• Fables

    Jean de La Fontaine

    « On fait apprendre les fables de La Fontaine à tous les enfants, et il n'y en a pas un seul qui les entende. Quand ils les entendraient, ce serait encore pis ; car la morale en est tellement mêlée et si disproportionnée à leur âge, qu'elle les porterait plus au vice qu'à la vertu. » C'est en ces termes que Rousseau, dans l'Émile, parle des Fables.
    Car les Fables ne sont pas ce qu'elles semblent être ; elles cachent, travestissent, simulent et dissimulent à la fois. On doit apprendre à les lire. Pour cela, il faut démonter leurs mécanismes et leurs codes subtils, retrouver l'architecture secrète qui les ordonne. Les Fables sont un leurre, l'envers des apparences ; il convient, pour les goûter, de retourner les évidences.

  • L'édition de référence des Fables de La Fontaine pour réussir l'ORAL du bac de français 2021 : explication des textes essentiels au fil de l'oeuvre, les points de grammaire entièrement traités, les mots importants du texte et les exercices d'appropriation pour préparer l'entretien avec l'examinateur.

    «Ceci vous sert d'enseignement», écrit le fabuliste à la fin de La Cour du Lion : le «pouvoir des fables», c'est d'embarquer le lecteur dans de courts récits, légers et plaisants, pour le mener au port du «comprendre». Et le tour de force de La Fontaine, c'est que cette sagesse souriante devienne poésie.

    Au fil du recueil :
    o 2 analyses de textes
    o 1 commentaire de texte
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    Le dossier est composé de 8 chapitres :
    1 - Histoire littéraire : Le classicisme
    2 - La Fontaine et son temps
    3 - Présentation des Fables
    4 - Les mots importants des Fables (fortune ; sagesse ; discours)
    5 - Préparation à la dissertation
    6 - La grammaire
    7 - Groupement de textes : Imagination et pensée au XVIIe siècle, de l'argent et des hommes
    La Bruyère, Les Caractères, «Des biens et des fortunes»
    Nicolas Boileau, Satires, «Contre les Femmes»
    Molière, L'Avare
    Cyrano de Bergerac, Histoire comique des États et Empires de la Lune
    8 - Exercices d'appropriation.

  • Pour la première fois réunies dans un recueil, les lettres de La Fontaine nous permettent de découvrir une autre facette du célèbre auteur des Fables. Cette correspondance oubliée constitue un véritable trésor où le style virtuose de La Fontaine fait des merveilles.Depuis quatre cents ans, les Fables de La Fontaine émerveillent. D'éminents spécialistes les analysent en tout sens. Mais qui était vraiment La Fontaine ? Nous ne connaissons pas toutes les facettes du génie champenois. Il manque un éclairage plus personnel, des traits intimes précieusement révélés.
    Les quelques lettres qui nous restent de lui, moins d'une cinquantaine, sont éclairantes. Elles fourmillent de détails cocasses que l'on découvre dans celles adressées à son épouse lorsqu'il partit en aventure jusqu'à... Limoges, ou encore à son ami Maucroix au seuil de sa vie, à son mécène Fouquet si cruellement frappé par Louis XIV, au prince de Conti, au duc de Vendôme ou à son oncle Jannart.
    La Fontaine ne dissimulait rien, ni ses peurs, ni ses doutes, ni sa paresse savamment entretenue, ni ses amours plus platoniques que réelles.
    Ces lettres, si peu connues, sont un chemin que nous faisons à côté de lui : il nous parle à coeur ouvert, à travers ses amis, avec la même grâce, la même virtuosité de style qu'il développe dans ses extraordinaires fables.

  • Recueil de quinze fables mettant en scène les rapports de force, les petites ruses, flatteries et tromperies. Avec un dossier pédagogique.

  • Pour la comédie, la tragédie ou l'éloquence, toutes les places étaient déjà prises. La Fontaine ressuscite alors la fable, qui dormait depuis l'Antiquité et le Moyen Âge. Un genre très humble mais qui lui offrait tout le théâtre de l'univers.
    Avec des animaux, il allait bâtir une comédie humaine immense et prodigieuse de délices et de cruauté, et réinventer, dirait-on, la langue française.
    La Fontaine était un enfant, un sphinx, un farceur, un philosophe, un génie du langage. Rien n'égale, dans aucune littérature, la popularité de ses fables. Le lire et le relire, c'est retrouver le paradis sur Terre.

