• Des vitrines vides et sombres, des façades aveugles, des stores métalliques baissés. Calais, Agen, Landerneau, Avignon, Lunéville... La crise urbaine ronge les préfectures et sous-préfectures, les détruit de l'intérieur. Les boutiques abandonnées ne constituent que le symptôme le plus fl agrant d'un phénomène plus large : la population stagne, les logements sont vacants, le niveau de vie baisse. Alors que se passe-t-il ? L'offensive délibérée de la grande distribution, en périphérie, tue les commerces du centre-ville et des quartiers anciens, et sacrifi e les emplois de proximité. En outre, les modes de vie sont fortement liés aux modes de déplacement. Partout, la voiture individuelle reste considérée comme une obligation, un dû. Or, parce qu'elle occupe de l'espace et génère bruit et pollution, la motorisation contribue largement à l'asphyxie des villes. Comment la France peut-elle sauver ses villes ? Aucune solution miraculeuse, mais une série de petits pas, de décisions empreintes de sobriété.

    Nouvelle édition revue et enrichie avec une introduction inédite de l'auteur et 40 recommandations pour comprendre la crise urbaine et y remédier.

  • L'architecture mobile est le premier essai de Yona Friedman, paru en 1958 et tiré à une dizaine exemplaires destinés à des architectes, dont Le Corbusier. Il fut réédité ensuite en 1961, 1963, 1968, enrichi à chaque fois de textes et dessins nouveaux jusqu'à l'édition de 1970, paru chez Casterman dont on a pu dire qu'elle constituait "le plus important manifeste de l'architecture moderne depuis la Chartre d'Athènes de Le Corbusier" (Michel Ragon). Notre édition rassemble tous les textes des différentes éditions et permet d'en suivre l'évolution et d'en identifier les strates. Yona Friedman, qui a fêté ses 96 ans en juin 2019, souhaite apporter quelques commentaires du XXIe siècle, à ce livre ancien, mais dont la richesse conceptuelle n'a pas encore été comprise à sa juste mesure.

    Architecte, artiste, penseur, Yona Friedman est l'auteur d'une cinquantaine d'ouvrages consacrés à l'architecture, l'écologie, le langage, diffusant une pensée à la croisée des chemins. À une époque où les questions d'urbanisme, de mobilité, de mondialisation et de migration deviennent prépondérantes, il a inventé plusieurs concepts visionnaires, de plus en plus actuels aujourd'hui: la ville spatiale, l'architecture mobile, l'utopie réalisable, l'autoplanification. En juin 2018 il a eu 96 ans

  • À travers le monde, les villes sont le théâtre d'une explosion des inégalités et des processus d'exclusion : gentrification, éviction des populations précaires, envol des valeurs immobilières, ghettoïsation des populations à la fois les plus riches et les plus pauvres. Elles sont aussi impliquées dans des politiques de plus en plus agressives visant à attirer les capitaux et les populations censés être au coeur de la nouvelle économie. Pour de nombreux observateurs, ces bouleversements s'expliquent par l'imposition depuis les années 1980 d'un nouvel ordre idéologique, politique et économique : le néolibéralisme. L'objectif de cet ouvrage est à la fois de présenter leurs travaux, de donner des illustrations de leurs principales thèses mais aussi d'ouvrir un dialogue critique avec ces théories de la ville néolibérale.

  • "L'hyperville comme interface locale connectée aux plates­-formes n'est pas la « ville automatique » promise par le marketing hyperindustriel sous le nom de « smart city ». C'est un territoire apprenant d'innovation sociétale et de design territorial s'appropriant les potentialités de ce qui, en premier lieu à travers la norme http et avec la technologie du world wide web, hypertextualise les cartographies territoriales et urbaines en archipels." Bernard Stiegler

    Franck Cormerais est professeur à l'université Bordeaux-Montaigne, et cofondateur de la revue Études Digitales.

  • Que veulent les habitants ? Qu'attendent-ils de leur quartier, de leur ville ? Comment connaître les préférences d'habitants encore absents ? Ces questions s'imposent aux promoteurs quand ils deviennent « opérateurs urbains », pilotant de grandes opérations de longue durée, sous le regard des collectivités locales. L'enquête sociologique dont on fait ici le récit tente d'y répondre. Elle s'est focalisée sur les métropoles et couvre le « milieu » de la société française, hors les plus riches et les plus pauvres.

    Alain Bourdin, professeur des universités, est sociologue et urbaniste.Pauline Silvestre, membre de l'atelier PPLV, est docteure en urbanisme.

