• En mission pour l'ONU, Jean Ziegler s'est rendu en mai dernier à Lesbos, cette île grecque qui abrite le plus grand des cinq centres d'accueil de réfugiés en mer Égée. Sous la haute autorité de l'Union européenne, plus de 18 000 personnes y sont entassées dans des conditions inhumaines, en violation des principes les plus élémentaires des droits
    de l'homme. Le droit d'asile y est nié par l'impossibilité même dans laquelle se trouvent la plupart des réfugiés de déposer leur demande ; le droit à l'alimentation, quand la nourriture distribuée est notoirement avariée ; le droit à la dignité, quand les rats colonisent les montagnes d'immondices qui entourent le camp officiel, quand les poux infestent les containers dans lesquels les familles doivent s'entasser ; les droits de
    l'enfant, quand la promiscuité livre les plus vulnérables aux violences sexuelles et les prive, bien sûr, de tout accès à l'éducation. La honte de l'Europe.
    Pour la plupart, ces réfugiés sont venus d'Irak, de Syrie, d'Afghanistan, d'Iran. Ils évoquent ici leur long calvaire : la torture, l'extorsion, le pillage, les passeurs infâmes, les naufrages, les familles décimées, les tentatives de refoulement de Frontex et des garde-côtes grecs et turcs. Les responsables du camp disent leur point de vue, les militants des organisations humanitaires expliquent les obstacles qu'il leur faut lever au quotidien pour sauver des vies. Le dossier est accablant. Jean Ziegler s'indigne, alerte et exige.
    Rapporteur spécial de l'ONU pour le droit à l'alimentation entre 2000 et 2008, vice-président du comité consultatif du Conseil des droits de l'homme jusqu'en 2019, Jean Ziegler est aujourd'hui conseiller du Conseil des droits de l'homme des Nations unies. Il a publié de nombreux essais à succès, traduits en plusieurs langues, et notamment, au Seuil en 2018, Le Capitalisme expliqué à ma petite-fille (en espérant qu'elle en verra la fin).

  • Le capitalisme domine désormais la planète. Les sociétés transcontinentales défient les États et les institutions internationales, piétinent le bien commun, délocalisent leur production où bon leur semble pour maximiser leurs profits, n'hésitant pas à tirer avantage du travail des enfants esclaves dans les pays du tiers-monde.
    Résultat : sous l'empire de ce capitalisme mondialisé, plus d'un milliard d'êtres humains voient leur vie broyée par la misère, les inégalités s'accroissent comme jamais, la planète s'épuise, la déprime s'empare des populations, les replis identitaires s'aggravent sous l'effet de la dictature du marché.
    Et c'est avec ce système et l'ordre cannibale qu'il impose au monde que Jean Ziegler propose de rompre, au terme d'un dialogue subtil et engagé avec sa petite-fille.
    Rapporteur spécial de l'ONU pour le droit à l'alimentation (2000-2008), Jean Ziegler est actuellement vice-président du comité consultatif du Conseil des droits de l'homme de l'ONU. Il a notamment publié, dans la même collection, La faim dans le monde expliquée à mon fils.

  • Aujourd'hui dans le monde, toutes les sept secondes, un enfant de moins de 10 ans meurt de faim. Le plus souvent victime d'un impératif et d'un seul, celui des maîtres du monde : le profit sans borne.
    Ces nouveaux maîtres du monde, ce sont les seigneurs du capital financier mondialisé. Qui sont-ils et d'où tirent-ils leur pouvoir ? Comment les combattre ?
    Au coeur du marché globalisé, le prédateur. Banquier, haut responsable de société transnationale, opérateur du commerce mondial : il accumule l'argent, détruit l'Etat, dévaste la nature et les êtres humains. Ce livre révèle son visage, analyse son discours, dénonce ses méthodes.
    Des mercenaires dévoués servent l'ordre des prédateurs au sein de l'Organisation mondiale du commerce, de la Banque mondiale, du Fonds monétaire international. Ce livre suit à la trace les satrapes de ces institutions au-dessus de tout soupçon, démonte l'idéologie qui les inspire et jette une lumière crue sur le rôle joué en coulisses par l'empire américain.
    Mais un peu partout dans le monde, la résistance s'organise au sein de l'extraordinaire front qui fédère tant de refus locaux porteurs d'espérance. C'est la nouvelle société civile planétaire, dont Jean Ziegler montre ici la richesse, la diversité et la détermination.
    La puissance de ce livre engagé ne doit pas surprendre : les gens dont il brosse le portrait, Jean Ziegler les a bien souvent croisés ; les institutions qu'il critique, il les connaît de l'intérieur. Tous ces mouvements de résistance, il les fréquente et les estime. Et puis il y a l'urgence.
    Jean Ziegler est Rapporteur spécial des Nations unies pour le droit à l'alimentation. Auteur de nombreux ouvrages sur le tiers-monde, il a notamment publié La Suisse lave plus blanc (1990), La Suisse, l'or et les morts (1997) et Les Seigneurs du crime (1999).

