• Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • "Zones de turbulence" est un recueil de 8 nouvelles de Maurice Cury parues dans différentes revues entre 1955 et 1991. Il contient : "La mariée est trop belle", "Les Foulards", "Il fait froid dans les boîtes aux lettres", "La petite musique d'Edouard", "Médée", "Extase du vent", "La ténébreuse", "Zones de turbulence"

  • Sur la route de Salina (Kansas, USA), un homme marche sous le soleil atroce. Il entre dans une auberge. La femme qui l'accueille l'appelle son fils. Elle se trompe, mais comme elle est vieille et toquée et qu'elle souffre, Jonas, l'homme, ne la contredit pas. Voilà qu'apparaît maintenant une mince jeune fille qui appelle Jonas son frère. Et encore par lâcheté, et par curiosité, il ne la contredit pas. Où tout cela va-t-il le mener ? Quel avenir lui est promis, quel passé était celui du vrai fils, du vrai frère ? Dans une atmosphère lourde, oppressante, Jonas découvre peu à peu une histoire qui n'est pas la sienne, mais qu'il répète sans le vouloir jusqu'à ce que, par un acte non prévu, il se libère de l'envoûtement et de sa personnalité d'emprunt. Chose rare aujourd'hui, ce roman porte toutes ses vertus enfermées dans l'art d'imaginer, de machiner et de conter. Un vrai piège d'où on ne sort qu'avec le consentement de l'auteur.

  • La fin d'une journée d'été, un crépuscule moite, puis une nuit orageuse. En quelques heures, dans cette atmosphère lourde de samedi soir, où les gosses fuient les logis étroits, où les pères sont ivres de travail et de vin rouge, mille drames vont se nouer de Bagnolet à Montreuil. Avec Jojo, le jeune ajusteur qui tient tête au Grand Fernand et à sa bande, nous partons à la recherche de Bébert son petit frère, qu'il veut soustraire à l'influence des « blousons noirs ». Bientôt, c'est Denise, la fiancée de Jojo, qu'il faut aussi arracher aux mains du Grand Fernand. Mais pourquoi, à son tour, Jojo, entendant hurler les sirènes de la police, fuit-il éperdu dans la nuit ? Une série de « flashes » saisissants donnent son sens à la course hallucinée sur laquelle s'achève un récit dont le ton ne cesse de monter.

  • Éclairé par l'écriture singulière de Maurice Cury, qui paraît à la limite du rêve, « La quête du vent » est un récit bref, sans épanchement, superbe, baigné par l'atmosphère du quartier grouillant de la gare Saint-Lazare, si propice à la solitude, où l'on se croise sans se voir, et où il suffit parfois d'un regard... Le narrateur de ce roman ? c'est Madame Bovary et Don Quichotte. Une vie banale, apparemment heureuse, qui ne le satisfait pas et, soudain, la recherche fiévreuse de quelque chose de vague et d'infini : une Dulcinée à peine entrevue. C'est sans doute la tragédie de l'homme contemporain que Maurice Cury dépeint ici, comblé et insatisfait, incertain de ses navrantes certitudes autant que de son désir imprécis d'un bonheur impossible, et peut-être pas même convoité. Ce désir n'est-il, au bout du compte, que celui de son propre anéantissement social ? Depuis Sur la route de Salina (Denoël), qui fit un film de Georges Lautner avec Rita Hayworth, La parade sauvage (Denoël), Une chaise dans les champs (Albin Michel) et De Gaulle est mort (L'athanor) notamment, le romancier et scénariste-dialoguiste Maurice Cury n'avait jamais atteint une telle perfection de l'écriture. La quête du vent est, à nos yeux, son chef-d'oeuvre.