  • Richard Sennett, Bâtir et habiter. Pour une éthique de la ville
    De l'antique cité d'Athènes aux villes ultramodernes du XXIe siècle, comme New York et Shanghai, la réflexion passionnante de Richard Sennett porte sur la relation entre la forme construite, la ville, telle qu'elle est conçue par les urbanistes, et la manière dont nous l'habitons. Partant du constat que la configuration de l'espace urbain peut enrichir ou aussi bien contrarier la vie quotidienne de ses habitants, ce livre répond à une urgence propre à la politique des villes aujourd'hui : Comment conjoindre la forme et le fond ? Comment être heureux en ville ? Quelles sont les dispositions particulières qui nous permettent, en dépit de nos préjugés, de nos habitudes, de vivre avec les autres ? Mobilisant tous les savoirs urbanisme, littérature, sociologie, philosophie, Richard Sennett montre que la clé réside dans l'élaboration d'une éthique de la ville. Et cette éthique, selon lui, tient en un mot : l'ouverture ; l'ouverture d'esprit des individus et l'ouverture de la forme bâtie qui favorise la sociabilité. « L'urbain compétent » est alors celui qui est capable de sortir de son isolement, d'aller à la rencontre de l'autre, et de jeter un regard toujours renouvelé sur le monde qui l'entoure. Richard Sennett est professeur à la London School of Economics. Ses essais, primés à de nombreuses reprises, l'ont imposé en Europe comme l'une des figures les plus originales de la critique sociale aujourd'hui. Bâtir et habiter est le dernier volet d'une trilogie parue chez Albin Michel, après Ce que sait la main (2010) et Ensemble (2014).

  • Pour devenir un explorateur urbain, il suffit d'oser... Escalader un mur, emprunter un souterrain, pousser une simple palissade et tout bascule. Des mondes oubliés et secrets en plein coeur de la ville deviennent des terrains d'aventure, à deux pas de chez soi. Orphelinat, église, hôpital, abattoir, usine désaffectée, parc d'attraction, collège, cimetière... Ces sites abandonnés sont redécouverts aujourd'hui par les explorateurs urbains, ces fous d'urbex. Ce livre propose cinquante aventures, cinquante lieux secrets parfois intacts, tous délaissés par la société des hommes. Indice après indice, tentez de localiser ces sites insolites où le temps s'est arrêté...

  • Pourquoi des architectes, des régimes politiques, des cultures (américaine, européenne, asiatique) complètement différents en arrivent-ils à des configurations similaires ? À travers des questions d'ordinaire délaissées par les architectes : la congestion, la tabula rasa ou le junkspace, Rem Koolhaas s'interroge sur ce qu'est devenue la ville. Ce livre regroupe, pour la première fois, une série de textes - dont le magistral essai Singapour Songlines - qui sont autant de méditations sur la nature de la ville contemporaine et ses métamorphoses radicales au cours des dernières décennies. Ces écrits sont consacrés à Atlanta, Singapour, Paris, Lille, Berlin, Tokyo, New York ou Londres, et complétés par un texte sur la campagne, qui représente peut-être l'avant-poste de l'urbain.

  • Ils ne savaient pas que c'était impossible, alors ils l'ont fait.
    Mark Twain

    De mémoire d'homme, on a toujours bâti : là où les habitations étaient encore fragiles et que les chemins se sont effacés, d'innombrables vestiges témoignent encore de la longue histoire de la construction. De grands édifices collectifs - palais, temples, églises... nous viennent d'un passé parfois très lointain. Avec l'époque moderne, ce sont des ouvrages généralement fonctionnels qui ont jalonné le paysage et continuent chaque jour de le transformer : usines, systèmes de transport, grands immeubles toujours plus spectaculaires...
    Encore méconnue, cette histoire nous est racontée ici par des professionnels qui en ont été acteurs et témoins. Dans ces pages très illustrées, ils nous montrent que les bâtisseurs ont toujours manifesté, en France, un génie particulier : on sait par exemple que c'est en France que le système ogival a vu le jour, permettant d'élever des cathédrales. Mais c'est encore en France que Pierre-Paul Riquet a su recourir aux écluses pour concevoir un canal géant et qu'en 1670 il a réalisé le premier barrage d'Europe. C'est toujours en France qu'en 1817 Vicat a inventé la composition définitive du ciment et qu'en 1848, auteur de la première construction en béton armé, François Coignet a fait prendre un tournant décisif à la construction mondiale. Au début du XX e siècle le non moins génial Eugène Freyssinet mettait au point le fameux béton précontraint et post-contraint, permettant, partout dans le monde, de construire des ouvrages publics de très grandes dimensions.
    Pour dresser un panorama des épopées de la construction qui se sont succédé sans discontinuer, les auteurs n'en ont volontairement retenu qu'une centaine parmi les plus marquantes, sans omettre celles qui, plus près de nous, ont engendré le réseau autoroutier, ses ponts et ses tunnels ou encore de grands barrages et des aéroports internationaux.
    En sciences, le nom d'un inventeur demeure souvent attaché à sa création ; les oeuvres que nous ont laissées ces bâtisseurs sont pour la plupart le résultat de prouesses collectives. D'où ces épopées. Elles nous révèleront aussi des trajectoires individuelles montrant à quel point l'acte de construire est enthousiasmant.
    Heureux d'apporter leur contribution au grand récit de la construction, les auteurs ont souhaité communiquer leur passion à tous leurs lecteurs y compris, et surtout, aux plus jeunes. Et, qui sait, leur donner envie de participer à leur tour aux prochaines épopées.