  • Son camp, Jean Ziegler l'a choisi depuis longtemps. Son engagement est même l'oeuvre de toute une vie. À l'université de Genève d'abord, où il a formé des générations de sociologues à la pensée critique. À l'ONU ensuite, où il a travaillé sans relâche à l'éradication de la faim au nom de la dignité des peuples. Dans ses livres enfin, par lesquels il n'a cessé de dénoncer les mécanismes d'assujettissement des peuples du monde.À partir de ses expériences de terrain et de son travail critique, Jean Ziegler a constitué le trésor de guerre que voici, présenté dans une édition entièrement refondue, plus de trente ans après la première. Comment penser le monde et le transformer ? Quels sont les outils analytiques à notre disposition pour y parvenir ?Choisir son camp, oui. Parce qu'il est grand temps de retourner les fusils.Rapporteur spécial de l'ONU pour le droit à l'alimentation de 2000 à 2008, aujourd'hui vice-prédident du comité consultatif du Conseil des droits de l'homme des Nations unies, Jean Ziegler est professeur émérite de sociologie à l'université de Genève. Il a récemment publié Destruction massive. Géopolitique de la faim (Seuil, 2012, « Points Documents », 2014).

  • Toutes les cinq secondes un enfant de moins de dix ans meurt de faim, tandis que des dizaines de millions d´autres, et leurs parents avec eux, souffrent de la sous-alimentation et de ses terribles séquelles physiques et psychologiques.
    Et pourtant, les experts le savent bien, l´agriculture mondiale d´aujourd´hui serait en mesure de nourrir 12 milliards d´êtres humains, soit près du double de la population mondiale. Nulle fatalité, donc, à cette destruction massive. Comment y mettre fin ?
    En prenant d´abord conscience des dimensions exactes du désastre : un état des lieux documenté, mais vibrant de la connaissance acquise sur le terrain par celui qui fut si longtemps en charge du dossier à l´ONU, ouvre le livre. Il s´agit tout aussitôt de comprendre les raisons de l´échec des formidables moyens mis en oeuvre depuis la Deuxième Guerre mondiale pour éradiquer la faim. Puis d´identifier les ennemis du droit à l´alimentation. Pour saisir enfin le ressort des deux grandes stratégies à travers lesquelles progresse à présent le fléau : la production des agrocarburants et la spéculation sur les biens agricoles.
    Comme toujours avec Jean Ziegler, la souffrance a un visage, l´oppression un nom, et les mécanismes à l´oeuvre sont saisis dans leur application concrète.
    Mais l´espoir est là, qui s´incarne dans la résistance quotidienne de ceux qui, dans les régions dévastées, occupent les terres et opposent le droit à l´alimentation à la puissance des trusts agro-alimentaires. Ils attendent de nous un indéfectible soutien.
    Au nom de la justice et de la dignité de l´Homme.

  • De plus en plus rares sont les virulents contempteurs du capitalisme et du libéralisme contemporains. Leur voix n'est pas éteinte, mais elle est muselée, sinon discréditée au moins contestée par la suprématie que ce double modèle idéologique et économique exerce désormais, sous des formes certes disparates, sur la quasi-totalité du globe... et dans la quasi-totalité des consciences. Jean Ziegler est de ces opiniâtres résistants au capitalisme. Sa confrontation intellectuelle et physique, scientifique et émotionnelle, à la véracité de l'extrême pauvreté, au cynisme des mécanismes diplomatiques, aux obscurantismes multiformes, à l'étranglement des droits humains élémentaires, au dépérissement des utopies, lui confère d'être un observateur unique de l'état humain du monde.

