphe de la multitude, anonyme, sur les élites dirigeantes, bien identifiées ; du savoir discuté sur les doctrines enseignées ; d'une société immatérielle librement connectée sur la société du spectacle à sens unique...
    Faisons donc confiance à Petite Poucette pour mettre en oeuvre cette utopie, seule réalité possible !

  • Paru en 1762, le Contrat social, en affirmant le principe de souveraineté du peuple, a constitué un tournant décisif pour la modernité et s'est imposé comme un des textes majeurs de la philosophie politique. Il a aussi acquis le statut de monument, plus célèbre que connu, plus révéré - ou honni - qu'interrogé. Retrouver, dans les formules fameuses et les pages d'anthologie, le mouvement de la réflexion et les questions vives qui nourrissent une oeuvre beaucoup plus problématique qu'affirmative, c'est découvrir une pensée qui se tient au plus près des préoccupations d'aujourd'hui : comment intégrer les intérêts de tous dans la détermination de l'intérêt commun ? Comment lutter contre la pente de tout gouvernement à déposséder les citoyens de la souveraineté ? Comment former en chacun ce sentiment d'obligation sans lequel le lien social se défait ?
    © Flammarion, Paris, 2001, pour la présente édition.
    Édition revue et mise à jour en 2012.
    Couverture : Virginie Berthemet © Flammarion

  • Tirant les leçons de la sagesse universelle et nous faisant part de sa propre expérience, Frédéric Lenoir nous donne les clés qui nous aident à vivre, dans son livre le plus personnel.0500 Mon témoignage personnel importeraitpeu s´il n´était éclairé par la pensée des philosophes et des sages del´humanité qui ont marqué ma vie : le Bouddha, Confucius, Socrate,Aristote, Épicure, Épictète, Jésus, Montaigne, Spinoza, Schopenhauer,Lévinas parmi d´autres.
    Exister est un fait, vivre est un art. Toutle chemin de la vie, c´est passer de l´ignorance à la connaissance, dela peur à l´amour. » Frédéric Lenoir Frédéric Lenoir est philosophe et écrivain. Il est notamment l´auteur deLa Rencontre du bouddhisme et de l´Occident;Le Christ philosopheetSocrate, Jésus, Bouddha. Il a aussi écrit une pièce de théâtre -Bonté divine !- et plusieurs romans dontLa Promesse de l´ange(avec Violette Cabesos) etL´Oracle della Luna, qui ont connu un succès international.0300 Mon témoignage personnel importerait peu s´il n´était éclairé par la pensée des philosophes et des sages de l´humanité qui ont marqué ma vie : le Bouddha, Confucius, Socrate, Aristote, Épicure, Épictète, Jésus, Montaigne, Spinoza, Schopenhauer, Lévinas parmi d´autres.
    Exister est un fait, vivre est un art. Tout le chemin de la vie, c´est passer de l´ignorance à la connaissance, de la peur à l´amour. » Frédéric Lenoir Frédéric Lenoir est philosophe et écrivain. Il est notamment l´auteur deLa Rencontre du bouddhisme et de l´Occident;Le Christ philosopheetSocrate, Jésus, Bouddha. Il a aussi écrit une pièce de théâtre -Bonté divine !- et plusieurs romans dontLa Promesse de l´ange(avec Violette Cabesos) etL´Oracle della Luna, qui ont connu un succès international.

  • Qu'est ce qui a changé dans nos pays depuis 1950  ? L'espérance de vie a augmenté de 20 à 30 ans, l'équivalent du total d'une existence  au XVII° siècle. Passé la cinquantaine, l'animal humain connaît une sorte de suspension  : plus tout à fait jeune, pas vraiment vieux, en apesanteur. C'est un sursis qui laisse la vie ouverte comme une porte battante. Formidable avancée qui bouleverse tout  : les rapports entre générations, la question affective et familiale, le sens même de notre destin. Ce sursis est à la fois passionnant et angoissant. Il faut remplir cette moisson de jours supplémentaires. Les échéances raccourcissent, les possibles s'amenuisent mais il y a encore de la découverte, des surprises, des amours bouleversantes. Le temps est devenu un allié paradoxal  : au lieu de nous tuer, il nous porte.Que faire de ce cadeau ambigu  ?  S'agit-il seulement de vivre plus longtemps ou plus intensément  ? De recommencer ou de bifurquer  ? Qu'en est-il du remariage, d'une nouvelle carrière  ? Comment éviter la fatigue d'être, la mélancolie des crépuscules, comment traverser de grandes joies et de grandes douleurs  ? Nourri à la fois de réflexions et de statistiques factuelles, puisant aux sources de la littérature, des arts comme de l'histoire, ce livre propose une philosophie de la longévité fondée non sur la résignation mais sur la résolution. En somme, un art de vivre cette vie en plus. N'y a-t-il pas une joie profonde à être encore vivants à l'âge ou nos ancêtres avaient déjà un pied dans la tombe  ?