  • Les records de températures se succèdent d'année en année. Et cette tendance n'est désormais plus de l'ordre de l'exceptionnel  ; les projections climatiques du GIEC confirment une augmentation des vagues de chaleur pour les années à venir, à la fois en intensité et en fréquence. Les villes, qui connaissent déjà des températures élevées via le phénomène d'îlot de chaleur urbain, risquent de devenir invivables pour leurs usagers, avec des problématiques de confort et de santé fortes, appelant de manière urgente des actions en faveur de l'adaptation au changement climatique.
    Des solutions existent pourtant, qui peuvent être mises en place sur le court et le long terme. Matériaux, trames vertes et bleues, architecture bioclimatique ou réseaux de froid urbain, cet ouvrage vise à donner les clés d'action pour les villes et les acteurs privés du territoire souhaitant agir dans le domaine du confort d'été et de la lutte contre les canicules.

  • Le collectif Othon réalise des documentaires consacrés à l'urbanisme et la démocratie du territoire, les deux jambes de la politique.

    Personnage principal de ce livre, Valenciennes est emblématique des villes moyennes françaises. Le collectif Othon a voulu éprouver les données générales à la réalité quotidienne des habitants de tous milieux. Se révèle alors une vérité faite de contrastes, d'inégalités, de contradictions. S'il y a une « France à deux vitesses », chaque ville, même moyenne, vit également à deux vitesses.

    Un éclairage passionnant au plus près de la France et ses réalités.

  • Cet ouvrage pédagogique propose une synthèse des théories et débats actuels en urbanisme et aménagement. Ces champs en plein renouvellement connaissent une importante recomposition en s'ouvrant notamment sur de nouveaux objets et terrains et produisant des analyses à des échelles nouvelles. Parallèlement, la question urbaine est devenue incontournable dans de nombreuses disciplines, de plus en plus variées. Enfin les bouleversements politiques et socio-économiques contribuent à transformer l'action et les pratiques opérationnelles (participation, développement durable, approches par projet...). Ces tendances sont autant de nouveaux fronts d'enseignement pour lesquels étudiants et enseignants ne disposent pas de ressources structurées et synthétiques. Cet ouvrage a pour ambition de combler ce manque, et de les aider à aborder ces thèmes émergents.

  • L'urbanisme

    Pierre Merlin

    L'urbanisme, terme apparu récemment dans la langue (au début du XXe siècle), n'est pas aisé à définir. Il a suscité de nombreuses « théories » dont aucune n'a fait l'unanimité. Peut-être cette difficulté s'explique-t-elle par le caractère essentiellement pluridisciplinaire d'une activité qui vise à créer dans le temps une disposition ordonnée de l'espace, en recherchant harmonie, bien-être et économie. En effet, l'urbanisme relève autant de l'art que de l'architecture, de l'économie que de la sociologie, de l'histoire que de la géographie, du droit que de l'ingénierie. Quelle est l'histoire de l'urbanisme depuis son origine, et en quoi consiste concrètement sa pratique en France depuis la loi « Solidarité et renouvellement urbains » de 2000 ?

