Sciences humaines & sociales

  • Entre Baltique et Pacifique, la Russie constitue un ensemble sans équivalent. Elle incarne « l'Eurasie », une notion désormais centrale dans le discours géopolitique russe. Au sud, le Moyen-Orient est perçu comme un arc de crise. Au nord, l'océan Arctique fait figure de nouveau front stratégique. A l'est, la Chine, l'Asie, puis les Etats-Unis. Au sud-ouest, l'Iran, la Turquie... A la mesure de ces immensités, le projet russe consiste à retrouver un statut de puissance globale, en opposition à l'Occident. L'approche raisonnée de ce « phénomène » géopolitique suppose la connaissance des lieux et espaces où s'exerce la puissance, la compréhension des rapports bilatéraux, la saisie des représentations à travers lesquels les dirigeants voient et pensent le monde. Ce dictionnaire géopolitique multiplie les perspectives sur la Russie et l'Eurasie postsoviétique en 550 entrées. Un ouvrage géopolitique sans équivalent aujourd'hui.

  • Été 1934 : 591 écrivains dont 40 étrangers participent au Premier Congrès de l'Union des écrivains soviétiques patronné par Maxime Gorki. Parmi eux, cinq Français : Louis Aragon, André Malraux, Paul Nizan, Vladimir Pozner et Jean-Richard Bloch.

    Jean-Richard Bloch et sa femme Marguerite vont passer plusieurs mois dans l'URSS qui sort à peine de la terrible famine de 1932-1933. Le Congrès, le Festival théâtral de Moscou, et un périple dans le Caucase (Géorgie, Azerbaïdjan, Arménie) sont ainsi évoqués avec enthousiasme dans de longues lettres écrites à leurs proches. Des lettres préparées par la rédaction d'un carnet de notes tenu par Marguerite, qui joue le rôle de scripte du voyage plus encore que son mari.

    Publiées ici pour la première fois avec ce carnet qui met davantage en valeur les zones d'ombre du séjour, elles offrent un éclairage passionnant sur cet été 1934, sur la fascination pour l'URSS, sur les rapports entre intellectuels soviétiques et occidentaux, et sur les Républiques soviétiques du Caucase alors en plein bouleversement.

    Alors que Bloch repart en France quelques jours après l'assassinat de Kirov, ce double texte nous offre aussi la photographie d'un monde intellectuel soviétique à la veille d'être touché par les grandes purges staliniennes.

    Préface de Christophe Prochasson

    Rachel Mazuy et Ludmila Stern ont introduit et annoté ces lettres et ce carnet.

  • Au début du xxe siècle, les Français de Moscou constituent une colonie riche, dynamique et bien intégrée. Industriels et gros négociants participent à la modernisation de la Russie, encouragés par l'alliance franco-russe de 1893-1894. Au coeur de la ville, l'îlot paroissial de l'église Saint-Louis-des-Français, avec ses écoles et son asile pour vieillards, animés par les religieuses de Saint-Joseph de Chambéry, est « un délicieux coin de terre française », écrit le journaliste E. Berr en 1891.
    Mais la crise révolutionnaire de 1905 et la Première Guerre mondiale fragilisent la colonie française. Le pays marche vers la Révolution de 1917. L'assaut du Télégraphe voisin de la paroisse en octobre 1917, puis les spoliations, la famine, les grèves et les réformes, enfin les arrestations de la « Terreur rouge » de 1918, accélèrent l'exode des Français.
    Grâce à des sources inédites religieuses, l'auteur nous fait vivre avec passion le nouveau drame de la colonie française de Moscou, cent ans après la tragédie napoléonienne de 1812.

    Agrégée et docteur en histoire, Sophie Hasquenoph est maître de conférences à l'Université de Lille-III. Spécialiste d'histoire religieuse et russe, elle a notamment publié Les Français de Moscou en 1812 (Éditions du Rocher, 2012).

