• étude pour une déclaration des obligations envers l'être humain et autres textes Nouv.

    ' Est criminel tout ce qui a pour effet de déraciner un être humain ou d'empêcher qu'il ne prenne racine. '

    1942. Résistante, Simone Weil est à Londres, rédactrice au service de la ' France Libre '. C'est alors qu'elle écrit, pour l'après-guerre, plusieurs textes ayant vocation à préparer la refondation du pays.
    Parmi eux, Étude pour une déclaration des obligations envers l'être humain et Luttons-nous pour la justice ? Suivra, au début de l'année suivante, La personne et le sacré. Trois textes que guident, phares en ces temps sombres, les idées de consentement, de beauté et de communauté humaine. '

    Un triptyque tout entier imbriqué à la grande oeuvre tardive et inachevée de Simone Weil : L'enracinement.

  • Qu'est-ce qu'une société qui ne fait pas de place aux jeunes ? Qu'est-ce qu'un travail qui ne participe pas à la construction de soi ? Réfléchissant aux illusions et impasses de son époque (on est au début des années 1930), Simone Weil nous parle en prophète d'aujourd'hui. Ce livre, qu'elle considérait comme son oeuvre principale, est pour la "génération Covid", si inquiète et en colère.

  • Quel est le plus important : avoir des droits ou des devoirs ? Chef-d'oeuvre de la pensée politique, L'Enracinement est un livre engagé sur le patriotisme, les déracinements et notre besoin vital d'appartenances, mais aussi - et surtout - de vérité. Il peut se lire comme un "manuel de citoyenneté" qui prône une société où l'épanouissement de chacun est la norme, où des principes moraux nous guident, et où l'argent et la technique ne font plus la loi.

  • Écrit peu avant sa mort, cet essai de Simone Weil condense les réflexions d'une vie. Premier constat : nulle personne n'est sacrée, mais le sacré est à chercher en l'Homme. À l'heure où la notion de personne est au centre des discours politiques, du marketing et des réflexions morales, ce renversement est salvateur. De cette affirmation, la philosophe nous entraîne dans une réflexion passionnante sur les droits de l'homme. Le terme de "droit" y est jugé opposé à la quête ultime de l'homme : l'attente qu'on lui fasse du bien. Pour la combler, il est urgent d'inventer des institutions qui aboliront ce qui oppresse les humains, cause l'injustice et qui ne se limiteraient pas à protéger leurs droits. Quelles sont-elles ? Vous le découvrirez au fil de cette pensée extraordinairement lucide.

    Nommée professeur de philosophie, Simone Weil (1909-1943) devient en 1934 ouvrière d'usine chez Renault, condition indispensable à l'action militante (La Condition ouvrière). À peine repris son enseignement, elle rejoint en 1936 les anarchistes à Barcelone. Réfugiée en 1940 à Marseille, elle rédige les Cahiers, d'où est extrait La Pesanteur et la Grâce. Elle gagne les États-Unis puis désire rallier la "France libre". Malgré sa santé défaillante, c'est à Londres qu'elle écrit L'Enracinement.

  • "Venise sauvée" est une pièce de théâtre inachevée de Simone Weil sur le projet avorté du renversement de la République Vénitienne par les Espagnoles en 1618. Le texte drammaturgique est intégralement imprégné des idées et de la philosophie de l'auteure, dont il constitue un mode l'exposition tout à fait original et singulier. Il s'agit de l'une des très rares oeuvres "littéraire" dont nous disposons de la main de Simone Weil.

  • Les principes fondamentaux de la République sont-ils contraires au colonialisme ? Quels impacts la colonisation a-t-elle sur un État qui se transforme en métropole d'un empire ? Et quels sont ses effets intérieurs ? Dans ces articles, écrits entre 1936 et 1943, le verdict de Simone Weil est sans appel : coloniale, la France opprime des peuples et perd ses principes. La colonisation rend impossible l'amitié entre les peuples (ce qui posera problème, dit-elle, si la France veut de nouveau enrôler les populations des colonies dans une guerre). Ces réflexions sur la colonisation pensée comme déracinement vont la conduire à son oeuvre majeur : L'Enracinement.

