• À dix ans, David vit dans l'Ouest de la France, « à Maulévrier, 4 saisons, une zone industrielle et deux terrains de foot ». Autour de lui, une mère mélancolique et distante, un père ouvrier, qu'il idolâtre et attend chaque soir, une banlieue de pavillons tristes, une grand-tante despotique, une voisine légèrement dépravée. Et puis il y a Dieu, certes muet, mais seul rempart face à la solitude et aux questions enfouies dans le silence des sentiments. À travers les yeux d'un enfant ordinaire prêt à basculer dans l'adolescence, seul et précoce, gauche et attachant, Loin du monde nous dit en peu de mots beaucoup de la vie, ses injustices fondamentales, mais aussi sa joie, ses premiers émois, ses premières déceptions : « On appelle ça l'existence. »

  • Un fils d'ouvrier de l'ouest de la France monte à la capitale. Chômeur sans perspectives, misérable errant d'une mansarde à l'autre sous les toits de Paris, il découvre dans une librairie le sens de sa vie.

  • Le meilleur moyen de devenir écrivain, c'est encore de devenir chômeur. Écrire ne coûte rien, ce n'est pas comme la musique, le cinéma, ou même la peinture.

    Entre deux petits boulots, David mène une véritable vie de bohème et passe le plus clair de son temps à écumer les bars et les sex-shops parisiens. Ne devient pas Henry Miller qui veut. De solitude en partouzes, de mariage en divorce, de main en main, l'homme passe et ne s'arrête rarement.

    J'avais du boulot, putain ! Devenir écrivain, c'était ça mon boulot. Et je n'avais pas une minute à perdre.

  • Ça commence par un pressentiment. L'oiseau moqueur ne vole plus, il est mort. Et puis les signes se multiplient. Un jour, on prend la route, et on en rencontre un autre, tout aussi paumé. Jim, l'écrivain maudit, et Billy, qui n'a plus rien à perdre, filent droit devant. jusqu'à ce que ça bascule, forcément.

empty