  • Éclairé par l'écriture singulière de Maurice Cury, qui paraît à la limite du rêve, « La quête du vent » est un récit bref, sans épanchement, superbe, baigné par l'atmosphère du quartier grouillant de la gare Saint-Lazare, si propice à la solitude, où l'on se croise sans se voir, et où il suffit parfois d'un regard... Le narrateur de ce roman ? c'est Madame Bovary et Don Quichotte. Une vie banale, apparemment heureuse, qui ne le satisfait pas et, soudain, la recherche fiévreuse de quelque chose de vague et d'infini : une Dulcinée à peine entrevue. C'est sans doute la tragédie de l'homme contemporain que Maurice Cury dépeint ici, comblé et insatisfait, incertain de ses navrantes certitudes autant que de son désir imprécis d'un bonheur impossible, et peut-être pas même convoité. Ce désir n'est-il, au bout du compte, que celui de son propre anéantissement social ? Depuis Sur la route de Salina (Denoël), qui fit un film de Georges Lautner avec Rita Hayworth, La parade sauvage (Denoël), Une chaise dans les champs (Albin Michel) et De Gaulle est mort (L'athanor) notamment, le romancier et scénariste-dialoguiste Maurice Cury n'avait jamais atteint une telle perfection de l'écriture. La quête du vent est, à nos yeux, son chef-d'oeuvre.

  • Un savant atomiste russe pourchassé par la CIA veut rejoindre la Libye. Roman d'espionnage, pamphlet, roman d'amour, enquête autour d'une femme disparue, bilan mi-amer mi-ironique d'un homme à l'automne de sa vie.

  • Regroupe des textes publiés lors de la guerre du Golfe, ainsi qu'un article écrit au retour d'un voyage à Bagdad. Dans des textes inédits, l'auteur poursuit sa réflexion et sa dénonciation du libéralisme totalitaire.

  • Ces nouvelles ont pour sujet la femme. Relatant rencontres furtives ou durables, aventures souvent sans lendemain, etc., ces histoires sont prétextes à de captivants portraits de femmes. Le mystère de l'éternel féminin !

  • Cet ouvrage démontre que le produit du travail de l'écrivain alimente à la fois la culture et le commerce. La littérature est-elle l'expression d'un regard singulier ou du prêt-à-porter, du rapidement consommable ? L'écrivain doit-il choisir la postérité ou faire partie du peloton qui suit la littérature à la mode ?

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Adolphe faisant la connaissance de Lucien et recherchant son amitié sait-il que celui-ci est l'amant de sa femme ? Pour Germaine, sa liaison avec Lucien, faite de rencontres dans des cafés, des hôtels anonymes, de promenades dans les rues tristes d'une ville provinciale, sera lentement empoisonnée par cette incertitude. Pour Lucien, cet homme n'est qu'un inconnu qu'il rencontre par hasard et dont les tentatives d'amitié l'importunent ? Mais un jour, il le reverra en compagnie de Germaine. C'est donc Adolphe, le mari... que désormais il retrouvera sans cesse sur son chemin. A partir de cet instant, entre Germaine et Lucien, c'est la progressive dégradation d'un amour qui révèle toute sa précarité au contact de leur angoisse. Mais qui est Adolphe ? Que sait-il ? Cherche-t-il à briser l'amour des amants par des manoeuvres troubles, est-il un mari complaisant, ou bien n'est-il qu'un pauvre homme enfermé dans sa solitude qui, en toute innocence, ne recherche qu'un peu d'amitié près de Lucien, qu'un peu d'amour près de Germaine ? Ou bien à travers quelle angoisse, au fond de quel abîme veut-il les entraîner ? C'est le drame, étouffé par la grisaille de la vie quotidienne, de pauvres êtres qui n'aspirent qu'au bonheur, qui le recherchent à la mesure de leurs faibles forces, frôlant des paradis inaccessibles, et que la solitude, l'incompréhension, l'impuissance à communiquer empêchent de s'aimer.

