• Du 10 juin 1940, quand le gouvernement s'enfuit de Paris, au 17, où Pétain annonce la demande d'armistice, huit jours qui ont défait la France.

    " Le niveau d'essence dans le réservoir baissait dangereusement. Mme Perret se plaignait en permanence, se disputait avec Bernard qui voulait lui prendre la carte. À l'horizon en face de la colonne montaient de grandes lueurs orangées : un bombardement ? des dépôts de carburant en flammes ? Exténuée, sentant le mal au coeur revenir, gênée dans ses vêtements moites de transpiration, sa combinaison trop serrée, Jacqueline a fini par s'endormir, la tête sur l'épaule de la domestique et le chien sur ses genoux, bercée par les grincements d'essieux, les hennissements et le claquement des sabots, et un choeur de filles qui, quelque part derrière, chantaient du Tino Rossi... "
    Jetés sur les routes de l'exode, une famille de grands bourgeois, un soldat, un avocat fasciste, une femme seule et beaucoup d'autres, dans une vaste chasse à courre à l'échelle d'un pays où nul ne sait encore qui sonnera l'hallali.
    Avec La Débâcle, tout à la fois fresque au vitriol, road-trip hyperréaliste, chronique d'une débandade et récit initiatique, Romain Slocombe ajoute une pièce maîtresse à son grand roman noir national.


  • Le pire des salauds, le meilleur des enquêteurs.

    Paris, mars 1943. Une femme est arrêtée dans un bistrot du 10e arrondissement. Elle aurait franchi la ligne de démarcation munie de faux papiers, pour un trafic de métaux précieux. L'inspecteur principal adjoint Léon Sadorski voit dans cette enquête une parfaite occasion de s'enrichir. Mais il a d'autres soucis, notamment protéger Julie, la lycéenne juive réfugiée chez lui depuis la rafle du Vél'd'Hiv.
    C'est alors qu'une affaire de lettre anonyme et d'adultère le conduit sur les plateaux du cinéma français de l'Occupation : parmi les jeunes actrices d'un drame tourné dans un couvent de dominicaines, l'inspecteur va rencontrer son " Ange du péché " et se transformer en criminel...
    Une enquête de Léon Sadorski, le sinistre et fascinant inspecteur des renseignements généraux.

    " Les mots sont des couteaux, l'encre coule comme de l'acide. " Gilles Martin-Chauffier, Paris Match

    " l'inspecteur Sadorski suit sa mauvaise étoile. " Abel Mestre, Le Monde

  • Le pire des salauds, le meilleur des enquêteurs. Avril 1942. Au sortir d'un hiver rigoureux, Paris prend des airs de fête malgré les tracas de l'Occupation. Pétainiste et antisémite, l'inspecteur Léon Sadorski est un flic modèle doublé d'un mari attentionné. Il fait très correctement son travail à la 3e section des Renseignements généraux, contrôle et arrête les Juifs pour les expédier à Drancy. De temps en temps, il lui arrive de donner un coup de main aux Brigades spéciales, d'intervenir contre les " terroristes ". Mais Sadorski est brusquement arrêté par la Gestapo et transféré à Berlin, où on le jette en prison. Le but des Allemands est d'en faire leur informateur au sein de la préfecture de police... De retour à Paris, il reçoit l'ordre de retrouver son ancienne maîtresse, Thérèse Gerst, mystérieuse agent double que la Gestapo soupçonne d'appartenir à un réseau antinazi. Après le succès de Monsieur le commandant, Romain Slocombe nous entraîne dans les abîmes de la collaboration et de la mauvaise conscience française. " Slocombe offre au polar un immense roman qui résonne avec notre Histoire. Grandiose. " Benoît Minville, auteur de Rural noir, libraire Fnac Défense.


  • Après le succès de L'Affaire Léon Sadorski, une nouvelle enquête du sinistre et fascinant inspecteur des Renseignements généraux.

