• Michel Kokoreff dresse une généalogie érudite et édifiante des violences policières inscrites de longue date dans le fonctionnement de l'État français. Alors que la question de ces violences n'a jamais autant pesé dans le débat public et que le déni persiste au coeur de l'État, il en démonte minutieusement les ressorts.  Alors peut-on réformer la police ? Tel est le débat posé.

  • L'ouvrage porte sur la construction de la déviance comme objet. Il s'agit d'interroger ce domaine de recherche actuellement en plein essor et au coeur du débat public sur la sécurité, à partir d'une triple approche : socio-historique, revenant sur l'institutionnalisation de la sociologie de la déviance et du crime, ses figures marquantes, ses revues et ses réseaux ; thématique, intégrant les politiques publiques et les trajectoires pénales en matière de drogues, mais aussi la prison comme butée de celles-ci ; épistémologique et méthodologique. Cet ouvrage a pour fil conducteur les travaux de Claude Faugeron, directrice de recherche au CNRS à la retraite, auteure de nombreux ouvrages et recherches largement reconnus dans le monde francophone. Dan Kaminski est professeur à l'université catholique de Louvain-la-Neuve ; Michel Kokoreff est maître de conférences à l'université de Lille 1 en délégation au CNRS Césames-Paris V.

  • Les débats français sur les drogues ont profondément évolué ces dernières années. On a pris conscience qu'il pouvait y avoir des usages contrôlés de drogues illicites et des usages non contrôlés de produits licites ou détournés. Les auteurs présentent ici des travaux récents qui abordent la question selon trois approches : l'utilisation de produits psychotropes par des populations non stigmatisées comme les lycéens ou les sportifs ainsi que de leur usage " contrôlé " par des populations qui ne se trouvent pas sous le regard de la police et de la justice ; les dispositifs d'aide aux usagers de drogues illicites et de prévention qui se développent partout en Europe, comme le travail de proximité, les points-écoute ou les groupes d'autosupport ; la difficulté de renverser les logiques de fonctionnement d'institutions comme la police et la justice, et d'initier de nouvelles pratiques, de construire une politique de santé publique.

empty