Judaïsme

  • De la haine du juif : essai historique Nouv.

    Pascal Ory s'interroge en historien sur les origines et la persistance de l'antisémitisme, dans un essai utile et percutant appelé à faire débat face à la montée de l'islamo-gauchisme.
    C'est une tragédie en trois actes, avec un prologue.
    Le prologue se situe en des temps très lointains, avant l'ère chrétienne. Le peuple juif, contrairement à une version très répandue (on appelle ça la Bible), n'y fait pas l'objet d'une attention particulière.
    Acte 1 : Si le monothéisme juif n'était pas un problème pour les polythéistes, le judaïsme, lui, est un problème pour les chrétiens - donc, dans la foulée, pour les musulmans - : le peuple élu refuse obstinément de reconnaître ici son sauveur, là son prophète. Mauvais exemple.
    Acte 2 : Lorsque l'Occident va commencer à s'éloigner de l'hégémonie chrétienne, cela fait déjà mille cinq cents ans qu'il y a une supposée " question juive ". Ça laisse des traces, que le monde moderne ne pourra jamais effacer, surtout quand une certaine science invente la " race ", quand un certain athéisme invente l'" antisémitisme ".
    Acte 3 : À peine, avec la défaite d'Hitler, cette haine-là a-t-elle été anéantie que la naissance de l'État d'Israël en allume une troisième, " antisioniste ", géopolitique, qu'on peut instrumentaliser à loisir, et qui n'a aucune (dé)raison de s'éteindre.
    Et voilà pourquoi la judéophobie ne remonte pas à la nuit des temps, mais prend date pour être éternelle.

  • Bien que la communauté juive soit de plus en plus attaquée sur le sol français, Yann Boissière veut croire qu'elle a toute sa place dans la vie de la nation et qu'elle a les atouts pour apporter sa contribution à notre vivre-ensemble.

    Passant en revue les grands enjeux qui interrogent les juifs de France - l'antisémitisme, la laïcité, le rapport à Israël, le dialogue interreligieux -, l'auteur montre comment le judaïsme peut aujourd'hui faire oeuvre de paix et de liant au sein du cadre républicain.

    Un essai enthousiaste et roboratif, un cri d'amour pour la France.

  • « C'est de l'hébreu pour moi ! » Cette expression populaire marque bien le sentiment d'étrangeté que suscite souvent la langue dans laquelle est écrite la Bible. Pourtant, au même titre que le grec et le latin, l'hébreu est à la source notre patrimoine culturel et spirituel. Tel est le paradoxe que relève Julien Darmon, et qui le conduit à déconstruire les préjugés ancestraux pesant sur une langue réputée « difficile », lointaine parce que « sémitique », « langue morte » qui aurait été réveillée uniquement par le sionisme, etc.
    Une fois écartés ces obstacles imaginaires, l'hébreu nous livre son génie propre : celui des 22 lettres de son alphabet qui peuvent se combiner d'une manière quasi infinie, donnant au texte « divin » une extraordinaire polysémie. Tout fait sens dans l'écriture de la Torah, et la tradition juive se caractérise par une incomparable liberté d'interprétation. Les chrétiens eux-mêmes gagneraient à s'initier à la langue dans laquelle priait Jésus, dont les paroles prennent des connotations insoupçonnées à la lumière de leurs résonances sémitiques. Julien Darmon en livre maints exemples et démontre ainsi que, loin de lui être opposé, l'Esprit réside au coeur de la Lettre.

  • Le judaïsme : histoire, fondements et pratiques de la religion juive Nouv.

    Le judaïsme est la plus ancienne des religions monothéistes, dans la lignée des fils d'Abraham. De fait, il constitue l'origine de notre culture. Comprendre le judaïsme, c'est donc à la fois renouer avec le passé et éclairer le monde contemporain. En s'appuyant sur des « mots-clés » - bar mitzvah, diaspora, Kabbale, Shoah... -, des mots connus mais des réalités mal comprises, ce livre propose une première approche qui n'a pas la prétention d'être exhaustive, mais d'aller à l'essentiel pour découvrir la tradition juive et inciter à la lecture des textes fondateurs.

