• Pour imposer le droit à la pilule, il a fallu de nombreuses années. C'est pour les bourgeois, disait Jeannette Thorez-Vermeersch. C'est pour la distraction, disait le Général de Gaulle. La prendre est pourtant une contrainte, qui impose un sens constant de la responsabilité, un contrôle permanent de son corps et de ses désirs. Est-ce pourquoi, malgré la contraception, le nombre d'avortements n'a pas baissé ? Prendre la pilule, c'est aussi rendre incertain le jour élu où l'on pourra quand même le faire, cet enfant ! C'est, en attendant, renoncer à un des fondements de l'identité féminine. Le temps des drames de l'avortement clandestin et des familles trop nombreuses paraît loin, aujourd'hui. Alors ? La génération de la pilule fait-elle l'enfant gâté ? Catherine Valabrègue appartient aux pionnières, elle raconte les luttes - difficiles - d'hier. Sandrine Treiner fait partie des héritières, elle expose les problèmes - difficiles - d'aujourd'hui. Deux générations, deux regards.

  • La véritable histoire de cette ville est celle de ses destructions successives et de son acharnement à se nier dans sa personnalité propre.
    La véritable histoire de cette ville est celle d'une putain respectueuse dont toutes les amendes honorables ne rachèteront jamais la conduite.

  • C'est un village du sud de la France, mais ce pourrait être n'importe quel village français. Une lutte mordante s'envenime au sein du conseil municipal entre le maire sortant, notaire de la contrée, et la directrice de l'école primaire, Denise Amouroux. La campagne électorale est vite débordée par les rumeurs, les préjugés et les crispations venus de tout le pays, dans une surenchère d'intimidations et de violences.
    Une campagne est une chronique romanesque, étonnamment précise, de l'amour, de l'attachement, comme des haines et des illusions qui traversent les territoires, les coeurs, les mémoires. Et qui font un village français aujourd'hui. La satire politique révèle l'interchangeabilité des discours et l'hypocrisie des comportements policés. Utilisant plutôt le non-dit que la dénonciation, le roman de Frédéric Valabrègue démarque la parole commune pour en surprendre les paresses et les intérêts cachés. La satire ne juge ni ne condamne, elle met l'accent sur la comédie des ignorances et des impuissances, occasionnant la drôlerie et le sourire navré.

  • Les mauvestis

    Frédéric Valabrègue

    Dans le quartier de Bon-Secours, à Marseille, des jeunes gens se la jouent, se la racontent, se la pètent, en un romancement de leur personne, pétrifiés par leur dignité, tenant autour de leur roi-soleil, Antoine Ambrosi, une geste d'arrière-cour tissée par la gêne, la maladresse, l'amour-propre, l'espoir d'acquérir une tenue, une langue, une pensée. Mais peu à peu, leur superbe s'abîme sur de nombreux récifs, ceux de la carte du Tendre et de l'Utopie.

  • Chez Romain Rolland, la métaphore n'est pas une simple figure de rhétorique : elle se substitue à l'expression propre pour atténuer ses effets. Elle tient lieu d'expression musicale chez cet homme dont la vocation a été contrariée ; par son pouvoir de déjouer les censures, elle peut dire l'ineffable et exprimer l'inavouable. Enfin, elle s'inscrit dans le droit fil du vécu de l'écrivain, de sa quête religieuse de "l'Etre", dieu caché analogue à celui de Pascal, toujours pressenti, finalement révélé.

  • Le candidat

    Frédéric Valabrègue

    Parti du Burkina, Abdou veut tenter le coup avec sa jeunesse sans état civil, ses fables de La Fontaine et son sac de malices. Cherchant le passage du nord-est, il tend ses bouts de ficelle entre deux frontières et espère qu'en poussant la chanson ou un mot devant l'autre, la roue tournera pour lui jusqu'en Italie.

  • Marseille et les Marseillais sont les héros aimés et haïs de ce roman. Sur un mode peu ordinaire, entre imprécation et chant lyrique, la démesure et l'excès de Marseille sont ici grandiosement mis en scène et c'est un clochard vitupérant qui décrit tout ce qu'il voit et entend ou croit voir et entendre, à travers un discours heurté, ordurier. Loin des blagues rituelles, le lecteur est convié, passant du tragique au comique, à un examen mouvementé de la ville.
    La Ville sans nom est le premier roman de Frédéric Valabrègue.

  • "Où, jeune débutant, à l'âge où l'on veut tout et plus encore, je suis entré en littérature en me lançant dans l'imitation effrénée et le calque éhonté d'un grand auteur.
    Pourquoi je me suis attaché mot à mot aux itinéraires anciens de mon maître, voyageant avec un de ses livres le long de la cordillère des Andes, flanqué de deux bons compagnons de guignon et de déroute.
    Comment j'ai scrupuleusement exploré les gouffres psychotropes de mon guide jusqu'à y contracter une distraction funeste pour la vie pratique.
    Comment je me suis peu à peu lassé de mon exclusivité fanatique et avec quels arguments fielleux j'ai repoussé cette influence."

