• Qu'en fut-il de l'architecture et de l'urbanisme sous l'Occupation ? Si les travaux sur la France de Vichy foisonnent, le champ architectural et urbain est longtemps resté ignoré. Les politiques conduites en la matière ne sauraient se mesurer à la quantité d'édifices réalisés, mais plutôt à l'ampleur des réorganisations administratives - telle la création de l'Ordre des architectes en décembre 1940 - ou à l'abondante production de textes et de plans. Les architectes furent-ils majoritairement collaborateurs et profiteurs de guerre, dans des contextes allant de la spoliation des biens des Juifs à la pressante reconstruction des villes détruites ? Quel rôle jouèrent des architectes comme Le Corbusier ou Auguste Perret ? Quelle place les langages architecturaux ont-ils réservé au moderne et à la tradition ? Quel enseignement dispensait-on dans les écoles ? Sans prétendre en dévoiler toutes les continuités et les ruptures, l'ouvrage pose de front la question des politiques architecturales et urbaines mises en oeuvre sous le régime de Vichy, de leurs origines et de leur héritage.

  • L'histoire de l'architecture ne cesse de conjuguer deux regards : celui, panoramique, portant sur les ensembles urbains, révélant les politiques sociales ou techniques, et celui sur les édifices et leurs intérieurs, vus en gros plan, qui reflète les idéaux et l'engagement de leurs auteurs et de leurs habitants. Faisant dialoguer théoriciens, philosophes et écrivains avec les architectes du xxe siècle (Mies van der Rohe, Wright ou Le Corbusier), Jean-Louis Cohen suggère une approche renouvelée, ancrée dans l'histoire culturelle et dans l'humain, de l'architecture comme questionnement et comme pratique.

    1 autre édition :

  • Confronter les codes et les écoles artistiques entre la France et l'Italie en matière d'urbanisme Dans cet ouvrage initialement publié en 1984 et rapidement devenu introuvable, Jean-Louis Cohen analyse un moment-clé pour la théorie et la pratique de l'architecture contemporaine, marqué par les échanges intenses des années 1970 entre l'Italie et la France. Il en fut à la fois l'un des témoins et l'un des acteurs. Cette chronique permet de découvrir les causes et les effets de la coupure constatée entre les architectes et les intellectuels en France, depuis la moitié du XIXe siècle, au travers d'une réflexion sur les rares contacts qu'ils entretinrent et d'une réflexion sur les malentendus qui jalonnèrent leurs rapports. Cette coupure est rendue particulièrement patente par la confrontation des situations respectives de la France et de l'Italie. Au début des années 1970, une véritable fascination pour la culture architecturale italienne saisit les Français, attentifs aux nouveaux discours sur l'urbanité et sur l'histoire. Une perspective s'ouvrit ainsi pour le dépassement du fossé existant, un nouveau modèle conduisant les architectes à se penser comme concepteurs et comme intellectuels. Le livre restitue en particulier les trajectoires d'Ernesto Nathan Rogers, Aldo Rossi, Vittorio Gregotti et Manfredo Tafuri, tout autant que celles des italophiles comme Bernard Huet ou Philippe Panerai. Un ouvrage de référence pour comprendre la césure entre les architectes et les intellectuels CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE - « Ce livre est la réédition d'un ouvrage paru en 1984, fruit d'une recherche financée par la Direction de l'Architecture (France), il garde toute son actualité et son questionnement. » - (Archicool. Magazine d'architectures) - « Cet ouvrage richement illustre a d'autant moins vieilli que son auteur s'est plu à scrupuleusement réactualiser son appareil de notes tout en ne touchant (presque) pas à son texte ajoutant simplement quelques "remarques rétrospectives" qui retracent utilement le chemin parcouru en trente ans. Structuralo-marxiste il était, structuralo-marxiste il demeure ? Oui, quelque part entre l'Hudson et la rue des Ecoles, I'habitude des ponts frontaliers sans doute. - (Jean-Louis Violeau, Revue Urbanisme) - « Initialement publie en 1984, ce travail de recherche, réalisé par un jeune architecte-historien pour la direction de l'Architecture du ministere de la Culture et de l'Environnement, rend compte de l'état du milieu de l'architecture en France dans les années 1970 des points de vue pratique et théorique. » - (Archiscopie) A PROPOS DE L'AUTEUR Né en 1949 à Paris, Jean-Louis Cohen est architecte et historien. Il est Professeur à l'École d'architecture Paris-Villemin et à l'Institute of Fine Arts de l'Université de New York.

  • The history of architecture constantly combines two perspectives: one is panoramic and turned towards urban ensembles so as to reveal social or technical policies, while the other looks in close shot at buildings, their interior, and their reflection of the ideals and engagement of their creators and occupants. By articulating the thoughts of twentieth-century theoreticians, philosophers, writers and architects (such as Mies van der Rohe, Wright, or Le Corbusier), Jean-Louis Cohen offers a new approach to architecture as a subject of inquiry and as a practice - one that is rooted in cultural history and in its human dimension.

  • 1793. En pleine Terreur, la Convention nationale crée le Muséum national d'Histoire naturelle. Le décret du 10 juin confie, à ce qui fut le Jardin du roi, la tâche d'enseigner les sciences naturelles au peuple. Le présent ouvrage retrace les grandes étapes du développement du Muséum en tant qu'Institution, en tant qu'organisme de recherches et en tant que modèle pour l'Europe et le monde. Sur un siècle d'histoire, défilent les difficultés de sa construction administrative dans un contexte politique mouvementé, l'organisation et le développement du travail scientifique de ses savants, la participation de l'établissement aux grandes missions de découvertes comme aux débats scientifiques qui agitent le monde de cette époque. Un siècle, trois générations c'est beaucoup et c'est peu, de la période cruciale de sa fondation, à l'« âge d'or » jusqu'en 1850, jusqu'à la période incertaine précédant la 1ère Guerre mondiale. Ce livre, qui se présente sous forme de contributions d'éminents spécialistes d'histoire des sciences, aborde dans une langue claire et accessible l'histoire des idées et l'histoire d'une institution prestigieuse. À cet égard, son public est aussi vaste que celui qui fréquente le Muséum : chercheurs du monde entier, connaisseurs du patrimoine, amoureux du Jardin des Plantes.

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