• Condamné par les Nazis comme étant un artiste « dégénéré », Franz Marc (1880-1916) est un peintre allemand dont l´utilisation des lignes sèches et de la couleur exprime de manière éloquente la douleur et le traumatisme de la guerre. Dans des toiles telles que La Mort des animaux, Marc a créé l´émotion brute d´une violence primitive, qu´il a qualifiée de prémonition de la guerre, guerre qui allait être la cause de sa mort à l´âge de trente-six ans.

  • La période de la Renaissance débute en Italie à la fin du XIVe siècle et s´étend sur tout le continent européen jusqu´à la seconde moitié du XVIe siècle. La redécouverte des splendeurs de la Grèce et de la Rome antique marque les débuts d´une « renaissance » des arts, en rupture avec les dogmes du Moyen Âge. Nombre d´artistes vont innover aussi bien dans les domaines de la peinture, que dans ceux de la sculpture et de l´architecture. Le réel et l´idéal, le profane et le sacré, le mouvement et la perspective constitueront les thèmes de référence, qui influenceront l´art européen pour les quatre siècles à venir.
    Léonard de Vinci, Michel-Ange, Botticelli, Fra Angelico, Giorgione, Mantegna, Raphaël, Dürer et Bruegel sont au nombre de ces artistes qui apporteront une contribution décisive à l´art de la Renaissance.

  • « À chaque âge son art, à chaque art sa liberté. » Voila la devise de la Sécession viennoise, mouvement dissident (1892-1906), qui fut porté par une vingtaine d´artistes éclairés luttant contre l´académisme conservateur pétrifiant Vienne et tout l´empire austro-hongrois.
    Courant de l´Art nouveau, la Sécession, officiellement fondée en 1897 par Klimt, Moll et Hoffmann, ne fut pas une révolution artistique anonyme parmi tant d´autres. Contestataires par essence, les sécessionnistes viennois ont peint ce qu´on ne devait pas peindre : les frôlements, les baisers, les violences. Se définissant comme un art total sans contrainte politique ni commerciale, l´effervescence de ce mouvement toucha tous les artisans, architectes, et décorateurs. Dans cet ouvrage, peinture, sculpture et architecture sont confrontées par l´auteur pour souligner la richesse et la diversité du mouvement viennois.

  • Terme entré dans l´usage courant au cours de la première moitié du XIXe siècle, l´art roman distingue, en histoire de l´art, la période qui s´étend entre le début du XIe siècle jusqu´à la fin du XIIe siècle. Révélant une grande diversité d´écoles régionales, chacune démontrant ses spécificités, l´art roman, dans l´architecture comme dans la sculpture, est marqué par ses formes brutes. Par sa riche iconographie, au fil d´un texte captivant, cet ouvrage nous propose de redécouvrir cet art médiéval, encore souvent trop peu considéré face à l´art gothique qui lui succéda.

  • Si le portrait devait, avant tout, être la représentation fidèle de son modèle, selon des canons strictement définis, cette galerie de 1000 portraits montre au contraire, combien ce genre fut bousculé au fil de l´histoire et s´avère être beaucoup plus complexe qu´une simple imitation de la réalité. Par-delà la dextérité de l´artiste, l´art du portrait se doit de dépasser l´imitation, aussi juste et précise soit-elle, pour traduire, sans trahir, tant l´intention de son commanditaire que celle de l´artiste. Ainsi, ces témoins silencieux, soigneusement sélectionnés dans ces pages, révèlent, au-delà des visages officiels ou anonymes, une psychologie plus qu´une identité, une allégorie, une propagande politique ou religieuse, ou incarnent, avec justesse, les moeurs de leurs époques. Par son nombre impressionnant de chefs-d´oeuvre, de biographies, de commentaires d´oeuvres, cet ouvrage confronte les différents portraits, exposant dès lors au lecteur, et à tout amateur d´art, le reflet de l´évolution de notre société, mais surtout les bouleversements d´un genre qui, pendant près de trente siècles de peintures, façonna l´histoire de l´art.