    Jean Ziegler est un homme politique, altermondialiste et sociologue suisse. Il a été rapporteur spécial auprès de l'ONU sur la question du droit à l'alimentation dans le monde. Il est l'auteur de nombreux ouvrages dans lesquels il analyse notamment cette question. Il est vice-président du comité consultatif du Conseil des droits de l'homme des Nations unies depuis 2009.

  • " D'abord ils vous ignorent, ensuite ils se moquent de vous,
    puis ils vous combattent, enfin vous gagnez. "
    Mahatma Gandhi
    Depuis quinze ans, Jean Ziegler consacre toutes ses forces au combat en faveur des damnés de la terre au sein de l'Organisation des Nations unies.
    Successivement Rapporteur spécial pour le droit à l'alimentation, puis vice-président du Comité consultatif du Conseil des droits de l'homme, il n'a cessé de se battre, dans le cadre de ses nombreuses missions, contre la faim et la malnutrition, en faveur des droits de l'homme et de la paix. Combats prométhéens ponctués de grands succès... mais aussi d'échecs.
    Ce sont ces moments qu'il relate ici, au plus près du terrain, des manœuvres de coulisses, de l'action délétère des prédateurs du capitalisme financier mondialisé, soucieux avant tout de maximiser leurs profits.
    De défaite en victoire, le témoin implacable du jeu sordide des puissants de ce monde s'interroge : comment aller plus loin, comment faire en sorte que l'utopie qu'avaient conçue Roosevelt et Churchill, cette organisation susceptible de réguler les conflits internationaux et d'assurer le minimum vital aux peuples du monde, renaisse de l'état de paralysie dans lequel elle est tombée ?
    Et c'est finalement un message d'espérance que livre le combattant de toujours au terme d'un récit vibrant et engagé.
    Jean Ziegler a notamment publié Les Nouveaux Maîtres du monde (2002), L'Empire de la honte (2005), La Haine de l'Occident (2008) et Destruction massive (2011).

  • Les vivants et la mort Rien ne détermine plus profondément une civilisation que la place qu'elle fait à la mort. Les Noirs du Brésil vénèrent et intègrent la mort : les rites consolateurs du Candomblé relient les vivants aux disparus. Notre société capitaliste marchande par contre refoule la mort et nie le statut des défunts. Dès lors la mort resurgit en névrose, en folie, l'homme privé de finitude cesse d'être le sujet actif de son histoire. Car c'est la mort qui permet la naissance, transforme la vie en histoire consciente, c'est la mort qui instaure la liberté. Libérer la mort et la réintégrer au devenir social, cette revendication grandit, et fera plus que toute autre changer notre vie. Jean Ziegler Rapporteur spécial des Nations Unies pour le droit à l'alimentation, il a notamment publié L'Empire de la honte, La Suisse lave plus blanc, Les Seigneurs du crime, Les Nouveaux Maîtres du monde, La Suisse, l'or et les morts, Le Bonheur d'être suisse, Main basse sur l'Afrique.

  • De rares sociétés africaines ont échappé - partiellement - à la destruction coloniale et impérialiste. Elles ont conservé une conception de l'homme que les sociétés capitalistes marchandes d'Occident (et d'Orient) ont anéantie : familles et communautés, pouvoirs autogérés, propriété commune du sol, cosmogonies maîtrisant la vie et la mort, rendant justice du passage des hommes sur la terre. N'est-ce pas cette conception de l'homme communautaire, fraternel, qui guide depuis tout temps la théorie et la pratique des révolutionnaires ? Jean Ziegler dresse un inventaire de ces significations et valeurs utiles à la lutte de classe, au combat anti-impérialiste, à notre espoir. Une leçon à laquelle tous les peuples du monde ont à gagner. Jean Ziegler : Rapporteur spécial des Nations Unies pour le droit à l'alimentation, il a notamment publié L'Empire de la honte, La Suisse lave plus blanc, Les Vivants et la Mort, Les Seigneurs du crime, La Suisse, l'or et les morts, Le Bonheur d'être suisse, Main basse sur l'Afrique.

