• La personnalité paradoxale de Marc Aurèle ne cesse de susciter la curiosité. Comment celui que rien ne prédestinait à devenir empereur de Rome, formé à l'école des meilleurs maîtres, féru de philosophie et capable de s'exprimer aussi bien en latin qu'en grec, accéda-t-il au sommet d'un Empire lui-même à l'apogée de sa puissance ? Quels talents lui valurent d'abord la protection d'Hadrien, puis la succession d'Antonin ? Comment, devenu empereur à l'âge de quarante ans, et allié à ses débuts à Lucius Verus, Marc Aurèle parvint-il à donner la pleine mesure de son talent et à surmonter les nouveaux défis que constituaient les menaces barbares aux frontières, l'apparition du christianisme et la survenue d'une terrible épidémie ? Le récit de sa vie éclaire la personnalité hors norme d'un réformateur épris de justice, guidé par des idéaux philosophiques exigeants, à la tête d'un Empire frappé par une crise protéiforme et d'une ampleur sans précédent.

  • "Les Presses Universitaires de France et Frémeaux & Associés proposent cette biographie de Marc Aurèle par Véronique Boudon-Millot, directrice de recherche au CNRS et spécialiste de la Grèce antique. Monstre ou saint, despote ou martyr républicain ? Le nom de Robespierre résonne et fait trembler. Marc Aurèle restera dans l'histoire comme un homme aux multiples facettes : l'empereur, le philosophe et le guerrier. Un homme d'exception qui gouverna l'Empire romain à son apogée, au IIe siècle de notre ère, et qui cultiva la philosophie depuis son plus jeune âge. Peut-on devenir empereur tout en étant stoïcien ? À partir de l'Histoire Auguste et des écrits propres au philosophe, Véronique Boudon-Millot retrace son histoire depuis son enfance auprès de sa mère Domitia la pieuse, pour en arriver aux années de gouvernance, aux combats contre les barbares et à la lutte contre le christianisme. Cette biographie présentée par Véronique Boudon-Millot, directrice de recherche au CNRS, nous permettra de saisir la complexité de ce personnage historique paradoxal, et de redécouvrir cette riche époque de la Rome antique."
    Claude COLOMBINI FRÉMEAUX

  • Médecine et médecins occupent une place importante dans la littérature patristique : la culture médicale dans l'Antiquité ne faisait-elle pas partie du « bagage intellectuel » de tout homme cultivé, et le médecin, dans la culture populaire, n'était-il pas une figure aussi familière que celles du paysan, du soldat ou du marin ?
    Cependant, jugés trop "médicaux" pour les patrologues, trop « théologiques » pour les historiens de la médecine, les exposés physiologiques des Pères ont été quelque peu négligés à ce jour.
    C'est cette lacune que se propose de combler le présent colloque, le troisième organisé en commun par l'Institut Catholique de Paris et l'Université de Tours, qui ont associé à leur entreprise l'équipe UMR-CNRS « Médecine grecque », dans le dessein d'étudier la physiologie des Pères non seulement pour elle-même. Et cela, comme une vulgarisation des doctrines élaborées par les différentes écoles de médecine, mais aussi dans le lien qu'elle entretient avec ce qui fait le propre de nos études : la théologie, l'anthropologie et l'éthique.

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