  • Les communistes vietnamiens ont réussi en cinquante ans à renverser le pouvoir colonial français, à tenir en échec l'armée américaine et à conquérir le Sud en 1975.

    Bien qu'ils se soient constamment inspirés des modèles soviétique et chinois de conquête

  • Témoin engagée, vingt ans après la chaîne humaine entre Vilnius et Tallin unissant plus de deux millions de baltes qui revendiquaient leur indépendance, vingt ans après "la chute du Mur", l'auteure raconte les morceaux d'histoire qu'elle a vécu en direct, résistance en Lituanie, en Roumanie, à Moscou, en Angola, terrain africain de la guerre froide. Vingt ans après, le combat pour la liberté n'est pas terminé.

  • Alors qu'un retour à la guerre froide est de plus en plus souvent évoqué, la Russie fait désormais figure de forteresse assiégée aux yeux du grand public. Nombre de commentateurs voient ainsi dans l'alternance politique géorgienne, ukrainienne ou kirghize le signe d'une perte d'influence historique et d'un recul géopolitique de Moscou. Cinq ans après la dernière des grandes révolutions pacifiques ayant secoué l'ancienne Union soviétique, les faits paraissent pourtant moins tranchés. Surtout, le prisme d'analyse consistant à percevoir les révolutions colorées " comme le résultat d'une nouvelle confrontation Est-Ouest semble aujourd'hui dépassé. S'appuyant sur une mise en perspective géopolitique et stratégique mais aussi économique et sociétale, cet ouvrage permet de faire le point sur ces fameuses., révolutions de couleur " et de décrypter l'évolution de la masse centre-eurasienne depuis la chute de l'URSS. A contrario des idées reçues, en particulier de celle qui tend à réduire les épisodes géorgien, ukrainien ou kirghize à un simple avatar de la lutte d'influence entre les États-Unis et la Russie, Patrice Vidal montre comment les changements survenus s'inscrivent dans une approche plus large, mais aussi plus complexe, liée au processus de mondialisation des économies et de globalisation des sociétés. Au terme de cette analyse, la thèse du recul de la Russie est largement battue en brèche et apparaît comme le fruit d'une approche trop idéologique. A partir d'une interprétation objective des faits, cet ouvrage permet de dégager une lecture claire et originale, sans a priori ni parti pris, et un éclairage nouveau sur l'histoire de demain.".

  • Alors que les événements révolutionnaires de 1917 sont largement connus et commentés pour la ville de Petrograd, la capitale de l'Empire russe, ceux qui se déroulent à Moscou restent encore méconnus.
    Les archives du ministère des Affaires étrangères du Royaume de Belgique recèlent, pour l'année 1917, les rapports réguliers d'Albert Remes, consul général du Royaume de Belgique à Moscou qui décrivent à la fois la vie quotidienne des Moscovites, les principaux développements politiques, et les événements sanglants qui accompagnent la prise du pouvoir par les Bolcheviks dans la capitale économique de l'Empire.
    Composé de 57 rapports et traductions, ce corpus inédit constitue une nouveauté apportant un éclairage différent sur les événements révolutionnaires russes.

