• Berlin chantiers

    Régine Robin

    • Stock
    • 7 Mars 2001

    Ces flâneries berlinoises, inspirées de Walter Benjamin, nous révèlent un Berlin insolite, hanté, mutant. Chemin faisant, Régine Robin nous propose une analyse originale des avatars de la mémoire et de l'oubli aujourd'hui. Historienne, sociologue et écrivain, professeur à l'Université du Québec à Montréal, Régine Robin a publié une quinzaine d'ouvrages dont plusieurs romans.

  • Un roman d'Allemagne

    Régine Robin

    • Stock
    • 26 Octobre 2016

    « Je vis toujours avec une fêlure, une blessure, une béance qui a pour nom l'Allemagne. Je sais que je n'en aurai jamais fini avec l'Allemagne et que l'Allemagne n'en aura jamais fini avec moi. », confie Régine Robin. Dans ce livre hybride et envoûtant, elle mêle fragments autobiographiques, déambulations, réflexions, rêveries et analyses. Chemin faisant, elle fait des rencontres, s'invente des vies et croise parfois des personnages sortis d'un roman pour trinquer avec elle. Telle Nelly la libraire rencontrée à Mayence, dont le récit troublant évoque celui d'un ouvrage de Christa Wolf. Nous la suivons dans les marchés aux puces, à la recherche de cartes postales fanées qui sont souvent l'amorce de micro-fictions. En sa compagnie et celle de quelques fantômes, nous voyageons entre passé et présent, entre le Berlin d'avant la chute du Mur et celui d'aujourd'hui, marchant d'une commémoration à l'autre. Elle nous fraie un parcours mélancolique à travers les oeuvres littéraires des écrivains de l'ancienne RDA et dans cette mémoire juive est-allemande confrontée à toutes les tragédies du XXe siècle. Dans cette balade poignante, Régine Robin sauve le souvenir des espoirs perdus.

  • Le mal de Paris

    Régine Robin

    • Stock
    • 15 Janvier 2014

    Paris a été chanté, filmé, raconté tant de fois ! Mais Paris, aujourd´hui, fait-il encore rêver ? Des photos de Robert Doisneau aux films de Marcel Carné ou aux polars de Léo Mallet, une vision en noir et blanc, réverbères et pavés luisants sous la pluie, a façonné notre imaginaire, avant de se transformer en clichés de cartes postales. La ville estelle condamnée à devenir un musée à ciel ouvert, centré sur sa splendeur patrimoniale ? Ou peut-elle se redéployer, se muer en capitale du XXIe siècle et se projeter dans un nouvel imaginaire grand parisien ?
    Amoureuse des mégapoles et nouvelle flâneuse de notre post-modernité, Régine Robin revisite Paris à l´aune de cette incertitude. Le Belleville populaire de son enfance, inventorié par Georges Perec, n´existe plus depuis longtemps. Il n´était pas vraiment joli, reste un peu de mélancolie. Le quartier où elle habite, près de la gare Montparnasse, à l´ombre de la tour, a été métamorphosé dans les années 1960. On le dit moche, pour elle qui l´arpente, il a son atmosphère, sa poésie, comme les nouveaux espaces, du côté de Bercy ou de la Bibliothèque de France. Foin de nostalgie donc, de « c´était mieux avant », comme si on ne pouvait choisir qu´entre l´image carte-postale d´autrefois et les quartiers-villages pour bobos qui se jouent la comédie de « l´authenticité ».
    Ses déambulations nous mènent au delà du périphérique, découvrant ce qui palpite derrière cette frontière, dans ces banlieues malaimées de la petite et de la grande couronne, où vivent 10 millions d´habitants et où des mondes se rencontrent. Les parcours insolites auxquels elle nous invite croisent aussi la littérature et le cinéma. Dans ses pas, et ceux des architectes, des artistes, des écrivains avec lesquels elle chemine, on prend le pari d´un Grand Paris, avec des rêves à sa mesure.

  • L'immigré fait souvent face à un difficile dilemme: devenir autre ou rester lui-même. Régine Robin, française, mais aussi juive d'Europe de l'Est de par ses parents, rend compte de sa difficile intégration dans une ville qui la rebute d'entrée de jeu avant qu'elle la découvre par petits pans. Régine Robin nous livre son témoignage dans un style postmoderne qui déroute, surprend et captive le lecteur.