  • Cet ouvrage a pour ambition de former les étudiants et les professionnels aux enjeux de la planification urbaine. Il permet de  comprendre l'origine de cette pratique notamment par la présentation de ses principales évolutions : projet de transformation sociale de la Révolution industrielle, planification très rigide des «  Trente Glorieuses  », remise en cause et refondations depuis les années 1980 autour de démarches plus stratégiques. Il présente ensuite le contexte juridique et institutionnel de la pratique de la planification en France, en situant l'expérience française à l'échelle internationale. Il analyse enfin les effets de la planification sur le devenir des villes sur la base de nombreux exemples concrets, avant de proposer un état des lieux des principaux débats relatifs à la planification (place du citoyen, rôle des experts, données à mobiliser...).

  • Qu'est-ce que le paysage ? Quel lien entretient-il avec le jardin ? Avec la nature et l'environnement ?
    Après avoir livré quelques clés de compréhension de la notion même de paysage à travers ses représentations picturales et l'évolution de l'art des jardins occidentaux de l'antiquité à nos jours, cet ouvrage permet d'entrer de plain-pied dans la conception paysagère...
    En tant qu'observateur dans un premier temps : la lumière, les couleurs, les bruits, les odeurs, les objets s'entremêlent pour composer un paysage. Lire un paysage, c'est savoir ressentir cet ensemble et en interpréter l'organisation, en lien avec notre bagage culturel et notre sensibilité...
    Il est ici question de rythmes, de lignes, de proportions, d'échelles, de logiques territoriales...
    Après ce temps nécessaire d'observation et de lecture se pose la question de modifier, de transformer, de créer « du paysage ». Les différents volets d'une conception paysagère sont identifiés et illustrés par des exemples : les notions de fonctionnalité, de composition et d'esthétique, de parti d'aménagement, d'écoconception, de concertation sont ainsi abordées. Le paysagiste aura à coeur de combiner, mener de front, mutualiser ces différents aspects selon les contextes, les moyens et les attentes auxquelles répond le projet.
    Enfin, la dernière partie aborde les technologies émergentes qui sont aujourd'hui à la disposition des paysagistes : les drones, les outils numériques et la vidéo en temps réel, ainsi que le BIM et les plateformes SIG Web.
    Cet ouvrage s'adresse à tous ceux qui souhaitent « faire du paysage » ou tout simplement porter un regard plus éclairé sur les paysages qui les entourent...

  • Mettre en oeuvre les principes du développement durable et de l'urbanisme en respectant la biodiversité, en tenant compte des enjeux sociaux (crise du logement, mixité sociale, diversification de l'offre, etc.), économiques (développer les filières courtes, etc.) et environnementaux (changements climatiques, artificialisation des sols, etc.), tout en gardant une approche inclusive : tels sont les objectifs de la ville durable à la française.
    La ville durable explore de nouveaux modes de gouvernance, de gestion de l'espace, des transports et de l'énergie. Elle est écologique, innovante, sociale, économique et les technologies de l'information et de la communication lui permettent de connaitre et d'anticiper les besoins des habitants.
    L'ampleur des investissements nécessaires, le nombre d'acteurs impliqués et les défis techniques à relever, rendent particulièrement ambitieux les projets de ville durable. Ainsi, de la conception à l'exploitation en passant par la réalisation, ce guide décrypte les enjeux et les limites qui déterminent leur mise en oeuvre :
    - lors de la conception : la planification, la maîtrise foncière, l'appel à projets, l'étude des réseaux énergétiques et des bâtiments, le financement ;
    - lors de la réalisation : la rénovation, l'intégration de la nature, la recherche de la neutralité carbone ;
    - lors de l'exploitation : le pilotage, la gestion des réseaux, des données, le logement social et les bâtiments versatiles.
    Ce livre s'appuie sur les nombreuses initiatives menées en France et à l'étranger, ainsi que sur l'expérience des professionnels du droit et de la construction. Par ailleurs, des schémas et des tableaux facilitent la compréhension des démarches devant aboutir à la réalisation de projets urbains intelligents et durables.
     
    Fabriquer la ville durable s'adresse aux décideurs publics, aux ingénieurs et techniciens des services urbanisme et environnement des collectivités, aux aménageurs, architectes et urbanistes.
     