  • En 1935, au moment où, signant un pacte d'alliance, la France et l'U.R.S.S. se rapprochent, Romain Rolland se rend à Moscou, invité par Gorki. Il y séjourne un mois, rencontre les dignitaires du régime : Iagoda, Boukharine..., et passe plusieurs heures avec Staline. Il note ses impressions, ses rencontres, il résume ses conversations. Rentré à Villeneuve, il fait le point, dresse les portraits des uns et des autres, s'interroge sur les contradictions qu'il a perçues. Malgré tout il reste fidèle à son engagement et défend l'U.R.S.S. Mais la mort de Gorki en 1936, puis les procès de Moscou commencent à ébranler sa foi. En 1938 il ajoute des « Notes complémentaires » au récit de son voyage. En 1939, après la signature du pacte germano-soviétique, il rompt nettement avec Moscou : « Cette magistrale scélératesse me dégoûte à jamais du Kremlin. »Bernard Duchatelet, professeur à l'université de Brest, spécialiste de l'oeuvre de Romain Rolland, retrace dans une présentation nourrie l'évolution politique du partisan de l'Indépendance de l'Esprit, depuis son enthousiasme, en 1895, pour le socialisme, jusqu'à l'aveu, en 1940, de ses erreurs rappelant quels furent entre ces deux dates ses refus, ses hésitations, ses doutes et son engagement.Voyage à Moscou contribue à éclairer les ambiguïtés et les difficultés de l'engagement des intellectuels de l'entre-deux-guerres pris entre la nécessité de la lutte contre le fascisme et l'inévitable reconnaissance des dérives du régime stalinien.

  • Napoléon à Moscou

    Muhlstein-A

    En 1812, Napoléon est à la tête de la plus grosse armée qu'il ait jamais rassemblée. Il ouvre les hostilités contre le tsar Alexandre Ier, avec qui il a pourtant conclu une alliance. Un de ses ministres se désespère :« L'Empereur est fou ; tout cela finira par une épouvantable catastrophe. » Pourquoi cette décision ?Il pensait l'emporter vite. Mais il lui fallut avancer, avancer encore, jusqu'à Moscou. Et c'est une ville déserte, en proie aux flammes, que découvrit la Grande Armée. Avait-il les moyens de triompher ? Qu'est-ce qui a déterminé l'enchaînement des événements : la volonté ou le hasard ?Napoléon a fasciné et ne cesse de fasciner. Même la retraite, loin de l'anéantir, a révélé son exceptionnelle aptitude à tirer parti de l'adversité. C'est sa capacité de réaction à l'épreuve, sa volonté de la surmonter et sa faculté de redémarrer que montre ici Anka Muhlstein. Anka Muhlstein est historienne, écrivain, biographe. Elle a notamment publié Elisabeth d'Angleterre et Marie Stuart ou les périls du mariage, Reines éphémères, mères éternelles et Victoria.

  • Il n´aura fallu que deux décennies pour que ce qui fut un monde à part, avec son Soleil trompeur et sa nuit enveloppante, son arbitraire et ses règles, sa grisaille et ses couleurs singulières, sa brutalité et sa sociabilité, obsédant les uns, en asservissant d´autres, donnant de l´espoir à d´autres encore, s´évanouisse comme s´il n´avait jamais existé... Ce monde, courut-il à sa fin selon un processus aussi inéluctable que discret, pour ainsi dire souterrain ? Ou bien, cette disparition ne fut-elle elle-même qu´un artifice d´apparence, nombre de traits essentiels du régime défunt lui ayant survécu avec une inaltérable vigueur ? Tout ce qui entoure l´expérience soviétique nous paraît aujourd´hui bien étrange. Comment cette étrangeté, et son coeur d´opacité enclerclé par les murailles du Kremlin, fut-elle perçue par les observateurs avisés ? Un Français, issu d´un canton raisonnable, plutôt apaisé, voire un peu rassi de la vieille Europe pouvait-il comprendre ce pays anormal, s´exempter d´humeurs et pour autant ne pas tout sacrifier à ce réalisme politique dont, après coup, l´opportunité est si souvent sujette à caution ? Pouvait-il aussi ne pas se sentit plus stimulé, fût-ce pour lui opposer un zest d´esprit missionnaire, par ce curieux empire que par la République livrée à ses petits calculs qu´il servait de toute sa loyauté ? Le Journal tenu par Henri Froment-Meurice, au fil de trois postes successifs dont au final celui d´Ambassadeur, est un précieux document. L'acuité du regard et le style élégant du diplomate en rien n´y assèchent la capacité d´indignation et la force d´enthousiasme de l´homme. La haine du communisme contrebalancée par l´amour de la Russie, l´étonnante et parfois naïve croyance de la France dans les vertus de sa diplomatie culturelle, la complexité parfois savoureuse des rapports de l´Ambassadeur, qui n´en pense pas moins, à son administration et au pouvoir qui ne sont jamais en retard d´une chimère ou d´une médiocrité... Nous voilà ramenés aux heures de gloire de la relation très particulière, très intéressée de part et d´autre, mais emprunte à sa manière de sincérité entre la France et l'URSS... Henri Froment-Meurice a été un témoin privilégié de l'émergence du monde surgi des bouleversements de la Seconde Guerre de la Guerre froide, des épisodes de dégel et de tension qui l'ont ponctuée comme des prémisses de l'écroulement de l'URSS. Ambassadeur de France, il a déjà publié, entre autres Vu Du Quai, chez Fayard.