  • Ce réquisitoire balaie d'un revers de main la démocratie telle qu'elle a cours. Et, ose-t-on ajouter, telle qu'elle a encore cours. Son argumentation repose sur des réflexions philosophiques qui traitent de l'organisation idéale de la collectivité en démocratie, notamment le Contrat social de Rousseau. La raison seule est garante de la justice, et non les passions, nécessairement marquées par l'individualité. Or, les partis, puisqu'ils divisent, sont animés par les passions en même temps qu'ils en fabriquent. Pour Weil, un parti comporte potentiellement, dans sa lutte pour le pouvoir, un caractère totalitaire. Ils défendent leurs intérêts propres au détriment du bien public. Il faut se garder comme de la lèpre de ce mal qui ronge les milieux politiques mais aussi la pensée tout entière. Contre les passions collectives, elle brandit l'arme de la raison individuelle.
    Rédigé en 1943, ce texte propose un système fondé sur l'affinité et la collaboration de tous, un hymne à la liberté individuelle capable de s'exprimer dans le cadre d'une collectivité.

    1 autre édition :

  • Cette lettre de Simone Weil, écrite en 1942 au Père Couturier, à la veille de son départ pour Londres où elle rejoint la Résistance, et quelques mois à peine avant de mourir à l'âge de 34 ans, est l'un des textes majeurs sur sa réflexion et son parcours spirituel.
    Elle présente en trente-cinq points, toutes les questions qui l'empêchent de se convertir totalement au christianisme. Trente-cinq obstacles entre elle et l'Église qu'elle souhaite universelle. Un court texte de la grande philosophe mystique qui dévoile la profondeur de sa réflexion et l'exigence de sa foi.
    Préface d'Antoine Guggenheim, professeur de théologie, fondateur et ancien directeur du Pôle de recherche du Collège des Bernardins. Il a contribué au Cahier de L'Herne Simone Weil, publié en 2014.

  • En 1943, alors qu'elle a rejoint, à Londres, le commissariat à l'Intérieur de la France combattante, Simone Weil écrit ce qui sera sa dernière oeuvre. Sa mort prématurée quelques mois plus tard met fin brutalement à la rédaction de ce texte majeur par lequel elle entendait apporter sa contribution à la France d'après-guerre.
    Prélude à la nouvelle Déclaration des droits de l'homme souhaitée par le général de Gaulle, essai sur les causes du déracinement du peuple français et sur les conditions de sa renaissance, méditation sur la force et sur l'obéissance, L'Enracinement est aussi le testament spirituel de Simone Weil. Selon Albert Camus, qui l'édita pour la première fois en 1949, ce livre « d'une audace parfois terrible, impitoyable et en même temps admirablement mesuré, d'un christianisme authentique et très pur, est une leçon souvent amère, mais d'une rare élévation de pensée ».

  • S'il est un travail vivant - mode d'activité essentiellement humain - c'est d'abord le travail manuel, méprisé par les Anciens, véritable levier qui met le monde en mouvement et pivot spirituel de la communauté réconciliée. Il faudra libérer le travail, pour que naisse une société d'hommes libres, pour qu'autour de la production se cristallise la fraternité. Il appartient aux travailleurs de se réapproprier l'appareil productif, pour que s'élargisse « peu à peu le domaine du travail lucide ». Avec le travail ainsi entendu, l'homme sort de l'imaginaire et se conforme « au vrai rapport des choses ».
    Le travail peut devenir transfiguration. Il peut être une « forme de sainteté ».

  • Attente de Dieu

    Simone Weil

    « Je peux dire que dans toute ma vie je n'ai jamais, à aucun moment, cherché Dieu », écrit la philosophe Simone Weil au printemps 1942. Elle ne dit pas ici son agnosticisme mais exprime la radicalité de sa foi chrétienne : ne pas chercher, ne pas vouloir, mais désirer et attendre Dieu. L'ardente militante de la cause ouvrière, qui en 1936 s'était engagée en Espagne contre le franquisme, et allait bientôt rejoindre la France Libre à Londres, signe ici un testament spirituel qui a marqué le xxème siècle par sa beauté et sa force. Attente de Dieu est le titre que donna en 1949 le père Joseph-Marie Perrin aux textes que Simone Weil lui avait adressés avant son départ de France. Ces pages inouïes constituent l'éclairage qui donne toute sa cohérence à la vie et à l'oeuvre de la philosophe où l'attention à l'autre et à la beauté du monde expriment son amour attentif de Dieu.