  • À quarante-sept ans, La Fontaine n'a guère connu de grands succès avec son théâtre et ses contes grivois. Avec les premiers livres de Fables, dédiés au Grand Dauphin, fils aîné de Louis XIV, le miracle se produit. La fable, cette " chose légère ", est tour à tour récit, comédie, farce, fabliau, féerie. Le fabuliste devient enchanteur et sorcier, inventeur d'un opéra où hommes, animaux et nature sont observés par un poète incomparable de malice et de sagesse. Rien n'égale son naturel, son rythme, sa musique, sa tendresse, sa souveraine liberté.
    Son sourire et sa légèreté atteignent le comble de l'art et relèvent bien du miracle.

  • Habile et sournois, le Renard invente à plaisir mensonges et astuces pour duper ses congénères. Il déjoue le piège du Lion grâce à son sens de l'observation. Avec le Corbeau, c'est par la flatterie qu'il obtient le fromage tant convoité. Mais attention, ce champion de la ruse risque à tout moment de trouver plus malin que lui... Au détour de ces fables, vous croiserez la Cigogne revancharde, le Chevreau suspicieux ou le Cerf flatteur. Ne tentez pas de les tromper, ou ils vous rendront la pareille!

    Ce recueil illustré rassemble vingt fables de La Fontaine qui célèbrent avec espièglerie les ruses de l'intelligence.

    L'édition :
    o Questionnaire de lecture
    o Introduction à la poésie
    o Parcours de lecture
    /> o Exercices sur le thème «Résister au plus fort»
    o Groupements de textes :
    - Corbeaux et Renards au fil des âges
    - La fable : un genre qui traverse les siècles
    o Culture artistique : illustrations des Fables du XVIIIe siècle à nos jours (Oudry, Doré, Chagall...)

  • Du « Mari confesseur » au « Cocu battu et content » en passant par « Comment l'esprit vient aux filles », ces contes grivois dévoilent une facette libertine moins connue du grand fabuliste. Sans obscénité ni leçon, ils content les plaisirs sensuels avec espièglerie et malice.
    Très osés pour l'époque, ces textes furent censurés et compromirent l'admission de La Fontaine à l'Académie française. Il dut les abjurer en public et promettre de ne plus rédiger que des ouvrages de « piété ».

    Illustration de couverture : La Coquette et le jouvenceau, Jean Honoré Fragonard (1732-1806) © Collection Dagli Orti / Musée Lambinet, Versailles

  • Jean de La Fontaine aura toujours côtoyé les fossés de l'interdit jusqu'à y tomber, en 1675, avec de Nou veaux contes objets d'une sentence très sévère du lieutenant de police La Reynie, qui en décréta la saisie comme " remplis de termes indiscrets et malhonnêtes, et dont la lecture ne peut avoir d'autres effets que celui de corrompre les bonnes moeurs et d'inspirer le libertinage ". Sans compter quelques critiques puritaines qui le poursuivirent jusqu'à sa mort.
    Mais quelque grâce veillait aussi sur sa tête, jusqu'à lui accorder, après quelques hésitations de Louis XIV, son entrée à l'Académie en 1684 - accompagnée il est vrai du reniement formel de ces textes sulfureux mais " inimitables ", comme disent Bayle et Chamfort.
    Il fallait en rassembler les plus caractéristiques afin qu'on puisse enfin " juger sur pièces ". En voici donc un choix, encadrant le texte intégral de ces Nouveaux contes autrefois interdit. Jugeons à notre tour.

  • On ne présente plus les Fables du célèbre La Fontaine, dont l'esprit fait toujours mouche plus de trois cents ans après sa mort. Loup, renard, tortue, lapin continuent de frapper les imaginaires avec leurs aventures, tendres ou cruelles. Voici réunies ici quinze des plus fameuses histoires du fabuliste : autant de leçons de vie joliment administrées, qui gagneraient à être plus largement méditées.

  • Toutes les Fables de La Fontaine (Livres de I à XII)

    Ce livre réuni l'intégralité des fables de Jean de La Fontaine. Soit un total de 244 fables !

