• Que Socrate soit le père de la philosophie occidentale, que le « miracle grec » se manifeste dans tout son éclat au Ve siècle avant notre ère, sont certes des faits établis. Mais la rare fécondité qui caractérise cet âge d'or ne doit pas occulter les influences, notamment orientales, qui se sont exercées sur la civilisation grecque. L'essor extraordinaire des confréries orphiques, le développement d'écoles à caractère à la fois philosophique et mystique, la multiplicité des fêtes et des rites initiatiques nommés « mystères », témoignent de ces apports inspirés d'Ionie, d'Egypte, de Phénicie, de Lydie ou encore de Perse.C'est à travers trois figures singulières d'initiés - Orphée de Thrace, Pythagore de Samos et Empédocle d'Agrigente - que Simonne Jacquemard a choisi de nous faire suivre le destin de la Grèce antique, pour nous en livrer les sources philosophiques et spirituelles.

  • Au premier abord, un simple et bizarre fait divers : un homme jeune, dans le secret de son jardin, creuse un puits profond qu'il aménage ; il enlève une jeune fille et l'y séquestre. Mais lorsque, assistant au forage de Siméon Leverrier, le lecteur pénètre au coeur de l'homme, et sonde ses intentions, l'envoûtement commence. Le veilleur de nuit poursuit la réalisation d'un rêve apparemment puéril, fruit de ses lectures hâtives. Le trésor enfoui qui l'attire, est-ce la fortune, le vestige d'un passé révolu ou un autre soi-même à peine soupçonné ? Le drame se reconstitue au cours d'un débat (ou plutôt d'un procès) qui oppose le coupable silencieux - devant un tribunal ou en son for intérieur ? - aux investigations d'un juge terriblement perspicace. Simonne Jacquemard, dont on n'a pas oublié « La leçon des ténèbres » et « Judith Albarès », affirme avec ce roman, chargé de fascinations, un talent original, incontestable. Simonne Jacquemard

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • La famille Borgia, la voici au grand complet, sur fond d'Italie, telle que l'a vue notre dessinateur. On reconnaît sans mal, de gauche à droite : Babette (quinze ans et le goût des frasques), Noémie (sa soeur cadette), Marcelline Borgia (leur mère, épouse placide de...) Maître Aimé Borgia, le célèbre avocat (on n'a pas oublié la retentissante affaire Bordessoulle), Man-Clotilde (sa mère), Valérie Craquelin enfin (gouvernante familiale, dame de compagnie, etc.). Ce qu'ils font devant ce paysage méditerranéen (L'Isola del Fuoco, avec, au fond, le Zombelli), c'est ce qu'il vous reste à apprendre. Selon votre humeur, il vous est loisible de commencer votre lecture par le premier ou le dernier chapitre - l'essentiel étant de poursuivre dans le sens choisi. Alors, bon et joyeux voyage !

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • La famille Borgia, la voici au grand complet, sur fond d'Italie, telle que l'a vue notre dessinateur. On reconnaît sans mal, de gauche à droite : Babette (quinze ans et le goût des frasques), Noémie (sa soeur cadette), Marcelline Borgia (leur mère, épouse placide de...) Maître Aimé Borgia, le célèbre avocat (on n'a pas oublié la retentissante affaire Bordessoulle), Man-Clotilde (sa mère), Valérie Craquelin enfin (gouvernante familiale, dame de compagnie, etc.). Ce qu'ils font devant ce paysage méditerranéen (L'Isola del Fuoco, avec, au fond, le Zombelli), c'est ce qu'il vous reste à apprendre. Selon votre humeur, il vous est loisible de commencer votre lecture par le premier ou le dernier chapitre - l'essentiel étant de poursuivre dans le sens choisi. Alors, bon et joyeux voyage !

  • Au premier abord, un simple et bizarre fait divers : un homme jeune, dans le secret de son jardin, creuse un puits profond qu'il aménage ; il enlève une jeune fille et l'y séquestre. Mais lorsque, assistant au forage de Siméon Leverrier, le lecteur pénètre au coeur de l'homme, et sonde ses intentions, l'envoûtement commence. Le veilleur de nuit poursuit la réalisation d'un rêve apparemment puéril, fruit de ses lectures hâtives. Le trésor enfoui qui l'attire, est-ce la fortune, le vestige d'un passé révolu ou un autre soi-même à peine soupçonné ? Le drame se reconstitue au cours d'un débat (ou plutôt d'un procès) qui oppose le coupable silencieux - devant un tribunal ou en son for intérieur ? - aux investigations d'un juge terriblement perspicace. Simonne Jacquemard, dont on n'a pas oublié « La leçon des ténèbres » et « Judith Albarès », affirme avec ce roman, chargé de fascinations, un talent original, incontestable. Simonne Jacquemard