  • Comment empêcher que la présence, en s'instaurant, s'installe ? Qu'elle s'enlise de ce qu'elle se réalise et s'abîme dans la durée ? Les Amants en sont menacés.
    Je proposerai de penser cet ' être près ' de la présence, non pas dans les termes de l'' être ', donc de la détermination ; mais dans les termes de l'entre laissant passer indéfiniment l'intime entre des sujets respectant leur altérité.
    De sorte que la présence ne sombre pas dans la fatalité de l'être-là qui, s'étalant dans son ' là ', se désactive et désapparaît. N'est-ce pas ce qui d'abord importe pour vivre à deux, se tenant ' hors de soi ', et véritablement ex-ister ?
    Or n'en va-t-il pas de même touchant l'altérité qu'on dit culturelle ?
    Une mission aux confins du Vietnam - des flancs de Sapa aux bras du Mékong - m'a conduit à reconsidérer du plus loin ce qui nous occupe aujourd'hui de si près ; ainsi qu'à sonder, dans le sort de minorités brutalement exposées à la mondialisation, la décultura-tion planétaire qui menace.
    Ou comment articuler dans les termes à la fois de l'entre et de l'autre ce qui paraît s'opposer : le local et le global, la connivence et la connaissance, l'entretien du Divers et la promotion d'un universel, mais qui ne soit pas universaliste ?
    F. J.

  • Qu'entendons-nous par « bonheur » ? Dépend-il de nos gènes, de la chance, de notre sensibilité ? Est-ce un état durable ou une suite de plaisirs fugaces ? N´est-il que subjectif ? Faut-il le rechercher ? Peut-on le cultiver ? Souffrance et bonheur peuvent-ils coexister ? Pour tenter de répondre à ces questions, Frédéric Lenoir propose un voyage philosophique, joyeux et plein de saveurs. Une promenade stimulante en compagnie des grands sages d´Orient et d´Occident.Où l´on traversera le jardin des plaisirs avec Epicure. Où l´on entendra raisonner le rire de Montaigne et de Tchouang-tseu. Où l´on croisera le sourire paisible du Bouddha et d´Epictète. Où l´on goûtera à la joie de Spinoza et d´Etty Hillesum. Un cheminement vivant, ponctué d´exemples concrets et des dernières découvertes des neurosciences, pour nous aider à vivre mieux.

  • Essais t.1

    Michel de Montaigne

    Au livre III des Essais, Montaigne déclarait :

    « J´écris ce livre pour peu de gens et pour peu d´années. S´il s´était agi de quelque chose destiné à durer, il eût fallu y employer un langage plus ferme : puisque le nôtre a subi jusqu´ici des variations continuelles, qui peut espérer que sous sa forme présente il soit encore en usage dans cinquante ans d´ici ? » (III, chap. 9, § 114) Il ne croyait peut-être pas si bien dire...

    Qui peut en effet aujourd´hui, hormis les spécialistes, lire Montaigne dans le texte original ? Les éditeurs modernes ont tous, d´une manière ou d´une autre, tenté de « toiletter » le texte en ajoutant des accents, en harmonisant la ponctuation selon nos habitudes d´aujourd´hui : ils ont fait ainsi un texte qui ressemble à du français moderne, mais n´en est pas, et demeure toujours aussi difficile d´accès au plus grand nombre.

    Quel dommage, pour un texte que l´on se plaît à considérer comme une oeuvre majeure de notre littérature !



    J´ai donc pensé qu´il était nécessaire d´en donner une véritable traduction.

    Le lecteur dira si j´ai eu raison.



    GdP

  • Pourquoi devons-nous travailler ?
    Paul Lafargue (1842-1911), penseur socialiste, tente de comprendre l'amour absurde du travail, « cette étrange folie qui possède les classes ouvrières des nations où règne la civilisation capitaliste ».
     
    Relire Le Droit à la paresse nous rappelle que la liberté d'employer le temps est fondamentale.