  • Villes et territoires de l'après-pétrole expose les principes issus d'une réflexion pluridisciplinaire engagée par les membres du collectif Paysages de l'après-pétrole depuis quatre années, démontrant que l'approche paysagère est le fil conducteur de la transition énergétique et du développement durable des territoires.
    La démarche paysagère, au-delà de solutions en matière de transition énergétique, permet d'élaborer un « monde d'après », en conciliant enjeux économiques, respect de l'environnement et amélioration du cadre de vie et des relations humaines.
    Parmi ses principes : l'autonomie des territoires, le respect des diversités et équilibres naturels, la valorisation et la mise en réseau des initiatives locales, la complémentarité entre villes et campagnes, et l'intégration des énergies renouvelables dans une stratégie d'ensemble visant la construction d'un paysage
    vert et apaisé.
    Les solutions proposées, que différents territoires ont su mettre en oeuvre aux échelles de la ville comme de la campagne, sont détaillées et analysées au sein de six chapitres thématiques.
    Richement illustrés, ils exposent l'expertise des membres du collectif sur l'énergie, l'habitat, l'agriculture et les outils, métiers, formations et acteurs du paysage.
    Professionnels et étudiants de l'aménagement du territoire, élus, spécialistes en sciences politiques et sciences humaines et sociales, membres des associations culturelles, d'éducation et de solidarité sociale ou environnementale y trouveront un guide précieux pour anticiper et prendre part à l'élaboration des paysages de demain.
     

  • L'urbanisme naît dès lors que quelqu'un entend engager ou provoquer une action pour transformer les modes d'utilisation de l'espace en ville afin d'aboutir à une situation jugée préférable. Parce que toute démarche d'urbanisme mêle des savoirs multiples - connaissances scientifiques, références techniques, savoir-faire et talents de maîtres d'oeuvre, mais aussi normes juridiques ou encore pratiques socio-politiques -, la manière d'effectuer des choix, et donc d'élaborer des critères de décision, est essentielle dans ce domaine. D'une manière concrète, cet ouvrage présente et étudie en tant que telles les pratiques professionnelles mises en oeuvre depuis une cinquantaine d'années en matière d'urbanisme.

  • Aller au travail à pied ou en vélo sans risquer de se faire écraser par un véhicule, marcher le long d'une rue bordée d'arbres et de façades attrayantes, s'arrêter sur une place publique pour lire et y croiser des amis par hasard, voilà à quoi pourrait ressembler une ville à échelle humaine. Malheureusement, l'architecture et l'urbanisme, dominés par l'idéologie moderniste depuis les années 1960, accordent encore trop souvent la priorité à la circulation automobile et à la construction de gratte-ciel isolés de leur environnement. Ils négligent par le fait même la fonction de l'espace urbain comme lieu de rencontre et, a fortiori, espace de conversation démocratique. Pour faire face aux défis démographiques et écologiques du XXIe siècle, Jan Gehl propose de renverser cette perspective et de remettre l'humain au centre des préoccupations de l'urbanisme. Dans ce livre visionnaire, jalonné de nombreuses illustrations et photos du monde entier, il présente des pistes d'action concrètes pour développer des villes animées, sûres, durables et saines. Son travail d'aménagement mise sur les déplacements à pied et en vélo ainsi que le renforcement de la vie urbaine. Cette entreprise fait non seulement appel aux décideurs, elle exige aussi la participation active de la société civile et ne nécessite pas d'investissements majeurs. C'est un projet à la portée de toutes les viIles, celles du Nord comme du Sud, visant simplement à créer du bien-être collectif. Comme l'écrit Jayne Engle-Warnick, du Centre d'écologie urbaine de Montréal, «des espaces urbains de qualité contribuent à l'avènement d'une société durable, ouverte et démocratique». "Pour des villes à échelle humaine" est le fruit de 50 années d'expérience en planification urbaine réalisée aux quatre coins du monde par cet important penseur et praticien de l'urbanisme. Un livre révolutionnaire appelé à devenir un outil indispensable pour construire les «écocités» de demain.

  • Cet ouvrage de synthèse étudie les villes françaises depuis le xviie siècle sous un angle innovant qui est celui de leur nature végétale : parcs et jardins, certes, mais aussi plantes « hors-sol » qui circulent dans l'espace urbain (légumes, fleurs coupées, déchets végétaux, etc.). Il s'agit de montrer que la ville n'est pas que minérale et artificialisée et qu'au contraire le végétal en irrigue les artères, même si cette présence a fluctué au fil du temps, en quantité comme en qualité. L'ouvrage s'attache d'abord à comprendre comment, par qui et au prix de quelles contraintes la nature s'installe dans la ville. Puis il étudie les différents usages qui en sont faits : théâtre des hiérarchies sociales, lieu d'urbanité ou d'ensauvagement, production économique, objet d'étude savante, etc.