  • Aux antipodes de l'obscurantisme médiéval, l'arrivée rapide et imprévisible de la Renaissance s'imposa en Europe du XIVe au XVIe siècle. En plaçant l'homme au centre, les acteurs de cet illustre mouvement changent radicalement leur vision au monde et réorientent leurs recherches esthétiques vers l'anatomie, la perspective et les sciences naturelles. Créateur de talents, la Renaissance a offert à l'histoire de l'art les plus grands noms tels que Botticelli, Raphaël ou Léonard de Vinci dont l'opulente productivité tapisse aujourd'hui les murs des musées du monde entier.

  • Picasso was born a Spaniard and, so they say, began to draw before he could speak. As an infant he was instinctively attracted to artist's tools. In early childhood he could spend hours in happy concentration drawing spirals with a sense and meaning known only to himself. At other times, shunning children's games, he traced his first pictures in the sand. This early self-expression held out promise of a rare gift. Málaga must be mentioned, for it was there, on 25 October 1881, that Pablo Ruiz Picasso was born and it was there that he spent the first ten years of his life. Picasso's father was a painter and professor at the School of Fine Arts and Crafts. Picasso learnt from him the basics of formal academic art training. Then he studied at the Academy of Arts in Madrid but never finished his degree. Picasso, who was not yet eighteen, had reached the point of his greatest rebelliousness; he repudiated academia's anemic aesthetics along with realism's pedestrian prose and, quite naturally, joined those who called themselves modernists, the non-conformist artists and writers, those whom Sabartés called "the élite of Catalan thought" and who were grouped around the artists' café Els Quatre Gats. During 1899 and 1900 the only subjects Picasso deemed worthy of painting were those which reflected the "final truth"; the transience of human life and the inevitability of death. His early works, ranged under the name of "Blue Period" (1901-1904), consist in blue-tinted paintings influenced by a trip through Spain and the death of his friend, Casagemas. Even though Picasso himself repeatedly insisted on the inner, subjective nature of the Blue Period, its genesis and, especially, the monochromatic blue were for many years explained as merely the results of various aesthetic influences. Between 1905 and 1907, Picasso entered a new phase, called "Rose Period" characterised by a more cheerful style with orange and pink colours. In Gosol, in the summer of 1906 the nude female form assumed an extraordinary importance for Picasso; he equated a depersonalised, aboriginal, simple nakedness with the concept of "woman". The importance that female nudes were to assume as subjects for Picasso in the next few months (in the winter and spring of 1907) came when he developed the composition of the large painting, Les Demoiselles d'Avignon. Just as African art is usually considered the factor leading to the development of Picasso's classic aesthetics in 1907, the lessons of Cézanne are perceived as the cornerstone of this new progression. This relates, first of all, to a spatial conception of the canvas as a composed entity, subjected to a certain constructive system. Georges Braque, with whom Picasso became friends in the autumn of 1908 and together with whom he led Cubism during the six years of its apogee, was amazed by the similarity of Picasso's pictorial experiments to his own. He explained that: "Cubism's main direction was the materialisation of space." After his Cubist period, in the 1920s, Picasso returned to a more figurative style and got closer to the surrealist movement. He represented distorted and monstrous bodies but in a very personal style. After the bombing of Guernica during 1937, Picasso made one of his most famous works which starkly symbolises the horrors of that war and, indeed, all wars. In the 1960s, his art changed again and Picasso began looking at the art of great masters and based his paintings on ones by Velázquez, Poussin, Goya, Manet, Courbet and Delacroix. Picasso's final works were a mixture of style, becoming more colourful, expressive and optimistic. Picasso died in 1973, in his villa in Mougins. The Russian Symbolist Georgy Chulkov wrote: "Picasso's death is tragic. Yet how blind and naïve are those who believe in imitating Picasso and learning from him. Learning what? For these forms have no corresponding emotions outside of Hell. But to be in Hell means to anticipate death. The Cubists are hardly privy to such unlimited knowledge".

