• «Il écrirait donc une histoire où les deux personnages les plus importants seraient lui et Hélène et qui raconteraient ce qu'ils avaient vécu pendant les dix derniers mois qui venaient de s'écouler. Elle commencerait au moment même où ils s'étaient rencontrés, ou plutôt, puisqu'ils ne s'étaient pas vus pour la première fois en même temps, au moment où il l'avait vue pour la première fois, où elle avait été annoncée à lui par son ombre sur la photo, la photo du désert. Ainsi commencerait le livre, sur l'image même de ce qu'il y serait dit : que notre vie est pareille à celle d'un désert. Le désert où rien jamais ne change, que l'illusion du changement que la lumière et le vent y apportent en y faisant succéder des apparences. Si bien que les états illusoirement successifs du désert sont comme ceux de notre vie où le désir et l'amour nous sont donnés pour vent et pour lumière.»

  • "Au vent, vives, coquettes et popotes elles froufroutent et grésillent, comme s'il était nécessaire ici d'indiquer qu'il n'est plus compagnie ni foyer, ignorant leurs pareilles, les vieilles tombées qui ont fini par se répartir en couche égale, sûrement silencieusement, attendant que le vent revenu les engage dans un ruissellement ou les pousse à un soufflement comme une expiration, une susurration basse qui se poursuit tant que veut le vent. Mon petit, ô ravissant qui t'es laissé humblement velouter des si divines couleurs qui dans l'air te posent si doucement silencieusement maintenant si bas au dessus du ruisseau qu'attention de ne pas te laisser prendre à l'eau. Oh non ! Ah non tu m'as quitté tu as préféré la vie à ma compassion et ta modestie ne faisait que préfigurer ton effacement. Rugueuse la branche du pin mais si je la lâche je vais aller bouler jusqu'en bas crever le bleu piqueté de bikinis multicolores. Mieux vaut conserver la distance d'où il comble d'une même secrète universelle inspiration que l'air. Demeure encore ainsi le temps que je comprenne quelle musique se déploie dans l'ouverture de tes bras, jusqu'au bout : toute la musique, toute musique ! Trop tôt. Tant pis. De toute façon nous y aurions tous deux sombré."

  • Il est mort ?

    Marc Cholodenko

    Un homme est mort ou plutôt il va mourir, et entérine avant terme son retour à la matière. Voici l'argument, on ne peut plus simple et direct, du nouveau livre de Marc Cholodenko. A partir de là, l'auteur par une prolifération étourdissante de propositions dramatiques, de réminiscences, de raisonnements, d'informations intimes qui mêlent pensée des profondeurs et tours de force syntaxiques, multiplie les occurrences et les occasions d'écriture, de réflexion. Ainsi retarde-t-il l'échéance tout en la rendant encore plus douloureuse, fut-ce au moyen inattendu de l'humour.

  • Vidé, privé d'énergie, le roman continue sur sa lancée à assumer des tâches et se proposer des buts que les médias modernes ont repris à leur compte de manière plus efficace et même, si on en croit les chiffres de l'édition, plus séduisante, au point que certains romanciers leur ont emboîté le pas et fait allégeance, sans doute involontaire, pour produire des romans-reportage ou romans-réalité, sans parler des romans people qui font fond sur la surface médiatique de leurs auteurs, ainsi bouclant la boucle et lui passant au cou le fatal noeud coulant. Bref, pour les écrivains sérieux, le roman est mort depuis longtemps. Pour l'écrivain amusé, il peut être divertissant de lui insuffler un peu de vitalité en rassemblant ses membres épars, comme Isis fit pour Osiris - sans aller jusqu'à prétendre lui refaire le phallus qu'il a perdu à tout jamais - comme dans ce texte, ou tissu, où il invite le lecteur à se sentir libre de progresser au gré d'une flânerie enfantine dont la logique et le cours ne se laissent pas perturber par les sautes de sujet, de temps, de lieu et d'action, en fait comme un poisson dans l'eau que ne dérangent que les coups de queue, ou brusques retournements que, poisson lui-même, s'invitant dans son propre élément, il a tenté ça et là d'y donner pour l'agrément de ceux qui préfèreront une approche plus attentive. Cela avec l'ambition, ou plus modestement l'espoir, de donner à ses confrères l'idée de s'engager dans la voie ainsi ouverte, et d'avoir ainsi fondé un sous-genre romanesque : le commencement, qui pourrait se décliner en milieu ou fin, redonnant ainsi au genre un peu de la vitalité qui lui manque.