     

     

  • A l'heure des replis communautaires et des identités figées, que signifie appartenir et transmettre ? Contrairement à ce qu'affirment tous les fondamentalismes, la transmission d'un héritage ne doit pas être une réplication à l'identique. Elle dépend d'une infidélité partielle, garante de surgissements inattendus, aujourd'hui comme hier.
    Mariant filiation et rupture, la tradition juive ne se renouvelle qu'en étant bousculée et nourrie par sa rencontre avec d'autres ; cela implique l'ouverture à l'Etranger, ainsi que l'ouverture au Féminin. Cet ouvrage est donc d'abord un plaidoyer pour une « religion matricielle » qui, à la manière d'un utérus, est un lieu de fertilisation. Les textes sacrés eux-mêmes y sont fécondés par des lectures inédites.
    Illustrant brillamment cette vision ouverte de la religion, Delphine Horvilleur revisite, loin des interprétations convenues, quelques épisodes fameux de la Genèse, notamment Adam et Eve, Caïn et Abel, l'histoire biblique des premiers parents et des premiers enfants de l'humanité. Elle montre aussi sa capacité à repenser les grands problèmes contemporains à partir de la tradition rabbinique. Trois thèmes sont successivement abordés : Comment, selon le judaïsme, se fabriquent un parent, une identité et un désir, c'est-à-dire la possibilité d'enfanter l'avenir.
    Procédant avec clarté et humour, citant aussi bien Emile Ajar et Amos Oz que la Genèse et le Talmud, elle conclut son livre par une analogie entre le Texte et le Féminin, dotés d'une même capacité de croître et de multiplier.

  • Les lectures fondamentalistes des Livres saints font peser sur la liberté un péril grandissant. Pour lutter contre leurs ténèbres, les lectures historiques et critiques enseignent à comprendre les Livres en fonction du passé et des intentions de leurs auteurs. Cette réfutation scientifique du fondamentalisme n'omet-elle pas toutefois des questions essentielles ?
    Ce livre explique comment une lecture spirituelle – ici selon la tradition juive – met en lumière d'autres paramètres. Elle pose que la langue des textes étudiés porte des significations à déployer dans le temps, grâce à leurs innombrables lecteurs. Par ailleurs et surtout, elle ne sépare jamais la quête du sens et de la vérité d'un travail exigeant sur soi-même. Dès lors, lire la Torah, c'est aussi voyager avec elle dans l'histoire, avec d'autres, hommes et femmes, qui n'avancent pas au même rythme. De nos jours, c'est rencontrer des questions brûlantes comme celle relatives à la terre d'Israël et à Jérusalem, au destin singulier du peuple juif et à la politique. La lecture spirituelle a alors son mot à dire : elle avise d'œuvrer pour une paix vouée à l'inquiétude du sort d'autrui.
    Catherine Chalier est philosophe, spécialiste du judaïsme. Elle a notamment publié : Transmettre, de génération en génération (Buchet-Chastel, 2008), La Nuit, le Jour (Seuil, 2009), qui a reçu le prix des Écrivains croyants, Le Désir de conversion (Seuil, 2011), Kalonymus Shapiro, rabbin au Ghetto de Varsovie (Arfuyen, 2011), Présence de l'espoir (Seuil, 2013).

  • Supportant mal que les lois israéliennes m'imposent l'appartenance à une ethnie fictive, supportant encore plus mal d'apparaître auprès du reste du monde comme membre d'un club d'élus, je souhaite démissionner et cesser de me considérer comme juif.

    Couverture : création Studio Flammarion

  • Le sexe des âmes : aléas de la différence sexuelle dans la cabale Nouv.

    La cabale a développé au sein du judaïsme un vaste réseau d'interprétations qui a ­ permis l'édification d'un système accordant place et reconnaissance religieuse aux formes multiples de l'identité sexuelle, à la bisexualité, aux distorsions entre le «sexe des corps» et le «sexe des âmes» et à une économie complexe du désir, dont nos sociétés contemporaines sont également le reflet. C'est ce réseau que Charles Mopsik a exploré, à travers l'étude des écrits de grands cabalistes, tels que Hayyim Vital, Isaac Louria, ou Abraham ben David de Posquières. Ces essais que Charles Mopsik (1956-2003) avait voulu rassembler en volume, suite à son édition du Secret du mariage de David et Bethsabée de R. Joseph ­Gikatila (L'éclat, 2003), donnent toute la mesure de son génie paradoxal.

    Charles Mopsik (1956-2003) a transformé profondément les études juives en France à partir de ses premières traductions des grands textes de la tradition et en particulier celle du Zohar, restée inachevée. Ses ouvrages témoignent d'une oeuvre d'une extraordinaire liberté et richesse d'esprit. Il disparaît prématurément à 46 ans. L'éclat à également publié ses Chemins de la cabale. 25 études sur la mystique juive (2004) et son édition du Secret du mariage de David et Bethsabée de J. Gikatila.