  • Amedeo Modigliani (Livourne, 1884 - Paris, 1920) Amedeo Modigliani naquit en Italie en 1884 et mourut à Paris à l´âge de trente-cinq ans. Très tôt il s´intéressa à l´étude du nu et à la notion classique de la beauté idéale.
    En 1900-1901 il visita Naples, Capri, Amalfi et Rome, puis Florence et Venise, et étudia tout d´abord des chefs-d´oeuvre de la Renaissance. Il fut impressionné par les artistes du Trecento (XIVe siècle), parmi lesquels Simone Martini (vers 1284-1344), dont les silhouettes longues et serpentines, représentées avec une grande délicatesse de composition et de couleur et imprégnées d´une tendre tristesse, annonçaient la sinuosité et la luminosité manifestes dans l´oeuvre de Sandro Botticelli (vers 1445-1510). Ces deux artistes influencèrent clairement Modigliani, qui utilisa la pose de la Vénus de Botticelli dans La Naissance de Vénus pour son Nu debout (Vénus) (1917) et sa Femme rousse en chemise (1918), ainsi qu´une inversion de cette pose dans son Nu assis au collier (1917). A la dette de Modigliani à l´art du passé (silhouettes des Cyclades de la Grèce antique principalement) fut ajoutée l´influence de l´art d´autres cultures (africaines par exemple) et du cubisme. Les cercles et courbes équilibrés, bien que voluptueux, y sont soigneusement tracés et non naturalistes. On les retrouve dans l´ondulation des lignes et la géométrie des nus de Modigliani, tels le Nu Allongé. Les dessins des Caryatides lui permirent d´explorer le potentiel ornemental de poses qu´il eut été incapable de traduire en sculpture. Pour ses séries de nus, Modigliani emprunta les compositions de nombreux nus célèbres du grand art, dont ceux de Giorgione (vers 1477-1510), Titien (vers 1488-1576), Ingres (1780-1867), et Velázquez (1599-1660), en faisant abstraction toutefois de leur romantisme et de la lourdeur du décor.
    Modigliani appréciait également l´oeuvre de Goya (1746-1828) et d´Edouard Manet (1832-1883), qui avaient fait scandale en peignant des femmes de la vie réelle nues, rompant ainsi les conventions artistiques voulant que les nus soient placés dans des cadres mythologiques, allégoriques ou historiques.

  • Inspiré dès son jeune âge par le travail de Monet, Paul Signac (1863-1935) était l´ami et le disciple de Georges Seurat qui a mélangé la précision scientifique du pointillisme aux couleurs vivantes et à l´émotion de l´impressionnisme. Ce livre examine la complexité de la technique reconnue de Signac, et présente les détails de certaines de ses peintures les plus célèbres.

  • Entre courbes et contre-courbes, Mucha créa, à la fin du XIXe siècle, une égérie nouvelle qui devait hanter les rues de Paris. Au fil des représentations de Sarah Bernhard, cette muse voluptueuse devint un véritable emblème de l'Art nouveau et offrit à l'affichiste succès et renommée.

    Néanmoins, le talent de l'artiste ne se limita jamais à la lithographie. Nourri par cette passion d'exalter, au mieux, la sensualité du monde qui l'entourait, l'art de Mucha, s'exprima indifféremment tant sur les monumentaux panneaux décoratifs des salles à manger que sur les petites pièces délicates de porcelaine. C'est toute la richesse et la variété de cet artiste fin-de-siècle que nous fait redécouvrir ici l'auteur.