    Vous y découvrirez :
    o les introductions telle que le mot À Madame de Montespan ou le Discours à Madame de la Sablière
    o les mots adressés à des personnalités tel que le Duc de Bourgogne
    o Les prologues
    o Les dix vers supprimés en 1694 de la fable Le Corbeau, la Gazelle, la Tortue et le Rat

    Extrait :

    Les deux Mulets

    Deux Mulets cheminaient, l'un d'avoine chargé,
    L'autre portant l'argent de la gabelle.
    Celui-ci, glorieux d'une charge si belle,
    N'eût voulu pour beaucoup en être soulagé.
    Il marchait d'un pas relevé,
    Et faisait sonner sa sonnette;
    Quand, l'ennemi se présentant,
    Comme il en voulait à l'argent,
    Sur le Mulet du fisc une troupe se jette,
    Le saisit au frein et l'arrête.
    Le mulet, en se défendant,
    Se sent percé de coups ; il gémit, il soupire.
    « Est-ce donc là, dit-il, ce qu'on m'avait promis ?
    Ce Mulet qui me suit du danger se retire;
    Et moi j'y tombe et je péris !
    - Ami, lui dit son camarade,
    Il n'est pas toujours bon d'avoir un haut emploi :
    Si tu n'avais servi qu'un meunier, comme moi,
    Tu ne serais pas si malade. »

    Je vous souhaite d'excellentes lectures !

  • Tous les contes interdits de Jean de La Fontaine parus de 1665 à 1685

    Précédés d'une préface rédigée par Jean de la Fontaine lui-même, les 70 contes recueillis dans ce livre ont fait l'objet de la censure puritaine de son époque et du XIX ème siècle.

    Pour faciliter votre navigation :
    o la table des matières contient tous les titres des contes
    o Elle est organisée dans l'ordre chronologique des contes selon leurs années de parution
    o Un clic (ou touché) sur un titre vous affiche directement le conte que vous désirez lire

    Extrait

    Conte de soeur Jeanne

    Soeur Jeanne ayant fait un poupon,
    Jeûnait, vivait en sainte fille.
    Toujours était en oraison.
    Et toujours ses soeurs à la grille.
    Un jour donc l'abbesse leur dit;
    Vivez comme soeur Jeanne vit;
    Fuyez le monde et sa séquelle
    Toutes reprirent à l'instant:
    Nous serons aussi sages qu'elle
    Quand nous en aurons fait autant.

    Je vous souhaite d'excellentes lectures !

  • Fables

    Jean de La Fontaine

    Né le 8 juillet 1621 et mort le 13 avril 1695, Jean de La Fontaine est un poète français principalement connu pour ses Fables et son ambition de moraliste. Ses Fables, qui s'inspirent notamment d'Ésope, sont des incontournables de la littérature française, la maîtrise des vers et la lecture à plusieurs niveaux des textes en ont fait leur succès.

  • Contes

    Jean de La fontaine

    " Les classiques de Nisha vous proposent les références indispensables de la littérature érotique et pornographique. Découvrez des dizaines d'autres titres sur editionsopportun.com "
    Jean de La Fontaine est un artiste majeur du XVIIe siècle, connu principalement pour ses grands talents de fabuliste. Moraliste, il a toujours eu l'ambition de décrire et proposer des réflexions autour de moeurs sévères de son époque. Le poète, éminente personnalité de son époque et du panthéon littéraire français, liée de près et de loin à cour du Roi Soleil, multiplie les genres et les succès.
    Ces Contes, moins connus que ses Fables, méritent tout de même le détour. Jouant sur la complicité du lecteur, et une parfaite maîtrise de l'ironie, ils se déploient en de nombreuses histoires, courtes et intenses, comiques, vivaces, satiriques... et érotiques, bien sûr ! Même s'il restera longtemps dans l'ombre par les efforts des religieux et des pudibonds, dès sa sortie, le recueil grivois doit être réimprimé face à son immense succès.

  • Les amours de Psyché et de Cupidon précédé d'Adonis et du songe de Vaux Nouv.

    Derrière le fabuliste se cache un autre La Fontaine : celui qui commença sa carrière littéraire sous la protection de Fouquet. Fruits de l'inspiration raffinée, badine et sensuelle qui régnait à sa cour, les trois textes ici réunis associent les légendes de la mythologie et l'esprit aigu du classicisme naissant, dans une quête de la beauté et de la sensualité, une conciliation du sérieux et du léger, entre le rêveur qui s'égare et l'oeil qui observe. La Fontaine y conte en vers et prose, sur le mode de l'élégie, du lyrisme, du songe ou de la promenade, l'amour de Vénus pour Adonis, les aventures de Psyché aimée de Cupidon et les rêveries poétiques et philosophiques que lui inspirent les jardins de Vaux et ceux de Versailles qu'inventait alors Le Nôtre.
    À mi-chemin entre la hardiesse rieuse des Contes et la gaieté enchanteresse des Fables, voici un La Fontaine méconnu, délicat et insolite qui, ici aussi, amuse, charme et envoûte.