  • Le judaïsme ancien du VIe siècle avant notre ère au IIIe siècle de notre ère ; des prêtres aux rabbins Nouv.

    Pluriel et ancré dans son histoire, le judaïsme n'en obéit pas moins à une loi, la torah, dont le développement est soumis aux époques et aux territoires qu'elle traverse. Les huit siècles couverts ici sont ceux du glissement du judaïsme des prêtres à celui des chrétiens et des rabbins, du judaïsme de Palestine à celui de la Diaspora. À la suite notamment de l'échec des révoltes contre Rome, il a fallu à ce peuple forgé dans la déportation, qui ne reconnaît d'autre dieu que le sien, affirmer mais aussi - bien plus qu'on ne le croit - adapter son identité. Dans cette somme sur le judaïsme ancien, nouant les histoires politique et religieuse, il apparaît évident que l'évolution de la religion judéenne - juive -, mais aussi de la culture et de la société qui en découlent, n'est pas le produit d'une autarcie. Le judaïsme s'est moulé dans son époque, a évolué avec elle et les civilisations qui l'ont faite. Cette histoire antique y est décryptée dans une étude qui fera date pour tous ceux qui cherchent à comprendre réellement les racines d'un judaïsme bien moins figé que l'historiographie ne l'a laissé transparaître jusqu'ici.


  • L'essentiel à connaître sur la Torah !

    La Torah est au centre de la vie et de la culture juives depuis l'Antiquité, mais son contenu est pourtant largement méconnu. Qui sont Aaron, Moïse et Miriam ? Pourquoi Dieu a-t-il demandé à
    Noé de construire une arche ? Quels sont les commandements, colonne vertébrale du judaïsme ? En 50 notions, Pauline Bebe décrypte ici la Torah, pour les lecteurs de tous horizons qui désirent en savoir plus sur le texte saint de la plus ancienne religion monothéiste de l'Histoire.
    50 notions dont :
    Amour
    Espoir
    Miracle
    Prière
    Révélation
    Shabbath

  • La kabbale

    Roland Goetschel

    Le terme Kabbale, de l'hébreu Qabbalah, est aujourd'hui communément utilisé pour définir la mystique juive et les traditions ésotériques du judaïsme. Pourtant, dans le langage talmudique, Qabbalah signifie tout simplement tradition et désigne les textes prophétiques et hagiographiques de la Bible sans aucune connotation mystique ou ésotérique. Encore convient-il de s'entendre sur les termes : la Kabbale doit être considérée comme une mystique dans la mesure où elle vise à une saisie du divin au-delà des limites de l'expérience habituelle, et elle est ésotérisme en tant qu'elle n'est transmise qu'à un petit nombre d'initiés. Quelle est l'histoire de la Kabbale depuis l'Antiquité ? Quelle vision du monde propose-t-elle et en quoi consiste son héritage à l'époque moderne ?

  • Au-delà des rites et croyances particuliers au judaïsme, cette religion propose surtout une culture globale qui recouvre un enseignement doctrinal, un ensemble de lois très développé, un mode de vie particulier et un système social étendu.
    Cette culture est plurimillénaire : une bibliothèque juive traditionnelle contient à la fois des ouvrages de la haute Antiquité (Bible), de l'Antiquité tardive (Talmud, Midrash) et un très grand nombre de textes et d'études, relayés depuis l'époque médiévale, qui vont du commentaire biblique ou talmudique au traité philosophique ou cabalistique.
    Retracer l'histoire du judaïsme, c'est aussi explorer la tradition hébraïque qui enveloppe toutes les dimensions de la vie, depuis les idées les plus hautes de la métaphysique jusqu'aux détails les plus pointus de la relation de chacun à son corps, aux objets du monde et à autrui.