  • Taudis / autels

    Marc Cholodenko

    À côté des grandes vérités, coextensives au nombre et à l'influence de ceux qui y adhèrent et à la durée de cette adhésion, existence de Dieu, non-existence de Dieu, destin salvateur du prolétariat, toute-puissance de l'inconscient, monde newtonien, einsteinien, etc., il existe de petites vérités, particulières et même quasi personnelles, comme la beauté de l'objet aimé par exemple et ainsi de suite. Ici la preuve de ces vérités privées et passagères tient dans la cohérence de leur représentation, son style. Elles n'ont pas prétention à survivre au temps de leur énonciation. Ce sont des vérités de style. Kafka : «L'art vole autour de la vérité, avec l'intention bien décidée de ne pas s'y brûler.»

  • Nous avons tous notre héros. Il est celui qui apparaît dans les failles innombrables, qui sont les manques à être, de la vie quotidienne dont ce petit traité est une phénoménologie. Il est celui que nous regardons dans notre miroir, et qui ne nous rend pas notre regard. Il est celui qui ferait ce que nous ne savons pas faire : vivre, mais qui ne le veut pas. Il est l'autre, le plus proche et le plus loin qui nous point en nous retenant dans la pure douleur d'exister, comme pur signe inintelligible de nous-mêmes et que nous ne serons jamais : il est celui qui est dans l'être tandis que nous vivons en vie. Apparente aporie pour un texte apparent car ce qui est désiré et proposé ici en latence c'est l'absence d'un texte, i.e. un texte s'absentant : un écrit engouffré par l'écriture dans la tentative, le rêve, repris à nouveau, de trouver entre dire et penser un chemin vers l'être spécifique à l'écrire.

  • À l'image de l'oeuvre abstraite qui se réduit ou se déploie jusqu'au simple visible, ainsi devenue toute concrète, un texte a été abstrait de toute inten-tion, réduit au simple lisible, à un lisible comme quasi visible, rendu concret comme un mur de pierres sèches posé nulle part, pour rien, séparant rien de rien, le pourquoi du pourquoi pas, entre les deux, un simple là.

    Puis gris que dilue du rose que brûle le bleu poursuit cette recherche à laquelle se voue Marc Cholodenko, obstinée et métho-dique, radicale, désespérée mais lumineuse, d'une écriture qui ne serait que pensée, une pensée pure, dénuée de toute intention, de tout but, de la moindre incidence triviale. « Un simple là ».

  • Les pleurs

    Marc Cholodenko

    « Je voudrais être Rimbaud et je voudrais ne l'être pas. Pourquoi avoir écrit si peu et ensuite tant, et bêtement souffert ? Est-il possible d'écrire comme lui et de ne pas souffrir comme lui ? Je ne crois pas être la seule à m'être posée la question parce que je ne suis pas la seule non plus à vouloir le peu qu'il a donné et refuser tout
    ce qu'il a perdu. »
    Ainsi écrit Andréa Bajarsky, si jeune, si belle, si douée. Et qui pourtant, tout au long de ces pages, celles de son journal, comme celles qui retranscrivent les sentiments de ses proches, va peu à peu sombrer dans la folie - trop d'intelligence ? trop de sensibilité ? trop d'orgueil ?

  • Vivant est un adolescent qui passe ses vacances dans le midi, au bord de la mer. Il surprend les jeux érotiques d'une voisine dont il va tomber éperdument amoureux. Peu à peu celle-ci va en faire l'esclave de ses fantasmes. Un jour, Vivant tente de se rebeller. Il commet alors un acte qui déchaînera la vengeance de son amie. Cette vengeance diaboliquement étudiée et conduite s'étend tout au long de la dernière partie du roman. Elle passe par une succession d'outrages qui auront finalement raison de Vivant. Vivant Lanon est avant tout un jeune homme fou d'amour. Fou, c'est-à-dire prêt à tout pour obtenir d'une femme les sentiments passionnés qu'il lui porte. L'histoire de cette passion extrême, cruelle, érotique et fatale se déroule à la manière d'un implacable roman policier.

  • Je te fais un dessin

    Marc Cholodenko

    "Impersonnelle et cependant plus prégnante qu'aucune, l'intimité de la nuit la voilà trouée par la ligne intermittente d'un blanc jaunâtre dont l'origine lointaine, invisible et silencieuse, signifiant tour à tour la menace et le désintérêt selon la direction des phares, ne se laisse identifier que par les plus spécifiques des inclinations que la machine en général emprunte et manifeste à l'humanité dont celle-ci en particulier aime singer la destinée en sa progression à la fin toujours aléatoire, qu'elle soit ultime ou momentanément reportée, à moins que jetée plutôt que filée, la métaphore aille bondissant de rocher en rocher jusqu'au fond de l'eau où son véhicule perdure dans sa fonction symbolique parfois déléguée et réduite à la métonymie d'un ou plusieurs pneus, d'aventure reposant inclinés l'un contre l'autre, tendrement disposés par le hasard de la stase en abrégé d'éternité."

