• La réforme des retraites portée par le gouvernement Philippe ne vise pas tant à créer un système universel - tout le monde est déjà couvert par un régime obligatoire depuis 1971 - qu'à en unifier les règles. Mais en quel sens et pour quoi faire ?

    Bruno Palier rappelle qu'il existe plusieurs systèmes de retraite, qu'ils ont une histoire et que le choix d'un modèle est aussi politique : il implique des arbitrages importants en matière de redistribution entre les générations, entre les hommes et les femmes, entre les groupes sociaux. Il donne ainsi à entendre les non-dits de ces arbitrages et à comprendre l'importance des choix de la mise en oeuvre effective d'un régime par points.

    Directeur de recherche du CNRS à Sciences Po (CEE), Bruno Palier est directeur du Laboratoire interdisciplinaire d'évaluation des politiques publiques (LIEPP). Il travaille sur les réformes des systèmes de protection sociale en France et dans le monde.

  • Un panorama très complet et très actuel qui questionne le sens de la démarche économique et place l'économie face à l'éthique.
    Le livre s'articule autour de trois axes : le bonheur, la justice et le marché.
    Son originalité est de partir de l'analyse économique pour chacun de ces thèmes et de la confronter à des perspectives éthiques.

    L'auteur interroge ces grands axes de l'économie qui reposent souvent sur des présupposés, mais dont les bases ne résistent pas à nos jugements éthiques. Il s'agit de les mettre en évidence en vue de réorienter les pratiques de l'économie :
    - Comment le bonheur est-il pensé et mis en oeuvre dans nos sociétés ?
    - Quel degré d'équité ou d'iniquité acceptons-nous ?
    /> - Quelle place joue le marché dans l'organisation de nos sociétés ?

    Il interroge également le point de vue des économistes - et notamment des économistes libéraux les plus standards - à l'aune de considérations éthiques et nous livre un plaidoyer pour une économie moins aveugle, afin de rendre notre monde plus vivable.

  • RSA, emploi des seniors, fusion Unedic/ANPE... les politiques publiques de l'emploi en France ont été aussi variées que débattues. Christine Erhel dresse un panorama des politiques de l'emploi en France et à l'étranger. Elle montre comment, au-delà des spécificités nationales héritées du passé, un modèle européen se construit peu à peu. Elle réaffirme aussi combien la multiplication des réformes depuis les années 1990, puis la recrudescence du chômage depuis fin 2008, interrogent l'efficacité de ces politiques et, surtout, les modalités de leur évaluation.

  • Les crises ont profondément transformé la politique économique. La tempête financière de 2008, la Grande Récession qui a suivi et les déboires de la zone euro ont ébranlé les certitudes passées et appellent de nouvelles réponses. Le niveau très faible de l'inflation, la baisse des taux d'intérêt, le ralentissement de la croissance, la hausse des dettes publiques, la montée de l'urgence écologique et l'augmentation des inégalités ont mis en cause l'ordre des priorités. Des chapitres oubliés de la théorie économique ont été relus et des instruments nouveaux ont été mis en place.

    Pour tenter d'endiguer la crise économique déclenchée par la pandémie de Covid-19, il est indispensable de s'appuyer sur un cadre analytique clair. Comment distinguer les chocs qui affectent l'offre et la demande ? Quelles sont les limites de l'endettement public ? Que peut la politique monétaire lorsque l'inflation est voisine de zéro et comment doit-elle s'articuler avec la politique budgétaire ? Comment stimuler l'emploi ? Comment limiter les inégalités et relancer l'activité en verdissant la croissance ? Si chaque crise est spécifique, les instruments à la disposition des gouvernements et des banques centrales se sont bâtis au fil des décennies et leurs effets sont de mieux en mieux compris.

    Au croisement de la recherche économique et de la pratique, Politique économique rend compte de ce savoir accumulé et dresse l'inventaire des nouvelles questions.

    Ce manuel s'est imposé depuis plus de dix ans comme la référence pour comprendre les politiques économiques d'aujourd'hui. Cette cinquième édition a été mise à jour.

