• En 1991, Mariusz Wilk s'est retire sur les îles Solovki, archipel isolé de la mer blanche, véritable microcosme des dépouilles de I´empire soviétique. De là, il observe et tente d'expliquer le quotidien de la vaste Russie, ses contradictions, sa misère et ses grandeurs.
    À Solovki, se reflète I´histoire tumultueuse et complexe de la Russie avec ses hauts et ses bas. L'île abrite en effet depuis des siècles un monastère centre de I'orthodoxie, mais aussi les restes du SLON, premier camp de travail force d'Union soviétique, véritable laboratoire du goulag établi au lendemain de la révolution de 1917. Pendant les six ans de son séjour, Wilk a connu chacun des mille habitants de Solovki, évoqué avec eux leurs destins broyés, pittoresques ou cocasses, affronte avec eux un environnement hostile, mais aussi partagé leur fascination pour I´étrange beauté des paysages du Grand Nord.
    Wilk nous offre là un document d'une rare valeur, une véritable mine de renseignements servis par un style image et lyrique. S'il s'inscrit dans la lignée des écrivains-reporters célèbres en Pologne tels que Kapuscinski ou Krall, son regard original a la fois décalé, fascine et complice fera date dans le genre particulier du reportage littéraire.

    Mariusz Wilk (né en 1955) vit en Russie depuis plus de vingt ans. Opposant politique en Pologne, il y a été emprisonné pendant « l´état de guerre ». En 1989, il quitte la civilisation pour aller vivre dans les îles Solovki et, dix ans plus tard, en Carélie. Il a publié aux Éditions Noir sur Blanc : Le Journal d´un loup (1999), La Maison au bord de l´Oniégo (2006), Dans les pas du renne (2009), Portage (2010) et Dans le sillage des oies sauvages (2013).

  • Mariusz Wilk s'est installé il y a quinze ans dans le nord de la Russie, pour y vivre loin de la civilisation. Mais de nombreux changements sont survenus dans la maison carélienne au bord du lac Onega... Depuis la naissance de sa fille Martusza, l'écrivain redécouvre la nature avec les yeux de l'enfance.

  • « Ces derniers temps, il m´arrive de plus en plus souvent de regarder le monde d´aujourd´hui en prenant mes distances, comme si je le voyais avec les yeux d´un chasseur de rennes du paléolithique supérieur, et tout ce fracas d´admiration sur les possibilités de l´humanité actuelle ne signifie pour moi guère plus que le sourd grognement de joie de mon frère des cavernes au moment où il a inventé l´arc. » Avide de découvrir la vie du peuple mystérieux des Saamis - ou Lapons -, Mariusz Wilk a séjourné parmi eux sur la presqu´île de Kola, dans le Grand Nord russe. De rencontres en découvertes, il raconte la ville de Lovoziéro, ses explorations de la toundra et des montagnes environnantes, et la vie quotidienne des Saamis, sédentarisés de force par le pouvoir soviétique, qui ont su préserver leurs traditions, leur mythologie et leurs croyances chamanistes fondées sur les rennes sauvages dont ils sont l´âmes.


    En suivant leurs traces, Wilk se fraie son propre chemin et dans l´antichambre de l´autre monde, l´écrivain voyageur découvre les paysages qui recueillent les rêves de la Terre dans une communion avec le frère renne.


     

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