  • Le secret du bonheur ? C'est ce que promet Épicure dans la Lettre à Ménécée. N'ayons peur ni des dieux, ni de la mort, ni de la douleur ou de la mauvaise fortune. Recherchons le plaisir, parce qu'il est conforme à la nature. Mais pour ce faire, nous devons nous libérer des idées fausses que produisent en nous les préjugés, les opinions courantes ou les croyances superstitieuses. Il faut donc recourir à la raison et à l'exercice pour suivre la nature. Telle est précisément la tâche de la philosophie : elle définit la discipline rationnelle nécessaire au bonheur. La Lettre à Ménécée, texte fondateur de l'épicurisme, exercera une influence décisive dans l'Antiquité comme dans la pensée moderne et contemporaine : sur le poète romain Lucrèce - qui fait l'objet de notre dossier -, mais aussi sur tous ceux qui revendiquent une éthique réconciliant le plaisir et la raison.

  • Seul l'Occident moderne s'est attaché à bâtir l'opposition, donc la discontinuité supposée, entre la nature et la culture. L'anthropologie perpétue dans la définition même de son objet - la diversité culturelle sur fond d'universalité naturelle - une opposition dont les peuples qu'elle étudie ont fait l'économie. Philippe Descola, professeur au Collège de France, propose ici, à partir de traits communs qui se répondent d'un continent à l'autre, une approche nouvelle des manières de répartir continuités et discontinuités entre l'homme et son environnement : le totémisme, qui souligne la continuité matérielle et morale entre humains et non-humains ; l'analogisme, qui postule entre les éléments du monde un réseau de discontinuités structuré par des relations de correspondances ; l'animisme, qui prête aux non-humains l'intériorité des humains, mais les en différencie par le corps ; le naturalisme qui nous rattache aux non-humains par les continuités matérielles et nous en sépare par l'aptitude culturelle. Chaque mode d'identification autorise des configurations singulières qui redistribuent les existants dans des collectifs aux frontières bien différentes de celles que les sciences humaines nous ont rendues familières. C'est à une recomposition radicale de ces sciences que ce livre invite.

  • Vous avez tort mais refusez de l'admettre ? Avec humour et perspicacité, ce petit précis recense et analyse les stratagèmes et les ruses pour sortir vainqueur de tout débat, dispute ou joute verbale. Schopenhauer se livre à une savoureuse réflexion sur le langage et la dialectique, pour le plus grand plaisir des amoureux de la contradiction.
    Ces conseils, aussi précieux que sarcastiques, sont suivis de deux essais incisifs sur la pensée et la lecture : les livres nourrissent-ils notre réflexion, ou nous empêchent-ils de penser par nous-mêmes ?

  • Essais t.2

    Michel de Montaigne

    Au livre III des Essais, Montaigne déclarait :

    « J´écris ce livre pour peu de gens et pour peu d´années. S´il s´était agi de quelque chose destiné à durer, il eût fallu y employer un langage plus ferme : puisque le nôtre a subi jusqu´ici des variations continuelles, qui peut espérer que sous sa forme présente il soit encore en usage dans cinquante ans d´ici ? » (III, chap. 9, § 114) Il ne croyait peut-être pas si bien dire...

    Qui peut en effet aujourd´hui, hormis les spécialistes, lire Montaigne dans le texte original ? Les éditeurs modernes ont tous, d´une manière ou d´une autre, tenté de « toiletter » le texte en ajoutant des accents, en harmonisant la ponctuation selon nos habitudes d´aujourd´hui : ils ont fait ainsi un texte qui ressemble à du français moderne, mais n´en est pas, et demeure toujours aussi difficile d´accès au plus grand nombre.

    Quel dommage, pour un texte que l´on se plaît à considérer comme une oeuvre majeure de notre littérature !



    J´ai donc pensé qu´il était nécessaire d´en donner une véritable traduction.

    Le lecteur dira si j´ai eu raison.



    GdP

  • Essais t.3

    Michel de Montaigne

    Au livre III des Essais, Montaigne déclarait :

    « J´écris ce livre pour peu de gens et pour peu d´années. S´il s´était agi de quelque chose destiné à durer, il eût fallu y employer un langage plus ferme : puisque le nôtre a subi jusqu´ici des variations continuelles, qui peut espérer que sous sa forme présente il soit encore en usage dans cinquante ans d´ici ? » (III, chap. 9, § 114) Il ne croyait peut-être pas si bien dire...

    Qui peut en effet aujourd´hui, hormis les spécialistes, lire Montaigne dans le texte original ? Les éditeurs modernes ont tous, d´une manière ou d´une autre, tenté de « toiletter » le texte en ajoutant des accents, en harmonisant la ponctuation selon nos habitudes d´aujourd´hui : ils ont fait ainsi un texte qui ressemble à du français moderne, mais n´en est pas, et demeure toujours aussi difficile d´accès au plus grand nombre.