  • Au printemps 1936, une vague de grèves spontanées éclate en France, juste après la victoire électorale du Front populaire. Elle atteint son apogée le 11 juin avec près de deux millions de grévistes. Le présent recueil rassemble quatre articles de Simone Weil (1909-1943) rédigés in situ. Il s'agit de mettre en avant la lucidité et le génie d'une philosophé qui travailla en usine. Et de rappeler que la grandeur et l'importance des combats ouvriers résident avant tout dans l'invention de nouveaux moyens de lutte pour combattre l'aliénation et l'exploitation

    Décédée à 34 ans, Simone Weil (1909-1943) n'a publié aucun livre de son vivant mais laisse une oeuvre considérable. Elle fut tour à tour enseignante en philosophie, ouvrière d'usine, engagée aux côtés des anarchistes en Espagne, résistante durant la Seconde Guerre mondiale, mystique et chrétienne sans église... Plusieurs de ses écrits, comme Réflexions sur les causes de la liberté et de l'oppression sociale ou L'Enracinement, sont des classiques indispensables pour penser une civilisation nouvelle.

  • Ce recueil réunit cinq textes de Simone Weil écrits entre 1933 et 1943, sur la guerre - et la force en général - et ses effets politiques, moraux et spirituels. Qu'advient-il lorsque la pensée se trouve prise dans des rapports de forces, lorsqu'elle est aux prises avec la force ? La capacité de juger, la lucidité, la capacité de penser et d'affirmer des principes peuvent-elles rester intactes ?

  • L'espagnole

    Simone Weil

    • Abrupt
    • 15 Mai 2018


    Ce recueil de textes de Simone Weil, écrits entre 1936 et 1938, témoigne de son expérience de la guerre d'Espagne. Simone Weil, l'Espagnole, n'a pas hésité à se rendre à Barcelone pour soutenir, au risque de sa vie, la cause d'un peuple pour lequel elle avait une affection sincère. L'Espagne fut la terre qui vit s'affirmer la force de caractère d'une femme prête à mourir pour ses convictions, elle fut malheureusement aussi le lieu où Simone Weil découvrit les affres de la guerre civile, les dérives des mouvements révolutionnaires, la médiocrité des hommes lorsqu'ils se confrontent au pouvoir. Dans le journal de son expérience du front, au-delà de son caractère historique, un style lapidaire laisse entendre une littérature qui se place sur la brèche. Les textes qui suivent le Journal d'Espagne donnent quant à eux un certain écho à la désillusion de Simone Weil tant face à la lâcheté politique qu'à l'inhumanité de ses camarades. Ce recueil se termine sur un article plus théorique, Ne recommençons pas la guerre de Troie, qui souligne le danger de l'utilisation de termes brumeux, d'entités vides : démocratie, capitalisme, communisme, liberté, etc. Les mots n'ont pas de contenu lorsqu'ils fourvoient les peuples et les précipitent dans le sang et dans la haine. Elle rejette catégoriquement les discours abstraits qui mettent en ordre de marche. Simone Weil y oppose une volonté de déconstruire les mécaniques du pouvoir et de son corollaire, le prestige du pouvoir. En ces textes, s'exprime toute la singularité de son humanité, faite d'intransigeance et de cohérence, de raison et de nuances, qui se place invariablement du côté des classes opprimées.
    Ce recueil contient les textes :
    - Journal d'Espagne
    - Fragment de 1936 (« Que se passe-t-il en Espagne ? »)
    - Lettre à Georges Bernanos
    - Réflexions pour déplaire
    - Faut-il graisser les godillots ?
    - La politique de neutralité et l'assistance mutuelle
    - Non-intervention généralisée
    - Ne recommençons pas la guerre de Troie

