• L'histoire de la politique étrangère de la France est étroitement liée à la construction de la nation. De la monarchie et l'empire napoléonien, la diplomatie hérite la souveraineté et une certaine idée de la grandeur (en témoigne, encore aujourd'hui, le protocole des ambassades). Mais à partir du Congrès de Vienne jusqu'à la Seconde Guerre mondiale, le voisin allemand, devenu prépondérant en Europe, a largement rebattu les cartes face à une France diminuée. Depuis 1945, la position de cette dernière est celle d'une puissance moyenne, certes, mais d'influence mondiale, engagée dans la construction européenne. Maxime Lefebvre revient sur cette histoire, et plus largement sur les fondamentaux de notre politique étrangère : les forces et faiblesses de la puissance française ; les acteurs et la chaîne de décision ; les orientations stratégiques.

  • La politique étrangère des États-Unis est singulière, elle résulte d'une dialectique permanente entre les intérêts et la morale, entre le pragmatisme et l'idéologie, entre l'action et la pensée. Après avoir retracé les principales étapes de l'histoire de la politique étrangère américaine, cet ouvarge analyse les instruments et objectifs de ceux qui « font l'Histoire » aujourd'hui.

  • Si l'Union européenne est dotée par le traité de Maastricht d'une « politique étrangère et de sécurité commune », la pratique et les négociations menées depuis 1992 pour la renforcer révèlent surtout le chemin qu'il reste à parcourir pour la rendre efficiente. L'Union est aujourd'hui représentée par une présidence bicéphale et un « haut représentant » - qu'on n'a pas voulu nommer « ministre des Affaires étrangères » -, elle n'a pas de service diplomatique mais un service « pour l'action extérieure », pas d'ambassades mais des « délégations », pas d'armée mais une « politique de sécurité et de défense commune ». Les enjeux ne sont pourtant pas minces : peser dans le partenariat transatlantique, coopérer avec les puissances en défendant mieux ses valeurs et ses intérêts, penser sa sécurité, muscler ses capacités économiques, diplomatiques et militaires, dépasser ses propres divergences, constituer en somme une « puissance européenne ». À lire également en Que sais-je ?... La politique étrangère américaine, Maxime Lefebvre Les 100 mots de la géopolitique, coordonné par Pascal Gauchon et Jean-Marc Huissoud

  • L´Europe ne peut être comprise sans prendre en compte la diversité et l´identité des nations qui la composent. La crise de la zone euro, l´importance toujours redécouverte de la relation franco-allemande sont là pour le montrer. Les différences entre la latinité et la germanité, entre le nord et le sud, entre l´est et l´ouest, entre les grands et les petits pays sont toujours bien présentes malgré l´approfondissement de la construction européenne depuis plus d´un demi-siècle.L´Europe ne se fera pas contre, mais avec les nations. Elle ne peut ni se transformer en État fédéral, ni se déterminer uniquement en fonction de la mondialisation, des Nations Unies ou de l´Occident. Elle ne sortira de ses difficultés actuelles que si elle parvient à réinventer la coexistence de ses nations et à renforcer sa cohésion, en particulier à partir de l´union monétaire. En remettant les nations au coeur de la réflexion, cet ouvrage livre de nouvelles perspectives, pleines d´espoir pour le projet européen.

  • Après le siècle des Lumières et celui des Révolutions, le long XXe siècle apparaît comme le siècle des excès : celui des extrémismes, de la croissance et des crises. La 1re partie embrasse l'ensemble de la période pour montrer la continuité et les évolutions lentes dans certains domaines comme l'économie, la culture et la religion. La 2e partie se concentre sur les affaires internationales, mêlant approche chronologique et thématique. La 3e partie s'intéresse plus particulièrement aux affaires françaises. La 4e et dernière partie adopte une démarche régionale (colonisation, construction européenne, etc.). Chaque exposé équilibre faits et analyses, en prenant soin d'identifier les problématiques permettant de construire une analyse personnelle. Chaque chapitre comporte une chronologie des dates essentielles, des cartes, des paragraphes d'approfondissement, des orientations bibliographiques et des propositions de plans étoffés en corrigés de sujets donnés à titre d'exemple.

empty