• Nabokov, l'auteur de Lolita, a prétendu qu'il aurait pu être «un grand écrivain français». Les vicissitudes de l'histoire en ont décidé autrement. Le mirage de la Côte d'Azur est omniprésent tout au long de ce roman paru pour la première fois en France, où il fut censuré. Grand admirateur de Ronsard, Flaubert ou Verlaine, Nabokov était passionnément attaché à la langue française, plus douce à son oreille que sa langue maternelle, le russe, et que sa langue d'adoption, l'anglais. Le mot français «plaisir» lui semblait distiller un «supplément de vibrato spinal» par rapport à son équivalent anglais. Non seulement choisit-il de passer les dernières années de sa vie en Suisse, à Montreux, une ville francophone, mais, tel un phalène attiré par la lumière, il ne cessa jamais de revenir en France.

  • Ziama

    Maurice Couturier

    La guerre d'Algérie est terminée depuis trente ans mais continue. Une lettre, retrouvée entre les pages d'un roman occitan, conduit Michel à revenir sur ce funeste passé et son amitié avec Olivier. Témoin et narrateur, il finit par devenir le principal acteur de cette grisante intrigue où l'amour n'est jamais sans risque.

  • Maurice Couturier, spécialiste et traducteur de Vladimir Nabokov (Pléiade) nous offre un roman dans lequel le narrateur imaginatif, fantasque et iconoclaste se demande : et si Nabokov, dans Lolita, n'avait fait qu'emprunter, traduire ou remanier une histoire vraie ! Ce procès, instruit par Albert Pichaut, ne serait-il pas, malgré tout, l'hommage paradoxal adressé à un immense écrivain par un critique exigeant, traducteur de Lolita, romancier de surcroît ?

  • Ce livre, qui prend en compte l'évolution du roman depuis Cervantès et Richardson, ne cherche pas à réhabiliter l'auteur démiurge et garant du sens tel que le célébrait Sainte-Beuve mais à développer une théorie ludique de l'interaction auteur-lecteur, dans le roman nabokovien.

  • Après avoir proclamé la « mort de l'auteur », Roland Barthes montrait, dans Le Plaisir du texte, que le lecteur avait besoin de la « figure de l'auteur » pour reconfigurer le texte et échapper au babil. Le présent ouvrage développe cette proposition, ainsi que celle de Michel Foucault sur la « fonction-auteur » : il présente une théorie intersubjective du roman, montrant que l'auteur et le lecteur sont happés à l'intérieur du texte, quelles que soient leurs stratégies de fuite, et qu'ils interagissent l'un avec l'autre, de manière non symétrique et souvent conflictuelle, à travers ces sujets transitoires que sont les narrateurs et les personnages.
    L'analyse est fondée sur certaines des oeuvres les plus innovantes des littératures française, anglaise et américaine de ces trois derniers siècles - une attention particulière étant réservée aux romans du XVIIIe siècle et à ceux de Flaubert, Proust, Joyce et Nabokov.

  • Le petit carnet rouge offert par la jeune fille à l'enfant de trois ans est-il pure fiction ? La mère le prétendait. L'auteur de ces pages, convaincu du contraire, fait revivre toute une société paysanne rude et grégaire mais chaleureuse, soumise quotidiennement à la loi et au rythme imposé par une église despotique et puritaine, société peu cultivée qui n'est pas loin de penser que la fréquentation trop assidue des livres peut rendre fou.

  • Dans le roman moderne, et depuis le XVIIe siècle, les romanciers ont dû faire assaut de créativité pour discourir sur le sexe, faire discourir le sexe, tout en cherchant à déjouer les interdits moraux, juridiques et surtout esthétiques. Cet ouvrage dresse l'inventaire des principales stratégies narratives et poétiques utilisées en réponse à ce défi par plusieurs grands auteurs appartenant au canon littéraire occidental, depuis Richardson, Sterne, Flaubert, Melville, Joyce et jusqu'à Nabokov, dont certains ont été confrontés à la censure.

  • Le roman a fait du prénom Lolita un nom commun qui se décline à l'infini, sur les affiches et couvertures de nos magazines. Une analyse des différentes figures qui se cache derrière la Lolita de Nabokov.

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