  • Sur la terre, aucune liberté ne s'obtient sans souffrance et sang versé. Là réside une des lois les plus constantes de l'histoire humaine. Mais aucune liberté ne se gagne sans amour agissant, sans une solidarité profonde entre les peuples. Ce livre tente

  • "Si vous voyez un banquier suisse sauter d'une fenêtre, sautez derrière lui. Il y a sûrement de l'argent à gagner" (Voltaire)."Neutres dans les grandes révolutions des Etats qui les environnaient, les Suisses s'enrichirent des malheurs d'autrui et fondèrent une banque sur les calamités humaines" (Chateaubriand).A quoi Jean Ziegler - né en Suisse, sociologue, spécialiste du Tiers-Monde - ajoute aujourd'hui ce livre-réquisitoire sur la Suisse contemporaine, sa face cachée, son "impérialisme secondaire" dans les pays en voie de développement, les rouages de son gouvernement visible et ceux du pouvoir réel qu'il dissimule, son rôle de receleur des capitaux en fuite, de plaque-tournante de l'activité des sociétés multinationales, grâce aux "admirables" institutions que constituent le secret bancaire et le compte à numéro - le tout voilé dans les plis du drapeau de la Croix-Rouge et couvert par un discours de neutralité et de paix qui fait passer les Seigneurs de la banque de Genève ou Zürich pour de pieux et inoffensifs philanthropes. A propos : combien d'enfants morts de faim en Amérique latine là où les trusts alimentaires ont implanté leurs monopoles ? Combien de tentatives d'étranglement économique de gouvernements populaires, du fait de la volonté discrète de quelque banques suisses ? Combien de tués par an par l'industrie de mort ou les invisibles rapines de la très-neutre et bien-pensante Confédération helvétique ?

  • Il y abeau temps que l'Afrique est mal partie. Juqu'à une période récente , les ultimes soubresauts de la décolonisation, les péripéties sanglantes ou feutrées des mainmises néo-coloniales, les affrontements intertribaux, les tyrannies néroniennes et les

  • De plus en plus souvent dans l'hémishère Sud les conflits armés, révoltes, contradictions sont d'essence culturelle. Le choc de la modernité - celle de la rationalité marchande et technicienne ou celle de la révolution matérialiste - ébranle en profondeur des sociétés traditionnelles hier encore cohérentes. Et celles-ci résistent plus farouchement qu'on aurait pu l'imaginer. Elles se savent porteuses d'une cohérence, d'une chaleur, d'un sens que nous avons, le plus souvent, perdus. D'où la violence de leur refus et l'échec répété des modernisateurs.Au Nicaragua, la raison révolutionnaire des sandinistes échoue devant la raison autonome des Misquitos, barricadés dans leur spécificité. A Cuba, le castrisme d'origine hispanique et blanche n'a pas vraiment su intégrer la culture "nègre" pourtant majoritaire, mais entachée du soupçon d'opposer un frein au progrès. En Ethiopie ou dans les Républiques musulmanes d'URSS, la logique du socialisme scientifique se heurte à la même résistance culturelle. Au Burkina-Faso ou dans les îles du Cap-Vert, conscients des embûches de l'unilinéarisme des modèles de "développement" et sans doute favorisés de ce point de vue par la pauvreté des ressources de leur pays et leur manque d'attrait aux yeux des nouveaux colonialistes, les dirigeants cherchetn à fonder leur politique sur les valeurs ancestrales qui ont permis à leur peuple de survivre et de créer des sociétés originales.Apparemment pourtant, presque partout, un contradiction profonde et grave oppose le désir de déracinement, de la dilution de toute identité culturelle. Et c'est sans doute ce type de contradiction - culturelle plus qu'économique - qui dominera l'histoire de l'hémisphère Sud dans les années à venir.Sur cette question, Jean Ziegler, spécialiste et homme de terrain, propose ici tout à la fois un grand reportage sociologique et un essai flamboyant.