  • C'est bien d'une éruption qu'il s'agit, et d'un éclatement : celui du cadre qui enserre traditionnellement le romancier et qui ne convient décidément plus à l'auteur. Autour d'une vie humaine, quelle qu'elle soit, tonnent invisiblement des milliers d'échos ; tout acte, toute pensée même a des répercussions infinies. Les capter, à la limite de l'audible et du perceptible, tel est le dessein de Simonne Jacquemard. Dans ce roman qui n'en est plus un, dans ce roman éclaté, apparaissent, communiquant entre elles, se déterminant les unes les autres, les couches superposées du passé collectif, toujours en train de se faire et de se défaire, du présent turbulent, de l'avenir où se projettent les lignes et la clarté d'une bizarre géométrie polaire. Du même coup, la veille et le rêve perdent leur solution de continuité. Il n'est pas jusqu'aux manifestations telluriques qui ne jouent ici leur rôle, non de symboles, mais de gigantesques accumulateurs d'énergie. Fluides alors deviennent les personnages ; à la fois agis et agissants, identiques et toujours différents, multiples du fait qu'ils se savent placés et replacés perpétuellement au coeur de l'univers, comme l'instant qui les crée et qu'ils créent. Dans l'ombre, un homme expérimente patiemment l'impossible, parce que de l'impossible seul peut naître le possible toujours inattendu, le réel de demain. Ce que nous propose l'auteur avec ce roman initiatique qui a lieu sur plusieurs plans (d'où sa structure étagée) y compris celui de la quatrième dimension, c'est en somme un nouveau mode de lecture, conforme à l'extension, dans l'espace et le temps, dans l'inconscient comme dans le conscient, de la scène sur laquelle nous vivons, préparant ainsi la découverte de chambres encore inconnues dans la maison.

  • Il faut de patientes manoeuvres pour l'établissement d'une assise, d'un angle de vue d'où les choses ne soient plus antinomiques et pour que l'apparente dualité : dedans-dehors, moi-l'autre, l'infiniment petit et l'infiniment grand, la substance et l'idée qui la précéda, qui ardemment l'enveloppe, la vie-la mort, redevienne comme l'endroit et l'envers d'une même et somptueuse étoffe qu'on ne se lasse pas en détail de contempler. De là ces démarches pour envisager un état de conscience comme si c'était un paysage extérieur, et l'univers comme s'il n'était qu'un prolongement du dedans. De là le désir d'une main mise sur les images, les imaginations venues des temps lointains, et cette soumission à l'être le plus intérieur, cellule ou géode enfouie dans les charniers de la terre, connaissant sans connaître et voyant sans voir. Dedans et dehors, s'accumulent les saisons, les nuages, les fourmis, les hérons, les villes défaites, le pullulement des germes, le bruit du sang, le bruit du coeur au zénith. S.J.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • Depuis vingt-cinq siècles, il nous fascine et nous ne savons pas pourquoi. N'est-ce qu'un séducteur pour lequel tout est jeu et d'abord la vie, une vie qu'il voudrait étincelante et surpassant de très loin celle des autres hommes ? Auréolé par la malédiction héréditaire, il s'avance de façon désinvolte vers une toute-puissance qu'il considère comme son dû, et il se permet de scandaleuses excentricités. Héros et traître, il charme et il offusque, passant du triomphe à la catastrophe avec aisance et intrépidité, comme s'il savait que quiconque joue avec le destin doit souffrir que le destin se joue de lui. Alkibiadès, c'est Athènes : en lui elle se reconnaît ; elle l'adore et le hait, insatiable cité, ambitieuse effrénée, ouverte aux innovations comme aux tares, vivant au-dessus de ses moyens, et qu'Alkibiadès, l'homme des imprudences, des mirages et des expédients, conduira, malgré lui, malgré elle, jusqu'à sa perte. Autour d'Alkibiadès, le perpétuel remous des admirateurs ou des envieux, et parfois la présence d'une femme en noir, venue de Thessalie, pays des magiciennes. Avec clairvoyance, puis avec douleur elle lui révèle comment s'achèvera son destin s'il continue à nier l'évidence, comme le font la plupart des hommes. Bien qu'intrigué, il l'écarte. Il l'enverra, par-delà les mers, chercher comment on peut, comment on doit se concilier les dieux inconciliables.

  • Cette suite de six nouvelles a pour cadre l'Italie, et pour protagonistes plusieurs « dames d'oeuvres » en pèlerinage, une naine, deux abbés, un jeune homme vierge et scandinave... Simonne Jacquemard tire les ficelles de ce petit monde avec un humour d'où toute férocité n'est pas exclue, soit qu'elle nous montre Grégoire Ebraïm, ce Tartuffe « tout gonflé d'une vanité candide, d'un égoïsme pacifique, d'un amour tatillon, ingénieux, pour les mille variétés du bien-être » et « se voyant lui-même de loin, non sans attendrissement, s'acheminer, se profiler sur l'horizon de sa vie spirituelle, comme un vieux, un éternel premier communiant », soit qu'elle fixe au passage une des héroïnes d'Année Sainte : « Sa grande bouche, sa peau tachetée, sa haute silhouette en carton, donnaient à penser que les quatre maris qu'elle avait successivement mis au tombeau, étaient nantis d'inclinations bien mystérieuses lorsqu'ils l'avaient épousée ». Pourtant, certains personnages de Opera-Buffa ont leurs secrets, et peut-être ne jouent-ils si bien, à eux-mêmes et aux autres, la comédie que pour conjurer leur propre solitude, éluder une détresse inavouée... Ces personnages bouffons et pitoyables, ces petites scènes croquées sur le vif, nous font goûter à une Italie savoureuse, enfin débarrassée de ses volcans, de ses gondoliers, de ses ténors !