  • 1933, l'histoire bascule, Simone Weil interroge : « Allons-nous vers la révolution prolétarienne ? » Sans renoncer au combat, la philosophe déploie dans ce texte crépusculaire un pessimisme critique qui augure les ténèbres à venir. Simone Weil dissèque l'impossibilité d'émancipation face à des régimes bureaucratiques qui oppressent les masses, face à l'ouvrier broyé par la machine, cantonné à un rôle de soumission à la société. Au coeur des remous de l'époque, elle met dos à dos l'URSS de Staline et le fascisme naissant du Troisième Reich, refuse les positions trotskistes, et laisse entendre, malgré une certaine fatalité, une voie possible au travers de l'idée anarchiste de souveraineté des travailleurs, et non de celle du travail au mépris des travailleurs. Par cette organisation horizontale du travail, elle écarte l'idée de défaite, et recherche par tous les moyens possibles la lutte au nom de tout ce qui fait « la valeur de la vie humaine ».


  • Février 1943 : en pleine tourmente de la seconde guerre mondiale, Joë Bousquet consacre un numéro des Cahiers du Sud au « génie d'Oc et l'homme méditerranéen ». Simone Weil y donnera son interprétation philosophique, quasi mystique, de la métaphysique occitane.

    Extrait : "L'esprit de la civilisation d'oc au XIIe siècle, tel que nous pouvons l'entrevoir, répond à des aspirations qui n'ont pas disparu et que nous ne devons pas laisser disparaître, même si nous ne pouvons pas espérer les satisfaire".

  • Texte intégral révisé et annoté suivi d'une biographie de Simone Weil. Recueil de pensées et de réflexions intimes, "La pesanteur et la grâce" constitue une remarquable initation à l'oeuvre de Simone Weil. Sa démarche, où prend place une expérience spirituelle qui dépasse la raison, montre combien la raison tendue à l'extrême porte un ordre qui n'est pas le sien, qu'elle assimile mais ne dicte pas. Que ce soit l'ordre grec où s'inscrit l'exil, ou le désir de transcendance qui verrait la fin de cet exil, elle ne prend pas la voie simple d'un désir réalisé pour lui-même. Elle impose une exigence temporelle pleinement assumée qui diffère la satisfaction d'obtenir pour soi. Simone Weil représente "l'autre", celui qui est insitué, extérieur et à sa propre tradition et à une tradition d'accueil, l'autre par rapport auquel on doit se situer, presque malgré soi. Aussi tente-t-elle de définir un lieu neuf à la pensée à partir d'une expérience de l'individu lié au monde. Dans son époque, elle repose la question de Dieu selon d'autres normes, sans le souci des preuves, mais selon la nécessité d'un autre discours qu'elle suggère par la recherche d'une méthode et de structures.

  • « Il faut seulement que le risque se présente dans des conditions telles qu'il ne se transforme pas en sentiment de fatalité. » Simone Weil

  • Texte intégral révisé suivi d'une biographie de Simone Weil. En 1934, après avoir achevé la rédaction de "Réflexions sur les causes de la liberté et de l'oppression sociale", Simone Weil, à l'époque professeur agrégée de philosophie et militante syndicale et politique (plus anarchiste que marxiste), décide de prendre un congé de l'éducation pour "études personnelles". Dans le cadre de sa réflexion, elle porte en effet son attention sur les conditions de vie, de travail et de développement des ouvriers et souhaite faire l'expérience directe de l'usine. Elle s'engage d'abord comme manoeuvre à l'usine Alsthom, puis devient fraiseuse chez Renault. C'est de cette expérience vécue de deux années (1934-1935) qu'elle rend compte dans "La Condition ouvrière". L'ouvrage est composé de son "Journal d'usine", où elle consigne au jour le jour ses observations, son travail, ses rencontres, ses horaires, ses gains, ses souffrances morales et physiques, et d'un riche ensemble de textes et de lettres où elle dégage la philosophie et la morale de cette expérience. "La Condition ouvrière" est un document brut, sans lyrisme ni sentimentalité, où s'affirme la soif d'attention au présent et la position éthique fondamentale de Simone Weil, celle d'être toujours du côté des opprimés.