  • 300 à 500 milliards de dollars, tel est le montant estimé des profits réalisés chaque année sur le marché mondial de la drogue.Principal receleur de l'argent de la mort : le système bancaire suisse, qui n'a pas son pareil pour accueillir et recycler les capitaux internationaux à l'abri des regards indiscrets.Quatorze ans après la publication d'Une Suisse au-dessus de tout soupçon, violent réquisitoire contre l'hypocrisie du secret bancaire et du compte à numéro, Jean Ziegler démonte un à un les rouages du recyclage international de l'argent sale, dont Zurich est aujourd'hui la capitale. A travers des exemples précis, il montre ainsi que des multinationales du crime, disposant de réseaux commerciaux bien implantés, de laboratoires modernes, de milices entraînées par des professionnels, d'établissements bancaires fort accueillants, ont pénétré l'appareil d'Etat lui-même, et juissent, dans "l'Emirat helvétique", d'une protection efficace de la part de certains responsables politiques et judiciaires.En faisant la lumière sur l'organisation des réseaux de la mort, en nommant les responsables et leurs complices, ce livre veut contribuer à l'anéantissement d'une puissance meurtrière qui, à Zurich comme à Medellin, concurrence aujourd'hui le pouvoir des Etats.Jean Ziegler. Professeur de sociologie à l'université et à l'Institut d'études du développement de Genève. Conseiller national (député) au parlement de la Confédération. Auteur de nombreux ouvrages sur le tiers monde.

  • Un monstre hante la nuit du monde : la raison d'Etat devenue loi suprême des hommes et des nations. Les hommes d'Etat l'invoquent aujourd'hui avec arrogance pour justifier leur pratique. Fait radicalement nouveau pour l'Europe : nous entrons dans l'ère du consensus, de la surdétermination librement acceptée de nos volontés collectives par les lois de la Realpolitik qui prétendument nous surpassent. Du XIXe au milieu du XXe siècle, l'adversaire le plus déterminé de la raison d'Etat fut le mouvement socialiste et ouvrier international. Nous assistons impuissants à sa dégénérescence. L'espérance de Mai 1981 ressemble à un miroir brisé : la raison d'Etat a instrumentalisé les socialistes. En Afrique, l'empire néo-colonial français est plus assuré que jamais. La France socialiste est devenue la troisième marchand d'armes du monde. La mensongère idéologie des droits de l'homme masque une politique étrangère tout entière dominée par la Realpolitik. Ce livre explore les conditions concrètes dans lesquelles ce délabrement, cette effroyable fracture ont pu se produire. Il est né de la colère. De l'échec. Il constitue une autocritique. "Les livres d'aujourd'hui sont les actes de demain", dit Thomas Mann. Contre l'ordre meurtrier des Etats, ce livre doit aider à la naissance d'une nouvelle raison solidaire. Jean Ziegler

  • En 2011, on a proposé à Jean Ziegler de prononcer le discours d´ouverture du Festival de Salzbourg. Ce choix avait provoqué une réaction indignée et la menace du retrait immédiat de puissants sponsors. L´invitation avait donc été retirée. Ce texte inédit, traduit de l´allemand, est celui du discours censuré au Festival de Salzbourg. Dans ce propos rude et éclairant, Jean Ziegler dénonce la famine, expose le problème du tarissement des ressources en Afrique, de la saturation des camps de réfugiés... fléaux qui s´expliquent notamment par la chute du budget alloué à l´aide alimentaire des pays donateurs et par la hausse du coût des matières premières. Il démontre en quoi l´aide humanitaire n´est pas une priorité.