    Paris, 29 mai 1942 : une bombe explose devant le Palais de justice, dans un café fréquenté par les Brigades spéciales, faisant deux morts et plusieurs blessés. Quelques jours plus tard, le cadavre d'une inconnue est découvert en banlieue. Crime passionnel ou politique ?
    Chargé d'enquêter sur ces deux affaires, l'inspecteur Léon Sadorski voit ses projets de vacances contrariés

  • Le pire des salauds, le meilleur des enquêteurs.
    Paris, octobre 1943. Un important dignitaire nazi, le colonel SS Julius Ritter, a été assassiné en sortant de chez lui, près du Trocadéro. La Gestapo est sur les dents. Elle convoque l'inspecteur principal adjoint Sadorski pour lui confier la direction d'une petite unité de policiers français gestapistes chargée de traquer les " terroristes " juifs FTP-MOI. Sadorski caresse l'espoir de gagner de l'avancement en effectuant un brillant coup de filet. Joignant l'utile à l'agréable, il cache dans son appartement la jeune Juive Julie Odwak, qu'il a mise enceinte. La situation est des plus scabreuses : sa femme Yvette, qui ignore la véritable identité du père, doit simuler pour elle-même une grossesse afin d'éviter la curiosité des voisins lorsque l'enfant naîtra... Les choses ne se passeront pas exactement comme Sadorski l'avait prévu. Ce sera bien pire. " Époustouflant ! Slocombe donne une nouvelle dimension au polar historique. " Philippe Blanchet, Le Figaro Magazine. " Sobriété avant tout : Simenon n'est pas loin. Mais, ici, le crime est de masse. " Frédéric Pagès, Le Canard enchaîné. " L'inspecteur Sadorski suit sa mauvaise étoile. " Abel Mestre, Le Monde.

  • Gênes, avril 1922. Les palaces de la côte ligure accueillent une foule effervescente de diplomates et de journalistes attirés par la conférence internationale censée résoudre les problèmes de l'Europe après la guerre ; doivent y siéger, pour la première fois depuis la révolution, des délégués du gouvernement des soviets. Ralph Exeter, officiellement correspondant du London Daily World, en réalité espion à la solde des bolcheviks, y rencontre son « contact », un homme du Guépéou. Ayant chargé Exeter de démasquer la taupe qui s'emploie à saper les fondements du jeune pouvoir soviétique, le Russe sera assassiné. Soupçonné de ce crime, mais aussi du meurtre d'un agent du 2e bureau français, le reporter sollicite, paradoxe ultime, la protection d'un leader fasciste au parcours prometteur : Benito Mussolini. Espionnes affriolantes, agents doubles ou triples, machinations des puissances occidentales pour s'approprier le pétrole russe, trafic des joyaux du tsar sont les principaux ingrédients de ce thriller élégant et atmosphérique qui se déroule quelques mois avant la marche des Chemises noires sur Rome.Photographe, illustrateur, essayiste, auteur de BD et de plusieurs romans parus dans la « Série Noire », Romain Slocombe a connu un succès considérable avec Monsieur le Commandant, lauréat du prix Nice-Baie des Anges et du Trophée 813, et qui a figuré sur la première sélection du prix Goncourt 2011.

  • " Si on me trouve suicidé, c'est que j'aurai été assassiné. " Victor Krebnitsky Lundi 10 février 1941, Washington, hôtel Bellevue. Un client de passage est retrouvé mort d'une balle dans la tête, une arme près de lui. La police conclut

  • A la suite d'une chute spectaculaire lors d'une compétition d'alpinisme, Karima se retrouve les deux jambes et le bras droit dans le plâtre. La voilà coincée sur un fauteuil roulant dans l´appartement qu´elle habite avec sa mère et son frère, au huitième étage d´un immeuble de cité. Pour la distraire, son kiné lui offre une paire de jumelles en référence au film d´Hitchcock Fenêtre sur cour. Il ne croit pas si bien dire... Karima se met à scruter l´immeuble d´en face et se prend très vite au jeu.

  • Ambre rejoint pour les vacances de la Toussaint sa cousine Manon dans la grande demeure familiale d'Andigny, en Normandie. Les deux adolescentes sont aussi proches que si elles étaient soeurs. Dès le premier soir, Manon confie à Ambre le terrible secret qui la hante : trois des patients soignés par le nouveau médecin de leur grand-mère sont décédés brutalement. Or le docteur Carulda est roumain. Et Curalda est, incontestablement, l'anagramme de Dracula !