  • Cette suite de six nouvelles a pour cadre l'Italie, et pour protagonistes plusieurs « dames d'oeuvres » en pèlerinage, une naine, deux abbés, un jeune homme vierge et scandinave... Simonne Jacquemard tire les ficelles de ce petit monde avec un humour d'où toute férocité n'est pas exclue, soit qu'elle nous montre Grégoire Ebraïm, ce Tartuffe « tout gonflé d'une vanité candide, d'un égoïsme pacifique, d'un amour tatillon, ingénieux, pour les mille variétés du bien-être » et « se voyant lui-même de loin, non sans attendrissement, s'acheminer, se profiler sur l'horizon de sa vie spirituelle, comme un vieux, un éternel premier communiant », soit qu'elle fixe au passage une des héroïnes d'Année Sainte : « Sa grande bouche, sa peau tachetée, sa haute silhouette en carton, donnaient à penser que les quatre maris qu'elle avait successivement mis au tombeau, étaient nantis d'inclinations bien mystérieuses lorsqu'ils l'avaient épousée ». Pourtant, certains personnages de Opera-Buffa ont leurs secrets, et peut-être ne jouent-ils si bien, à eux-mêmes et aux autres, la comédie que pour conjurer leur propre solitude, éluder une détresse inavouée... Ces personnages bouffons et pitoyables, ces petites scènes croquées sur le vif, nous font goûter à une Italie savoureuse, enfin débarrassée de ses volcans, de ses gondoliers, de ses ténors !

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  • S. Jacquemard excelle à décrire ces rencontres déroutantes avec la dimension du mystère. Jeu sur les apparences, le monde de la fête se révèle un univers initiatique vers l'improbable, l'impossible.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • Cette exploration d'un corps est un voyage à travers le monde des sensations ; c'est la conquête d'un microcosme sensoriel, l'analyse minutieuse, la transcription au plus près des phénomènes variés qu'un corps étonnamment réceptif et attentif subit. Qu'il s'agisse de la découverte du corps par lui-même, de ses contacts avec les choses ou de ses rapports avec autrui, qu'il y aille de perceptions purement physiques, de réflexes affectifs ou de jouissances intellectuelles, rien ne s'exprime qui ne passe d'abord par les sens. Pour personnel que soit a priori l'itinéraire sur la carte du Tendre corps, suivant un élargissement de la conscience, dans une progression de la sensation brute à la résonance méditée, Simonne Jacquemard traduit ses impressions avec une telle richesse d'équivalences communes que chacun les reconnaît, se les approprie, les recrée pour son propre compte.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • C'est bien d'une éruption qu'il s'agit, et d'un éclatement : celui du cadre qui enserre traditionnellement le romancier et qui ne convient décidément plus à l'auteur. Autour d'une vie humaine, quelle qu'elle soit, tonnent invisiblement des milliers d'échos ; tout acte, toute pensée même a des répercussions infinies. Les capter, à la limite de l'audible et du perceptible, tel est le dessein de Simonne Jacquemard. Dans ce roman qui n'en est plus un, dans ce roman éclaté, apparaissent, communiquant entre elles, se déterminant les unes les autres, les couches superposées du passé collectif, toujours en train de se faire et de se défaire, du présent turbulent, de l'avenir où se projettent les lignes et la clarté d'une bizarre géométrie polaire. Du même coup, la veille et le rêve perdent leur solution de continuité. Il n'est pas jusqu'aux manifestations telluriques qui ne jouent ici leur rôle, non de symboles, mais de gigantesques accumulateurs d'énergie. Fluides alors deviennent les personnages ; à la fois agis et agissants, identiques et toujours différents, multiples du fait qu'ils se savent placés et replacés perpétuellement au coeur de l'univers, comme l'instant qui les crée et qu'ils créent. Dans l'ombre, un homme expérimente patiemment l'impossible, parce que de l'impossible seul peut naître le possible toujours inattendu, le réel de demain. Ce que nous propose l'auteur avec ce roman initiatique qui a lieu sur plusieurs plans (d'où sa structure étagée) y compris celui de la quatrième dimension, c'est en somme un nouveau mode de lecture, conforme à l'extension, dans l'espace et le temps, dans l'inconscient comme dans le conscient, de la scène sur laquelle nous vivons, préparant ainsi la découverte de chambres encore inconnues dans la maison.

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