  • Laurel et Hardy, Mercier et Camier, Don Quichotte et Sancho Pança, Marius et Olive, Bouvard et Pécuchet : Agricole et Béchamel viennent ajouter leurs noms à une longue série de couples d'hommes installés dans notre imaginaire. Armand Agricole, cinquante ans, veut être amoureux. Il proclame tout haut : N'ai-je pas mangé tout mon pain noir ? Mais la saison passe et c'est l'amitié qui se présente. Employés de bureau à la mairie de Marseille, l'un et l'autre anarchisants, Agricole et Béchamel jouent pour nous la comédie de l'amitié avec ses mensonges et ses tendresses, ses cruautés, ses crises, ses abandons. Roman curieusement sentimental, Agricole et Béchamel est aussi une chronique féroce de la vie de bureau, un parcours ému dans la ville aimée, une réflexion sur l'amitié des hommes.

  • Vert-clos

    Frédéric Valabrègue

    Il a cinq ans, il a tous les âges à la fois. Il est sur les lieux de sa terreur. Il y retourne : le Vert-Clos, la maison et le jardin, ses frères, les parents, du paradis à la chute, de l'enfance indistincte, confuse et mouvementée, bombardée de couleurs, d'odeurs, de gestes et de mots, à l'enfance consciente et au temps compté. Ceci est un récit d'enfance, le récit d'un drame familial. Mais ce n'est pas uniquement l'enfance, un bloc d'enfance brute, c'est aussi la façon dont elle nous invente, quand nous tentons de la reconstruire à différentes époques, sans qu'aucune de ses versions ne nous paraisse définitive.

  • Asthme

    Frédéric Valabrègue

    «Une maladie brouillée par son imaginaire et pansée par une inflation de raisons... L´exercice de patience consisterait à les vérifier, à soupçonner leur complaisance ou leur paresse. Doutes et démentis effacent par petites touches une tentative d´autoportrait en soi-disant malade.
    Et aussi. Asthme est le bouc émissaire propice à ma santé. Je vis donc je râle. C´est le corps ajusté autour d´une fêlure devenue son tuteur.»

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • « Les Baladins de Lug Dunum » n'est pas, à proprement parler, une histoire de guerre, bien que le récit se situe à l'époque du débarquement de Normandie, mais une transposition dans laquelle la légende et la réalité se rejoignent. Nous y retrouverons aussi l'Alabama, vaisseau sudiste qui s'échoua aux environs de Cherbourg et nous devinons dans l'Epave des Blainvillais dont personne ne connaît l'exacte origine cet Alabama... ou un voilier du temps de Michel Cabieu ? « Les Informations Dieppoises ». Ce qu'a voulu l'auteur, c'est surtout conter l'histoire, rocambolesque certes, de deux enfants isolés dans un monde en feu. Abandonnés à leurs propres découvertes, ils cheminent ainsi à travers le temps, se créent un monde merveilleux où la légende devint çà et là réalité. Ils évoluent en marge d'une société qui ne connaît d'ailleurs plus beaucoup ses droits et ses devoirs.  « C'est pour que revivent ceux qui sont morts ; les baladins, ce sont tous les hommes et femmes de 1944 », précise Landreaux, qui ajoute : « Je veux du réel, une histoire vécue, c'est tout. » Aussi, les Normands y reconnaîtront-ils, au long de cet ouvrage, des lieux familiers et des histoires de leur cru... Voilà la naissance d'un nouvel écrivain en terre normande. Nous aurons l'occasion sans aucun doute d'en reparler. Serge Lucas, « Paris-Normandie »

  • Le "royaume viril" court-il un danger mortel, comme certains le prétendent ? L'émancipation de la femme va-t-elle à l'encontre de l'affirmation de l'homme ? Une série d'enquêtes et d'études approfondies éclairent ces problèmes sous un jour nouveau, qui amènera les lecteurs des deux sexes à repenser l'évolution des rapports entre hommes et femmes d'aujourd'hui, avec optimisme.

  • Membre honoraireC'est une figure qui demeure encore indécise et à demi voilée que celle de Jean de Reyn. Nous avons de cet artiste quelques toiles capitales dans les églises et dans les musées de Dunkerque et de Bergues ; nous retrouvons, disséminés dans divers endroits, d'autres tableaux qui peuvent ajouter à l'idée que nous nous sommes faite de ce maître, mais une grande partie de son oeuvre est inconnue et échappe à nos recherches.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Si, neuf ans plus tôt, quelqu'un m'avait raconté pareille aventure, je ne l'aurais pas cru ! Jackie Landreaux-Valabrègue était ce qu'on appelle une femme sceptique. Tout changea le jour où elle rencontra une médium prénommée Fany. Effleurant le portefeuille de son père, mort quand elle avait quatorze ans, Fany lui annonça que ce dernier avait d'importantes révélations à lui faire. Depuis l'Au-delà, il lui demandait de récupérer des documents oubliés dans leur château familial, vendu lorsqu'elle avait deux ans. Il lui demandait également de retrouver les membres américains de sa famille, oubliés de l'autre côté de l'Atlantique depuis la guerre de Sécession ! Curieuse de vérifier ces étranges messages, l'auteur entreprit une enquête, qui dura neuf ans. Elle retrouva une partie de sa famille au Texas, puis en Louisiane et au Pérou, ainsi que des documents qui attestent l'existence d'un formidable héritage datant du siècle dernier... L'auteur rapporte les faits sans jugement, sans commentaire, fournissant au lecteur des éléments de réflexion sur les rapports entre les vivants et les morts. Croire ou refuser : tel est le grand choix.