  • Pablo Picasso (Málaga, 1881 - Mougins, 1973) Picasso naquit en Espagne et l´on dit même qu´il commença à dessiner avant de savoir parler. Enfant, il fut nstinctivement attiré par les instruments de l´artiste. Il pouvait passer des heures de joyeuse concentration à dessiner des spirales pourvues d´un sens qu´il était seul à connaître. Fuyant les jeux d´enfants, il traça ses premiers tableaux dans le sable. Cette manière précoce de s´exprimer contenait la promesse d´un rare talent. Nous nous devons de mentionner Málaga, car c´est là, le 25 Octobre 1881, que Pablo Ruiz Picasso naquit et qu´il passa les dix premières années de sa vie. Le père de Picasso était lui-même peintre et professeur à l´école des Beaux-Arts de la ville. Picasso apprit auprès de lui les rudiments de la peinture académique. Puis il poursuivit ses études à l´académie des Arts de Madrid mais n´obtint jamais son diplôme. Picasso, qui n´avait pas encore 18 ans, avait atteint le point culminant de sa rébellion, répudiant l´esthétique anémique de l´académisme et le prosaïsme du réalisme. Tout naturellement, il se joignit à ceux qui se qualifiaient de modernistes, c´est à dire, les artistes et les écrivains non-conformistes, ceux que Sabartés appelait «l´élite de la pensée catalane » et qui se retrouvaient au café des artistes Els Quatre Gats. Durant les années 1899 et 1900, les seuls sujets dignes d´être peints aux yeux de Picasso étaient ceux qui reflétaient la vérité ultime : le caractère éphémère de la vie humaine et l´inéluctabilité de la mort. Ses premières oeuvres, cataloguées sous le nom de «période bleue » (1901-1904), consistent en peintures exécutées dans des teintes bleues, inspirées par un voyage à travers l´Espagne et la mort de son ami Casagemas. Même si Picasso lui-même insistait fréquemment sur la nature intérieure et subjective de la période bleue, sa genèse et, en particulier, ce monochromatisme bleu, furent des années durant, expliqués comme les résultats de diverses influences esthétiques. Entre 1905 et 1907, Picasso entra dans une nouvelle phase, appelée la «période rose » caractérisée par un style plus enjoué, dominé par l´orange et le rose. A Gosal, au cours de l´été 1906, le nu féminin prit une importance considérable pour Picasso - une nudité dépersonnalisée, aborigène, simple, comme le concept de «femme ». La dimension que les nus féminins allaient prendre chez Picasso dans les mois suivants, précisément durant l´hiver et le printemps 1907, s´imposa lorsqu´il élabora la composition de son impressionnante peinture connue sous le titre des Demoiselles d´Avignon.
    S´il est vrai que l´art africain est habituellement considéré comme le facteur déterminant du développement d´une sthétique classique en 1907, les leçons de Cézanne sont quand à elles perçues comme la pierre angulaire de cette nouvelle progression. Ceci est lié tout d´abord à une conception spatiale de la toile comme une entité composée, soumise à un certain système de construction. Georges Braque, dont Picasso devint l´ami à l´automne 1908 et avec lequel il mena le cubisme à son apogée en six ans, fut surpris pas les similitudes entre les expériences picturales de Picasso et les siennes. Il expliquait que le «principal objectif du Cubisme était la matérialisation de l´espace.
    A l´issue de sa période cubiste, dans les années 1920, Picasso revint à un style plus figuratif et se rapprocha du ouvement surréaliste. Il représenta des corps difformes et monstrueux mais d´une manière très personnelle. Après le bombardement de Guernica en 1937, Picasso réalisa l´une de ses oeuvres les plus célèbres, symbole des horreurs de la guerre. Dans les années 1960, son art changea à nouveau et Picasso commença à regarder de plus près les grands maîtres, s´inspirant dans ses tableaux des oeuvres de Velázquez, Poussin, Goya, Manet, Courbet, Delacroix. Les dernières oeuvres de Picasso étaient un mélange de styles, devenant plus colorées, expressives et optimistes. Picasso mourut en 1973, dans sa villa de Mougins. Le symboliste russe Georgy Chulkov écrivit : «La mort de Picasso est une chose tragi

  • Le style Art déco fut érigé sur les cendres d´un monde dévasté par la première guerre mondiale. S´oubliant dans le tourbillon du Jazz Age et de l´ivresse des années folles, la mince « Garçonne » reflète le style architectural de l´Art déco : aux sinusoïdes généreuses sont désormais préférées la simplicité et la sobriété de la droite androgyne... Architecture, peinture, mobilier et sculpture, analysés ici par l´auteur, revendiquent leur préférence pour les lignes incisives et arbitraires, les angles cassés et volontaires. Bien qu´éphémère, l´Art déco continue encore d´influencer le design contemporain.

