• « Tom Pouce version fin de siècle » est le fruit dune commande : de trouver, dans les contes de Perrault, un sujet de pièce pour adulte. Une comédie typique des théâtres dété, contemporaine et sans tartes à la crème. Et comprenant une importante distribution.
    Cest ainsi quest né Tom Pouce, dun croisement entre le Petit Poucet, son cousin américain Tom Thumb, et ses différents avatars allemands, danois, indien... Sans oublier quelques éléments du fameux Ti-Jean.
    « Tom Pouce version fin de siècle » présente donc les aventures et les déboires dun petit bonhomme mesurant un pouce, dont la venue est annoncée par lAnge Gabriel, qui sera abandonné par ses parents, tenté par les Sirènes dUlysse et menacé par un Ogre. Il perdra la tête en devenant amoureux de la fillette fatale Saloma, visitera les entrailles de la vache bègue et se mesurera en force et en intelligence à Hercule, celui-là même qui pète plus haut que le trou. Tout cela, en 10 scènes et 20 personnages.

  • Dans « Dialogues fantasques pour causeurs éperdus », une relation curieusement complexe se donne en spectacle. Celle de deux êtres interdépendants mais qui ne peuvent se ladmettre, et qui, pourtant, recherchent la vérité, lauthenticité, la simplicité. Celles-ci leur échappent alors quils se remémorent une vingtaine dannées passées ensemble. Jusquoù leur faudra-t-il reculer pour quune parole franche et soutenue surgisse ?

    Leur histoire se délie dans une série de douze tableaux, des scènes « jouées » et des scènes dites « vraies ».« Dialogues fantasques pour causeurs éperdus » nest pas pour autant tout à fait du théâtre, ni une collection de récits. Outre le théâtre, certains textes sont issus du cinéma, dautres de la description littéraire, du journal intime et des prolégomènes à linstallation. Du théâtre comme lauteur le revendique : « nouveau, libre des anciennes contraintes identitaires et tourné vers lavenir » Voix plurielles, 9.1 2012 Créés en partie dans le cadre dune résidence artistique au centre de recherche-création Matralab à Montréal, « Dialogues fantasques pour causeurs éperdus » est également un essai sur le processus créateur.

    Le livre se distingue par sa facture visuelle et matérielle grâce à un travail de design typographique signé Nathalie Dumont.

  • Il y a seize ans, Alexandra a quitté son village en disgrâce. Elle était la Cassandre des lieux : elle avait le don de prophétie, mais la malédiction qu´on ne la croit jamais. Son départ a laissé un trou béant que sa tante Marguerite a cherché à combler par un culte de seize femmes muettes dédié à son souvenir.

    Aujourd´hui, après seize ans de pérégrinations, Alexandra rentre, épuisée, au bercail. Celle qui troublait par ses visions ne dit plus rien. Aphone, elle inquiète d´autant les villageois par son silence. Que cache-t-elle de si terrible qu´elle n´en dit rien? Pourquoi est-elle revenue après seize ans?

  • Résolument éclatées, les trois pièces qui composent ce recueil sont un véritable cri du coeur d'une génération en proie au désarroi qui cherche à changer le monde, quitte à en bousculer les conventions.

    La litière. Un couple se dispute, c'est la fin, ou presque : il faut attendre le matin. Dans le lit, Ludwig et Mae s'aiment et se déchirent, entre souvenirs et fantasmes. Viendra les rejoindre un livreur de chinois, qui se laisse prendre au jeu.

    Rappel. Mae partie, Ludwig se retrouve seul face à ses démons et à son répondeur. Entouré d'un pape parmi tant d'autres, d'une muse déchue et de la vache à Giacometti, il tente alors d'échapper à l'emprise du monde extérieur, quitte à en finir une fois pour toutes avec celui-ci.

    Ressusciter. Ludwig a été retrouvé mort dans son bain dans une invraisemblable mise en scène. Mae livre un monologue dans lequel elle se remémore les derniers instants, les regrets, les reproches aussi, et tente de faire revivre, une dernière fois, son amour défunt.

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