Gallimard

  • Les deux hommes levèrent les yeux car le rectangle de soleil de la porte s'était masqué. Debout, une jeune femme regardait dans la chambre. Elle avait de grosses lèvres enduites de rouge, et des yeux très écartés fortement maquillés. Ses ongles étaient rouges. Ses cheveux pendaient en grappes bouclées, comme des petites saucisses. Elle portait une robe de maison en coton, et des mules rouges, ornées de petits bouquets de plumes d'autruche rouges.

  • 'Le soleil se leva derrière eux, et alors... brusquement, ils découvrirent à leurs pieds l'immense vallée. Al freina violemment et s'arrêta en plein milieu de la route.
    - Nom de Dieu ! Regardez ! s'écria-t-il.
    Les vignobles, les vergers, la grande vallée plate, verte et resplendissante, les longues files d'arbres fruitiers et les fermes. Et Pa dit :
    - Dieu tout-puissant !... J'aurais jamais cru que ça pouvait exister, un pays aussi beau.'

  • La perle

    John Steinbeck

    'Dans la ville, on raconte l'histoire d'une grosse perle - comment elle fut trouvée, puis perdue à nouveau ; l'histoire de Kino, le pêcheur, de sa femme Juana et de leur bébé Coyotito. Et comme l'histoire a été si souvent racontée, elle est enracinée dans la mémoire de tous. Mais, tels les vieux contes qui demeurent dans le coeur des hommes, on n'y trouve plus que le bon et le mauvais, le noir et le blanc, la grâce et le maléfice - sans aucune nuance intermédiaire.'

  • Rue de la sardine

    John Steinbeck

    La Rue de la Sardine, à Monterey en Californie, c'est un poème ; c'est du vacarme, de la puanteur, de la routine, c'est une certaine irisation de la lumière, une vibration particulière, c'est de la nostalgie, c'est du rêve. La Rue de la Sardine, c'est le chaos. Chaos de fer, d'étain, de rouille, de bouts de bois, de morceaux de pavés, de ronces, d'herbes folles, de boîtes au rebut, de restaurants, de mauvais lieux, d'épiceries bondées et de laboratoires. Ses habitants, a dit quelqu'un : 'ce sont des filles, des souteneurs, des joueurs de cartes et des enfants de putains' ; ce quelqu'un eût-il regardé par l'autre bout de la lorgnette, il eût pu dire : 'ce sont des saints, des anges et des martyrs', et ce serait revenu au même.

  • En Californie, entre Salinas et Monterey, des familles de fermiers vivent prospères et paisibles. La terre est riche et facile à travailler, les fruits des jardins sont les plus beaux de Californie. John Steinbeck décrit ces familles avec tendresse et humour. Le même paysage rassemble des personnages très divers qui, sous le même ciel, construisent un rêve intimement mêlé à la terre, aux fleurs, aux animaux, au grand souffle cosmique des saisons.

  • Quel secret cache la jolie Jelka derrière ses grands yeux noirs et son sourire toujours tendre et impassible? Comment la frêle et maladive Emma s'y prend-elle pour obliger son mari à rester dans le droit chemin? Qui est cette femme mystérieuse qui veut acheter un serpent à sonnette? Et Mama Torres, une veuve à la poigne de fer, qui voit son fils devenir un homme?
    Dans un monde d'hommes, rude et impitoyable, quatre portraits de femmes fortes par l'auteur des Raisins de la colère.

  • Au dieu inconnu

    John Steinbeck

    Joseph Wayne et ses frères Thomas, Burbon et Benjamin vont exploiter une grande ferme en Californie.
    Bien que Joseph ne soit pas l'aîné des frères Wayne, c'est lui que tout le monde reconnaît comme le chef de famille. Il est fort, tranquille et juste. C'est à lui d'ailleurs que son père, le vieux John Wayne, a donné sa bénédiction solennelle, tout comme un patriarche de la Bible.
    John Steinbeck ne se borne pas à faire vivre des personnages d'une grandeur tragique, mais il décrit aussi avec une poésie puissante les paysages splendides de la Californie et retrace les difficultés des pionniers du début du siècle.

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