• Je sais peu de choses. À 73 ans, j'ai juste acquis ce qu'il faut de sérénité pour conclure tardivement : la vie est plus simple qu'on le croit.
    Ce petit livre est né de conversations avec de jeunes amies dont je pourrais être la grand-mère. Leurs questions étaient nombreuses, pratiques, émouvantes, neuves et éternelles à la fois ; leur curiosité de « la vie d'avant », sans limites.
    Ici, je partage avec elles, et avec vous, ce que la vie m'a appris. Sur une quarantaine de sujets, je transmets quelques « points d'or », mes essentiels, esquissés dans le désordre, comme des instantanés stockés dans une boîte à chaussures que l'on découvre un jour où l'on cherchait autre chose. Surgissent quelques réponses, des découvertes, tant de sensations... mais des mystères demeurent.
    Aujourd'hui, je poursuis ma route, celle qui me rapproche de mon ambition intime : l'acceptation joyeuse de la réalité.

  • « Entre la cuisine et moi, une histoire d'amour. Une vraie. De celles qui se renforcent avec le temps. À 75 ans, toute une vie, j'ai aimé nourrir. Cette bible en témoigne : 300 recettes coups de coeur, simples, aux saveurs du monde, de l'Asie au Moyen-Orient, sans oublier la France et le Maroc, mes deux pays. Ainsi se sont tissées ma cuisine et ma vie.
    Le lien recettes et récits s'est imposé. Des petits bouts de vie et de gourmandise. Chacune de ces recettes je la simplifie sans cesse, pour satisfaire mon obsession : convertir les plus novices, à la cuisine. Convaincue qu'au premier essai, elles ou ils feront le plein de joie.
    Je partage ici ma bibliothèque culinaire nourrie par ma culture, mes voyages, mes inspirations, mes rencontres toutes animées par le plaisir de la transmission. Oui, je cuisine chaque jour, par goût, par héritage, par amour, parce que ça me fait du bien, que ma curiosité reste en éveil et ma table toujours pleine.
    Qu'est-ce qu'on mange ce soir ? »

  • La vieillesse n'est pas ce que je croyais. À 75 ans, j'aime mon âge. Ai-je jamais tant aimé ma vie ? Si on m'avait prédit ça à 20 ans, j'aurais ri. La longévité a tout changé. Malgré cela, le jeunisme règne. Trop de femmes ont peur de vieillir, entrent en guerre contre leur âge et en souffrent. Accepter sa vieillesse en étant au mieux de soi, et seulement cela invite, chacune, à rechercher la bonne attitude. Non seulement pour vieillir avec élégance, celle du corps et de l'âme, mais pour vivre enfin libre, la plus belle des promesses de l'âge. Connaissez-vous plus séduisant qu'un être libre ? Vieillir devient alors une aventure : se donner comme projet de rester vivant et non de rester jeune. C'est possible, j'en témoigne, entre renoncements et découvertes.

  • Je suis née de mère cuisinière et de père gourmand. La génétique ayant ses lois et la chance ses droits, je fus élue gourmande et cuisinière. Mais alors que ma mère n'avait guère le choix, pour moi cuisiner en est un, et ce choix ne vaut que par le raffinement. Par raffinement, je n'entends ni caviar ni ortolans, mais la conscience que se nourrir mérite d'être pensé, ordonné et préparé avec plaisir, sinon avec amour. La cuisine est un fait de civilisation. Fondement du lien familial et social, ce geste enseigne le don, le partage et la joie de vivre. Art des saveurs et des nuances, il participe de l'éveil des sens permettant une relation heureuse à la nourriture, et par-delà au corps et à autrui. Aujourd'hui, trop souvent manger fait peur et nourrir ennuie. On mange donc de plus en plus vite, de plus en plus seul et de plus en plus mal des aliments désincarnés. Ce livre, à la fois témoignage et essai, dénonce cette forme de barbarie et montre que la cuisine, celle de la sagesse gourmande, est davantage affaire de désir que de temps, de mémoire que de savoir-faire, de culture que de moyens. Faire avec plaisir, voilà le secret. Réjouir, telle est la récompense. Il y va de notre santé, du lien social et du bonheur du goût. On sait combien les changements de modes de vie influencent les manières de se nourrir. Nous nous apprêtons à vivre autrement - moins de travail, moins d'argent, plus de temps - nous mangerons donc autrement. Pour le meilleur ou pour le pire ? Cela ne dépend que de nous.

  • Je suis née de mère cuisinière et de père gourmand. La génétique ayant ses lois et la chance ses droits, je fus élue gourmande et cuisinière. Mais alors que ma mère n'avait guère le choix, pour moi cuisiner en est un, et ce choix ne vaut que par le raffinement. Par raffinement, je n'entends ni caviar ni ortolans, mais la conscience que se nourrir mérite d'être pensé, ordonné et préparé avec plaisir, sinon avec amour. La cuisine est un fait de civilisation. Fondement du lien familial et social, ce geste enseigne le don, le partage et la joie de vivre. Art des saveurs et des nuances, il participe de l'éveil des sens permettant une relation heureuse à la nourriture, et par-delà au corps et à autrui. Aujourd'hui, trop souvent manger fait peur et nourrir ennuie. On mange donc de plus en plus vite, de plus en plus seul et de plus en plus mal des aliments désincarnés. Ce livre, à la fois témoignage et essai, dénonce cette forme de barbarie et montre que la cuisine, celle de la sagesse gourmande, est davantage affaire de désir que de temps, de mémoire que de savoir-faire, de culture que de moyens. Faire avec plaisir, voilà le secret. Réjouir, telle est la récompense. Il y va de notre santé, du lien social et du bonheur du goût. On sait combien les changements de modes de vie influencent les manières de se nourrir. Nous nous apprêtons à vivre autrement - moins de travail, moins d'argent, plus de temps - nous mangerons donc autrement. Pour le meilleur ou pour le pire ? Cela ne dépend que de nous.

  • D'origine marocaine et de confession juive, vivant en France depuis les années 60, P. Servan-Schreiber est à l'intersection de deux cultures et de deux époques : l'avant et l'après-féminisme. C'est de ce lieu privilégié qu'elle a choisi d'examiner ce qu'il en est, aujourd'hui, de la féminité.

  • « En préparant à manger avec son coeur, fût-ce de temps en temps, les soupes deviennent joyeuses, les légumes chantent, les salades dansent, les vinaigrettes rigolent et vos enfants, vos amoureux, vos amis mijotent ensemble des souvenirs et en redemandent.
    Été comme hiver, j'aime réunir à ma table, famille, ami.e.s, ami.e.s de mes ami.e.s. Et quand la nourriture est bonne, la joie s'invite, le corps et l'âme sont au diapason ; la mémoire est activée, les liens se tissent... à vie parfois.
    Je puise mon inspiration dans mes racines méditerranéennes, dans ma terre d'accueil, la France et ma découverte de l'Asie. Ainsi naquit l'idée de ce livre sur "les grandes tablées" de 10 à 12 convives.
    Découvrez par ces 90 recettes mon ingrédient secret : la JOIE. »

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