• "Je ferai de mon mieux..."
    C'est par ces mots qu'à l'âge de onze ans, Victoria accueillit la nouvelle de son accession au trône britannique. Point d'exultation, point de fanfaronnade à l'idée de régner, mais une ferme résolution qui n'ignorait ni les difficultés ni la grandeur de la tâche.
    Pourtant, quand en 1837, tout juste âgée de dix-huit ans, elle devint reine du Royaume-Uni, elle tint à monter seule sur le trône, rejetant l'influence de sa mère et des conseillers que celle-ci cherchait à lui imposer. Forte du soutien éclairé de son mari le prince Albert, bientôt mère d'une très nombreuse famille, c'est avec passion qu'elle exerça son métier de reine, n'épargnant aucun effort pour exalter le rayonnement de la monarchie constitutionnelle et exercer un pouvoir politique réel.
    Victoria, impératrice des Indes, « grand-mère de l'Europe », régna près de 65 ans (moins désormais qu'Élisabeth II) et son image se confond, aujourd'hui plus que jamais, avec celle de son siècle. Elle est devenue au fil du temps, l'immense icône d'un Empire britannique à son apogée.
    C'est la vie surprenante de cette femme au caractère bien trempé, souvent exaltée derrière une façade volontairement austère, que Joanny Moulin nous invite à découvrir. En racontant la vie de Victoria, il fait revivre sous nos yeux un siècle d'histoire britannique.

  • Comment naquit, sous la main de fer d'une héritière improbable, l'Angleterre que nous connaissons ? Cette biographie-monde de Joanny Moulin restitue à la fois un personnage majeur de l'histoire et un moment clef de civilisation. Elle tisse dans le même récit la marche irrésistible d'une reine vierge vers le pouvoir absolu et l'ascension soutenue d'une puissance insulaire vers la domination planétaire. De l'Irlande aux Indes, d'Édimbourg à Istanbul, des officines de la City aux couloirs du Vatican, voici une fresque qui mêle querelles de successions et guerres de religions, emprisonnements et assassinats, révoltes paysannes et rivalités continentales sur fond de batailles terrestres et d'incendies maritimes. Ces hommes de talent que furent le corsaire Francis Drake, l'espion Francis Walsingham, le bourgeois Thomas Gresham, le théologien Thomas Parker, l'écrivain William Shakespeare ne firent-ils que servir le rêve de revanche de la fille d'Anne Boleyn, la souveraine décapitée, et d'Henry VIII, l'ogre monarque qui l'avait reniée ? N'est-ce pas au contraire parce qu'elle fut à la fois femme et politique incomparable qu'Élisabeth Tudor bâtit une nation si résolue à affirmer son indépendance qu'elle en fit pour le reste de l'Europe, et jusqu'à aujourd'hui, la « perfide Albion » ?

  • William Butler Yeats est un poète hermétique, allusif, d'accès souvent difficile. Ses poèmes sont néanmoins d'une grande beauté, qu'une compréhension plus approfondie de leurs significations peut encore rehausser.Le présent ouvrage se propose d'amener le nouveau lecteur à une familiarité éclairée avec cette poésie. Il fournit des clés, il apporte les connaissances contextuelles indispensables. Mythologie celtique, hermétisme rosicrucien, philosophie néoplatonicienne, occultismes divers, histoire d'Irlande, circonstances de la vie du poète, symbolisme et cosmologie propres à W. B. Yeats, sont autant de domaines dont les grandes lignes nous sont succinctement et utilement rappelées.Cette étude s'attache à l'analyse de poèmes choisis dans l'édition de J. M. Dent, en restant au plus près des textes afin de suivre l'évolution de l'oeuvre de Yeats.

  • « You are simply the best of British. » Ces mots de Tony Blair adressés à la souveraine du Royaume-Uni résument bien ce qu'est, à nos yeux, Élisabeth II : une icône.
    Étrange destin pour une femme que sa naissance ne prédisposait pas à régner. L'abdication de son oncle Édouard VIII en 1936, en plaçant son père sur le trône, a fait d'elle l'héritière de la Couronne et l'a mise comme malgré elle, à dix ans, sur le devant de la scène. Elle ne l'a plus quitté.
    Élisabeth II est devenue reine en 1952 : voilà soixante ans qu'elle incarne l'une des plus vieilles monarchies du monde. Churchill fut son mentor ; elle a côtoyé de Gaulle, Kennedy et Nehru ; elle a régné sur l'Angleterre des Swinging Sixties et des Beatles, sur celle de Margaret Thatcher et des Sex Pistols ; à l'époque de Barack Obama et de Vladimir Poutine, c'est toujours elle qui en occupe le trône.
    Imperturbable, s'étant toujours efforcée malgré les brus capricieuses, les divorces retentissants et les intrusions de la presse à scandale de maintenir le prestige de la royauté, Élisabeth fascine. Lire aujourd'hui sa biographie, c'est traverser un siècle d'histoire britannique, et suivre les mutations profondes d'un peuple et d'une société ; c'est aussi tenter de découvrir la clé d'un mystère : comment a-t-elle pu demeurer à la fois si profondément anachronique et si absolument immuable ?

