• Saint-Pétersbourg, décembre 1916. Quatre hommes décident de tuer Raspoutine. Un député, un prince, un médecin, un grand-duc. Ce dernier nous raconte. Le meurtre du moine, la première révolution, le massacre des siens. Sa fuite dans les armées Blanches aux mains de chefs fous, les chasses à courre de Juifs. Puis l'exil à Paris en pleines années folles, les déjeuners avec Cocteau et Balthus, les nuits avec Chanel. Son mariage avec une actrice américaine, la fi n du malheur peut-être mais la tuberculose le rattrape. L'Allemagne nazie lui fait les yeux doux pour lui rendre un hypothétique trône. D'un sanatorium suisse, il nous dicte les souvenirs d'un monde englouti.


    Cette fresque poétique ressuscite un temps où, oui, Dieu regardait ailleurs.

  • Vingt-cinq ans, une belle gueule, de l'argent, des diplômes, des ancêtres célèbres..., pourquoi Alexandre décide-t-il de partir soudain s'occuper d'un orphelinat dans un camp de réfugiés cambodgiens ? Par choix, par ennui peut-être, par ambition sans doute, poussé par le désir de se faire une réputation. Au pays des Khmers rouges et des visages impassibles, il découvre les déchets de l'action humanitaire et les enfants perdus au milieu des morts et du sang. Très vite, la cruauté des bourreaux et la passivité des victimes le renvoient à son impuissance et à sa solitude.
    Dans cette Asie où il s'enfonce peu à peu, Alexandre commence à tromper sa désillusion au Ricard Bar. Il y rencontre Aline, son rire aigu, ses jambes interminables, ses gestes lents... Envoûté par son érotisme cru, il ne se sent pas chuter dans l'enfer cambodgien.
    Dès ses premiers mots, on est captivé par la voix hallucinée qui chuchote ici un étrange désarroi.

  • Votre fils

    Jean-Felix De La Ville Bauge

    • Plon
    • 31 Octobre 2013

    Juin 1952, Louis vient de passer son dernier trimestre de cinquième dans un collège anglais. La veille du départ, un surveillant se glisse dans son lit et le viole. Sans un mot. Louis ne criera pas. Rentré en France, il ne dira rien.
    Pendant quinze ans, il se tait. Beaucoup sont attirés par sa grâce voilée mais nul n'ose approcher son mystère.
    Après quinze ans de silence, il décide de parler. A sa famille. A ses amis. Personne ne l'entend. Il a l'impression qu'on le fuit. Le début d'une lente déchéance ?
    Dans un style sec, chirurgical, le narrateur nous fait entendre le coeur d'un adulte coupable de son enfance.

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