  • Pintor, diseñador, creador de objetos extraños, autor y cineasta, Dalí se convirtió en el más famoso de los surrealistas. Buñuel, Lorca, Picasso y Breton tuvieron una gran influencia en su vida artística. La película de Dalí, Un perro andaluz, que produjo Buñuel, marcó su entrada oficial en el cerrado grupo de los surrealistas parisinos, donde conoció a Gala, la mujer que se convertiría en su compañera de toda la vida y en su fuente de inspiración. Sin embargo, su relación con el grupo pronto se deterioró, hasta su ruptura final con André Breton en 1939. El arte de Dalí, empero, siguió siendo surrealista en su filosofía y expresión, así como el principal ejemplo de su frescura, humor y exploración de la mente subconsciente. A través de su vida, Dalí fue un genio de la promoción de sí mismo: creó y mantuvo una reputación como una figura casi mítica.

  • La campagne russe est l´une des plus charmantes du monde pour ses célèbres étendues de fleurs sauvages qui lui donnent un air de forêt au printemps, pour les hivers polaires de la toundra qui triomphèrent sur l´avancée de Napoléon ou Hitler et qui seront

  • Pionnier au Portugal, son pays d'origine, Amadeo de Souza-Cardoso (1887-1918), fut aussi bien influencé par l'impressionnisme que par le fauvisme, l'expressionnisme et le futurisme. C'est en côtoyant des artistes tels qu'Amedeo Modigliani, Diego Rivera et Gaudí avec qui il se lia d'amitié qu'il développa son propre style, mêlant tradition et modernité. Emporté prématurément par la maladie, cet artiste avant- gardiste encore peu connu laissa quelque cent-cinquante toiles et reste considéré comme l'un des plus grands artistes portugais de sa génération.

  • Mélange d'eau et de pigments permettant une grande liberté de facture, l'aquarelle sert souvent aux esquisses préparatoires. Albrecht Dürer est l'un des premiers à l'utiliser. Au XVIIIe siècle, les artistes anglais en font un médium autonome libéré des contraintes académiques. Cette évolution aura un impact considérable pour les générations suivantes. Parmi les artistes les plus célèbres ayant produit des aquarelles, on peut citer Turner, Whistler, Constable, Sargent, Van Gogh, Kandinsky, Klee, ou encore Schiele.

  • La peinture mexicaine n'est devenue internationalement reconnue qu'au début du 20e siècle. Ce fut le mouvement muraliste, à partir des années 1920, fortement lié à la révolution mexicaine de la décennie précédente, à partir de laquelle de grands artistes comme José Clémente Orozco (1883-1949), David Alfaro Siqueiros (1896-1974) et Diego Rivera (1886-1957) ont émergé. Rarement l'art a été plus politique. Les muralistes mexicains érigent sur les murs des bâtiments les plus divers, l'histoire de cette nation si agitée, faites de sang, de cris, de fureur et d'une immense espérance dans la vie.

  • From ancient Sumerian pottery to Tiffany stained glass, decorative art has been a fundamental part of the human experience for generations. While fine art is confined to galleries and museums, decorative art is the art of the every day, combining beauty with functionality in objects ranging from the prosaic to the fantastical. In this work, Albert Jacquemart celebrates the beauty and artistic potential behind even the most quotidian object. Readers will walk away from this text with a newfound appreciation for the subtle artistry of the manufactured world.

  • Von der antiken sumerischen Töpferkunst zur Glasmalerei Tiffanys, angewandte Kunst bildete über Generationen hinweg einen wichtigen Teil der menschlichen Erfahrungswelt. Während die bildenden Künste in Museen und Galerien bewundert werden, ist die angewandte Kunst die Kunst des Alltäglichen, indem sie in Form von Gebrauchsgegenständen, die von prosaisch bis fantastisch reichen, Schönheit mit Funktionalität verbindet. Albert Jacquemart feiert in diesem Text die Schönheit und das künstlerische Potenzial in den alltäglichsten Gegenständen. Der Leser wird darin seine Wertschätzung der geschickten Kunstfertigkeit des produzierenden Gewerbes neu entdecken.