    Ce livre s'adresse aux étudiants en licence ou master d'économie, de gestion ou de sciences politiques, candidats aux concours administratifs, praticiens et observateurs de la politique économique, acteurs de la vie économique.

  • Depuis la crise de 2008, l'idée d'une allocation universelle suscite un engouement renouvelé, tant en Europe qu'en Amérique. Le projet trouve des appuis à gauche comme à droite et, de l'avis de bien des spécialistes, il pourrait être le fondement des politiques sociales de l'avenir. Plus d'un penseur critique l'a prôné, Philippe Van Parijs, Toni Negri, José Bové ou André Gorz, mais que signifie vraiment cet étonnant consensus ?

    Selon les auteurs de cet essai, l'allocation universelle, sous couvert d'une bienveillante redistribution de la richesse, consacre l'abandon de l'enjeu politique central des cent cinquante dernières années: le conflit entre le capital et le travail. Chacun des textes composant ce livre oeuvre au rappel de l'importance décisive de cette question, pour justifier qu'il faille impérativement être contre l'allocation universelle.

  • 27 fiches pour réviser tout le cours d'Économie du travail et des politiques de l'emploi :les définitions à connaître, les erreurs à éviter, les points essentiels à retenir ;des exercices corrigés pour vérifier ses connaissances ;des repères bibliographiques pour aller plus loin ;1 index.

  • Le débat sur le revenu universel est omniprésent. Ses partisans partent du constat que les plus pauvres ne peuvent vivre décemment avec le niveau actuel des minima sociaux... pour en conclure qu'il conviendrait de donner un revenu identique à chaque personne, quel que soit son niveau de vie. Si le constat est juste, la proposition avancée ne contribue à résoudre ni le problème du chômage ni ceux de la pauvreté et des inégalités. Elle s'appuie sur l'idée fausse que le travail serait en voie de disparition, que les protections sociales seraient obsolètes et que nous serions condamnés à vivre dans une société de plus en plus « uberisée ».
    Cet ouvrage pose des questions qui traversent la société, les partis politiques, les syndicats et les associations. Il propose une alternative au revenu universel basée sur la mise en place d'une garantie de revenu décent, qui ne laisse personne sur le bord de la route, ainsi que sur une transformation du système productif associée à une réduction du temps de travail afin d'assurer une transition sociale et écologique.

    Cet ouvrage a été dirigé par Jean-Marie Harribey, membre des Économistes atterrés, et Christiane Marty, membre de la Fondation Copernic. Tous deux sont membres du conseil scientifique d'Attac.

    Les Économistes atterrés se sont fixé pour tâche la critique radicale des politiques économiques néolibérales et la mise dans le débat public de propositions alternatives à l'austérité en France et en Europe.
    La Fondation Copernic regroupe des chercheurs et des militants engagés pour « remettre à l'endroit ce que le libéralisme a mis à l'envers », aux côtés des syndicats, partis et associations au sein des mouvements sociaux.

  • L'économie collaborative connaît ces dernières années une ascension fulgurante et touche désormais tous les secteurs de notre société : consommation, production, finance, éducation, santé, culture, déplacement, etc.
    Certains y voient une innovation majeure susceptible de transformer le capitalisme en profondeur, voire de le dépasser. D'autres, au contraire, dénoncent une ubérisation de la société et une marchandisation des rapports humains, ultime stade d'un capitalisme débridé.
    L'économie collaborative ne laisse personne indifférent et pose légitimement question.
    Il ne s'agit pas dans ce livre de prendre parti pour ou contre l'économie collaborative, mais d'apporter l'éclairage le plus objectif possible pour se forger sa propre opinion sur les principaux sujets en discussion.

