Fayard

  • Fauché, dépressif et divorcé, le photographe gaffeur Gilbert Woodbrooke végète au bord du suicide lorsqu´un job inespéré lui tombe du ciel : interprète pour Emiko Yûki, une romancière japonaise de dix-neuf ans, en voyage promotionnel à Londres. Tout irait bien si leur route ne croisait celles d´une petite Roumaine prostituée par les gangs albanais et d´un célèbre "Young British Artist " complètement déjanté, obsédé par les momies égyptiennes et le crime élevé au rang des Beaux-Arts... Hommage au film fantastique britannique, satire des milieux de l´art contemporain et attaque violente contre le néo-libéralisme à la Tony Blair, Lolita complex met en lumière la fascination érotique actuelle pour la femme-enfant en illustrant notamment une de ses dérives : l´esclavage moderne de jeunes adolescentes importées de l´Est et le traitement infligé à ces enfants devenues prostituées. Ecrivain, peintre, photographe et réalisateur, Romain Slocombe entame, après sa tétralogie japonaise, une trilogie tournée, cette fois, vers nos latitudes : L´Océan de la stérilité.
    L´occasion, pour lui, de porter un regard détaché, cruellement amusé mais souvent glaçant, sur les revers d´un Occident fragilisé.
    Lolita complex sera suivi, à l'automne 2009, de Sexy New York et, à l'automne 2010, de Japan Connection.

  • Sexy New York

    Romain Slocombe

    • Fayard
    • 10 Mars 2010

    Début septembre 2001. Gilbert Woodbrooke part visiter New York, on inaugure son expo de photos dans une galerie branchée de Soho, et il doit tenir la caméra lors d´un reportage TV. Il doit aussi contacter une jeune musulmane, Shazna, petite soeur de son avocate, qui est sans nouvelles d´elle. Mais le producteur avec qui il voyage a d´autres projets : il veut réaliser un reportage sensationnel sur l´affaire du Dahlia Noir, ainsi que sur les liens possibles avec les surréalistes réfugiés aux USA pendant la guerre, notamment Man Ray. Le Journal d´une jeune Anglaise, recrutée par un agent de la CIA au début de la Guerre froide, lui a révélé de nouveaux éléments. Quand Gilbert comprend qu´il s´agit du Journal de sa mère, c´est un choc énorme ! En écho à la tempête qui couve sous le crâne de notre malheureux héros, les terroristes d´Al-Qaeda se préparent à détourner les avions qui percuteront les tours du World Trade Center, transformant New York en un véritable cauchemar surréaliste... Pour ce monumental thriller politique, Romain Slocombe a repris chaque piste de l'affaire du Dahlia noir , dont certaines peu connues encore et, pour la première fois dans l´histoire du polar, apporte des réponses concrètes à la plus grande affaire criminelle du xxe siècle : Qui étaient les assassins d'Elizabeth Short ? Pourquoi l´affaire a-t-elle été étouffée par le LAPD ? Quelle est la responsabilité des surréalistes et la signification du dernier chef-d'oeuvre de Marcel Duchamp, Étant donnés..., commencé en 1947 et achevé vingt ans plus tard, ce corps nu de femme tenant une lampe à gaz, enfermée derrière un mur et conservée au Musée d´art moderne de Philadelphie ?

  • Shangaï connexion

    Romain Slocombe

    • Fayard
    • 25 Janvier 2012

    En 1941, six mille Juifs de Pologne munis de visas  de fortune traversèrent la Russie par le Transsibérien  pour gagner Kôbé au Japon, puis le ghetto de Shanghai  occupé par l´Armée impériale. Là, le colonel SS  Josef Meisinger, surnommé le « boucher de Varsovie »,  voulut les faire exterminer par ses alliés japonais.Cette odyssée tragique et peu connue sert de toile de  fond aux nouvelles mésaventures de Gilbert Woodbrooke.  Recherché par la police anglaise et réfugié à  Lyon, le photographe profite de son séjour pour retrouver  la trace de son grand-père, journaliste antifasciste  mystérieusement disparu en France. Sa disparition  pourrait avoir un lien avec une jeune résistante lyonnaise,  rescapée des camps de la mort... où exerçait un  certain Dr Claus Neuberg, responsable à Ravensbrück  d´un programme de stérilisation des détenues.Après Lolita complex et Sexy New York, Romain  Slocombe rend hommage, entre rêve et cauchemar,  au cinéma expressionniste allemand et achève, avec  Shanghai Connexion, le portrait d´un Occident « stérilisé »  par la guerre, les génocides et le choc des idéologies  totalitaires.« Le talent de l´auteur tient en haleine un lecteur sonné. »  François Busnel - L´Express

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