  • John Constable ist der erste englische Landschaftsmaler, der den Holländern in nichts nachsteht. Er übernimmt zwar einiges von Rubens Landschaften, doch sein eigentliches Vorbild ist Gainsborough. Constable bringt einen frischen Wind in die Malerei, zum einen, was die Technik, zum anderen, was das Gefühl anbelangt. Mit Ausnahme der Franzosen war Constable der erste Landschaftsmaler, der es als wichtigste Aufgabe erachtete, zunächst in einer einzigen Sitzung in der Natur eine erste Skizze anzufertigen. Diese Idee ist der Keim für die Entwicklung der modernen Landschaftsmalerei - ja vielleicht sogar der modernen Malerei überhaupt. Es ist diese spontane Momentaufnahme, das flüchtigste, persönlichste und am wenigsten reproduzierbare Element, das dem zukünftigen Bild seine Seele gibt. Beim späteren gemächlichen Arbeiten an der Leinwand kann die Absicht des Künstlers nur darin bestehen, diese erste Skizze zu bereichern und zu vervollkommnen, ohne jedoch die jungfräuliche Frische zu verlieren. Diesen zwei Prozessen widmete sich Constable mit dem Ziel, die Fülle des Lebens in den ländlichen Gegenden zu entdecken.

  • Chagall wurde in einer strenggläubigen jüdischen Familie geboren, in der das Verbot, den Menschen bildlich darzustellen, zum religiösen Dogma gehörte. Zwar lebte Chagalls Familie in ärmlichen Verhältnissen, litt jedoch keine Not. Nachdem er zunächst bei der Aufnahmeprüfung für die Kunstschule des Barons Stieglitz durchgefallen war, gelang es ihm, in die von Nikolai Roerich geleitete Schule der Kaiserlichen Gesellschaft zur Förderung der Künste aufgenommen zu werden. Chagall wählte später als Wohnsitz Paris. In dem Künstlerviertel La Ruche traf er viele Landsleute - u.a. Lipschitz, Zadkine, Soutine und Archipenko -, die, angezogen vom Ruhm der Weltstadt, ebenfalls nach Paris gekommen waren. Bereits in den ersten Schriften über Chagall, die in den 1920er Jahren erschienen, wurde mit Recht behauptet, dass Paris seiner Malkunst den nötigen Schliff gegeben habe, eine sensible Sprödigkeit und Bestimmtheit der Linien, die nun eine sichere und genaue Stimmigkeit mit dem Farbklang bekamen, so dass die Linie gegenüber der Farbe oft zum beherrschenden Element wurde. Chagall besaß von Natur aus eine "stilistische Immunität", er ließ sich in seinem Schaffen anregen und bereichern, jedoch ohne seinem eigenen Stil untreu zu werden. Er begeisterte sich für das Werk anderer Künstler, lernte von ihnen und streifte seine jugendliche Unbeholfenheit ab, seinen "Archimedespunkt" aber verlor er nie. Bezeichnend ist, dass Kritiker und Forscher in ihren Abhandlungen über Chagalls Kunst häufig zur musikalischen Terminologie greifen. Chagalls Motive und Gestalten verfügen über eine klangliche Wirkung. So erscheint die Farbe als Rhythmus, die Linie als Melodie. Diese Metaphorik entspricht einer Malkunst, die gleich der Musik auf den Begriff der Zeit bezogen ist.