  • Le Livre brûlé
    A côté de la Bible - la Loi écrite - le Talmud, depuis sa clôture vers l'an 500 de notre ère, constitue la Loi orale, l'enseignement jamais interrompu de la tradition juive, sa mémoire et les racines de sa culture.
    Le Livre brûlé se déploie en trois livres : le premier présente une introduction systématique à l'univers talmudique, à ses méthodes, à ses débats, à sa logique, à son histoire. Le deuxième, qui commente deux textes importants de la Michna et de la Guémara, offre un modèle d'étude séculaire confronté aux réflexions philosophiques contemporaines. Le troisième enfin, qui donne son nom à l'ouvrage, interroge la figure énigmatique et puissante d'un maître hassidique, Rabbi Nahman de Braslav, qui, sentant la mort venir, détruisit par le feu un de ses écrits... Trois livres qui en suscitent d'autres, à l'infini, et qui posent la même question : ne faut-il pas, au fond, "détruire" les livres pour donner naissance à la pensée, pour créer le renouvellement du sens ? Pour que la fidélité aux écritures ne se pétrifie pas en respect têtu et en refus aveugle du temps et de l'Histoire. Car, comme dit R. Nahman de Braslav : "Il est interdit d'être vieux."
    Marc-Alain Ouaknin
    Né à Paris en 1957, rabbin et docteur en philosophie, auteur de nombreux ouvrages et articles sur la pensée juive, est directeur du centre de recherches et d'études juives ALEPH (Paris) et enseigne la philosophie et la littérature comparée.

  • La primauté du mot comme origine du sacré prend une importance particulière dans la tradition juive. Dans ce texte lumineux, Gershom Scholem montre comment la mystique juive a relié le nom et la révélation. Ce que d'autres religions accordent à l'image sacrée, représentation du divin, le judaïsme le confie à la parole, à l'invocation. Pour la Kabbale, la Création émane du nom de Dieu, toute chose ayant été créée à partir des 22 lettres de l'alphabet. Ainsi, le travail sur la langue devient la tâche principale de la mystique juive. À l'origine de chaque forme linguistique est, précisément, le nom de Dieu, dont les variations infinies intéressent la science prophétique : un art combinatoire vertigineux à même de faire de la langue de la raison un langage sacré.

    Gershom Scholem (1897-1982) a édité et diffusé les grands textes de la Kabbale et conféré à l'étude du mysticisme juif le statut de discipline à part entière. Il est l'auteur de nombreux ouvrages consacrés à l'histoire et à la philosophie religieuse du judaïsme : Les Grands Courants de la mystique juive, Les Origines de la Kabbale ou encore La Kabbale et sa symbolique. Il fut lié d'une profonde amitié avec Walter Benjamin, qu'il rencontre pour la première fois dans un café de Berlin.

  • L'ouvrage de référence sur l'histoire des juifs, enfin en poche.
    Voici un peuple dont le passé et le présent se confondent avec ceux de l'humanité tout entière, enjambant les siècles, les continents et les civilisations, depuis l'Egypte des pharaons jusqu'à la Russie soviétique, en passant par le monde gréco-romain, l'Europe chrétienne, l'Orient musulman, les Grandes Découvertes, la Révolution française, la Première Guerre mondiale, la Shoah et la naissance de l'Etat d'Israël. Précis et rigoureux, Michel Abitbol retrace cette longue aventure où s'entremêlent événements tragiques et heureux, courants religieux, littéraires et politiques, animés par de grandes figures qui ont marqué leur temps. L'auteur nous donne ainsi de précieuses clés pour mieux appréhender l'histoire bien souvent méconnue de ce " peuple-monde ".

  • La lumière de l'intellect dont nous donnons une édition du texte hébreu et une traduction enrichie de 1800 notes, est un livre d'une très grande complexité, mais qui pourrait être résumé ainsi : L'influx divin instruit l'homme de ce qu'est le monde dans sa totalité à travers le langage sous tous ses aspects: lettres de l'alphabet (formes, ordres, permutations, combinaisons, etc.) signes des voyelles (durée, sonorité, place etc.), grammaire, syntaxe, temps des verbes. En pénétrant les secrets d'une langue, on parvient par des jeux de langage et d'écriture à comprendre le fonctionnement des planètes, à connaître les secrets du divin, à comprendre les mystères de l'homme. Mais cette connaissance ne peut s'acquérir qu'à la lumière de l'intellect et la seule foi aveugle n'est bonne à rien.

    Abraham Aboulafia (1240-1292?) est un cabaliste espagnol du 13e siècle. Son oeuvre n'a été publiée en hébreu que récemment mais ses écrits ont été recopiés par des générations de disciples. Il en existe des versions latines lues par Pic de la Mirandole. Sa vie ne manque pas d'anecdotes dont la plus célèbre est sa visite au Pape Nicolas pour lui demander de cesser de persécuter les juifs. Le jour de son arrivée à Rome, on lui annonce que dans la nuit le pape est mort, ce qui le sauve du bûcher.