  • « En ces splendides jours d'été, comment imaginer qu'au-delà de l'horizon si bleu et calme, les flots sont souillés d'huile et de sang, les avions piquent et explosent, les corps noircis de mazout dérivent jusqu'aux plages paradisiaques pour y finir rongés par les crabes ?... »Friedrich Kessler a vingt-quatre ans lorsqu'il débarque au Japon en 1941, nommé à l'ambassade du Reich. Sa carrière de diplomate lui a évité d'être enrôlé dans l'armée. Amateur de jazz et des récits des Mille et Une Nuits, Kessler a voulu partir le plus loin possible... Les femmes s'intéressent à ce rêveur ; que ce soit la robuste Helma, épouse délaissée de l'ambassadeur, ou la jolie Hiltraud que ses collègues surnomment l'« infirmière SS ». Mais les combats se rapprochent : Berlin, où vit la soeur de Friedrich, est déjà sous les bombes, Tokyo va brûler à son tour lors des grands raids américains du printemps 1945.Portrait tragique d'une civilisation menée au désastre par le fanatisme de ses dirigeants, voyage initiatique d'un Occidental épris d'art et de philosophie, Un été au Kansai donne la parole aux vaincus de la Seconde Guerre mondiale, et nous interroge sur la possibilité du bonheur et du progrès dans un monde au bord de l'apocalypse.

  • Contes cruels sur les routes de campagne Dans la campagne normande, un thanatopracteur reçoit des lettres anonymes l'invitant à un macabre jeu de l'oie. À Paris un soir de mars 1998, tandis que Guy Georges, identifié par son ADN, est sur le point d'être arrêté, la jolie étudiante Julie Coray rentre seule chez elle et se croit suivie. En Lorraine, Anne Chamberland, jeune sculptrice venue présenter une oeuvre éphémère en résidence artistique, se pétrifie lorsqu'elle reconnaît, derrière les kilos accumulés, le visage de l'aubergiste qui la sert à table. Un représentant en insecticides s'invite chez un client dans l'Eure afin de lui soutirer un devis pour travaux : comment imaginer que l'homme, endetté et veuf depuis quelques jours, est capable d'un acte désespéré ? Dans ces contes cruels sur les routes de campagne, traversés par l'instinct meurtrier et prédateur des hommes, et faisant suite au recueil de nouvelles très japonaises Route 40 (Belfond, 2016), Romain Slocombe nous replonge dans des abîmes de noirceur. Une seule règle ici : les histoires courtes finissent toujours mal...

  • Parce qu'il a par hasard relevé le numéro d'immatriculation d'une voiture dont le propriétaire est recherché par la police, Jo Bical, qui n'a que douze ans, décide de devenir détective privé. Discrétion oblige, il choisit d'installer son bureau dans un endroit retiré. Et le voilà qui emménage dans les locaux de l'usine Métallunic, désaffectée depuis plusieurs années. Or il apparaît bien vite que Jo n'est pas le seul à fréquenter les lieux...

  • Asako Maekawa cherche un sens à sa vie. Elle part en auto-stop avec son ami et se retrouve très vite hospitalisée avec une balle dans le crâne. Le meurtrier est retrouvé, jugé et exécuté. Mais qui est vraiment coupable ?

  • Romain Slocombe : l'un des plus grands stylistes françaisLe MondeLondres, février 1925 : recruté malgré lui par l'Intelligence Service, le journaliste Ralph Exeter, qui renseigne déjà le Guépéou, a beaucoup de mal à concilier ces loyautés contradictoires. Le voici sommé d'approcher Igor Koliazine, gigantesque jeune cosaque qui prétend avoir enterré en Bulgarie le trésor fabuleux de l'Armée blanche du général Wrangel. Ensuite, charge à lui de l'entraîner à Constantinople, d'où ils embarqueront à bord du yacht affrété par la jolie Zhenya Krasnova, déléguée des Soviétiques. Destination Bourgas, objectif les précieuses caisses enfouies dans la forêt. Seulement, outre les bolcheviks et le MI6 britannique, d'autres sont sur l'affaire : la Sécurité d'État turque, des espions allemands à la solde d'Adolf Hitler... Le correspondant du Daily World comprendra vite qu'il a mis les pieds dans un sacré guêpier. Jouant avec les codes subtils du roman d'espionnage tout en lançant de spirituels clins d'oeil aux personnages d'Hergé, Romain Slocombe valse entre la légèreté et l'angoisse, le complot vintage et le réalisme historique.Romain Slocombe est l'auteur d'une vingtaine de romans, dont Monsieur le Commandant (2011), lauréat du Trophée 813 et sélectionné pour le Goncourt. Il nous livre ici une nouvelle aventure de Ralph Exeter, après Première Station avant l'abattoir (2013), prix Mystère de la critique et prix Arsène Lupin.