  • Le discours visionnaire de Thomas Sankara trois mois avant son assassinat Figure révolutionnaire messianique, Thomas Sankara fut le premier président du Burkina Faso, de 1983 à 1987. Il fit baisser la mortalité infantile, promut l'instruction, améliora la condition féminine et rendit son pays auto-suffisant en essayant de le détacher de la tutelle des grandes puissances. Le discours sur la dette qu'il prononça à Addis-Abeba en 1987 est emblématique car il proposait de renégocier l'ensemble de la dette, jugée inique, des pays endettés du continent africain. Thomas Sankara sera assassiné quelques mois plus tard. Jean Ziegler, sociologue de notoriété internationale, rencontra le chef d'Etat à plusieurs reprises et devint son ami. Nous parlant de cet homme atypique, il nous présente ici la situation de tutelle à laquelle les organismes financiers soumettent les pays endettés. Présentation de Thomas Sankara et du problème de la dette par Jean Ziegler EXTRAIT Sankara avait-il, par une étrange prémonition, pressenti son assassinat ? Nous nous étions rencontrés pour la dernière fois, Sankara, ma femme et moi, le 12 septembre 1987 à Addis-Abeba, aux lendemains de la proclamation de la République populaire démocratique d'Ethiopie. Dans sa résidence, le soir, nous discutions du destin de Che Guevara, exécuté vingt ans auparavant dans les montagnes de La Higuera, en Bolivie. Tout à coup, il me demanda : - Quel âge avait donc le Che au moment de mourir ? - 39 ans et 8 mois, répondis-je. Et Sankara, songeur, de murmurer : - Atteindrai-je jamais cet âge-là ? S'il avait survécu, Sankara aurait eu 38 ans en décembre 1987. A PROPOS DE L'AUTEUR Jean Ziegler, premier rapporteur spécial des Nations unies pour le droit à l'alimentation, de 2000 à 2008, est vice-président du Comité consultatif du Conseil des droits de l'homme. Il est auteur de nombreux essais dont Destruction massive, géopolitique de la faim, paru en 2013, qui l'ont rendu mondialement célèbre.

  • Le présent livre constitue une première mondiale : pour la première fois un intellectuel occidental, non communiste, confronte ses analyses avec un intellectuel soviétique. Avec son franc-parler habituel, le sociologue Jean Ziegler affronte un membre de la haute nomenklatura. Le résultat ? Un livre véhément, vivant, plein d'informations inattendues sur le cynisme des États, le surarmement nucléaire, la tragédie du tiers monde, la responsabilité et les moyens d'action des citoyens face aux grandes puissances irresponsables. Autre nouveauté : le livre est publié en même temps en Union soviétique et dans les principaux pays occidentaux.

  • « Qui n'a légitimement salué la nuit du 9 novembre 1989 comme le début d'une ère nouvelle ? « Mais en s'écroulant, le mur de Berlin a soulevé beaucoup de poussière, ajoutant ses gravats à la confusion de cette fin de millénaire quelque peu encombrée. « Fin de guerre froide, fin de l'histoire, fin des idéologies sinon des idées, fin du politique et du social... On ne sait vraiment plus à quelle fin se vouer, comme si désormais le moindre effort de toute compréhension possible s'avérait mort-né étant bien entendu que dans le sillage de la mort du communisme, c'est d'une nouvelle mort de Marx et du marxisme dont il serait réellement question. « Que penser de cette pagaille sémantique qui n'a même pas l'excuse du baroque ou du romantisme ? Faut-il en rajouter sur le désenchantement du monde avec les agités de l'éphémère et du vide ? Après les nouveaux « philosophes », ces « philosophes » nouveaux, arpenteurs émérites de l'évanescence des choses, seraient bien inspirés en refaisant, eux aussi les cages d'escalier. « Que faire donc ? Pas grand-chose, si ce n'est justement refaire les cages d'escalier pour très modestement remettre nos raisons en chantier à la recherche d'un sens. Cette recherche est une trajectoire. Et comment la poursuivre sans jeter un regard sur le chemin déjà parcouru ? Paradoxalement, la faillite du communisme nous rend Marx, et c'est une chance pour les femmes et les hommes de progrès de pouvoir se réapproprier une tradition rationnelle et critique ainsi libérée de son carcan totalitaire.... Au travail et à demain. »

  • Des échanges esquissant un premier bilan après l'effondrement du communisme, sur la société médiatique, le marxisme, le tiers-monde, l'Etat, les intellectuels. Ce livre transcrit des entretiens qui furent diffusés dans l'émission A voies nues sur France Culture, du 11 au 15 octobre 1993.

  • Jean-Pierre Adam, architecte-archéologue au CNRS, et Christiane Ziegler, conservateur général chargée du département des antiquités égyptiennes du Louvre, redonnent vie à ces tombeaux royaux, en présentant leur architecture, mais aussi leur décor, et en expliquant la signification des lieux et l'activité débordante qui les animait.

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