• Piste au noir Nouv.

    Qui est l'homme retrouvé mort dans les sous-sols de l'aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle ? Que faisait-il là, sans billet, sans bagages ? Cet inconnu qui n'attendait aucun passager et qui était venu... à pied. Cet homme sans bras droit depuis qu'un crocodile échappé de la zone de fret le lui a boulotté en passant. Yann Gray plonge dans une enquête qui va l'entraîner dans cette singulière "petite ville" qu'est l'aérogare n° 1. Il y croise les personnages qui la hantent : voyageurs et employés, personnel navigant, médecin, prêtre, et bien évidemment le célèbre Alfred, appatride sans domicile qui vit là depuis plus de vingt-cinq ans. Rythmée par les flocons de neige et les avions, une enquête efficacement rythmée, mettant en scène des personnages à la fois drôles, mystérieux et émouvants.

    Yves Hughes, lecteur chez plusieurs éditeurs, écrivait régulièrement pour la télévision et la radio, notamment des scénarios policiers. Il est l'auteur de romans pour adultes ainsi que de romans jeunesse. Il meurt en juin 2020, à l'âge de 60 ans, après avoir transmis aux éditions de l'Aube les manuscrits devant constituer une série autour du personnage de Yann Gray, dont Pâle copycat, paru en novembre de la même année, et Piste au noir.

  • Quand le costume de Guignol se teinte de sang.
    Le jeune marionnettiste du théâtre de Guignol du parc de la Tête d'or à Lyon est retrouvé assassiné sur l'île Barbe, au milieu de la Saône.
    Les marionnettes étaient toute sa vie. C'est donc dans son cercle familier qu'Alice Amelin, commandante de la PJ chargée de l'enquête, cherche une piste : parmi les habitués des allées du parc, de son Guignol mais aussi de son zoo, dont la vénérable éléphante Clochette fascine tant les enfants - à commencer par le fils d'Alice, Eliott.
    Rien de bien concluant jusqu'à ce qu'Alice découvre, chez un sculpteur sur bois du Vieux-Lyon, une marionnette de femme aux yeux verts, en sweat-shirt et en jean, que le jeune homme avait, peu de temps avant sa mort, spécialement commandée.
    Ce personnage, bien éloigné du répertoire classique de Guignol, a-t-il joué un rôle dans la triste fin du marionnettiste ?

  • Elvis agresse John Wayne lors d'un concours de sosies. Un directeur de télé est kidnappé par des baltringues. Yann Gray enquête au milieu d'une ratatouille de grosses légumes factices tandis que la PJ quitte son légendaire quai des Orfèvres. Avec Valentine et son fils Robin, qui vivent de l'autre côté de la trappe. Sans oublier Mamounette et sa dernière lubie cruciverbiste. Autant dire que cette histoire n'a rien de banal, et qu'il ne sera pas facile de démêler le vrai du faux, l'authentique de la posture. Yves Hughes entraîne son lecteur dans une histoire admirablement rythmée, peuplée de personnages étonnamment attachants et diablement originaux, et le tient en haleine jusqu'au dénouement final.

    Yves Hughes, lecteur chez plusieurs éditeurs, écrivait régulièrement pour la télévision et la radio, notamment des scénarios policiers. Il est l'auteur de romans pour adultes ainsi que de romans jeunesse. Il meurt en juin 2020, à l'âge de 60 ans, après avoir transmis aux éditions de l'Aube les trois manuscrits devant constituer une trilogie, démarrant avec "Pâle copycat".

  • C'est demain la rentrée des classes, les occupants de la trousse ont du mal à fermer l'oeil... Le compas tourne en rond. La colle se liquéfie de peur. Les ciseaux vagabondent. L'agrafeuse claque des dents. Le trombone s'entortille. La calculette clignote. Dans quelques heures, tous devront être fin prêts !

  • Augustin vient d'être reçu à l'Élysée. Son dessin du pont du Gard a été sélectionné pour figurer sur le futur billet de 5 euro. Retour à Nîmes : le dessin a disparu! Volé? C'est une affaire d'État. Augustin enquête. Et s'il y avait un lien avec la secrète Marjolaine? Marjolaine, manipulée par une bande de faux-monnayeurs sans scrupules? Comment déjouer leurs pièges pour la sauver?

