• Recréer le flux d'une existence singulière, y compris dans ses énigmes et ses absences, tel est le propos de cette biographie. Michel Erman explore le cheminement intellectuel et sensible de l'auteur de la Recherche. Il s'attache à inscrire pleinement l'homme et son oeuvre dans le contexte historique de l'époque (la IIIe République, l'affaire Dreyfus, la Première Guerre mondiale), ainsi que dans l'effervescence artistique et littéraire qui la caractérise. Son Marcel Proust retrace une vie marquée par le sentiment du tragique et montre comment l'oeuvre s'est élaborée dans une course contre la mort.

  • À la recherche du temps perdu abrite une foule de personnages, depuis le héros omniprésent jusqu'aux silhouettes fugaces d'une mondaine ou d'un valet. Michel Erman est le premier à se pencher exclusivement sur les quelque deux cents êtres de fiction qui peuplent La Recherche. Il les suit tout au long de la narration, et montre ainsi comment, par touches successives, Marcel Proust réussit à donner vie à Gilberte ou Elstir, Odette ou Charlus, Albertine ou Swann...
    Puis, de la chambre de Combray aux hôtels particuliers du faubourg Saint-Germain, de la cité balnéaire à la cité des doges, Michel Erman explore l'espace proustien et montre à quel point il ne constitue pas une simple toile de fond, mais comment, au contraire, ces lieux sont lourds de sens. Réels ou inventés, ils font esprit et corps avec les personnages qui les habitent, qui les arpentent ou qui les hantent.

  • L'oeuvre de Marcel Proust est un monument de papier qui effraye certains lecteurs, en fascine d'autres et occupe quoi qu'il en soit une place à part dans l'histoire de la littérature. Voici 100 mots pour (re)découvrir l'homme comme l'oeuvre et apprécier les divers aspects de celle-ci. Au cours de cette promenade dans l'univers proustien, des plages de Cabourg à Venise en passant par les Champs-Élysées, nous croisons des personnages, des passions, une histoire éditoriale, un boeuf mode, des catleyas, une vision littéraire, un jeu et des enjeux sociaux, des peintures, une phrase unique, des mensonges... Nous traversons une existence et découvrons une vocation. Au fil des thèmes et des termes, Michel Erman nous donne à voir un Proust à l'oeuvre, qui contemple le spectacle passé du monde et nous rappelle que le temps perdu ne se retrouve que par les mots. À lire également en Que sais-je ?... Les 100 mots du littéraire, Paul Aron et Alain Viala Les figures de style, Henry Suhamy

  • Sept titres, quinze volumes dans la collection blanche de la NRF, près de 4 000 pages : À la recherche du temps perdu est un monument de la littérature, une cathédrale de papier. Elle abrite une foule de personnages, depuis le héros omniprésent jusqu'aux silhouettes fugaces d'une mondaine ou d'un valet.
    Si plusieurs recensions des personnages proustiens ont été effectuées, Michel Erman est le premier à se pencher exclusivement sur les quelque deux cents êtres de fiction qui peuplent la Recherche. Il montre comment, par touches successives, Marcel Proust donne vie à Gilberte ou Elstir, Odette ou Charlus, Albertine ou Swann...

  • Michel Erman s'interroge sur la liberté dans le monde contemporain : aujourd'hui Vladimir Nabokov pourrait-il publier Lolita ? Serge Gainsbourg chanter avec sa fille Lemon incest ? Pierre Desproges balancer sur les ondes des propos ironiquement sacrilèges ? Il est sérieusement permis d'en douter !

    En apparence, nous aimons la liberté, particulièrement en France, mais nous la délaissons en nous laissant souvent enfermer dans des carcans.

    Nous avons sans doute l'impression de mener notre vie comme nous l'entendons et de poursuivre des buts rationnels mais ne serions-nous pas sous la dépendance de nouveaux pouvoirs qui se sont installés sans que l'on s'en rende compte et qui nous poussent à une forme de servitude volontaire ? Selon moi, on en dénombre quatre : le contrôle de la parole dans l'espace public et son influence sur les mœurs (qu'il ne s'agit plus de libérer comme en 68 !), l'emprise des big data à l'ère digitale (instrument de sécurisation mais aussi de contrôle), le nouveau pouvoir de la science sur les corps, ses réalités et ses fantasmes (le transhumanisme) et, enfin, les accès de religiosité qui ont tendance à substituer les inclinations théologiques au droit. Devant ces quatre pouvoirs nous abdiquons souvent notre conscience, c'est-à-dire notre liberté de jugement, au profit de ces directeurs de conscience que sont le conformisme et le besoin de croire. Or la liberté ne s'use que si l'on n'en sert pas...