  • " .
    Quand je lis le catéchisme du concile de trente, il me semble n'avoir rien de commun avec la religion qui y est exposée. quand je lis le nouveau testament, les mystiques, la liturgie, quand je vois célébrer la messe, je sens avec une espèce de certitude que cette foi est la mienne, ou plus exactement serait la mienne sans la distance mise entre elle et moi par mon imperfection. cela fait une situation spirituelle pénible.
    Je voudrais la rendre, non pas moins pénible, mais plus claire. n'importe quelle peine est acceptable dans la clarté. ".

  • Dans L'Enracinement, son amour pour les gens, pour le « peuple » (comme on pouvait dire avant que le « populisme » ne devienne une insulte) transpire à travers chaque page... Racine, identité, dignité, pragmatisme et bon-sens, ou quand les vertus de L'esprit populaire, l'art de s'organiser et d'être ensemble ou en un mot politiquement incorrect, « le populisme », deviennent une force sociale et politique, un moyen d'existence et de lutte face au chaos de la mondialisation anonyme et du capitalisme sauvage ! Suivi de Réflexions sur les causes de la liberté et de l´oppression sociale : Un texte qui a toujours été considéré par Simone Weil comme son oeuvre principale. Alain écrivit de cet ouvrage qu'il faisait partie de ces rares travaux qui ouvrent « l'avenir prochain » et préparent la « Révolution véritable ».
    Édition intégrale augmentée, mise à jour et entièrement corrigée : (avec) Préface de l'éditeur, Présentations des Livres, Notes, Dossiers et études : Simone Weil et Hegel - deux visions opposées de l'Histoire par Georges Canguilhem, suivi de Lettre à Déodat Roché. Contient aussi : Biographie illustrée, Bibliographie thématique, Liens externes et Articles connexes, Citations.
    Format professionnel électronique © Ink Book édition.

  • Feurier de 1943: en plena tormenta de la segonda guerra mondiala, Joë Bousquet consacra un numèro daus Cahiers du Sud a "l'engenh d'òc e l'òme mediterranèu". Simone Weil i balharà son interpretacion filosofica, quasi mistica, de la metafisica occitana. Quela edicion es acompanhada d'un comentari de Matiàs Gibert, professor de filosofia, que reviret lo texte.
    Extrach: "L'esperit de la civilizacion d'òc al XIIen sègle, tal coma lo podèm entreveire, respond a d'aspiracions qu'an pas desparegut e que devèm pas daissar desparéisser, emai se podèm pas esperar las satisfar."

  • Une vie

    Simone Veil

    • Stock
    • 31 Octobre 2007

    C´est un événement. Simone Veil accepte enfin de se raconter à la première personne. De son enfance niçoise dans une famille juive complètement assimilée, et de sa déportation à Auschwitz avec sa mère et l´une de ses soeurs en mars 1944, jusqu´à ses fonctions les plus récentes, elle a su s´imposer comme une figure singulière et particulièrement forte dans le paysage politique français. Femme libre s´il en est, elle a exercé le pouvoir sans jamais le désirer pour lui-même mais pour améliorer, autant qu´elle l´a pu, les conditions de vie de ses concitoyens : à l´administration pénitentiaire, puis au ministère de la Santé dans le gouvernement Chirac sous la présidence de Valéry Giscard d´Estaing - c´est là qu´elle fait voter, contre son camp, la loi sur l´IVG ; à la présidence du Parlement européen, où elle se montre capable de tenir tête au Premier Ministre français, Raymond Barre ; comme ministre des Affaires Sociales, de la Santé et de la Ville dans le gouvernement dirigé par Balladur et présidé par François Mitterrand ; au Conseil constitutionnel ainsi qu´à la Fondation pour la mémoire de la Shoah. Fidèle à ce qu´elle estime être la fonction des rescapés des camps de la mort, elle a témoigné, chaque fois qu´elle l´a pu, en France comme partout, de son expérience d´Auschwitz. Mais cette femme de mémoire n´est jamais nostalgique, jamais passéiste, elle n´a souci que du monde de demain, celui qu´elle lèguera à ses petits-enfants et à ses arrière-petits enfants dont la place est grande dans sa vie. Elle a beaucoup voyagé, rencontré la plupart des « grands » de ce monde, vécu de près les événements majeurs du XXe siècle. Elle en parle sans forcer sa voix, mais on l´entend.

    1 autre édition :

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