  • Je l'ai dit : je suis un malin, un rusé, mais il a fallu tout abandonner : partir, voguer. Ah ! ce las hiver n'en finissait pas, avec ses senteurs de tombe. Aussi ai-je donné la main à ce qui en moi, dédaigneux de toute cette science amassée, voulait lâcher, s'exclure. Je suis parti. Je ne sais s'il aurait fallu m'arrêter car depuis lors j'ai tout perdu, tout désappris : je ne pourrais tenir la chaire de la plus ridiculement insignifiante discipline. Celle-là, parlons-en : c'est elle qui m'a eu : je suis son esclave et je ne sais même pas ce qu'elle veut me faire faire. Bref, je suis un miséreux, un perdu, j'erre - mais on me voit, on me signale de chemins en chemins, j'ai les amis de passage, les imbéciles, les miséricordieux -, tous le savent et me le cachent bien. Un jour ils me feront la surprise : ils me diront ce que je fais. Ne rien leur dire serait leur faire plaisir, donner un sens de plus à leur bonté. Aussi tairai-je la réponse que j'ai déjà préparée : "le bruit dans le bois qui flambe, le hêtre, l'ermite, le sansonnet."

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • La poésie la vie

    Marc Cholodenko

    Petit traité de poésie ce livre est aussi partie d'un jour de poésie : l'interrogation sur les métamorphoses du genre, sur l'impossibilité qu'il y a à le définir s'inscrit dans son exercice même. Cela ne cesse pas, ne cessera jamais, s'en va, s'en revient différemment, ou revient ailleurs, avant, après, ne se fixe pas, ne s'attrape ni ne se définit sinon dans l'impossible accumulation de ses définitions contradictoires, passées et à venir, dans l'usage illimité qu'il faut en faire, à propos de tout comme de rien qui en devient tout.

  • Quasi una fantasia

    Marc Cholodenko

    Il n'y a pas un narrateur dans ce roman, il y en a cent. Ou plus encore. Des hommes, des enfants, des femmes. Il n'y a pas une histoire, non plus, mais des centaines. Des comédies et des drames, des méditations et des pochades, des récits et des confessions. À une vitesse vertigineuse. Avec une virtuosité affolante. Et de la gravité, et de l'humour. Ce que suggère cette fête insensée, c'est l'illimité de la fiction, et sa fragilité, et sa grandeur, et son perpétuel recommencement. La fiction, cette voix unique qui s'alimente à ce mystère que les mots qui nous donnent le monde nous le retirent tout pareillement. «Je dirai que c'est un art inconscient que je recherche. Un art non pas réalisé inconsciemment, mais reçu inconsciemment. Pas non plus un art minimal mais un art du geste minimum, du fondement subjectif minimum. Un art qui pourrait se décrire dans son activité, sa création, comme un unique geste de la main. Par exemple, tendre la main au dehors et rassembler en un faisceau, du simple geste de la refermer, les voix qui passent du monde. Un simple geste de la main.»

  • Avec Bela Jai, Marc Cholodenko donne son livre le plus achevé, le plus séduisant, le plus exigeant aussi.

    A mi-voix, comme en une confidence faite à un ami, il réussit à nous rendre sensibles ces moments fragiles et bouleversants où les mots de l'écrivain ne sont plus « juste des mots », sans être encore devenus ces « mots justes » qu'il recherche et redoute à la fois. Refusant les facilités rhétoriques, les « abracadabras », de « Gaspadin Pissatiel » (Monsieur l'écrivain), et de ses doubles grotesques Namby Pamby et Willy Nilly, toujours prêts à « ouvrir... d'un coup, crac, le ventre du secret intérieur des gens », Marc Cholodenko met toute sa maîtrise d'une prose cristalline à nous maintenir au plus près de ce qui, dans le monde, « est fait de légèreté pour échapper passe tous les sas échappe aux pênes successifs aux tulles successivement tendus de la pensée... »

  • Filet

    Marc Cholodenko

    «Non pas comme si on pouvait prendre le réel au filet puisqu'il est lui-même filet mais dessiner ce filet ou plus modestement l'évoquer.» Tout du monde semble être convoqué dans cet espace apparemment réduit du livre : les croyances, les sentiments, les choses, les gens, le monde extérieur comme le monde intérieur ou son illusion. C'est, à la manière propre à l'auteur, précise et sobre et en même temps impitoyable car dénuée de pathos, que cet étalage de réalité a lieu dans la connaissance simultanée de sa vanité voire de son impossibilité. La réalité comme un mur immense et infranchissable ou alors si dérisoire. Les deux. Ce livre est à la fois désespéré et désespérant. Mais il finit par suggérer une certaine idée de l'héroïsme.