  • De l'amitié d'une vie au simple copinage en passant par les liens de solidarité, le mot " amitié " désigne des affinités différentes. Dans cet essai de philosophie facile d'accès, Michel Erman en définit la nature - faussement considérée comme banale - et ses manifestations dans notre vie quotidienne. Dans la société actuelle, où l'individualisme semble avoir atteint ses limites, nombreux sont les gens qui cherchent à recréer des liens sociaux. Ils redécouvrent, en particulier, les vertus de l'amitié, longtemps considérée en regard de l'amour comme un sentiment tiède. Il y a quelques années, une étude de la Sofres montrait que 54% des jeunes de moins de 25 ans donnaient plus d'importance à l'amitié qu'à l'amour. Chacun se représente aisément ce qu'est un ami. Cependant, expliciter le sentiment d'amitié n'est pas chose aisée tant ce lien humain paraît, tout à la fois, évident et énigmatique, ainsi que l'exprime la fameuse phrase de Montaigne à propos de La Boétie : " parce que c'était lui, parce que c'était moi ". Comme si l'amitié était sans raison. Cela ne signifie pas pour autant qu'elle n'ait pas de causes et qu'elle soit inconnaissable : il s'agira donc d'identifier les émotions qui la constituent. Ce livre est une tentative de définir la nature - faussement considérée comme banale - de l'amitié et de ses manifestations dans la vie concrète puis d'en dégager la portée éthique. Il sera donc question du processus de constitution du sentiment amical et de son accomplissement dans l'existence. L'alchimie de l'amitié illumine de l'intérieur les relations entre les individus et leur rapport à l'altérité. Elle permet, ainsi, de revisiter des notions, aujourd'hui galvaudées, comme la générosité, cette vertu qui jette l'homme hors de lui et le libère de son égocentrisme, le respect ou encore la fidélité.

  • La colère est le signe qu'à l'ère de l'individualisme, le lien social se forme en priorité à partir des émotions. Quelles sont les raisons qui motivent la colère ? Est-elle positive pour l'homme ? Michel Erman répond à toutes les questions sur cette émotion passionelle en décrivant toutes ses expressions ou incarnations (populisme, vengeance, pamphlet...).Aujourd'hui tout se passe comme si la colère dans ses diverses modalités, qui vont de l'irritation à la haine, irriguait les psychismes de façon valorisante. Le phénomène est récent. En effet, au début des années 2000, on avait tendance à considérer qu'il s'agissait d'une passion aversive, donc quasi interdite et bannie de l'espace social.
    Comment expliquer ce basculement ? Que veut donc la colère ? Quelles sont les raisons d'être de cette émotion passionnelle qui semble la plus trouble en même temps que la plus humaine de toutes ? Pourquoi n'est-elle pas soluble dans le moralisme qui la condamne ? A-elle une positivité pour l'Homme ? Telles sont certaines des questions auxquelles cet essai tente de répondre en décrivant toutes sortes d'expressions ou d'incarnations de la colère (populisme, vengeance, pamphlet...)
    Par ailleurs, vivrions-nous une époque de mécontentements et de désenchantements permanents ? De nombreuses raisons économiques et culturelles dues à la mondialisation des échanges expliquent, pour une bonne part, les mouvements sociaux d'indignés, voire les colères populistes. Certes. Toutefois la colère touche aussi les rapports interindividuels à telle enseigne que savoir se mettre en colère semble parfois une condition de l'existence dans le monde contemporain.
    Nous touchons avec cette émotion, qui est peut-être aussi la plus vieille du monde, à l'opacité des relations humaines entre altruisme et affirmation de soi. C'est cette opacité passionnante que la colère permet d'explorer tout en rappelant un point de vue anthropologique : l'homme n'est pas que raison, c'est d'abord et aussi un être affecté par ces expériences du monde que sont nos émotions.