  • Le premier traité de psychologie écrit au Moyen Âge par le grand philosophe Maïmonide. Un texte précurseur qui s'apparente à un véritable guide de « développement personnel ».
    Le Traité des Huit chapitres occupe une place particulière dans l'oeuvre de Maïmonide. Premier traité de psychologie, ce texte précurseur - rédigé en arabe en 1168 - s'apparente à un véritable guide de « développement personnel ».
    Conciliant sagesses juives, grecques et arabes, ce philosophe, talmudiste et médecin, invite à « écouter la vérité d'où qu'elle vienne ». Curieux de toutes les formes de connaissances, il s'attache à conceptualiser la vertu. Qu'est-ce qu'un homme juste ? Comment exercer son libre arbitre ? Pourquoi a-t-on besoin d'humour, d'imagination, de contemplation ? Comment soigner les maladies de l'âme ?
    Avec cette nouvelle traduction, Ariel Toledano nous propose une version contemporaine et commentée de ce Traité. Elle nous ouvre l'accès à la modernité de ce texte majeur. Une véritable initiation à une éthique de vie intérieure.

  • Découvrez la tradition judaïque, ses pratiques et son histoire.
    Les non-juifs curieux d'approfondir cette religion étroitement liée à l'histoire et dotée d'une profondeur spirituelle, mystique et méditative découvriront les différents courants au sein de la communauté (Ashkénazes, Sépharades et réformateurs, orthodoxes et libéraux), les célébrations et leur signification et reviendront sur l'histoire du peuple juif depuis sa genèse jusqu'au génocide de la Shoah.
    Les juifs en quête de repères y trouveront des informations claires sur la pratique pour aborder la judaïté sous tous ses aspects : l'histoire du peuple juif (de la genèse du peuple à l'holocauste) ; la pratique du culte ; les fêtes et célébrations (leurs déroulements et leurs significations).
    Enfin, dans la partie des dix vous trouverez dix personnalités juives que l'on doit connaître et les réponses à dix questions fréquentes sur le judaïsme.

  • Le Christ juif

    Daniel Boyarin

    " Dans ce livre, je vais raconter l'histoire d'une époque où Juifs et chrétiens étaient beaucoup plus mélangés les uns avec les autres qu'ils ne le sont aujourd'hui. Une époque où il y avait beaucoup de Juifs qui croyaient en quelque chose de très similaire au Père et au Fils et même en quelque chose de très similaire à l'incarnation du Fils dans le Messie. Une époque où des disciples de Jésus mangeaient casher comme les Juifs, et en conséquence une époque où la question de la différence entre judaïsme et christianisme n'existait tout simplement pas comme aujourd'hui. Jésus, quand il vint, vint sous une forme que beaucoup, beaucoup de Juifs attendaient : une seconde figure divine incarnée en un humain. La question n'était pas : Un Messie divin doit-il venir ? mais elle était seulement : Ce charpentier de Nazareth est-il Celui que nous attendons ? Certains Juifs ont dit oui et d'autres non, ce qui n'est guère surprenant. " [Daniel Boyarin]

  • Les Juifs seraient absents de la mémoire historique de la France. À contre-courant de cette idée, ce livre propose de relire le processus de construction de l'histoire des Juifs de France en partant à la recherche de ses sources. Centré sur le XIXe siècle, il prend pour point de départ les ardents débats relatifs à la citoyenneté des Juifs sous la Révolution française.

    Tandis que la recherche historique se voit portée en France, à partir des années 1830, par la volonté politique de mise en ordre du passé archivé au sein des dépôts publics, de nombreux documents se voient identifiés, classés, inventoriés et publiés. Parmi eux, des documents relatifs à l'histoire des Juifs. Certains sont disséminés dans les fonds des archives locales, d'autres au contraire sont retrouvés au cœur même des collections les plus prestigieuses de la royauté française. Parallèlement, la fièvre archéologique qui gagne les élites provinciales cherchant à célébrer les racines chrétiennes de la France, fait émerger, presque par hasard, des inscriptions hébraïques. Celles-ci sont néanmoins intégrées difficilement et marginalement au domaine alors florissant des antiquités nationales.

    Il faudra attendre la fin du XIXe siècle pour qu'un cercle restreint de savants ancre une histoire française des Juifs depuis le Moyen Âge, non pas séparée, mais intégrée à l'histoire de France. Cette histoire " judéo-française ", répondant à distance aux attaques antisémites de la presse nationalisted'alors, permet de révéler la part juive insoupçonnée de l'histoire de France. Mais cette reconnaissance a un prix : la perte et la dislocation de nombreuses archives issues des anciennes communautés juives de France, fragilisant à terme la possibilité de reconstituer leur histoire " intérieure ".

