• Passé compliqué

    Nicole Tourneur

    Après « Laurie et le souffle du papillon » qui a enchanté le lecteur, De passé compliqué en futur pas toujours simple, Nicole nous fait voyager avec son style, son talent toujours plus généreux. Il a les couleurs de la vie qu'elle veut belle à tout prix. Dans ce nouvel ouvrage, elle raconte la désunion d'une famille, la double vie d'un père recherché après son décès par ses enfants, deux garçons, pour qui le mot « père » ne représente que souffrance. Le trouveront-ils, le retrouveront-ils ? Avec Nicole rien n'est jamais terne ni noir, mais toujours poétique, irisé et juste.
    Les mots viennent du coeur et adoucissent ses images, ses observations et ses personnages. A parcourir de l'âme...

    /> Extrait

    « Le soleil de septembre transperce les cirrus pointant sur Fourvière des flèches chaudes et stimulantes. On accède au sommet grâce à la ficelle. Mécanique asthmatique, le funiculaire cramponne les rails fermement, suffoque, se hisse en grognant. Là-haut, sur le parvis, la basilique éblouit par sa splendeur, elle est belle, magnifique. Certains la comparent à un éléphant renversé mais elle est bien plus que cela. Meringue balsamique, oeuvre éthérée douce aux âmes, enchanteresse innocente, sa pureté subjugue les visiteurs. »

  • Terre brûlante

    Nicole Tourneur

    Après « Laurie et le souffle du papillon » qui a enchanté le lecteur, le « Passé compliqué » qui l'a conduit au Maroc, Nicole Tourneur l'emmène cette fois au Mexique, « Terre brûlante » qu'elle vénère. Elle parvient à faire partager sa passion pour ce pays à travers les personnages qui y vivent ou le vivent, générations après générations, voyageurs ou non, brûlant d'amour, de révolte ou de rien.
    Nicole allume le feu, un feu qui avec elle, crépite et réchauffe toujours.

    Extrait


    « ... Tout va trop vite ! Mes pensées suintent au bout de mes doigts, la plume gratte le papier, elle sarcle la fibre, des particules explosent en pétales colorés que le buvard pompe avidement. J'amorce à peine mon récit, déjà, je voudrais l'avoir terminé. La mer longe la côte sur des centaines de kilomètres, elle excave les falaises, les borde d'une dentelle minérale. En se couchant, le soleil saupoudre de l'ocre sur les rochers escarpés. Deux fois par vingt-quatre heures, la lune aspire l'océan qu'elle rejette dans les abysses, en se retirant, l'eau émiette sur le sable des milliards de coquillages comestibles »

  • Nicole TOURNEUR c'est un sourire, un éclat de rire et ce roman. C'est l'histoire tragique livrée sans drame, sans gémissement d'une victoire sur un mal incurable avec par-dessus tout l'envie de vivre et la volonté d'être. Une écriture forte avec des mots fragiles. Le style d'une romancière.
    Avez-vous déjà vu un papillon? Légéreté, couleurs éclatantes, cage thoracique très développée, démesurée pour un petit souffle qui rappelle celui des personnes atteintes d'asthme... Regardez encore ce papillon.
    A un an Laurie est asthmatique. Depuis ce jour le parasite est en elle, sa vie est différente, elle ne peut pas être une petite fille comme les autres. Et Laurie d'aimer la vie sans savourer la sienne. Elle réalise alors qu'elle peut étouffer son asthme... A son tour.

  • Justine quittée par David un matin après une dispute, elle ne veut pas encore d'enfant, elle déteste le petit-déjeuner au lit...Est-ce bien tout ? Une Justine alors abandonnée, perdue qui se souvient de Lili, une tache d'humidité dans la maison de son enfance, à laquelle elle se livrait. Une Justine confuse qui se prend les pieds dans les plis et les replis de sa vie qu'elle déroule... Une Justine qui descend... au fond... Une main lui est tendue, celle de Nicole, Nicole Tourneur qui écoute les confidences et écrit, écriture automatique, Nicole connaît par coeur Justine. Pour un temps elle la relève. Après la main, lui tend son âme, son corps et... son talent d'écrivain confirmé qui ne renie jamais son entêtement et sa fraîcheur.

    Extrait

    Reléguées en second rôle, les pendules sont muettes. Justine dort quand elle a sommeil, elle mange quand elle a faim. Elle regarde rarement la télévision, les nouvelles alarmantes qui proviennent de l'extérieur la dépriment. Par contre, elle lit énormément et d'une façon différente, elle entre véritablement dans l'histoire, adopte les personnages, s'y attache si fermement qu'au moment de les quitter, elle a le sentiment d'abandonner une famille. Dans son huis clos, elle oublie son corps boursouflé et marbré, bouffi de cellulite, elle s'en détache totalement, il évolue de son côté et elle du sien. Quelle sera la durée de l'expérience ? Justine l'ignore. Cependant, elle soupçonne que son retour sera une renaissance. Elle quittera son cocon en tremblant, comme un papillon anémique, les ailes froissées et les iris écarquillés sur l'inconnu.

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