  • Comme au billard. Deux billes blanches et une rouge. Les deux billes blanches : le flic et l'assassin. Le jeu : qu'elles se rencontrent. Pour cela, la première bille blanche a besoin de la rouge. Et cette bille rouge, c'est la victime. Valentine avait le bras dans le plâtre, Mamounette écrivait des haïkaï, Robin s'inquiétait pour les Dupondt. Et moi je partais à la recherche de la vérité... entre les murs de l'hôpital Boucicaut... entre la solitude d'un homme et son chat... et en rebondissant sur un ancien casse de bijouterie qui datait de treize ans, avec sous les yeux le costard pied-de-poule d'un vieux truand ringard et ses chaussures en croco.

  • Juste un lendemain

    Yves Hughes

    « Nos voix sont en train de nous donner nos corps. » Il est dans l´hiver glacé du Québec, elle dans la chaleur d´une île, là-bas, en Océanie. C´est le matin pour lui, la nuit pour elle. Décalage. Celui des heures et celui d´une vie.
    Quand ils étaient jeunes et qu´ils vivaient à Paris, ces deux-là s´aimaient. Et puis chacun a repris son chemin.
    Ce soir, ou peut-être ce matin, un coup de fil les réunit. Leurs voix tracent des souvenirs comme le pinceau d´un peintre.
    Lequel des deux est la mémoire de l´autre ?
    Lequel des deux est l´avenir de l´autre ?

  • Un muet qui n'est pas sourd, une danseuse vieillissante, la ravissante Lila, leur meilleur ami et un enquêteur fou de chaussures, des corps introuvables, des assassins qui n'en sont peut-être pas...

  • « Combien de fois l'homme avait-il déchaussé les pieds de sa femme ? Combien de fois les avait-il regardés marcher sur la moquette de leur chambre, et sur combien de trottoirs, dans combien de rues et d'escaliers oubliés ? Et dans combien de ses rêves, aujourd'hui, ces pieds-là revenaient-ils bouger la nuit ?
    Laisse-toi faire, répéta-t-il à Fred. Qu'aurait-elle pu savoir de tout ça, elle, avec son pied qui ne saignait qu'un sang de vingt ans ? Un pied qui avait encore tant de rues et tant de marches à affronter ? » Ancien comédien confronté à une jeunesse pour son dernier tour de piste... Écrivain raté aux prises avec sa mythomanie et ses impuissances... Voisins de lit d'hôpital en quête d'un fantôme de femme... Jeunes ou vieux enfants qui jouent, trichent et souffrent de vivre... Des personnages bousculés par leur propre existence, acteurs de leur déroute, et qui deviennent touchants à force de courage ou de faiblesse. Chacun traversera son Intérieur nuit. Et ne pourra éviter de susciter une certaine compassion, grinçante ou souriante, dure ou tendre.

  • Georges Grandin était du genre méticuleux. Avant de se mettre au lit, il avait préparé ses affaires de cycliste pour le lendemain. Il n'avait pas non plus oublié d'avancer ses pendules pour les mettre à l'heure d'été. Et puis il s'était fait tuer dans la nuit, dans son salon et dans son pyjama. Mais dans la mise en scène de son faux cambriolage, l'assassin avait oublié un détail. Il s'était trop appliqué. Pour l'inspecteur Yann Gray, cette enquête avait des relents d'amitié amère, des odeurs de guidoline et des allures de dérailleur...

  • Un vétérinaire troué de trois balles de 6,35, voilà qui promettait d'étonnantes rencontres au lieutenant Yann Gray... Avec un lézard vert du Nil et un mandarin jaune, avec des amateurs de piafs, des fans de siffleurs, tout un petit monde qui gravite entre le quai de la Mégisserie et le marché aux oiseaux du dimanche, dans l'île de la Cité, à Paris. «C'était l'époque où j'étais amoureux de Soledad pour laquelle j'ai loupé un pain de poissons aux champignons - c'est dire! Valentine exposait des peintures contemporaines à faire pisser de peur le lézard Zazard, et Robin récoltait de mauvaises notes en géo parce qu'il plaçait la place Rouge au Cap-Vert. Mamounette, au sommet de sa forme, se lançait dans une nouvelle interprétation des prédictions de Nostradamus. Ça promettait. Ce serait aussi une histoire de coeur. D'humain comme de piaf.»