  • Un petit garçon ne supporte plus le virage écolo de ses parents, et en particulier leur dernière lubie : bannir la viande et le poisson de leur frigo. C'est donc décidé, il fiche le camp de cette maison de dingos. Attiré par une odeur délicieuse, il fait le tour de son nouveau quartier et est recueilli par Gregor et Anita, deux personnages singuliers : ces bons vivants semblent ne penser qu'à manger. Ici au moins, il aura l'assurance de se régaler. Mais pourquoi le dévorent-ils comme ça du regard ?

  • La Fontaine s'est généreusement inspiré des sources les plus variées : les sujets de ses
    Fables sont tirés d'Ésope, Phèdre, Abstemius ou Pilpay, et les thèmes de ses
    Contes d'Ovide, l'Arioste, Rabelais, Marguerite de Navarre...
    Cette édition présente, pour la première fois, les
    Fables et les
    Contes accompagnés des textes de leurs sources. Par ces rapprochements, non seulement nous mesurons ce " miracle de culture " dont parle Gide, mais surtout nous pénétrons dans le laboratoire poétique de La Fontaine : la comparaison nous fait saisir au vol l'imagination qui arrive, la philosophie qui s'introduit, la gaieté qui s'insinue, l'originalité qui fleurit...
    Son oeuvre se déploie à travers mille façons de raconter des histoires cocasses, des drames, des contes scabreux, des fables narquoises et des aventures érotiques. Dans un style tour à tour tendre, grivois, enjoué, rêveur, enthousiaste, mélancolique, complice, insouciant ou âprement critique. " La Fontaine est notre Homère, a écrit Taine, nous n'en avons point d'autre. Et ses
    Fables sont notre épopée. " Épopée dans laquelle le conteur fait vivre des hommes, des dieux, des animaux et la société du temps avec ses rois, ses riches, ses misérables, chacun dépeint dans son état, trivial ou noble : La Fontaine n'écarte aucune face de la condition humaine.
    Si elle permet de suivre la progression de l'oeuvre à travers ses modèles, cette édition célèbre surtout le créateur de l'une des langues les plus libres de notre littérature.
    Ce volume contient :
    Fables -
    Contes -
    Le Songe de Vaux -
    Relation d'un voyage de Paris en Limousin -
    Poème du Quinquina -
    Lettres -
    Pastiches.

  • L'auteur a sélectionné 50 fables parmi les plus connues de Jean de La Fontaine et les a réécrites sous forme de 60 jeux d'écriture.
    Le lecteur découvrira ainsi " Le Corbeau et le Renard " sans " E ", " Le Chêne et le Roseau " en dactylogramme, " Le loup et l'agneau " devenu " Un bel agneau blanc lapant l'eau fluide " (allitérations en l), " Le Lion et le rat " en écriture monosyllabique, comment le Pot de Terre rencontrit le Pot de fer (agrammaticalité) ou comment Perrette schtroumpha son lait au marché... (substitution du verbe initial par le verbe " schtroumpher ")...
    Ces fables, outre la jubilation qu'elles procurent à travers cette réécriture, débouchent sur des pratiques de jeux d'écriture qui contribuent à l'enrichissement du vocabulaire, de la grammaire, de la conjugaison et de la syntaxe. Au delà de l'approche ludique, elles permettront aussi de développer une approche culturelle (sens des fables à l'époque de La Fontaine et aujourd'hui).
    Cet ouvrage permet de retrouver La Fontaine semblable et différent ; le lecteur pédagogue imaginera maints prolongements à ses lectures.

  • La Cigale et la Fourmi, le Lièvre et la Tortue, le Chêne et le Roseau, le Corbeau et le Renard, etc. 28 fables de La Fontaine toutes magnifiquement illustrées, à découvrir et à redécouvrir avec les enfants.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Tirés de l'émission Combien ça coûte?, des reportages et des enquêtes sur les scandales du gaspillage de l'argent public.