    Normaliens, agrégés et docteurs en histoire, Charles-François Mathis est Maître de Conférences en histoire contemporaine à l'Université Bordeaux Montaigne et Émilie-Anne Pépy est Maître de Conférences en histoire moderne à l'Université Savoie Mont Blanc. Mathis est notamment l'auteur de In Nature We Trust. Les paysages anglais à l'ère industrielle (PUPS, 2010), quant à Pépy elle a publié Montagne sacrée, montagne profane. Le territoire de la Grande Chartreuse, XVIe - XVIIIe siècles (PUG, 2011).

  • Urbanisation fulgurante, concentration des richesses, fractures sociales, hausse de la consommation énergétique et des émissions de gaz à effet de serre... Depuis quelques années, l'organisation des villes s'est imposée comme une clé pour relever les principaux défis économiques, sociaux et écologiques de notre temps. Longtemps considérées comme des sources de problèmes, les villes sont de retour sur le devant de la scène politique. Elles sont désormais regardées comme les lieux où s'inventent toutes les solutions : des nouveaux modèles économiques (circulaire, collaboratif, résilient...) aux systèmes énergétiques émergents (solaire, méthanisation, géothermie...), en passant par des modes de mobilité novateurs (transports par câble, voiture électrique, vélos...), des formes culturelles inédites (art urbain, festivals, événements...) et des pratiques de la démocratie renouvelées (participation citoyenne, cité wiki...). *L'éco-urbanisme* est cette approche transversale qui vise à donner à toutes ces initiatives la cohérence qui leur manquait. « Nous avons cherché à montrer que cette mutation laissait le champ libre à de nombreux possibles et que nous en étions tous acteurs », écrivent Jean Haëntjens et Stéphanie Lemoine. Ils présentent dans cet ouvrage des exemples concrets de villes préfigurant, aux quatre coins de la planète, les écocités de demain. L'enjeu est de taille : selon les deux auteurs, l'organisation des villes pourrait devenir, au XXI

  • Ville makers

    Michel Mathieu

    En 2050, 6,5 milliards d'humains habiteront en ville. Les grandes cites concentreront toujours plus les entreprises, cerveaux, lieux de recherche et de formation, innovations, emplois et services. Mais quel sera leur visage ? Comment concilier des territoires parfois tentaculaires et les aspirations des urbains a une qualite de vie retrouvee ?

    Michel Mathieu, directeur general de LCL, nous invite a faire la connaissance des ville makers, ces femmes et ces hommes oeuvrant au quotidien a inventer le futur de la ville. Leur vision, leur energie, mises au service de formidables projets collectifs, creent les services et dessinent les contours des metropoles de demain.

    Dans cet ouvrage qui « pense la ville » a l'heure d'un moment historique de transformations, le lecteur decouvre autant de projets revolutionnaires que d'idees brillantes pour creer et recreer, au nom du bien vivre ensemble, « le meilleur de nos villes ». Une decouverte eclairante a destination de tous ceux qui se posent la question : comment habiter ma ville ? 

  • L'histoire de l'architecture ne cesse de conjuguer deux regards : celui, panoramique, portant sur les ensembles urbains, révélant les politiques sociales ou techniques, et celui sur les édifices et leurs intérieurs, vus en gros plan, qui reflète les idéaux et l'engagement de leurs auteurs et de leurs habitants. Faisant dialoguer théoriciens, philosophes et écrivains avec les architectes du xxe siècle (Mies van der Rohe, Wright ou Le Corbusier), Jean-Louis Cohen suggère une approche renouvelée, ancrée dans l'histoire culturelle et dans l'humain, de l'architecture comme questionnement et comme pratique.

  • La métropole francilienne peine à s'inscrire dans la globalisation, malgré sa puissance économique et culturelle qui en fait l'une des toutes premières métropoles mondiales, sans doute parce que son histoire et sa culture politique ont enfermé l'Île-de-France dans un cadre national en grande partie autoréférencé.
    En comparant Paris avec ses deux grandes rivales, Londres et New York, cet ouvrage permet de mieux percevoir cette singularité historique et culturelle. Largement dominé par le monde politique, et notamment par l'État, le système d'acteurs francilien éprouve des difficultés à s'ouvrir alors même que le processus de globalisation fait de plus en plus entendre ses exigences. Le territoire francilien apparaît alors comme un lieu de conflits où différentes visions du monde s'opposent, notamment sur la question de la place de l'Île-de-France dans la globalisation. Si l'on observe quelques tentatives de construction d'un acteur collectif, elles restent parcellaires et sectorielles. Paris, tiraillée entre ses identités et ses aspirations, pourra-t-elle s'affirmer comme métropole dans la globalisation ?

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