  • Cet ouvrage permet de questionner les capacités de développement, d'actions et de projets des associations dans un environnement de plus en plus concurrentiel, ainsi que les modes de régulation de l'ESS, pour comprendre si celles-ci parviennent à développer d'autres formes de régulations que les entreprises à but lucratif.
    À partir de l'analyse des associations, c'est une analyse des transformations profondes de l'économie que les auteurs proposent autour de la question suivante : sous la pression des rigueurs budgétaires publiques à tous les niveaux (État et collectivités territoriales), de la généralisation de la régulation marchande et de l'ouverture à la concurrence comme mode de régulation de secteurs d'activité relevant historiquement de l'intérêt général et de missions de service public, les associations parviennent-elles encore à faire la preuve qu'il est possible d'entreprendre et de produire autrement?
    Parallèlement à l'analyse des pressions et des dérives fortes dans les associations et les secteurs d'activité dans lesquels les associations étaient historiquement prépondérantes, cet ouvrage s'attache également à mettre en exergue les marges de manoeuvre possibles, notamment en termes de reconnaissance du travail des femmes ou encore en termes de méthodologie d'évaluation d'activités non marchandes.

  • 1974 : 200 000 demandeurs d'emploi. 2016 : 3 550 000 chômeurs.
     Qui peut croire que la bataille contre le chômage a vraiment été engagée ? Un éminent président de la République est même parvenu à faire croire qu'en France, « tout a été essayé ». Tout ? Tout ! Enfin, tout sauf ce qui aurait pu fonctionner...
    La recette pour baisser le chômage est pourtant aussi connue - par les multiples exemples internationaux et les préconisations des économistes compétents - que celle des éclairs au chocolat. Si aucun gouvernement ne l'a fait, c'est donc qu'aucun gouvernement n'a voulu le faire.
    On peut même sans grand risque émettre l'hypothèse que la France a tout fait pour augmenter le chômage... et que ça a marché ! Et pour une fois qu'une politique menée avec résolution atteint les buts qu'elle se donne, il convient de l'encourager et de l'étendre.
    Cela tombe bien car, comme ce livre le démontre, la France est en excellente voie pour faire encore beaucoup mieux !

  • Délégués du personnel, élus au comité d'entreprise ou au CHSCT, délégués syndicaux... La France compte plus d'un demi-million de représentants du personnel. Si l'on pointe volontiers un dialogue social défaillant dans ce pays, on peut s'étonner du manque d'études consacrées à ses principaux acteurs. Que sait-on des motivations, du travail mené pour informer et défendre les autres salariés, ou encore de l'évolution de carrière des représentants du personnel ? Comment sont-ils perçus par leurs collègues et leurs employeurs ? Sont-ils discriminés ?À partir de sources statistiques très riches mais rarement exploitées, cet ouvrage dresse pour la première fois un panorama de l'activité des représentants du personnel. Il montre que le cadre légal dans lequel ils s'inscrivent, inadapté, tend trop souvent à opposer représentants, salariés et employeurs, et propose des solutions pour que les intérêts des salariés soient mieux représentés, sans craintes, au cours des négociations comme dans la vie quotidienne des entreprises.

  • Ce second volume présente les multiples propositions concretes de mise en oeuvre du revenu de base, les différentes pistes de financement et répond à l'objection : le revenu de base coûte-t-il trop cher ?
     
     
    Après avoir présenté les multiples justifications du revenu de base dans le livre précedent, Revenu de base : un outil pour construire le XXIeme siecle, ce manuel donne la possibilite au lecteur de construire sa propre proposition de revenu de base et de choisir la facon dont il souhaite le financer.
     
    Les sources de financement sont multiples (impot sur le revenu, sur la consommation, sur les benefices, sur le patrimoine, fiscalite ecologique, etc.).
     
    La question du montant du revenu de base est aussi debattue, celle de son cout budgetaire, ainsi que celle des prestations et politiques qu'il pourrait eventuellement remplacer.
     
    Enfin, une derniere partie s'interesse a la facon dont est creee la monnaie aujourd'hui et propose une reforme qui consisterait a passer a une creation monetaire sous forme de dividende universel. Ce livre demontre non seulement que le revenu de base est une mesure a portée de main, mais aussi que les pistes pour le financer sont multiples.

