• En une espèce de remake très sensible, sorte de mise à jour un siècle après, Michéa Jacobi, immergé dans sa Provence et dans sa connaissance d'Alphonse Daudet, reprend toutes les nouvelles des Lettres de mon Moulin. Respectueux et iconoclaste, inventif et libre, il retrouve avec un réel bonheur la tonalité de son prédécesseur. Pour l'anniversaire de la mort de Daudet, voilà un bel hommage. Le lecteur qui a en mémoire Les lettres de mon moulin prendra un vrai plaisir à retrouver cette même musique. À la manière de... Non, car l'auteur ne pastiche pas. Sa démarche est plus proche du jazz. Jacobi prend ses standards, Maître Cornille, Les Vieux, Le curé de Cucugnan etc... et fait un nouvel arrangement. Tout y est, le climat, les personnages, l'histoire. Quelquefois, la version 1997 colle de près à la version originale. Dans Les Étoiles, Jacobi finit l'histoire là où Daudet n'avait pas osé le faire. Le troisième âge a changé, les vieux de Daudet étaient fragiles et sédentaires, ceux de Jacobi, modernes et agités, sont membres d'un club du troisième âge. Quand à Vié d'or, on aura compris qu'ici l'histoire se sépare de celle de Daudet, mais, comme l'Homme à la cervelle d'or, il dépense sans compter.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Les mots de tendresse étaient plutôt rares entre papa et maman et quand, quelquefois, leurs regards se croisaient, maman demandait simplement : - Wie gheits, Douvid ? Comment ça va ?

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