  • Un rêve ou un rêve

    Marc Cholodenko

    Un rêve. Il est impossible de faire parler la langue. Il est impossible de tenter de faire parler la langue. Cette tentative ne peut même pas s'assumer soi-même, a fortiori s'avouer. C'est donc en rêve que s'anime l'inertie essentielle et fondamentale de cette impossibilité. Un cénotaphe se définit soi-même : un tombeau qui s'érige dans l'attente de son corps. Une page est le lieu où le vertical et l'horizontal se rencontrent sur le même plan, celui du trou. Et encore : Ce qu'on ne peut déjà comprendre, il est possible de le décrire. Ce qu'on ne peut encore réfléchir il est nécessaire de le montrer. Mais ce qui ne sera jamais pensé il est donné d'y veiller toujours en dire.

  • Imitation

    Marc Cholodenko

    Dans cette Imitation, il est fait comme si. Comme si on pouvait penser la pensée, temporer le temps. Comme si l'implication même qui nous fait percevoir du successif pouvait être expliquée. Comme si on pouvait formuler ce qui formule. Ainsi, cette utopie uchronique ou cette uchronie utopique n'imite rien. Elle imite comme si imiter était un verbe intransitif dont le lointain synonyme serait être comme penser, penser comme être condensés et mis à plat en une relation impossible: écrire. Cette imitation relate cependant quelque chose, une poursuite du sens, étant entendu que le sens ne peut être autrement, en dernière instance, que d'imiter le sens. À cet indéfinissable, est-il permis de prêter le nom d'un autre indéfinissable : beauté? Le sens serait la beauté dans la mesure où la beauté du sens serait le sens de la beauté. Le sens : souvenir élaboré d'un point de beauté, d'une ponctuation première comme origine du sens. Imitation : du souvenir, revenu spontanément redonner ce coup de poinçon qui ne fut jamais donné, à l'air, et créa l'air, à l'eau, et créa l'eau, à rien, et créa rien. Comme si ce que nous pointons nous l'abolissions, mais en créant du même coup, le faisant jaillir tout autour - le temps que jaillir retombe -, tout ce qui l'entoure et même ce que comprend ce qui l'entoure.

  • Nyc

    Marc Cholodenko

    Il s'agit d'une variation sur la représentation, la valeur des images, leur disparition. Et sans doute aussi sur la recherche d'un définitif apaisement. Sa justification? Ou encore, de manière plus rassurante, sur un processus désiré d'intériorisation. Comme le dit l'auteur : «Qu'il demande si c'est une figure une image tu dois répondre la fin des images est la réalité vraie. La douce douce noire noire surface du basalte poli aussi noire que douce. Vous me parlez là d'une statue de dieu d'une pierre mortuaire. Que nenni il faut dire : rien que d'une surface : la fin d'une certaine durable agitation : fixée la vibration : le son rentré en soi : enfin musique!»

  • Glossaire

    Marc Cholodenko

    «OEuvre pour son auteur est le signe qu'il fait de l'oeuvre. OEuvre pour son auteur n'est pas l'effort de son entreprise, la durée de sa réalisation ni les diverses gratifications liées à sa divulgation. OEuvre n'est pas le besoin de la produire quelle qu'elle soit ni le désir de la faire telle qu'elle sera. OEuvre n'est pas pour l'oeuvre ni pour l'auteur ni pour le public. OEuvre est en soi, posée en soi par l'auteur entre l'auteur et lui-même. OEuvre est espace que se ménage l'auteur entre lui et lui. Qu'il n'est pas lui, tout ce lui, rien que ce lui-là, heureusement, - que l'oeuvre soit le montre ; qu'il n'est pas pas lui, rien que non-lui, un tout autre-là, heureusement, - que l'oeuvre soit d'un auteur le montre. Entre être et n'être pas, l'auteur, par l'oeuvre, se ménage un délai, un suspens, une trêve. Entre les deux termes de l'impossible alternative il pose un lui qui y est. Qu'il y ait lui, c'est cela le signe que l'auteur fait par l'oeuvre, non pas à lui-même, ni à autrui, mais à l'oeuvre, seule à pouvoir le retenir, en contenir le sens et la portée.» Marc Cholodenko.

  • Qu'est-ce que c'est, regarder une rue, se regarder dans la glace, regarder le ciel, un paysage, une statue dans un parc? Chacun de ces 'petits portraits' pose cette question, à sa manière et dans un cadre objectif précisément délimité. De ce fait, chacun interroge aussi la place du sujet regardant (écrivant). Est-il seul au monde, est-il, au monde, la seule réalité à soi-même accessible? Un regard pourrait-il s'ouvrir assez pour se laisser toucher, dans chacun de ses moments les plus singuliers par un voir commun qu'on pourrait croire venir des choses mêmes? Ce sont de ces moments singuliers que proposent ces poèmes, sous la seule lumière d'une langue aux mots clairs et obstinés, avec pour horizon le possible d'un voir commun, cette réconciliation.

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