    Quel dommage, pour un texte que l´on se plaît à considérer comme une oeuvre majeure de notre littérature !



    J´ai donc pensé qu´il était nécessaire d´en donner une véritable traduction.

    Le lecteur dira si j´ai eu raison.



    GdP

  • Considérons le sport en tant que processus d'humanisation.

    Considérons le sport en tant que processus d'humanisation. Nous ne serions pas les hommes que nous sommes s'il n'y avait pas eu au début le contrat, le lien social, matérialisés par le ballon, ce traceur de relations - viennent ensuite les décisions juridiques prises par l'arbitre. L'idée que la violence puisse être régie par des règles strictes auxquelles tout équipier obéit est l'hominisation par excellence. Arrêter le geste de violence, comme Dieu arrête le bras d'Abraham sur Isaac, c'est cela qui donne naissance à l'humanité.
    Quant au spectateur de cette scène incroyablement politique et religieuse, il peut apprendre sur le stade, comme dans une faculté de droit, le collectif sans texte, la tragédie sans texte et le droit sans texte. Il y a là, en modèle réduit, tout ce que l'on peut souhaiter en pédagogie des sciences humaines.

    Michel Serres compte parmi les rares philosophes sportifs. Son éloge du sport est fondé, sa philosophie du sport est incarnée. L'enseignant qu'il a été confère à l'éducation physique des vertus pédagogiques spécifiques et efficientes pour contribuer à faire de la jeunesse des adultes au corps sain et à la tête bien faite, selon les mots de Montaigne. Dans le sport se jouent notre modèle de société, notre rapport au corps et à la technique.

  • « Que les romans de Margaret Atwood redeviennent des fictions ! » La crise inédite inaugurée par le XXIe siècle - migratoire, écologique, politique, financière - a largement effrité le socle de nos libertés individuelles et des idéaux démocratiques. Il faut agir, mais quelles sont les options face à une société de contrôle qui étouffe toute forme de solidarité au profit de l'ordre et des intérêts financiers ? Que faire, lorsque les mobilisations traditionnelles, y compris les manifestations de masse, restent sans effet ? En s'inspirant de l'exemple de l'île de Vis, en Croatie, bastion des Partisans pendant la Seconde Guerre mondiale - ou comment, même aux heures les plus sombres de l'Histoire, une poignée de résistants peut faire basculer le destin d'un pays -, Sre´cko Horvat nous offre un véritable manuel de résistance et d'action populaire. Et si un autre monde était possible ? Il est urgent de nous libérer de nos chaînes : La poésie du futur nous ouvre la voie. « Une vision percutante et facile d'accès, une urgente nécessité. » Noam Chomsky « Des histoires énigmatiques, un cadre temporel qui ne suit pas les standards, des combinaisons d'événements inattendues, ce n'est qu'une partie des surprises et chamboulements qu'offre Sre´cko Horvat dans ce livre radicalement original. » Saskia Sassen

  • Mullâ Sadrâ vécut à la charnière des XVIe et XVIIe siècles de notre ère. De celui qui fut surnommé "le tout premier des métaphysiciens", l'ayatollah Khomeiny n'eut de cesse de se réclamer lors de la révolution de 1979 en Iran.
    Mullâ Sadrâ, en effet, pose la question de la guidance de la communauté des croyants : revient-elle au plus pieux qui suit l'enseignement du Coran à la lettre ou au philosophe qui, à la suite des Grecs et de Platon en particulier, vise au perfectionnement de l'âme humaine jusqu'à atteindre le bonheur par la connaissance de la vérité ? L'ascension de l'âme savante vers l'lntellect débouche sur la vraie révélation coranique. Mais la religion philosophique se déploie cachée, ésotérique, face à l'exotérisme d'une orthodoxie bornée par la lettre de la Révélation. C'est le drame de l'islam contemporain.
    Quel qu'il soit, le guide ne peut ignorer les enseignements relatifs à la connaissance de Dieu, au message prophétique, aux êtres suprasensibles, à la connaissance de l'âme humaine. Sinon, sans le relai herméneutique que la philosophie offre aux enseignements des imâms, les théologiens et les juristes se substituent, par leur rationalité propre, à celui qu'ils entendent représenter. Le pouvoir spirituel se dégrade inéluctablement en une autorité limitée, juridique, policière. C'est le drame de l'Iran depuis 1979.