  • Le deuil de l'origine

    Régine Robin

    « Le livre de Régine Robin analyse le travail d'une langue inconnue, insue, oubliée dans l'écriture de certains écrivains juifs de part et d'autre du génocide de la dernière guerre. Lan-gue yiddish ou judeo-espagnole, ces langues fantasmées, jamais apprises, servent comme réservoir à fantasmes. Que ce soit Kafka et son discours sur la langue yiddish, canetti retrouvant sur un marché de Marrakech, le souvenir de la langue barriolée de son grand-père, que ce soit Freud disant qu'il ne peut déchiffrer la dédicace en hébreu que son père a écrite en lui offrant la Bible »

    Extrait de: Régine Robin. « Le deuil de l'origine. » iBooks.

  • Fine analyste de discours idéologiques et libre flâneuse de parcours urbanistiques, Régine Robin, historienne, sociologue, écrivain, sest toujours préoccupée, en lisant, en écrivant et en marchant, des questions politiques didentité, de culture et de mémoire. Arrivée à Montréal en 1977, professeur et citoyenne, pugnace républicaine devenant Canadienne et prêtant serment dallégeance à la reine dAngleterre (elle aurait préféré le faire sur la bible de Proust), lauteur de La Québécoite, au bout de trente ans de résidence première, évoque, convoque et disloque tout ce qui fait quelle est « devenue dici » même si, comme elle lécrit, « je ne me suis jamais sentie chez moi ». Dans ce livre qui inaugure la collection « Liberté grande », on trouve une indéniable et cinglante analyse du nationalisme québécois et un questionnement inquiet sur la transculture et lécriture migrante. Bilan dune « allophone dorigine française ».

  • Une synthèse des travaux publiés sur Kafka dont on a fêté le centenaire en 1983. L'approche critique est, ici, autant socio-historique que textuelle.

  • La Parisienne autant que l'historienne se penche sur les romans de Patrick Modiano, la sociologue autant que la piétonne traverse l'oeuvre en parcourant comme autant de rues et de passages les leitmotivs et les obsessions de l'auteur de Rue des Boutiques obscures et de Dora Bruder. L'Occupation fantasmée, l'identité problématique, l'écriture de l'errance, le démêlé entre la mémoire qu'on tente de retenir et l'oubli qu'on essaye de combattre. Nulle autre que Régine Robin n'était plus à même de saisir et d'analyser la manière modianesque, cette petite musique jouée entre malentendus et ambiguïtés, dérives et arpentages, êtres flottants et zones neutres.
    « Je vais donc à mon tour présenter au lecteur mon Modiano tissé de tous les apports des spécialistes, de leurs réflexions, de leurs remarques ; tissé surtout des textes de Modiano qui m'habitent depuis tant d'années, avec lesquels je suis en dialogue permanent, parfois en conflit virulent, sans jamais qu'ils me soient indifférents. C'est aussi cela la littérature, un milieu, une ambiance, une confrontation vivante avec des textes et, à travers eux, avec leur auteur. »
    Ces lampes qu'on a oublié d'éteindre est une enquête littéraire qui distille un parfum de récit mémoriel où affleure le souvenir personnel et tourmenté du Paris occupé.

  • Nous vivons dans un monde obsédé par le passé. Les discours de la mémoire forment aujourd'hui une immense cacophonie, pleine de bruit, de fureur, de clameurs et de controverses. Où que l'on se tourne, un passé commémoré ou haï, célébré ou occulté, raconté, transformé, voire inventé, est saisi dans les mailles du présent.

    Des méandres de la légende de l'Ouest américain à l'effacement des traces dans les pays de l'Est après la chute du mur ; de l'obsession des origines à la disparition des anonymes ; de réécritures de l'histoire en communautés imaginaires remontant à la nuit des temps comme dans certains discours qui se tiennent en Israël et ailleurs ; du grand nivellement qui renvoie parfois dos à dos la Résistance et Mussolini en Italie ou Franco et les Républicains en Espagne aux trous de mémoire persistants de la France coloniale, de l'évanescence du virtuel à la passion de l'archivage et de la conservation, partout on taille sur mesure dans le souvenir et l'amnésie.

  • This book pursues a multidisciplinary approach in order to evaluate the socio-ecological dimensions of infectious diseases in Southeast Asia. It includes 18 chapters written by respected researchers in the fields of history, sociology, ecology, epidemiology, veterinary sciences, medicine and the environmental sciences on six major topics: (1) Infectious diseases and societies, (2) Health, infectious diseases and socio-ecosystems; (3) Global changes, land use changes and vector-borne diseases; (4) Monitoring and data acquisition; (5) Managing health risks; and (6) Developing strategies. The book offers a valuable guide for students and researchers in the fields of development and environmental studies, animal and human health (veterinarians, physicians), ecology and conservation biology, especially those with a focus on Southeast Asia.

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