  • 22 juin 1941. Hitler lance l'opération Barbarossa contre l'union soviétique. Dix jours plus tard, Alexander Werth, correspondant de la BBC, arrive à Moscou. Jusqu'à octobre 1941, il partage le quotidien des Moscovites durant ce terrible été marqué par l'effondrement de l'Armée rouge. Le récit qu'il en a tiré est un témoignage unique sur un moment crucial de l'histoire de la guerre à l'est, celui où l'Allemagne nazie semble invincible.
    Ne disposant que des informations officielles, qui toutes minimisent systé-matiquement les reculs et les défaites de l'Armée rouge, tout en majorant les pertes de la Wehrmacht, Alexander Werth saisit toutes les occasions pour tenter de « prendre le pouls » de la vie réelle. Malgré les contraintes - espionite ambiante, méfiance et peur de l'étranger -, il rend compte avec brio de l'atmosphère à Moscou au cours des premières semaines de la grande guerre patriotique, à un moment où la menace ennemie se rapproche de la capitale soviétique, soumise aux premiers raids aériens. Alexander Werth quitte la ville alors que les détachements avancés de la Wehrmacht ne sont plus qu'à une trentaine de kilomètres de la capitale soviétique. À ce moment-là, la prise de Moscou semble inéluctable.

  • Moscou. - Nijni. - Traversée sur le Volga et la Kama. - Les passagers du Samolet. - Perm. - Yékatérinbourg. - Un couvent de nonnes. - Le tarantasse. - Un enterrement sibérien. - Les déportés. - Le cimex lectuarius. - Les Kirghiz. - La steppe de Baraba. - Sémipalatinsk. - L'Ala-Taou. - L'Ili. - . Vernoié. - Le Talas. - La vallée du Syr ou Jaxartes.Arrivé à Moscou, soit par Vienne et Varsovie, soit par Berlin et Vilna, le voyageur qui se rend en Asie centrale a le choix entre deux routes.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Moscou, le 19 octobre 1812.
    L'Abbé SURRUGUES, Curé de l'église de Saint - Louis, à Moscou, au Père BOUVET, jésuite.
    JE vous envoie, mon digne et respectable ami, un journal bien exact et bien vrai de tout ce qui s'est passé ici pendant le séjour des Français à Moscou. Je vous prie, après l'avoir lu, de le remettre à monseigneur le Métropolitain, à qui je me propose d'écrire dès que la communication par la poste sera rétablie.
    Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Journaliste et homme de télévision, Georges Bortoli, après plus de trois ans de séjour à Moscou, livre ici une moisson d'images et d'anecdotes plus significatives et plus éloquentes que de longs discours. Il nous donne à voir : des hommes, paysans ou militaires, ouvriers ou dirigeants du parti ; des femmes, vieilles babouchki ou chirurgiens en chef ; des rues de Moscou, des églises ou les villes nouvelles orgueilleusement dressées face à la Chine ; des paysages. Il nous fait entendre les conversations et lire les journaux que chaque jour achètent les Soviétiques. Il nous entraîne le long de la frontière la plus contestée du monde, du Sin-Kiang à l'Oussouri. Aucun des grands secteurs de la vie soviétique, aucun des grands problèmes, aucune des grandes interrogations ne sont oubliés... La sensibilité de Georges Bortoli n'ôte rien à l'acuité de son regard, elle nous permet au contraire de comprendre, de l'intérieur, à une heure cruciale de leur histoire, l'U.R.S.S. et ses citoyens confrontés aux contradictions de leur société, aux événements de Tchécoslovaquie et à la Chine. L'U.R.S.S. telle qu'elle vit, par un journaliste admirablement informé.