  • Sylvie, enfermée dans sa solitude, doit retrouver à Anvers Frédéric, qu'elle aime. Elle est partagée entre ce souvenir - des malentendus les ont séparés - et celui de son père, éternel voyageur, dont l'absence la mutile. Sur sa route, elle est hébergée dans une grande et riche maison baroque par un couple de vieillards. Leur fils, Claude, qui vit là, oisif et cloîtré, croit retrouver en Sylvie, sa femme Anne, qui est morte mais qu'il croit toujours vivante. Sa mère encourage cette confusion. Sylvie, bien qu'elle proteste farouchement contre cette identification, va lentement se sentir attaquée dans son identité. Elle sera touchée par le charme de Claude, par son désarroi, son pathétique, mais elle ne peut accepter de n'être que le reflet d'une autre, elle refuse des sentiments dont elle n'est que la dépositaire fallacieuse. Mais qui est cette Anne dont le souvenir obsédant dans l'esprit de Claude est devenu mythique ? Et quel est le secret inavouable de Claude qui sera brusquement révélé à Sylvie ?

  • Ce roman échappe à toute classification. Ni « policier », ni « psychologique ». La forme en est volontairement sobre et retenue, mais avec - sans cesse - un arrière-plan frémissant, une palpitation profonde, qui nous tire vers l'angoisse, les regrets, la solitude. Paradoxalement, ce « constat » est un livre poétique. L'auteur de « La route de Salina », de « La Parade sauvage », nous y restitue l'épaisseur du mystère, le poids de l'indicible, si caractéristiques de son oeuvre. Paraphrasant Michel Jobert, Maurice Cury pourrait dire : « Je ne suis ni dans l'avant-garde estampillée, ni dans le confort du roman traditionnel, mais ailleurs... » Un inclassable en somme, ce qui ne fait l'affaire ni des critiques, ni des professeurs qui aiment coller des étiquettes.. Touche à tout, pourquoi pas ? Il aime toucher. Et, dit-il, pourquoi se restreindre, se mutiler ? Le monde social existe, comme existe le monde intérieur. Il fut, en même temps ou tour à tour, aussi naturellement poète que romancier, auteur et théâtre, de radio ou de télévision, que scénariste. Pour le reste, il n'a pas cherché à faire carrière, mais à vivre. Alors, du sondage d'opinion, au cinéma, en passant par le Journal officiel, l'apprentissage du métier de comédien, la correction de presse (il en passe et des pires.) : une succession de choix délibérés et de métiers de hasard. Pour le reste, il est né le 25 juin 1932 à Paris. Enfance libre, internat où éclatent les rêves, études secondaires abandonnées dans l'effervescence du Saint-Germain-des-Prés héroïque, service militaire en Algérie, le temps d'apprendre la révolte et d'y adhérer, puis... (voir plus haut).

  • Ces nouvelles - qui vont du constat à la fable d'anticipation, du fait-divers aux tragédies intimes, sociales ou politiques - ont en commun d'être un regard sans complaisance, une réflexion lucide, sur notre société occidentale, une condamnation de la voie dans laquelle ses dirigeants économiques et politiques l'engagent, et engagent le monde avec égoïsme, cupidité et aveuglement. L'auteur du Libéralisme totalitaire, poursuit sur un autre mode, celui du romancier de De Gaulle est mort, des Neiges du boulevard Davout, de La Quête du vent sa dénonciation de la servitude et de l'exploitation de l'homme, en quête de sa liberté et de son épanouissement.

  • José Charlaz, quarante ans, chef de clinique, marié, deux enfants. Toutes les apparences du bonheur et de la réussite. Pourquoi s'engage-t-il dans une aventure qu'il ne souhaite guère et qu'il croit sans lendemain ? Pourquoi la rencontre d'une jeune coiffeuse tout d'abord faiblement convoitée va-t-elle bouleverser sa vie ? Le portrait inattendu de Liliane Alvarez aperçu chez un photographe va donner à la jeune fille l'attrait du mystère et c'est à partir de là que José va tenter de créer une mythologie autour d'elle.

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