  • La France a subi un changement structurel rapide au cours des trois dernières décennies. Elle n'est plus seulement spécialisée dans quelques domaines du secteur manufacturier mais s'est tournée vers celui des services : recherche et développement, activités de commerce ou du secteur financier. Le marché du travail, en accroissant la proportion des emplois à bas et haut salaire au détriment des emplois intermédiaires, s'est fortement polarisé - et la crise de 2008 a exacerbé ce phénomène, probablement lié à l'essor des nouvelles technologies et à l'élargissement de la mondialisation.
    Vecteur d'inégalités salariales, la polarisation de l'emploi ravive aussi les tensions sociales et les passions politiques. Pour autant, les effets négatifs de ces changements majeurs ne sont pas inévitables. A. Reshef et F. Tubal ouvrent ici des pistes de réflexion originales sur le devenir de l'emploi en France. Et proposent des politiques publiques d'ajustement et de formation qu'il faudrait adopter pour que les gains engendrés par le progrès économique soient mieux répartis.

  • Le travailleur sans papier, le bénévole de la Croix-Rouge, la ménagère, le gros fraudeur, le petit escroc et le jardinier du dimanche, que peuvent avoir en commun ces personnages qu'on dirait sortis d'un roman d'Agatha Christie ? Tout simplement que leurs activités, si différentes soient-elles au premier abord, échappent largement aux statistiques économiques officielles et à toutes formes d'imposition. Discrètes, voire clandestines, elles se prêtent mal à l'évaluation. Ce phénomène est-il récent ? Comment en mesurer l'ampleur ? Quelles en sont les conséquences sur la vie d'un pays, en particulier sur la croissance, l'emploi et la répartition des revenus ? À ces questions, l'auteur de ce livre répond avec prudence et clarté, en s'appuyant sur les études les plus récentes et sur des enquêtes inédites. Il essaie de donner un éclairage nouveau à cette face cachée de l'économie presque aussi considérable, semble-t-il, que sa face visible.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Dans le courant des années quatre-vingt, le classement par ordre décroissant des inégalités de salaires pour l'ensemble des salariés est, pour les principaux pays de l'Est et de l'Ouest, le suivant : 1. les États-Unis ; 2. la France ; 3. la Belgique, le Royaume-Uni, la Pologne, l'URSS (tous à peu près au même niveau) ; 7. la Hongrie et la RFA ; 9. la Tchécoslovaquie ; 10. le Danemark. Ainsi, les différences à l'intérieur de chaque système apparaissent-elles au moins aussi importantes qu'entre les deux systèmes. Bien plus, les déterminants des inégalités de salaires sont souvent les mêmes. II s'agit du niveau de formation des salariés, de la discrimination à l'égard des femmes, du pouvoir des entreprises les plus concentrées qui, dans les deux systèmes, versent des salaires relativement élevés. Cependant, certaines différences « systémiques » peuvent être mises en évidence. Elles s'expliquent tout d'abord par le modèle de croissance suivi par les économies de type soviétique qui privilégie les salariés de certaines industries lourdes (mines, sidérurgie). Finalement la justification des similitudes dégagées par l'analyse statistique ne trouve pas tant ses racines dans la convergence des conceptions du salaire selon les théories du marché et de la planification, que dans les modalités de l'organisation du travail et des politiques salariales suivies par les entreprises des deux systèmes.