  • Sein Vater war ein wohlhabender Bürger, der darauf bestand, dass er "in allem unterrichtet wurde, was man Kinder lehrt". Doch der Junge hatte nicht viel für Lesen, Schreiben oder Mathematik übrig, so dass sein Vater die Hoffnung aufgab, ihn zu einem Gelehrten zu machen, und ihn stattdessen zum Goldschmied Botticelli in die Lehre gab, unter dessen Namen ihn die Welt kennt. Doch Sandro, ein eigenwillig blickender Junge mit großen, neugierigen Augen und einem blonden Haarschopf bestand darauf, Maler zu werden und kam deshalb schließlich zu dem Karmelitermönch Fra Lippo Lippi in die Lehre. Dem Frate lag Sandros Ausbildung besonders am Herzen, da er ihm auch persönlich sehr zugetan war. Wie dies inzwischen unter den Malern Mode geworden war, wandte sich der junge Maler nicht religiösen Motiven zu, sondern dem Studium der Schönheit und des menschlichen Charakters. Sandro machte schnelle Fortschritte, liebte und verehrte seinen Meister und brachte später dessen Sohn, Filippino Lippi, das Malen bei. Trotz seines realistischen Ansatzes war Sandro ein Träumer und Poet, nicht ein Maler von Fakten, sondern von Ideen. Deshalb sind auch seine Bilder weniger eine Darstellung von bestimmten Objekten, als von Mustern und Formen. Auch seine Farbgebung ist weder reich noch lebensnah, sondern untersteht immer der Form und bleibt oft nur eine Andeutung. Er interessierte sich für die abstrakten Möglichkeiten der Kunst, weniger für das Konkrete. So sind seine Kompositionen eher Muster; seine Gestalten besetzen nicht wohl definierte Plätze im Raum, sie wirken nicht durch massige Körperhaftigkeit, sondern eher flächig. Die Linien, die seine Konturen umgeben, verfolgen wohl einen dekorativen Zweck. Man sagt Botticelli nach, dass er "...obwohl einer der schlechtesten Anatomen, so doch einer der größten Zeichner der Renaissance" gewesen sei. Ein Beispiel fehlerhafter anatomischer Wiedergabe ist die unmögliche Art und Weise, in der der Kopf der Madonna am Hals befestigt ist und verschiedene merkwürdige Gelenke sowie eigentümlich geformte Glieder. Trotzdem gilt er als einer der größten Zeichner, weil er es nicht nur verstand, bloße äußere, sondern auch innere Schönheit wiederzugeben. Mathematisch ausgedrückt, löste er die Bewegung der Figur in ihre Faktoren - die einfachsten Ausdrucksformen - auf und kombinierte diese verschiedenen Formen in ein Muster, das durch rhythmische und harmonische Linien auf unsere Einbildung die poetischen Gefühle des Künstlers projiziert. Diese Fertigkeit, jeder Linie eine Bedeutung zu verleihen, unterscheidet den großen Zeichenkünstler von den vielen, die die Linie nur als ein notwendiges Mittel zur Darstellung von konkreten Gegenständen nutzen. Zu seinen wichtigsten Werken gehören: Der Frühling (1478), Madonna mit Kind (1480), Geburt der Venus (1485), Madonna della Melagrana (1487)