    Préface de Yann Potin

  • Dans la société juive, la coutume est le résultat de pratiques quotidiennes et de discussions rabbiniques accumulées au fil du temps. Comme l'écrit le Talmud: la coutume efface la loi. Elle devient alors la règle d'autorité pour la collectivité. De nombreux Livres des coutumes furent publiés entre le 14e et le 17e siècle et celui de Guenzburg, paru à Venise en 1589, a été rédigé en yiddish. Il est ici traduit pour la première fois et présenté par Jean Baumgarten : Quelle est la place de la coutume dans une communauté contrainte à se déplacer pour échapper aux persécutions? 1) Qui seraient aujourd'hui les auteurs de sifrei ha-minhagim d'un judaïsme en situation de crise dans la diaspora et en Israel ? C'est l'originalité de ce livre qui mêle érudition et interrogation existentielle.

    Jean Baumgarten (CNRS) est spécialiste du monde ashkénaze et du hassidisme et il est l'auteur chez Albin Michel de Histoire d'une langue errante, 2002; La Naissance du hassidisme, 2006; Le Baal Shem Tov, 2020. Il a publié à l'éclat en 2018: La Légende de Yosef della Reina, et co-écrit (avec Patricia Farazzi) la Vie imaginée de Shimon guenzburg, Éditeur typographe du xvie siècle, à partir de sa correspondance avec tirzah adelkind, jeune fille vénitienne, qui paraît en même temps que ce livre.

  • Rachel Ertel a consacré sa vie à faire connaître et reconnaître la littérature yiddish aux lecteurs francophones. Par ses essais, ses traductions et son enseignement, elle a oeuvré pour la sauvegarde et la transmission de ce riche espace culturel. Son parcours personnel est bouleversant : c'est celui d'une petite fille aux parents écrivains rescapés de la Shoah, qui fut déportée en URSS pendant la guerre avant de trouver refuge en France et de voyager aux États-Unis ; c'est aussi celui d'une femme de conviction, déracinée mais passionnée, amie des artistes, des poètes et des grands auteurs yiddish du XXe siècle. Au fil des souvenirs convoqués émergent les grandes problématiques au coeur de la création littéraire, et en particulier les enjeux de toute traduction : Comment transmettre une mémoire perdue, ressusciter un monde aboli ? Comment transposer une langue mourante, liée à un vécu et à une destruction hors parole, en une langue vivante ? Comment concilier le deuil de la langue et la jouissance esthétique de la translation, de la transposition, de l'écriture ? À travers la voix forte d'une grande passeuse de la mémoire du monde yiddish, nous entendons la langue des assassinés. Rachel Ertel nous rappelle que l'Anéantissement est au-delà des pleurs, du temps, comme une entaille dans l'histoire de l'humanité, dont seule l'écriture peut porter témoignage, afin qu'il ne soit jamais oublié. Rachel Ertel a enseigné la littérature américaine à Paris 7 où elle a fondé le Centre d'études judéo-américaines. Elle est également présidente d'honneur de la maison de la culture yiddish.Stéphane Bou est journaliste.

  • « Je crois aux racines juives parce que je crois que Jésus de Nazareth est la réalisation d'une attente qui a été portée par des générations de croyants. Si Jésus n'est pas le fruit de cette attente, tout le Nouveau Testament est mensonge. »
    Le christianisme a vite fait de renvoyer l'ancien testament au passé, comme le brouillon du nouveau qui serait l'ultime témoignage.
    En retrouvant « nos racines juives », le bibliste Antoine Nouis nous révèle toute l'importance du premier testament, véritable fondation des évangiles.
    Plus encore : la connaissance de la tradition juive, du talmud et de la pensée rabbinique font entrer dans un formidable héritage qui vient nourrir notre pensée, notre humanité, notre foi.

  • Menahem Mendel de Kotzk (1787-1859) est l'une des figures les plus marquantes et les plus iconoclastes du hassidisme, célèbre mouvement mystique et populaire du judaïsme d'Europe orientale. Maître spirituel exigeant, qui met la Vérité au centre de tout, le Rabbi de Kotzk refuse le rôle de « gourou » et invite ses disciples à la lucidité interne, qui seule mène à Dieu.
    Le Rabbi a brulé ses rares écrits avant sa mort ; les récits réunis ici sont le principal témoignage de son enseignement. Une plongée joyeuse dans cette culture yiddish disparue, à l'attrait universel.

empty