  • L'auteur dresse un panorama synthétique et complet des liens complexes que nous entretenons avec le travail.
    Ce livre s'intéresse à sa naissance en tant que phénomène économique et social et souligne le lien historique existant entre le travail et les rapports d'exploitation, depuis le Néolithique et l'apparition des premières cités jusqu'à nos jours.
    Alors que la centralité de la valeur travail règne, nos sociétés sont incapables de fournir un emploi décent et qui fait sens à celles et ceux qui le demandent. C'est donc le contrat social hérité du fordisme, qui a conduit au développement des classes moyennes, qui est en train de s'écrouler.
    Pour écrire un nouveau chapitre de son histoire, il nous faut réinventer le travail afin qu'il ne reste pas un instrument de domination aux mains du néolibéralisme.
    S'inspirant des travaux de Jacques Ellul sur le travail, ce livre poursuit sa réflexion par une approche historique et économique du phénomène idéologique du travail en lien avec le développement des sociétés capitalistes. Il démontre ensuite comment l'idéologie de la consommation s'est ajoutée à celle du travail afin de lui permettre de survivre dans un monde où le chômage structurel de masse devient la norme.
    Un ouvrage passionnant qui revisite la valeur travail et lui confère une nouvelle dimension.
    EXTRAIT
    Cet essai doit beaucoup aux travaux de Jacques Ellul sur le travail en tant que phénomène idéologique.
    Le questionnement original d'Ellul, qui fut l'un des principaux critiques et théoriciens de la société technologique industrielle et un précurseur du mouvement que l'on nomme aujourd'hui Décroissance, est ici complété par une approche historique du phénomène idéologique du travail en lien avec le développement du capitalisme et des rapports hiérarchiques d'exploitation. Le travail, dans nos sociétés contemporaines, se caractérise en effet par l'enrôlement des salariés au sein d'un dispositif coercitif.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Guillaume Borel est documentaliste et collabore à plusieurs médias indépendants d'information sur Internet comme arretsurinfo.ch, ou le site les-crises.fr. En plus de ses recherches sur l'histoire du travail, il s'intéresse particulièrement au phénomène de la propagande médiatique.

  • Confrontés depuis plus de trente ans à un chômage endémique, de nombreux pays ont choisi de réformer leur marché du travail. Ces réformes ont consacré le recours aux formes d'emploi atypiques, contrats à durée déterminée et emplois intérimaires principalement.



    En France, il en résulte un marché du travail dual où coexistent des emplois stables fortement protégés et des emplois précaires dont les durées sont toujours plus courtes et qui n'offrent souvent d'autres perspectives aux salariés que le retour au chômage. Tout d'abord pensée comme un remède à la crise de l'emploi, cette flexibilisation d'une partie du marché s'est imposée peu à peu comme une force déstabilisatrice aux conséquences sociales et économiques délétères.



    François Fontaine et Franck Malherbet analysent comment ce dualisme contractuel s'est construit et la façon dont il affecte le fonctionnement du marché du travail français. Ils proposent diverses réformes structurelles pour y remédier.

  • Permettre que tous les jeunes, quelle que soit leur origine sociale, disposent des compétences garantissant leur indépendance : telle devrait être la mission de tout système de formation et d'éducation. En France, nous laissons pourtant chaque année près de 120 000 jeunes quitter l'école sans qualification faute d'interventions précoces et de méthodes adaptées.

    Il est cependant possible de changer le destin des jeunes issus de milieux défavorisés, comme le montre la riche expérience américaine en la matière. Depuis près de quarante ans, les États-Unis investissent chaque année des dizaines de milliards de dollars dans des programmes innovants, dont ils évaluent l'impact sur le devenir des jeunes.

    Analysant ce qui, dans les pratiques américaines, s'est révélé le plus durablement efficace, Stéphane Carcillo propose une approche radicalement nouvelle de l'accompagnement des jeunes en difficulté vers la vie professionnelle.

  • Issu du travail collectif du Mouvement Français pour un Revenu de Base (MFRB), ce premier volume recense de façon quasi-exhaustive les réflexions, constats et avantages de la mise en oeuvre d'un revenu de base aujourd'hui, une idée qui fait son chemin dans le débat politique et qui a animée la campagne présidentielle de 2017.
     
    Ouvrage collectif du MFRB coordonné par Jean-Eric HYAFIL.
     
    Tandis que notre economie est en pleine mutation, nous sommes a la recherche d'une dynamique de progres pour nos societes en souffrance. La proposition du revenu de base - ­un revenu verse de facon inconditionnelle, universelle et individuelle, cumulable avec les autres revenus (travail, patrimoine, remplacement) ­- incarne fortement cette idee de progres en ce qu'il est porteur d'emancipation.
     