  • Répondant à une véritable « vocation asiatique », titre d'un autre de ses ouvrages, Jean-Pierre Fontaine a pris son envol vers l'Asie en 1945, alors que les hostilités en Europe venaient à peine de se terminer. Un hydravion de la B.O.A.C. le conduisait en sept jours à Hong Kong, au départ de Bournemouth. L'auteur a pu assister à Shanghai et à Tientsin à l'écroulement du régime de Chang Kaichek. Il se trouvait dans cette cité industrieuse de la Chine du Nord lorsque les soldats de la huitième armée étaient en train d'effectuer leur marche conquérante vers le Sud. Il a gardé un préjugé favorable à l'égard de la Chine Nouvelle ou plutôt de la Chine de toujours chez laquelle s'est accomplie la plus grande révolution de l'histoire. Il diffère en cela résolument des conceptions plus négatives que d'autres écrivains, semblant regretter les jours du mandarinat, nourrissent volontiers à l'égard de ce pays. Les circonstances ont voulu par la suite que Jean-Pierre Fontaine séjournât plusieurs années à Bagdad, où il assista à la révolution de 1958. Il a décrit cette période troublée dans « La signification économique du Moyen-Orient - La phase du pétrole », qui revêt de nos jours une singulière actualité. Une force irrésistible l'a toutefois reporté vers l'Extrême-Orient, où il s'est encore attardé de nombreuses années. Il n'a pas seulement revu la Chine, « cette obsession », mais il a de plus résidé dans les contrées du Sud-Est Asiatique dont il souligne l'affranchissement après les temps de la colonisation. « Connaissance de l'Extrême-Orient » : Le titre peut paraître ambitieux. Il est cependant le fruit de patientes recherches et de haltes prolongées en Chine, à Hong Kong, en Indonésie, à Singapour et aux Philippines. L'auteur est ainsi resté fidèle à sa vocation du début. Il croit au rôle primordial de la Chine en Extrême-Orient. Il plaide avec passion pour une sinologie qui doit se renouveler. Il se penche longuement aussi sur le phénomène du sous-développement qui affecte surtout les pays du Sud-Est Asiatique. Une des idées-forces est que l'Asie, où la Chine et le Japon occupent une place prépondérante, ne manquera pas progressivement de jouer un rôle qui pourrait être déterminant. Il n'hésite même pas à affirmer que le siècle suivant lui appartiendra suivant toute probabilité. Le nouveau livre de Jean-Pierre Fontaine ne peut manquer de donner à réfléchir. Sa « Connaissance de l'Extrême-Orient » est basée sur une longue expérience d'une des régions du monde où le destin le ramènera sans doute un jour.

  • Enquête sur le revenu minimum d'insertion Nouv.

    Le RMI pose autant de questions qu'il apporte de réponses. Tous ceux qui sont sur le chantier de l'insertion, avec les « Érémistes » - travailleurs sociaux, formateurs, organisateurs d'activités et de travaux divers, bénévoles d'associations caritatives, fonctionnaires et élus locaux -, savent que nous sommes loin d'être au bout du chemin. Seul le temps, permettra de savoir si notre société est capable de relever le grand défi que lui jette le « I » du RMI. Sur ce chemin, le Territoire de Belfort a pris un peu d'avance : « Nous n'avons trouvé aucune solution miracle, nous avons seulement un peu plus d'expérience. Car nous avons commencé plus tôt. » « Nous avons observé combien la réinsertion, qu'elle soit professionnelle ou simplement sociale, coûte d'efforts aux individus. Quels moments, de douleur et de violence sur eux-mêmes, elle exige pour beaucoup de ces hommes et de ces femmes passés par des épreuves très dures, souvent humiliantes, qui les ont fait souvent se replier sur eux-mêmes. Que deviendrions-nous, si nous étions condamnés à vivre pendant plusieurs années avec 500 francs - ou moins - par mois ? » Pour rendre compte de cette expérience, Christian Proust, président du conseil général du Territoire de Belfort, a choisi de faire appel à des journalistes de la presse nationale. Afin qu'ils la décrivent librement, qu'ils saisissent la réalité brute, sans a priori, qu'ils privilégient le vécu, le « matériau humain ». Au travers d'une série de portraits, transparaissent les origines de ces drames, leur caractère souvent inextricable et, quand même, les raisons d'espérer. À considérer la complexité, le caractère contradictoire des histoires de ces hommes et de ces femmes, enlisés dans l'exclusion, on voit qu'il n'est pas de réponse toute faite. Qu'il faut donc faire preuve d'humilité, de patience et, plus fondamentalement, d'humanité. Mais il en ressort aussi qu'il n'est pas de réponses crédibles sans un gros effort d'imagination et d'organisation.

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