• La social-démocratie est une idée galvaudée, qui semble avoir perdu son sens d'origine. À la lumière de l'histoire récente, ne pourrait-on pas penser que, depuis trente ans, les partis sociaux-démocrates, une fois au pouvoir, ne défendent pas leur base naturelle et historique, la classe ouvrière ? L'auteur aborde cette question en étudiant le positionnement sociopolitique actuel des partis sociaux-démocrates, dont la compréhension nécessite par ailleurs des retours sur le passé, de même qu'en tentant de définir l'état et la nature des revendications sociales d'aujourd'hui.

  • Une idée largement répandue au sujet du mouvement ouvrier et des syndicats américains veut qu'ils soient toujours demeurés apolitiques. Cette perception est encouragée par le fait que, contrairement à d'autres pays, l'action syndicale et les luttes populaires aux États-Unis n'ont pas connu l'émergence d'un parti distinctif, dédié à leurs intérêts propres. La scène politique y fut et reste essentiellement dominée par deux grands partis, les républicains et les démocrates. Mais qu'en est-il véritablement ? À partir d'un réexamen exhaustif de toutes ces années qui vont du déclenchement de la Seconde Guerre mondiale à nos jours, cet ouvrage monumental livre une véritable histoire du mouvement social américain et de son rapport au pouvoir politique, qu'il resitue dans ses origines et ses traditions.
    Sur la base d'une riche documentation, l'auteur reconstitue les voies, les moyens et la nature de l'action politique du syndicalisme américain depuis 1938, ses rapports au système de partis et à la mise en forme des identités partisanes contemporaines. Il évalue les grandes contributions analytiques qui ont voulu rendre compte de ses pratiques et de son évolution. Il se penche sur l'intervention en politique des autres grands mouvements sociaux. Enfin, Serge Denis analyse la situation d'aujourd'hui du mouvement ouvrier des États-Unis et revient à la caractérisation de ses traits d'exception. Il réussit ainsi à éclairer et à expliquer magistralement des dimensions fondamentales et déterminantes, mais trop souvent occultées, de la vie sociale et politique des États-Unis.
    Serge Denis est professeur émérite de science politique à l'Université d'Ottawa. Docteur d'État de l'Institut d'études politiques de Grenoble, il a été président de la Société québécoise de science politique et directeur de l'École d'études politiques à l'Université d'Ottawa. Il a obtenu le prix Trillium du livre de l'Ontario en 2004 pour son ouvrage Social-démocratie et mouvements ouvriers?: la fin de l'histoire?? Il est l'auteur de Un syndicalisme pur et simple. Mouvements ouvriers et pouvoir politique aux États-Unis, 1919-1939.

  • Une idée largement répandue au sujet du mouvement ouvrier et des syndicats américains veut qu'ils soient toujours demeurés apolitiques. Cette perception est encouragée par le fait que, contrairement à d'autres pays, l'action syndicale et les luttes populaires aux États-Unis n'ont pas connu l'émergence d'un parti distinctif, dédié à leurs intérêts propres. La scène politique y fut et reste essentiellement dominée par deux grands partis, les républicains et les démocrates. Mais qu'en est-il véritablement? À partir d'un réexamen exhaustif de toutes ces années qui vont du déclenchement de la Seconde Guerre mondiale à nos jours, Serge Denis livre pour la première fois dans cet ouvrage monumental une véritable histoire du mouvement social américain et de son rapport au pouvoir politique, qu'il resitue dans ses origines et ses traditions.
    Sur la base d'une très riche documentation, l'auteur reconstitue les voies, les moyens et la nature de l'action politique du syndicalisme américain depuis 1938, ses rapports au système de partis et à la mise en forme des identités partisanes contemporaines. Il évalue les grandes contributions analytiques qui ont voulu rendre compte de ses pratiques et de son évolution. Il se penche sur l'intervention en politique des autres grands mouvements sociaux, celui de la population africaine-américaine, du féminisme, de la jeunesse et de la New Left des années 1960, notamment le développement de chacun et leurs rapports, ou l'absence de rapports, avec le syndicalisme. Enfin, Serge Denis analyse la situation d'aujourd'hui du mouvement ouvrier des États-Unis et revient à la caractérisation de ses traits d'exception. Il réussit ainsi à éclairer et à expliquer magistralement des dimensions fondamentales et déterminantes, mais trop souvent occultées, de la vie sociale et politique des États-Unis.

  • Où en est la fameuse "perte" du lien social ? Où sont ses nouvelles amarres ? Sommes-nous condamnés à regretter les cohésions défuntes ? Les nouveaux chemins du lien social manquent sans doute plus de lisibilité que de capacité d'émergence. Cet ouvrage s'intéresse à la fois à des liens de base, comme le langage, la technique ou la culture et à des liens complexes, immergés dans une variété d'objets sociaux contextualisés et regardés à la loupe par la recherche scientifique.

  • Politique et Sociétés célèbre en 2017 ses 35 ans d'existence. D'abord parue sous l'appellation Politique en 1982, puis devenue Revue québécoise de science politique en 1993, la fondation de la revue constitue une étape cruciale dans le développement et la consolidation de la science politique québécoise. C'est dans les années 1970 que les départements de science politique (francophones) essaiment dans la province et que les premières générations de chercheurs, de chercheuses, de professeurs et de professeures développent une appartenance disciplinaire qui s'ancre dans la société québécoise. Comme le mentionne le premier directeur de la revue Denis Monière, dans sa présentation du premier numéro, celle-ci répond à des besoins spécifiques : la volonté de créer un espace pour permettre aux politologues québécois de publier leurs travaux en français (une préoccupation toujours d'actualité) ; diffuser la recherche auprès des collègues francophones et des étudiants afin de créer une communauté académique ; engager un dialogue avec les acteurs sociaux et politiques de la société québécoise et ancrer la recherche universitaire dans son temps. Elle se veut donc au départ un outil de diffusion des connaissances et de débat académique pluraliste et accessible permettant de suivre l'évolution de la science politique, ou « un reflet de la science politique telle qu'elle se développe au Québec » (Monière 1982, 6).

  • Dirigé par Laurent Vernet, le dossier du numéro 105 d'Espace envisage le fameux ouvrage de Guy Debord, La société du spectacle, en l'appliquant au champs des arts visuels. À quels signes peut-on reconnaître que le système capitaliste a transformé le monde de l'art pour en faire une industrie du spectacle comme les autres? Les collaboratrices Josianne Poirier, Julie Boivin et Catherine Lalonde abordent divers points de vue sur la question, notamment à travers l'analyse de la sculpture lumineuse Intersection articulée (Raphael Lozano-Hemmer), présentée en 2011 lors de la Triennale québécoise, et une entrevue avec le galeriste René Blouin. Afin de souligner les 25 ans du centre d'exposition CIRCA, Espace ouvre ses pages à cette institution passionnée pour la « sculpture au champ élargi » et présente quelques expositions marquantes de son histoire.

  • Ce petit livre recense les principaux courants de la philosophie du XXe siècle et les hommes qui les animent : existentialisme, phénoménologie, structuralisme, freudisme, marxisme, épistémologie, libéralisme, logique, néo-nietzchéisme, ce sont quelques-uns des courants. Althusser, Bachelard, Deleuze, Foucault, Heidegger, Marcuse, Merleau-Ponty, Ricoeur, Sartre, Serres, Wittgentein, ce sont quelques-uns des hommes.
    Au total, deux cent cinquante concepts et philosophes classés en ordre alphabétique avec des renvois qui structurent le texte, font le tour de la pensée philosophique contemporaine.

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