• Grand poète parnassien reconnu et célébré, José-Maria de Heredia n'a publié qu'un recueil : Les Trophées. À travers ces poèmes, il retrace l'histoire mondiale de l'Antiquité à la Renaissance (la Grèce et la Sicile, Rome et les barbares, le Moyen Âge et la Renaissance, l'Orient et les Tropiques). La finesse et la précision de sa langue servent ici les divers portraits des civilisations et des grandes conquêtes qui ont marqué le monde. Le présent recueil rassemble la totalité de sa poésie. José-Maria de Heredia est né à Cuba en 1842. Venu en France, il intègre l'École des Chartes et voit ses poèmes diffusés dans des revues littéraires. Les Trophées ont paru en 1893. Il a été élu à l'Académie française en 1894.

  • José-Maria de Heredia (1842-1905), l'auteur du célèbre recueil Les Trophées, est né à Cuba avant de rejoindre la France en 1851. Si la lecture d'un recueil de Leconte de Lisle décida de sa vocation de poète, il est aussi disciple de Hugo et de Chénier. Mais le genre du sonnet, dans lequel il excelle, le place dans la lignée de Du Bellay, Marot ou Maynard. C'est l'oeuvre poétique complète de ce poète magnifique et complexe qui est ici rassemblée.

  • LES TROPHÉES

    Jose-Maria De Heredia

    LE temple est en ruine au haut du promontoire. Mort a mêlé, dans ce fauve terrain, Les Déesses de marbre et les Héros d'airain Dont l'herbe solitaire ensevelit la gloire.Seul, parfois, un bouvier menant ses buffles boire, De sa conque où soupire un antique refrain Emplissant le ciel calme et l'horizon marin, Sur l'azur infini dresse sa forme noire.La Terre maternelle et douce aux anciens Dieux, Fait à chaque printemps, vainement éloquente, Au chapiteau brisé verdir une autre acanthe ;Mais l'Homme indifférent au rêve des aïeux Écoute sans frémir, du fond des nuits sereines, La Mer qui se lamente en pleurant les Sirènes.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • OR, le Spectre dardait ses rigides prunelles
    Sur l'Homme de qui l'âme errait obscurément,
    Dans un âpre désir des Choses éternelles.
    Et qui puisait la vie en son propre tourment.Et l'Homme dit : - Démon ! qui hantes mes ténèbres,
    Mes rêves, mes regrets, mes terreurs, mes remords,
    O Spectre, emporte-moi sur tes ailes funèbres,
    Hors de ce monde, loin des vivants et des morts.Loin des globes flottant dans l'Étendue immense
    Où le torrent sans fin des soleils furieux
    Roule ses tourbillons de flamme et de démence,
    Démon !Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Les Trophées

    ,

    • Ligaran
    • 30 Janvier 2015

    Extrait :
    "Soleil couchant Les ajoncs éclatants, parure du granit, Dorent l'âpre sommet que le couchant allume ; Au loin, brillante encor par sa barre d'écume, La mer sans fin commence où la terre finit. A mes pieds c'est la nuit, le silence. Le nid Se tait, l'homme est rentré sous le chaume qui fume ; Seul, l'Angélus du soir, ébranlé dans la brume, A la vaste rumeur de l'Océan s'unit."

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