    Ce livre presente les multiples arguments qui justifient la mise en oeuvre d'un revenu de base des maintenant : besoin d'emancipation des travailleurs, tremplin pour developper de nouvelles richesses, notamment non­marchandes, meilleure protection des travailleurs dans un contexte d'automatisation des emplois et d'uberisation de l'economie, emancipation des femmes, des jeunes et des citoyens... Mais aussi possibilite de sortir d'un carcan ideologique et d'une impasse politique dans lesquels la croissance economique est devenue l'unique solution aux problemes sociaux. Le revenu de base offre ainsi la promesse de changer de paradigme economique, politique et social.

  • Préjugés, croyances, aversion à la perte, sur-confiance en soi, sens de l'équité, goût du risque, compétitivité, etc. Que l'on soit employeur, employé ou en recherche d'emploi, une multitude de facteurs psychologiques et cognitifs guident nos choix et nos comportements sur le marché du travail.

    La prise en compte des forces émotionnelles et psychologiques qui, à côté des incitations économiques et des institutions, affectent le fonctionnement de ce marché pourrait rendre plus efficaces les politiques de l'emploi.

    C'est tout l'intérêt de l'approche proposée par l'économie comportementale : améliorer la compréhension des conduites de recherche d'emploi et de discrimination à l'embauche, mesurer les effets de sélection et d'incitation du niveau de rémunération sur la motivation, éclairer le rôle de la confiance dans la construction de contrats relationnels.

  • « Avec le chômage, on a tout essayé ! » affirmait déjà François Mitterrand il y a trente ans. Sans doute conviendrait-il d'ajouter « mais s'est-on donné les moyens d'apprendre ? » Car faute d'avoir suffisamment investi dans une évaluation véritablement scientifique de nos politiques de l'emploi, notre connaissance sur les causes du chômage et sur notre capacité à le résoudre n'a guère progressé.Certains programmes de formation, de subventions à l'emploi et d'accompagnement mis en place dans les pays développés ont pourtant pu être évalués méticuleusement. La faiblesse de leurs impacts démontre que l'on ne saurait prétendre éradiquer le chômage par l'investissement dans tel ou tel type d'action.Mais ces programmes peuvent être améliorés et nous aider à venir à bout du chômage. Cela passe par une analyse minutieuse des besoins et des comportements ainsi que par un recours plus large à des évaluations rigoureuses. Finalement, n'est-ce pas notre impatience à tester des actions sans nous donner le temps d'étudier leurs effets qui nous a piégés dans le chômage durable ?

  • La FEN a quarante ans. Ses trois piliers fondateurs se lézardent : l'idéal de la laïcité a souffert de la « guerre scolaire » ; l'unité syndicale dans l'enseignement est menacée ; le corps des instituteurs est déstabilisé. Ce livre présente la trajectoire d'une fédération originale dans le champ syndical français. Il ouvre aussi le dossier de la « recomposition syndicale » : la FEN cherche un nouveau souffle dans la constitution d'une nouvelle confédération « sociale-démocrate ». Quels sont les partenaires de ce projet ? Quelles sont ses chances d'aboutir ? Quels sont ses enjeux pour le syndicalisme ? Quelles sont les réactions à la CGT, à la CFDT et à FO ? Plus qu'un livre sur le syndicalisme enseignant, « la FEN au tournant » apporte des informations nécessaires à tous ceux qu'intéresse l'avenir du syndicalisme.

  • La Mutualité française est de loin le plus grand mouvement social de notre pays : un Français sur deux est mutualiste. Cependant, ces vingt-cinq millions de bénéficiaires ignorent la plupart du temps le sens de leur adhésion. La Mutualité trouve ses racines dans une riche histoire. Sa compétence dans le domaine de la santé, sa notoriété appelaient à briser l'ignorance qui entoure encore ses réalisations et ses objectifs. Pionnières en matière de prévention, partenaires novatrices et indispensables pour une politique de santé, les sociétés mutualistes forment un tissu vivant de militants, d'élus, dont l'activité irrigue et fortifie les structures sociales en protégeant les individus. Dans un contexte de crise, à l'heure où les prestations de santé sont remises en question par certains, il était important de faire le point sur l'idéal, les concepts, les réalisations et l'avenir du mouvement mutualiste, plus actuel que jamais.

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