  • Sandro Botticelli (Alessandro di Mariano Filipepi) (Florence, 1445 - 1510) Botticelli était le fils d'un citoyen jouissant d'une situation confortable, et avait été «instruit dans toutes les choses que les enfants doivent habituellement savoir avant de choisir une vocation ». Mais il refusa de consacrer son attention à la lecture, l'écriture et le calcul, poursuit Vasari, de sorte que son père, désespérant de le voir un jour à l'école, le plaça en apprentissage auprès de l'orfèvre Botticello, d'où le nom qui est passé à la postérité. Mais Sandro, jeune garçon à l'air entêté, doté de grands yeux calmes et scrutateurs et d'une tignasse blonde - il s'est représenté lui-même sur le côté gauche de L'Adoration des Mages - voulait bien devenir peintre, et il fut donc placé auprès du moine carmélite Fra Filippo Lippi.
    Comme de nombreux artistes de son temps, satisfait de la joie que lui procurait la peinture, il se tourna vers l'étude de la beauté et du caractère de l'homme, plutôt que vers les thèmes religieux. Ainsi, Sandro fit des progrès rapides, aimant son professeur et, plus tard, le fils de celui-ci, Filippino Lippi, auquel il apprit à peindre. Mais le réalisme du maître le toucha à peine, car Sandro était un rêveur et un poète.
    Botticelli n'est pas un peintre de faits, mais d'idées ; ses tableaux ne sont pas tant des représentations d'objets que des agencements de motifs et de formes. Ses couleurs ne sont pas riches et proches de la vie, mais subordonnées à la forme, et elles sont souvent des nuances plus que de vraies couleurs. En réalité, il s'intéresse aux possibilités abstraites de son art, et ses personnages n'occupent pas de place bien définie dans l'espace : ils n'attirent pas notre oeil par leur volume, mais suggèrent plutôt un motif ornemental plat. De même, les lignes qui entourent les personnages sont choisies pour leur fonction première, décorative.
    On a dit que Botticelli, «bien qu'étant un piètre anatomiste, était l'un des plus grands dessinateurs de la Renaissance ». Comme exemple d'anatomie erronée, nous pouvons citer la manière improbable dont la tête de la Madone est reliée à son cou, ou encore toutes les articulations approximatives et les membres difformes que l'on trouve dans les tableaux de Botticelli. Pourtant, son talent de dessinateur fut reconnu, car il donna à la «ligne » non seulement une beauté intrinsèque, mais également un sens. Autrement dit, en langage mathématique, il réduisit le mouvement de la figure à la somme de ses facteurs élémentaires, à ses plus simples formes d'expression. Il combina ensuite ces diverses formes en une figure qui, à travers ses lignes rythmiques et harmoniques, projette sur notre imagination les sentiments poétiques qui animaient l'artiste lui-même. Ce pouvoir de faire compter chaque ligne, à la fois par son sens et par sa beauté, distingue les grands maîtres du dessin de la grande majorité des artistes, utilisant la ligne avant tout comme un outil nécessaire à la représentation des objets concrets.

  • Vincent van Gogh´s life and work are so intertwined that it is hardly possible to observe one without thinking of the other. Van Gogh has indeed become the incarnation of the suffering, misunderstood martyr of modern art, the emblem of the artist as an outsider. An article, published in 1890, gave details about van Gogh´s illness. The author of the article saw the painter as "a terrible and demented genius, often sublime, sometimes grotesque, always at the brink of the pathological." Very little is known about Vincent´s childhood. At the age of eleven he had to leave "the human nest", as he called it himself, for various boarding schools. The first portrait shows us van Gogh as an earnest nineteen year old. At that time he had already been at work for three years in The Hague and, later, in London in the gallery Goupil & Co. In 1874 his love for Ursula Loyer ended in disaster and a year later he was transferred to Paris, against his will. After a particularly heated argument during Christmas holidays in 1881, his father, a pastor, ordered Vincent to leave. With this final break, he abandoned his family name and signed his canvases simply "Vincent". He left for Paris and never returned to Holland. In Paris he came to know Paul Gauguin, whose paintings he greatly admired. The self-portrait was the main subject of Vincent´s work from 1886c88. In February 1888 Vincent left Paris for Arles and tried to persuade Gauguin to join him. The months of waiting for Gauguin were the most productive time in van Gogh´s life. He wanted to show his friend as many pictures as possible and decorate the Yellow House. But Gauguin did not share his views on art and finally returned to Paris. On 7 January, 1889, fourteen days after his famous self-mutilation, Vincent left the hospital where he was convalescing. Although he hoped to recover from and to forget his madness, but he actually came back twice more in the same year. During his last stay in hospital, Vincent painted landscapes in which he recreated the world of his childhood. It is said that Vincent van Gogh shot himself in the side in a field but decided to return to the inn and went to bed. The landlord informed Dr Gachet and his brother Theo, who described the last moments of his life which ended on 29 July, 1890: "I wanted to die. While I was sitting next to him promising that we would try to heal him. [...], he answered, `La tristesse durera toujours (The sadness will last forever).´"

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