  • La Poétique de l'espace explore, à travers les images littéraires, la dimension imaginaire de notre relation à l'espace, en se focalisant sur les espaces du bonheur intime. Le « philosophe-poète » que fût Gaston Bachelard entend ainsi aider ses lecteurs à mieux habiter le monde, grâce aux puissances de l'imagination et, plus précisément, de la rêverie. Aussi l'ouvrage propose-t-il tout d'abord une suite de variations poético-philosophiques sur le thème fondamental de la Maison, de celle de l'être humain aux « maisons animales » comme la coquille ou le nid, en passant par ces « maisons des choses » que sont les tiroirs, les armoires et les coffres. Il ouvre de la sorte une ample réflexion sur l'art d'habiter le monde, impliquant une dialectique de la miniature et de l'immensité, puis du dedans et du dehors, qui s'achève par une méditation des images de la plénitude heureuse, condensant les enjeux anthropologiques, métaphysiques et éthiques de cette oeuvre sans précédent.

  • Que se passe-t-il lorsque, après la science-fiction,  
    la philosophie se saisit de la question des robots  ?
    Ils sont pensés comme des «  machines insurrectionnelles  »  : une intelligence artificielle (IA) avec un corps  particulier, ni animal ni végétal, qui déstabilise l'Évolution
    et déconcerte les hommes qui doivent constamment négocier avec elles.
     
    Dans la lignée de ses travaux pionniers sur le rapport homme-animal,
    Dominique Lestel prolonge dans cet essai sa réflexion sur ce que signifie «  être vivant  »
      en dehors de la notion d'espèce. Il plaide ainsi pour que la robotique autonome
    ne soit plus pensée dans un cadre purement instrumental
    mais entre dans un espace existentiel, telle que nous la vivons chaque jour,
    /> nous engageant dès lors sur la voie d'une révolution ontologique.
     
    Cet essai novateur dans son propos ne l'est pas moins dans sa conception.
    Killoffer, dessinateur et scénariste, a relevé le défi d'illustrer le livre,
    ou plutôt, à l'instar de ce que l'Intelligence artificielle fait aux hommes,
    de questionner le texte   en imaginant quelle bande dessinée il pourrait être.
     
     
    Dominique Lestel enseigne la philosophie contemporaine à l'École normale supérieure de la rue d'Ulm. Il est un théoricien reconnu du domaine émergent de l'éthologie philosophique. Son dernier livre paru est Nous sommes les autres animaux (Fayard).
    Killoffer fait des dessins pour amuser la galerie, pour illustrer des livres ou des journaux (d'ailleurs il fait lui-même un journal :  Mon Lapin Quotidien) et pour raconter des histoires.  Son  dernier livre paru est  Killoffer tel qu'en lui-même enfin  (L'Association).

  • Voltaire, premier défenseur des végétariens  !
    Le philosophe condamne la responsabilité des hommes dans la souffrances des bêtes. Elle révèlerait le rapport que nous avons au mal et à la douleur de l'autre.
    Cet ensemble de textes constitue un plaidoyer percutant qui rejoint nos préoccupations actuelles, en questionnant nos modes de vie et nos pratiques alimentaires.

  • L'Utopie

    Thomas More

    Chancelier du roi Henri VIII, Thomas More se désole des moeurs de son temps : corruption, abus, racket sont monnaie courante dans une société féodale sur le déclin. Il rêve d'un autre monde, une république exemplaire, où la propriété individuelle et l'argent seraient abolis et les citoyens gouvernés par la raison et la vertu...
    Publié en 1516, ce texte aux accents résolument modernes brosse le tableau d'une société anglaise décadente pour mieux introduire le lecteur à un univers débarrassé des faux-semblants et de l'injustice. Rêve de philosophe ou de fou, l'île d'Utopie fascine par son projet égalitaire, dont la réalisation est aussi séduisante que les dérives dangereuses.

  • " La philosophie nous bouscule. Elle ne nous laisse pas tranquille ; elle nous réveille et nous éclaire. C'est pourquoi nous en avons si profondément besoin. "
    Dans son nouveau livre, le philosophe Fabrice Midal décrypte 40 citations inspirantes de penseurs, d'écrivains, de peintres ou de poètes pour inviter les lecteurs à penser autrement et redevenir humain.
    Une expérience inédite et profonde de philosophie et de méditation.
    Philosophe et écrivain, Fabrice Midal, spécialiste des violences du quotidien, est l'un des principaux enseignants de la méditation en France. Il est notamment l'auteur du best-seller Foutez-vous la paix ! traduit dans le monde entier. Cet ouvrage est issu de l'émission radiophonique 3 minutes de philosophie pour redevenir humain diffusée sur France Culture pendant l'été 2019.

empty