  • Dès l'enfance, Adélaïde souffre du mal-vivre. Où est son univers ? Va-t-elle le découvrir en quittant La Nouvelle-Orléans pour suivre à Paris les cours du Conservatoire d'art dramatique ? Laurie, son ami d'enfance, puis son mari, s'acharne à la comprendre. Il découvre qu'Adélaïde puise son réconfort chez ce "faux ami" qu'est l'alcool. A la fois tendre, passionnée, timide, violente, rusée, désespérée, Adélaïde s'enlise. Laurie est pourtant décidé à lui consacrer sa vie et son amour pour l'arracher à la mort et la conduire sur ce rivage où l'on est enfin maître de sa vie.

  • L'homme et sa médiumnité o Ce monde où nous vivons est à la fois visible et invisible, dynamique et vibratoire o Notre propre corps : premier intermédiaire capable de capter ondes et vibrations o Les sept corps de l'homme o La mort n'est donc plus qu'une transition o Un sens plus vaste du mot "médiumnité" o Ses multiples intermédiaires, de l'humain aux appareils techniques o Interpénétrations avec le monde invisible o Les qualités d'un médium o A un degré différent, nous le sommes tous o La médiumnité en nous au travers de l'intuition, de la télépathie, de la sympathie, de l'antipathie, de la précognition, du pressentiment, de la prémonition o Procédés et manifestations de la médiumnité... La médiumnité au travers de notre technologie o A l'écoute d'un monde d'une autre dimension. La médiumnité au travers du psychisme o Régressions sous hypnose soulignant nos vies antérieures o La réincarnation o Les lois karmiques et le karma o Hypothèses en-faveur des vies successives o La médiumnité n'est plus de la science-fiction o Sachons comment utiliser à bon escient notre mental, notre spiritualité et les lois physiques qui nous régissent o Apprenons à vivre en harmonie avec nos corps visibles et invisibles...

  • Les femmes sont victimes de multiples et persistantes pressions exercées par la société qui les enferme dans des fractions de vie au cours desquelles elles doivent se marier et enfanter. D'où l'angoisse de celles qui, à l'approche de la trentaine, n'étaient ni épousées ni mères. Or la maternité devrait s'inscrire dans un projet global de vie. L'enfant n'est pas là pour combler le vide d'une existence ou entraver l'évolution personnelle de sa mère. Les femmes qui vont prendre demain des responsabilités dans la famille et la société vont-elles avoir leurs enfants entre vingt-quatre et vingt-six ans, comme c'est encore le cas, au moment où s'ouvrent à elles des perspectives professionnelles plus riches ? Divers facteurs devraient contribuer à un changement des mentalités face à l'âge "idéal" de la maternité : nouvelles techniques médicales ou détection des risques pour l'enfant, allongement de l'espérance de vie, divers traitements - hormonaux notamment. Mieux insérées dans la société, ces mères plus mûres et autonomes auront aussi des relations différentes au père de l'enfant et aux institutions dont elles subissaient le pouvoir. De nouvelles questions se posent aux femmes qui auront appris à ne plus se soumettre au hasard.

  • Une aventure qui a pour cadre la Louisiane, dans la région des bayous hantée par les rites vaudous...

  • Clara Wieck, onze ans, virtuose, donne déjà des récitals en Allemagne lorsque Robert Schumann, âgé de vingt ans, vient s'installer dans la maison de son père, à Leipzig. Au premier regard, ils découvrent qu'ils sont nés pour se connaître, unis par l'amour, la musique, leurs idéaux. Hélas, lorsque, à seize ans, Clara veut épouser Robert, son père s'y oppose avec violence, allant même jusqu'à proférer des menaces de mort à leur égard. Pendant quatre ans, les deux jeunes gens vont lutter. Enfin, à sa majorité, Clara épouse Robert. Leur couple est légendaire. Clara ne vit plus que pour Robert, leurs huit enfants, son oeuvre qu'elle interprète dans toute l'Europe. Mais elle ne peut rien contre les angoisses morbides, les idées macabres qui torturent le musicien depuis son enfance et qui continuent de le ronger. Il ne tarde pas à sombrer dans le spiritisme qui marque le XIXe siècle : magnétisme, amulettes, tables tournantes. Victime de visions, d'hallucinations, Robert compose dans des états proches de la folie. Clara n'a que trente-sept ans lorsqu'il disparaît... Elle ne l'oubliera jamais.

  • Le portrait d'une adolescente mal dans sa peau, un brin négative et nombriliste, confrontée aux premiers émois amoureux et à la maladie.

  • Une histoire d'amour, de jalousie entre soeurs, de complexes physiques, de cousins d'Amérique, sur fond de vacances en Normandie.

empty