    Portrait de la reine Élisabeth II © Yousuf Karsh / Camerapress / Gamma

  • Robert Burns (1759-1796) est assez universellement reconnu comme étant le poète national de l'Écosse. C'est aussi un poète populaire, écrivant dans une langue le plus souvent dialectale, dont les poèmes ont fait beaucoup pour affirmer l'identité culturelle écossaise.Son oeuvre a suscité peu d'ouvrages en français, malgré son attachement déclaré aux idéaux de la Révolution française et les liens affectifs qui sont de tradition entre l'Écosse et la France depuis la « Auld Alliance » qui a jadis uni les deux pays contre l'Angleterre. Peut-être cela tient-il à la difficulté de rendre par la traduction une poésie qui doit tant à la qualité vernaculaire de sa langue. Pourtant, s'il sait faire preuve à ses heures d'un lyrisme sentimental, Burns est avant tout un satiriste hédoniste à l'humour truculent qui rappelle celui de Chaucer ou de Rabelais. Une certaine histoire littéraire a estompé l'anticléricalisme de ce fervent franc-maçon et voulu oublier son penchant pour une franche grivoiserie, parfois pornographique. Mais le relire aujourd'hui, c'est redécouvrir une Écosse du XVIIIe siècle finissant dont les moeurs et les préoccupations étaient tout à la fois pittoresques et étonnamment modernes.Joanny MOULIN est professeur de littérature anglaise à l'université de Provence, spécialiste de poésie britannique. Il est l'auteur de Ted Hughes : la langue rémunérée (L'Harmattan), Seamus Heaney, l'éblouissement de l'impossible (Honoré Champion) et divers articles sur les poètes anglophones.Cet ouvrage est le fruit de la collaboration entre les éditions Armand Colin, et le Centre National d'Enseignement à Distance, établissement public d'enseignement qui dispense des formations de tous niveaux à plus de 350 000 inscrits répartis dans le monde entier.Cette contribution scientifique d'enseignants chercheurs de l'Université française s'intègre dans les préparations assurées par le CNED aux CAPES et aux agrégations d'anglais qui comprennent aussi des conseils méthodologiques et des entraînements aux épreuves des concours avec correction personnalisée.
    Préambule sur l'idiome. Jeunesse rurale. Édimbourg et autres excursions. Crépuscule d'un grand homme. Le Satiriste. Lyrisme de conversation. Ce n'est qu'un au revoir. Conclusion.

  • Derek Walcott (1930), lauréat du prix Nobel en 1992, est une figure de proue de la littérature antillaise contemporaine. Il revêt pour les lettres anglophones une importance comparable à celle d'Aimé Césaire ou de Léopold Sédar Senghor pour la francophonie littéraire. En résistant à la tentation de s'exprimer dans un créole confidentiel, il a su donner à la créolité une universalité qui la fait entrer sans conteste dans le canon de la littérature mondiale.
    Loin qu'elle soit antillaise seulement par les thèmes, sa poésie est un exemple flamboyant de la renaissance créole, puisant sa vigueur créatrice dans la mixité et les mélanges d'une tradition populaire qui tient beaucoup du carnaval et du calypso. C'est l'expression d'une pensée archipélique, diffractée, rhizomique, captant dans les complexités mobiles de la culture caribéenne les sources d'une inspiration retrouvée, qui se tourne vers l'avenir du monde contemporain.
    Joanny MOULIN est professeur de littérature anglaise à l'université de Provence. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages sur Ted Hughes, Seamus Heaney, Robert Burns, ainsi que de nombreux articles sur divers poètes anglophones.
    Cet ouvrage est le fruit de la collaboration entre les éditions Armand Colin et le Centre National d'Enseignement à Distance, établissement public d'enseignement qui dispense des formations de tous niveaux à plus de 350 000 inscrits répartis dans le monde entier. Cette contribution scientifique d'enseignants chercheurs de l'Université française s'intègre dans les préparations assurées par le CNED aux CAPES et aux agrégations d'anglais qui comprennent aussi des conseils méthodologiques et des entraînements aux épreuves des concours avec correction personnalisée.

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