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Journaliste et homme de télévision, Georges Bortoli, après plus de trois ans de séjour à Moscou, livre ici une moisson d'images et d'anecdotes plus significatives et plus éloquentes que de longs discours. Il nous donne à voir : des hommes, paysans ou militaires, ouvriers ou dirigeants du parti ; des femmes, vieilles babouchki ou chirurgiens en chef ; des rues de Moscou, des églises ou les villes nouvelles orgueilleusement dressées face à la Chine ; des paysages. Il nous fait entendre les conversations et lire les journaux que chaque jour achètent les Soviétiques. Il nous entraîne le long de la frontière la plus contestée du monde, du Sin-Kiang à l'Oussouri. Aucun des grands secteurs de la vie soviétique, aucun des grands problèmes, aucune des grandes interrogations ne sont oubliés... La sensibilité de Georges Bortoli n'ôte rien à l'acuité de son regard, elle nous permet au contraire de comprendre, de l'intérieur, à une heure cruciale de leur histoire, l'U.R.S.S. et ses citoyens confrontés aux contradictions de leur société, aux événements de Tchécoslovaquie et à la Chine. L'U.R.S.S. telle qu'elle vit, par un journaliste admirablement informé.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Plus qu'une simple question de politique étrangère, les relations avec la Russie sont, pour la République islamique d'Iran, une question de survie du régime. En raison de son hostilité à l'égard de l'Occident, la République islamique a dû adapter sa stratégie internationale pour assurer la pérennité du régime ainsi que la survie économique du pays. À un moment où la Russie joue un rôle crucial dans la protection des intérêts iraniens sur la scène internationale, l'auteur propose la première étude complète portant sur l'histoire des relations irano-russes depuis la révolution islamique (1979). L'un des principaux objectifs est de contribuer au développement de la réflexion sur les différentes dimensions de la politique étrangère de la République islamique d'Iran. En effet, la plupart des monographies privilégient le point de vue des grandes puissances dans l'étude des relations entre l'Iran et la Russie, l'Iran et la Grande Bretagne ou, à partir du XXe siècle, de l'Iran avec les Etats-Unis. L'accent est donc mis ici sur les perspectives iraniennes dans les relations entre Téhéran et Moscou, depuis 1979. L'auteur ne néglige pas pour autant l'inscription de son étude dans le temps long des relations entre l'Iran et son grand voisin du Nord. Il remarque ainsi qu'en dépit des bouleversements idéologiques et des changements de régime, les deux pays ont maintenu des relations diplomatiques ininterrompues, depuis le XVIe siècle, même si, à plusieurs reprises, la présence diplomatique russe ou soviétique à Téhéran a été menacée.

  • L'antique rêve de Moscou - accéder au titre de troisième Rome et reprendre ainsi le flambeau d'un messianisme menacé - tel est, de Dostoïevski à Soljenitsyne, la constante d'une mémoire historique particulière, celle de la tradition slave.

  • Le différend idéologique entre deux partis communistes se double d'un conflit entre deux États né des contradictions de l'ère nucléaire. Dix ans plus tard, c'est l'ère de la diplomatie triangulaire Washington-Moscou-Pékin. Nixon et Kissinger veulent réintégrer l'URSS et la Chine dans le jeu international, retour qui ne se fera que dans les années 80 avec Gorbatchev.

empty