  • Sous la plume de Romain Slocombe, les petites filles modèles lâchent la bride à toutes les ambiguïtés distillées dans le roman de la Comtesse de Ségur. Un conte pervers aussi noir que raffiné. En 1858, la Comtesse de Ségur présente Les Petites Filles modèles comme la suite des Malheurs de Sophie, et ces deux livres figurent depuis lors au coeur du répertoire classique de la littérature française pour la jeunesse. Portraits d'enfants bien nés saisis au moment où ils s'interrogent sur le bien et le mal, tableaux d'un milieu social où ne cesse de se poser la question des normes et des limites, les petites filles doivent y être " modèles " en vertu d'un idéal de comportement. Mais l'atteindre n'est pas si simple ! Et l'on a amplement pointé, au-delà des récits en apparence innocents et inoffensifs de la Comtesse de Ségur, les bourgeons de l'ambigüité. Dans son remake, Romain Slocombe les fait éclore : ses petites filles modèles deviennent les héroïnes d'un conte inquiétant et pervers, érotique et vampirique. Comme si la comtesse de Ségur avait retiré la sourdine pour écrire un roman destiné à des enfants plus âgés, laissant libre cours à la progression de la cruauté. Comme si elle avait quelquefois rêvé d'être Sade, non plus Comtesse mais Marquise...

  • Quel est le point commun entre un shérif posté dans le désert de Mojave, une hippie qui sillonne les routes californiennes en stop, une musicienne suicidaire égarée dans une petite station des Alpes, et une vieille touriste à Paris désireuse de renouer avec son passé ? Le Japon, leur pays de naissance ou d'origine et inspiration éternelle de Romain Slocombe, qui ajoute à la liste de ses talents celui d'auteur incomparable de nouvelles. Mathieu, illustrateur, tente désespérément de boucler à temps une image pour une grande marque automobile quand il reçoit l'étrange coup de fil d'une dame japonaise très insistante. Kimiko Toyoura demande à s'entretenir avec le père de Mathieu, qu'elle dit avoir connu dans sa jeunesse alors qu'il était expatrié à Tôkyô. Ensemble, lui apprend-elle, ils ont eu un grave accident de voiture, dont elle est sortie défigurée... (Fantôme du passé) Une musicienne japonaise disparaît après un concert à Gap. Kayako a décidé de mettre fin à ses jours mais pas avant d'avoir fait du ski. Elle trouve une petite station déserte, loue une chambre, prépare une bouteille de vodka remplie de barbituriques, et en attendant de passer à l'acte, dévale les pistes et mange de la raclette. Le soir où elle décide de siffler la vodka, rien ne se passe comme prévu... (Refuge) Tantôt noires et violentes, tantôt tragi-comiques, souvent désabusées, ces nouvelles ont en commun une singularité et une justesse épatantes, et illustrent dans leur brièveté le talent de conteur déjà bien connu de Romain Slocombe dans d'autres genres littéraires.

  • Écrivain et académicien dans le Paris de l´avant-guerre, Paul-Jean Husson s´est désormais retiré dans une petite ville de Normandie pour se consacrer à son oeuvre, émaillée d´un antisémitisme « patriotique ». Lorsque la guerre éclate et que son fils Olivier rejoint la France libre, il prend en charge la protection de sa belle-fille, Ilse, une Allemande aux traits aryens et à la blondeur lumineuse. Sa beauté fait surgir en lui un éblouissement bientôt en contradiction avec toutes ses valeurs, car il découvre qu´Ilse est juive, sans toutefois parvenir à brider l´élan qui le consume. Peu à peu, l´univers si confortable du grand écrivain pétainiste, modèle de bon bourgeois enkysté dans ses ambivalences, vacille. Les secrets de familles sortent comme autant de cadavres de leurs placards et à l'heure où son existence torturée est percée à jour par une Occupation aux effets ontologiques imprévisibles, seule une lettre adressée au commandant de la Kreiskommandantur peut permettre à Husson de sauver la face.C´est en salaud imaginaire que Romain Slocombe porte en lui une lettre jamais écrite, une lettre de délation ; il prouve ainsi que la part la plus vile de l´âme humaine ne trouve de meilleure place où se révéler que dans le genre épistolaire.

  • En avant-première, découvrez les premiers chapitres des titres de la rentrée littéraire 2014 des éditions Robert Laffont :
    Littérature française Romain Slocombe, Avis à mon exécuteur Gonzague Tosseri, Le Bal des hommes Jennifer Murzeau, Il bouge encore Littérature étrangère Margaret Atwood, MaddAddam Shani Boianjiu, Nous faisions semblant d'être quelqu'un d'autre John Banville, La Lumière des étoiles mortes

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