  • Lukas ouvrit la première valise et leur mit la loutre entre les mains. Les deux vieux caressaient le poil un peu sec, sans répulsion, avec même une tendresse dérisoire. Lukas était rassuré. Parfois ça s'effondre d'un bloc en voyant les premiers échantillons. Là, non. au contraire. Les mains semblaient curieuses autour de la loutre empaillée.
    - C'est évidemment un article rural, dit-il. À Paris ça se fait peu. Chez le montagnard elle est remplacée par la marmotte. Tendance régionaliste.
    Il se sentit en confiance. Ces deux-là ne poseraient pas de difficultés.
    Et il sortit de la valise un article moins évident. Pour tester.
    - L'iguane d'Egypte. Ni lézard ni varan, le milieu. Deux couches de vernis doux.
    Un soupçon de patine pour la vie. À peine poussiéreux.
    Echange de regards entre les deux fauteuils.
    - "Un soupçon de patine pour la vie." - "À peine poussiéreux." C'est beau.
    Les deux vieux étaient aux anges.
    - Monsieur au téléphone m'a parlé de "petit compagnon familier" ?
    Il attendait.
    - Mon drôle d'oiseau.
    - Ma petite chatte.
    Lukas finit son verre de grenache sans faire la grimace.
    - Pardon ? vous voulez dire que...
    Les deux vieux le fixaient en souriant.
    - Attendez attendez. Vous voulez que j'empaille ? ...
    La réponse claqua dans le silence trop épais du salon.
    - Lui : mon Léonce.
    - Elle : ma Charlotte.
    Une relation étrange allait s'instaurer entre le taxidermiste et ses deux clients. Tendre et féroce, drôle et noire. Une complicité fantasque et très intime, faite de fantaisie, de tendresse et... d'amour ?
    Enthousiastes, tous les trois se passionneraient pour ce projet.
    Et bientôt chacun allait en faire un peu trop.

  • En chantier

    Yves Hughes

    • Stock
    • 19 Janvier 2011

    L´ouverture d´un chantier de construction devant ses fenêtres incite le narrateur de En chantier à se remettre à son travail de romancier. L´écriture redevient possible et progresse alors au même rythme que le chantier. Jour après jour, avec une régularité obstinée, et une fascination bientôt obsessionnelle.  D´un côté un homme qui vit seul, reçoit son fils adolescent une fin de semaine sur deux, et parfois une amante fugitive ; de l´autre, des ouvriers qui travaillent ensemble, exposés aux quatre vents, avec des machines, des camions, et une énergie physique et virile. Au fil du temps, l´écrivain entretient un dialogue imaginaire avec les hommes du chantier, qui deviennent son unique horizon, en installant sur son balcon un grand tableau sur lequel il note toutes sortes d´informations, jusqu´aux résultats du tour de France dont il les informe étape par étape... Et c´est cette relation impossible entre ces êtres qui, chacun dans leur domaine, construisent une oeuvre, qui donne à ce roman très original toute sa densité. Quand le romancier est contraint d´abandonner son poste d´observation pour partir en vacances avec son fils et pêcher dans les lacs de Haute-Loire, l´écrivain devient alors pleinement un père. Se joue ici une autre relation, celle d´un père avec son garçon, qui s´invente dans une nature et une façon de vivre au plus dépouillé, mais aussi au plus profond.  D´une écriture précise, directe et très fluide, En chantier est un roman qui interroge ce qui sépare ou unit les hommes, questionne la place du masculin et dit l´impossibilité de communiquer entre différents mondes, dans une société contemporaine rongée par l´enfermement.  En plus d´un humour discret, un vrai suspense s´installe au fil des pages habilement construites, puisque la fin du chantier approche et qu´on se demande comment le narrateur-écrivain va supporter l´idée de réintégrer une vie de solitude.

  • Méandre

    Yves Hughes

    • Stock
    • 26 Mars 2014

    Mortimer n´a jamais su déchiffrer l´expression du visage de sa mère, ni d´aucun être humain. Il souffre du syndrome d´Asperger et a 36 ans.
    Il partage une vie ritualisée entre Paris et la Normandie. Chaque week-end, il rejoint un hameau près d´un méandre de la Seine et y retrouve deux couples de voisins qui élèvent poules et oies. Il nage tous les jours, va voir passer le même train, à heure fixe, écoute Khatchatourian et lit Pascal. La vie se décline paisiblement. En tout cas en apparence. Cette existence un peu mécanique, sans affect, n´a pas encore basculé.
    Jusqu´à ce qu´il rencontre un ancien copain de lycée qui entraîne une équipe de badminton. Mortimer va se découvrir une véritable fascination pour le volant aux trajectoires singulières qui le ramènent à la philosophie de la géométrie de Pascal. Cette fascination va bientôt obséder Mortimer et le pousser à changer de vie. Avant de sombrer dans une folie aussi discrète qu´effrayante et de commettre l´irréparable.

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