  • À l'origine, cruor désigne le sang répandu et, par métonymie, la chair sanglante. Les Romains lui opposaient le terme de sanguis, qui désigne de son côté le sang circulant dans le corps mais aussi la force vitale. Au sens premier, l'acte de cruauté est donc une forme particulière de violence qui consiste à déchirer les corps ; mais chez les cyniques grecs comme chez Nietzsche ou Artaud, la cruauté est avant tout l'autre nom de la lucidité. La contradiction entre morale et désir, qui fait toute l'ambivalence humaine, mêle donc cruor et sanguis dans un jeu dialectique... À partir d'une réflexion philosophique étayée sur de nombreuses situations concrètes (camps de concentration, exécutions capitales, terrorisme, mais aussi arts contemporains ou sadomasochisme) où l'homme est capable de balayer toute inquiétude morale, cet essai tend à montrer qu'il n'y a pas de bien et de mal en soi mais des situations dans lesquelles l'individu éprouve la liberté de commettre ou non des actes effroyables aux dépens d'autrui.

  • "J'avais autrefois l'illusion de ressaisir Balbec, quand, à Paris, Albertine venait me voir et que je la tenais dans mes bras", écrit Proust dans Albertine disparue.
    Après avoir recensé les quelque deux cents êtres de fiction qui peuplent A la recherche du temps perdu, Michel Erman explore ici l'espace proustien et montre à quel point il ne constitue pas une simple toile de fond. De la chambre de Combray aux hôtels particuliers du faubourg Saint-Germain, de la cité balnéaire à la cité des doges, les lieux de la Recherche sont lourds de sens. Réels ou inventés, ils font esprit et corps avec les personnages qui les habitent, qui les arpentent ou qui les hantent.

  • Le désir de vengeance est-il purement pulsionnel ? Ou contient-il une part « juste » qu'il conviendrait d'entendre et de comprendre ? Comment penser la vengeance au risque de la morale ? Cet essai a pour dessein d'explorer la passion ambivalente que constitue la vengeance. On ne lira ni une oraison à une coutume défunte, ni un plaidoyer pour une attitude immuable non plus qu'une apologie polémique, mais une invitation à rechercher des principes et à déterminer des valeurs anthropologiques afin de mieux comprendre, voire dominer les désirs vindicatifs comme les faits vindicatoires.

  • OEuvre monumentale, parue de 1932 à 1995, voici donc Le Dictionnaire de Spiritualité enfin publié intégralement de A jusqu'à Z, avec un index particulièrement utile. A beaucoup de points de vue, c'était un défi. Le pari a été tenu. On peut même dire que les fruits dépassent le projet primitif, car très vite les perspectives du début ont été amplifiées et précisées. Dans les années 30, lancer l'idée et assurer la réalisation d'un tel dictionnaire pouvait paraître, face au bloc solide du dogme catholique, une entreprise marginale concernant les techniques de prière, les états mystiques et les divers phénomènes qui parfois les accompagnent... A cette époque, la réflexion chrétienne, encadrée et limitée par une théologie dogmatique, en grande partie déductive et obligatoire, avait besoin d'un nouveau souffle. Voici que la spiritualité, fondée en même temps sur l'expérience et sur la liberté qui président à l'invention des divers chemins conduisant à Dieu, renouvelait toutes les questions... Cette révolution tranquille s'est faite lentement, sans bruit, sans excès. A sa place, avec d'autres éléments similaires, elle a préparé l'éclosion irrésistible de Vatican II ; et aujourd'hui, patiemment, elle aide à bien comprendre l'originalité et le dynamisme de ce concile... Des milliers de collaborateurs, provenant du monde entier et de tous les horizons, ont contribué à faire de ce Dictionnaire ce qu'il est : particulièrement utile à tous ceux qui veulent mieux connaître les auteurs spirituels de divers pays, suivre l'évolution des mentalités, des institutions, des grandes notions fondamentales... et plein d'intérêt pour tous les curieux. Ainsi s'est-il répandu à travers le monde entier et dans tous les milieux.

  • Le xviiie siècle constitue un moment charnière dans l'histoire du roman français. Des mémoires fictifs au récit sentimental, en passant par le roman épistolaire, le genre se diversifie en affirmant de plus en plus son ancrage dans l'expérience des lecteurs[2]. Libérés des alibis épiques ou historiques qui freinaient encore leurs devanciers baroques et classiques, les romanciers procèdent à une exploration systématique des possibles formels ou thématiques de la fiction romanesque. L'expansion du lectorat et l'émergence de nouvelles médiations éditoriales (publications sérielles, collections) donnent lieu à ce que certains historiens ont identifié à une révolution de la lecture du roman, dont témoigne entre autres le célèbre Éloge de Richardson de Diderot[3] : inspirés par la Clarissa de Richardson ou La nouvelle Héloïse de Rousseau, les lecteurs de l'époque revendiquent une lecture que dominent la sensibilité et la subjectivité[4]. Ce double mouvement d'élargissement - de la forme romanesque et de son public - s'accompagne par ailleurs d'une importante réflexion théorique : plus que jamais le roman ne fait l'objet de discours, de débats, de discussions de plus ou moins grande ampleur. Dans sa cinquième édition (1798), le Dictionnaire de l'Académie française peut ainsi prendre acte de la réflexion romanesque développée depuis un siècle, et opérer une première variation dans la définition du terme « roman », qui était resté identique depuis 1694. Le roman cesse alors d'avoir pour contenu exclusif la matière « romanesque » des « aventures fabuleuses, d'amour, ou de guerre » ; il offre aussi au lecteur « des fictions qui représentent des aventures rares dans la vie, et le développement entier des passions humaines[5] ». Cette affirmation du roman et de sa lecture, cette reconnaissance de son pouvoir et de sa valeur exploratoires, rendront possible la légitimation du genre dans la première moitié du xixe siècle.

  • The latest in a series providing chemical physicists with a forum for critical, authoritative evaluations of advances in every area of the discipline, this stand-alone volume focuses on using high resolution molecular spectroscopy to arrive at global and accurate Vibration Hamiltonians.

  • Depuis maintenant quelques décennies, l'intérêt pour le parler saintongeais connaît un indéniable renouveau dont les différents médias portent témoignage. A preuve les auteurs et les interprètes qui en font régulièrement la démonstration avec succès à la faveur de représentations, festivals, publications, scènes associatives. [...] Pourtant, beaucoup aujourd'hui, aimeraient mieux connaître en profondeur le parler savoureux de Saintonge qui plonge ses racines dans le celtique, le latin populaire, le langage du moyen-âge ou ceux des pays nordiques laissés par les marins qui fréquentaient nos côtes ou remontaient le fleuve Charente. Le parler saintongeais a conservé la plupart de ces termes ou leurs dérivés. Prodigieuse aventure que celle d'un dialecte qui a évolué comme la société dont elle est l'émanation sans jamais faire l'impasse sur son passé. [...] Seulement, il n'est guère possible de l'appréhender valablement sans une bonne connaissance, établie sur de solides bases. Et la meilleure méthode est d'aller aux sources, de décrypter l'abondante bibliographie que le parler saintongeais a suscité au fil du temps, afin de débusquer ses racines, tenants et aboutissants, ses subtilités, son esprit, reflets d'une authentique civilisation, particulièrement attachante et qui, entre autres merveilles, se manifeste encore de nos jours par des joyaux romans comptant parmi les plus remarquables de l'hexagone. Titulaire d'un diplôme d'ethnologie, Jean-Michel Hermans n'a pas craint de s'atteler à cette énorme investigation, conduite avec intelligence et opiniâtreté de longues années durant. Et de la mener à bonne fin, réalisant ainsi, selon François Julien-Labruyère dans son Dictionnaire des Charentais, le travail le plus complet qui soit sur le sujet. (extrait de la préface de Charly GRENON).
    Jean-Michel Hermans, qui partage sa vie entre la Saintonge et les Philipines, a entrepris depuis plus d'une dizaine d'années de répertorier tout ce qui a été écrit en parler saintongeais ou sur le parler saintongeais. Il livre ici un travail titanesque qui servira certainement longtemps de référence pour tous ceux qui souhaitent mieux connaître l'écrit de ce parler d'oïl dont le territoire s'étend essentiellement sur les anciens pays d'Angoumois, d'Aunis et de Saintonge.

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